Partage international no 351 – novembre 2017
Le 3 octobre 2017, le dalaï-lama s’est adressé à un auditoire de plus de 6 000 personnes au temple de Tsuglagkhang à Teckchen Choling, Dharamsala, dans le nord de l’Inde. Il a exprimé sa peine et ses condoléances pour les vies perdues lors du massacre qui avait eu lieu la veille à Las Vegas.
« Alors que l’éducation se concentre de plus en plus sur des objectifs matérialistes, a-t-il expliqué, et que les gens recherchent de plus en plus le bonheur dans le plaisir des sens, moins d’attention a été accordée à notre monde intérieur, à la paix de l’esprit et à la moralité.
L’un des résultats est que nous sommes confrontés à des problèmes que nous avons en grande partie créés. A cause du manque de compassion, des guerres éclatent et nous assistons à des massacres impensables. Nous persistons dans le commerce d’armes dont le seul but est de nuire et de tuer. Regardez ce qui s’est passé à Las Vegas hier, où près de 60 personnes ont été tuées et plus de 500 blessées. »
Ce manque de compassion va au-delà des grandes tragédies. Le dalaï-lama demande à ses disciples d’ouvrir les yeux sur la souffrance et la douleur qui existent dans le monde entier, en soulignant que se distancer du malheur des autres permet seulement à ces situations de perdurer.
« Ailleurs, le manque de systèmes sanitaires et de nourriture conduisent les enfants à mourir de faim. La colère et la haine, voir nos frères et sœurs humains en termes de « nous » contre « eux », limite notre vision des choses et conduit à la brutalité, à l’exploitation et aux tueries que nous découvrons aux infos. »
Alors que nous voyons les Etats-Unis divisés sur les thèmes du contrôle des armes à feu et de la violence, le dalaï-lama explique que « la racine du problème dépasse ces questions spécifiques. Son origine est enracinée dans les comportements humains les plus profonds. Ce n’est qu’en remettant profondément en question nos comportements quotidiens envers les personnes qui nous entourent que nous réduirons la violence du monde où nous vivons. »
« Nous sommes des animaux sociaux, qui vivons en communautés et qui dépendons les uns des autres pour survivre. C’est pourquoi nous devons nous comporter les uns envers les autres avec amour et compassion. Les scientifiques ont trouvé des preuves, révélées par de jeunes enfants, que la nature humaine est fondamentalement compatissante.
Cependant, notre compassion instinctive naturelle tend à être biaisée en faveur de ceux qui nous sont proches. Mais nous sommes interdépendants et nous en profitons tous si nos voisins sont pacifiques, qu’il s’agisse de la famille d’à côté ou d’un pays voisin. Par conséquent, nous devons étendre notre compassion à toute l’humanité. »
Date des faits : 3 octobre 2017
Sources : awarenessact.com
Thématiques : religions, spiritualité
Rubrique : La voix de la raison (« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! »
Source : Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012)
