La réponse des Nations unies au dépassement du seuil de réchauffement

Partage international no 458 – octobre 2026

Un nouveau rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), intitulé Limiting Overshoot (limiter le dépassement), reconnaît que la hausse de la température moyenne mondiale devrait franchir le seuil de 1,5 °C dans les prochaines années et s’y maintenir, avec de dangereuses conséquences climatiques. Le rapport indique toutefois qu’il reste possible de limiter l’ampleur et la durée de ce dépassement, puis de ramener le réchauffement sous le seuil de 1,5 °C.

« La chaleur accablante, les incendies dévastateurs et les inondations meurtrières de cet été nous avertissent de ce qui nous attend, déclare le secrétaire général de l’ONU, António Guterres. Nous devons faire en sorte que le dépassement du seuil de 1,5 °C soit aussi faible et bref que possible. Pour cela, il nous faut redoubler d’ambition. »

Selon le rapport, le scénario le plus optimiste prévoit un pic de réchauffement à 1,8 °C au-dessus du niveau préindustriel, tandis que la plupart des autres scénarios annoncent des pics plus élevés. Au-delà du seuil de 1,5 °C fixé par l’Accord de Paris, chaque fraction de degré et chaque année supplémentaires aggravent les risques et les conséquences : phénomènes météorologiques extrêmes, perte d’écosystèmes, submersion de petits États insulaires et de villes côtières. Sur le plan humain, de graves atteintes sont à prévoir pour la santé, la sécurité alimentaire, l’approvisionnement en eau, la nature, les villes, les infrastructures et les économies.

En outre, plus le réchauffement sera marqué et durable, plus le risque de franchir des points de bascule irréversibles augmentera. Le rapport cite notamment la dégradation de la forêt amazonienne, la déstabilisation des grandes calottes glaciaires et la perturbation des grands courants de l’Atlantique, qui jouent un rôle essentiel dans la régulation du climat.

Face à ces risques, le rapport appelle à une action mondiale, collective et rapide. Il énumère plusieurs conditions nécessaires à sa réussite : une volonté politique forte, le multilatéralisme, des politiques efficaces, des décisions prises avec les populations concernées et des financements suffisants, ainsi que l’équité et la justice comme fondements de toute action. Il demande aux pays qui portent la plus grande responsabilité dans le changement climatique d’agir les premiers et avec le plus d’ambition.


Thématiques : environnement
Rubrique : S.O.P. — Sauvons notre planète