La Loi de Cause et d’Effet en action

Partage international no 32avril 1991

Interview de Le Maître - par Patricia Pitchon

Durant trois ans, Partage international a publié des articles basés sur des interviews d'un collaborateur de Maitreya. Des communiqués de presse résumant ces articles sont adressés régulièrement aux médias dans le monde entier.

De nombreux journalistes s'interrogent sur les buts et les intentions de Maitreya quand à ces communiqués de presse. Le Maître de Benjamin Creme, qui travaille en relation directe avec Maitreya, a aimablement accepté de répondre à cette question, par l'intermédiaire de Benjamin Creme, dans une interview accordée à Patricia Pitchon. 

PP : Quel est le but de ces communiqués de presse ?
Le Maître : Ils ont plusieurs buts : informer, en particulier éclairer l'humanité sur le mécanisme de la Loi de Cause et d'Effet. C'est un enseignement essentiel pour l'humanité. Dans sa majorité, l'humanité ne reconnaît pas sa contribution aux événements survenant dans le monde — contribution intervenant même dans les changements de la structure climatique mondiale. Ainsi, nombre de tremblements de terre, de perturbations météorologiques telles qu'inondations et ouragans, d'éruptions volcaniques, et ainsi de suite, sont dus aux énergies destructrices émises par les hommes. Leurs pensées et leurs émotions véhiculent de l'énergie et ont un impact collectif. Ces facteurs engendrent des formes pensées tellement destructrices qu'elles perturbent les élémentaux contrôlant les conditions atmosphériques. La structure traditionnelle du temps en est alors complètement bouleversée.
Un autre but est d'éclairer l'humanité sur l'influence que les individus eux-mêmes exercent sur les événements, dans la vie politique et économique, en bien ou en mal. Si vous êtes destructeurs ou source de divisions, comme c'est souvent le cas, séparatistes, alors vous récoltez cette réaction karmique, que vous avez semée. Maitreya enseigne cette loi.
Une autre raison importante à ces communiqués de presse est simplement d'attirer l'attention sur Maitreya, sur le fait qu'Il est là. Les prévisions, transmises sur un éventail très vaste de sujets, sont dans leur ensemble si pertinentes et si précises qu'elles ont entraîné un niveau d'intérêt dans les médias et chez les hommes influents du monde, qui n'existerait pas autrement. Elles ont engendré dans l'aura mentale un certain sens de la présence de Maitreya, du Christ. Cela influence chaque individu depuis les leaders du monde jusqu'à l'homme ordinaire. Ainsi, Il apprend à l'humanité sa responsabilité — en termes d'action et de réaction — et Il attire l'attention sur Sa présence.

Benjamin Creme : Il corrobore également, de manière très manifeste, ce que moi-même et d'autres ont fait savoir sur Sa présence dans le monde. Cela tend à renforcer ce que nous avons déclaré : lorsque je passe à la radio ou à la télévision, par exemple, les personnes qui m'invitent le font fréquemment parce que ces communiqués de presse leur ont été envoyés.
Dans un certain sens, Il facilite mon travail. En éveillant la prise de conscience des médias, Il crée une plate-forme pour Son apparition, un état d'esprit dans lequel Son apparition ne « tombera pas des nues ». Elle ne sera pas si extraordinaire et tellement inattendue qu'elle en amènerait une réaction immédiate de rejet.)

PP : Quelle est l'utilisation la meilleure qu'un journaliste puisse faire de ces communiqués de presse ?
Le Maître : Les prendre au sérieux.

PP : Que cela signifie-t-il, en pratique ?
Le Maître : S'ils les considèrent avec sérieux, ils en parleront, ils les feront connaître autour d'eux, dans les cercles politiques, aux autres journalistes. Plus ils en parleront et en débattront — sans nécessairement y croire, mais en les prenant au sérieux — plus se crée rapidement la forme-pensée de la présence dans le monde de cette personne extraordinaire appelée Maitreya. Qu'ils L'acceptent comme le Christ, ou comme le Bouddha Maitreya, n'est pas à l'heure actuelle important. Ce qui est important, c'est qu'ils prennent ces informations au sérieux. Et, dans bien des cas, c'est ce qu'ils font.

PP : Quel est le point de vue du Maître sur l'extrême timidité avec laquelle les médias britanniques abordent cette histoire ainsi que les communiqués de presse ? A l'heure actuelle, ils semblent incapables de faire des commentaires se référant aux communiqués de presse, exceptés sous forme de plaisanterie.
Le Maître : Ils mentionnent habituellement ces communiqués de presse lorsqu'ils sont suffisamment impressionnés par l'exactitude et l'imprévisibilité de certaines prédictions, mais particulièrement aussi lorsqu'existe un exemple où la prédiction n'a pas abouti. Mais ils n'agiraient pas du tout ainsi s'ils n'étaient pas impressionnés. Chaque fois qu'ils les citent, c'est parce qu'ils sont impressionnés. Ils n'auraient rien à gagner à chercher à « faire avancer une vieille mule ». S'ils les considéraient vraiment comme une « vieille mule », sans valeur et bon à mettre au rebut, ils les laisseraient tomber dans l'oubli. C'est parce qu'ils ne les voient pas ainsi — en dépit de toutes les apparences, ils sont profondément intéressés et, d'une certaine manière, les prennent au sérieux — qu'ils leur consacrent des articles, même ironiquement. C'est un signe que ces communiqués préoccupent leurs esprits, qu'ils sont vivants, pertinents, en tant qu'idée.

PP : Le Maître peut-il clarifier, à l'intention des nombreux journalistes stupéfaits et de certains membres du grand public, la relation existant entre, d'une part, le libre arbitre humain et, d'autre part, la capacité d'un Maître à prévoir les événements, les tendances et les schémas caractéristiques des affaires du monde ?
Le Maître : Les deux choses fonctionnent simultanément. Maitreya n'utilise pas la clairvoyance — ou seulement de temps en temps. Par Sa connaissance de la Loi de Cause et d'Effet, Il souligne des orientations et des tendances qui sont inévitables, à moins que l'humanité n'intervienne d'une manière différente.
Si vous ne changez pas de direction et, de ce fait, ne changez donc pas ces schémas, alors ces orientations deviendront des faits. Voilà ce qu'Il dit. En ce sens, Il illustre la Loi de Cause et d'Effet (c'est à dire la Loi de Karma) en action.
Cependant, vous êtes dotés du libre arbitre. Une influence s'exerce sur ces événements par l'intermédiaire de votre libre arbitre, en bien ou en mal. Si vous vous employez à modifier votre direction d'action, ces événements ne se produiront pas. Mais si vous persistez dans la voie que vous avez suivie — quel que soit le sujet en question — ces événements se produiront. Vous exercez également une influence sur le délai au cours duquel ils se produiront.

PP : L'une des difficultés qu'ont éprouvées de nombreux journalistes, est cette relation au temps. Certains semblent penser que parce que ces événements se sont produits un peu plus tard que prévus à l'origine, ce retard invalide la prévision. Le Maître peut-il commenter la relation existant entre le libre arbitre humain et le temps ?
Le Maître : Du point de vue des Maîtres — cela vaut également pour Maitreya, bien sûr — il n'existe rien qu'on puisse appeler « temps ». Le temps est le résultat de l'action du cerveau humain. Il n'existe pas. Une difficulté que rencontrent les Maîtres à prévoir des événements futurs (ou ce qui est considéré comme événements futurs) est de les relier à votre conception du temps. Les Maîtres doivent délibérément procéder à des ajustements dans Leurs pensées afin de les inscrire dans un cadre temporel.
Cependant, sur le plan physique, les événements se conforment à ce que vous appelez le temps. Mais la notion de retard dans la réalisation des événements par rapport au cadre temporel annoncé, n'a absolument rien à voir avec Maitreya, mais est liée au collaborateur qui a transmis la prévision aux journalistes. Dans la plupart des cas, Maitreya n'a pas déclaré que «dans tant de semaines ou dans tant de mois, tel ou tel événement se produira». Il a donné une indication générale à ceux qui l'entouraient à propos de ces événements. Le collaborateur de Maitreya est généralement présent, il entend ces prévisions et les exprime selon son propre point de vue (et peut-être selon son l'opinion qu'il se fait sur le point de vue de Maitreya) du facteur temps que Maitreya Lui-même n'a peut-être pas mentionné lorsqu'Il a fait la prévision.

PP : En raison de ces difficultés — liées au fait de ne pas avoir un accès direct à Maitreya lorsqu'Il fait ces communiqués de presse — de nombreux problèmes ont surgi à propos des récentes prévisions sur la guerre du Golfe. D'un côté, vous, le Maître, affirmiez qu'il se produirait une guerre de courte durée mais très destructrice. Vous l'avez affirmé dès le début. D'un autre côté, l'information que nous recevions du collaborateur de Maitreya semblait indiquer qu'il n'y aurait pas de réels combats — des accrochages auraient lieu mais pas réellement une guerre. Alors, puisque les Maîtres ne perçoivent pas les événements « dans le temps », avons-nous affaire à un simple kaléidoscope changeant dans le «non temporel » ?
Le Maître : Non, il n'en va pas vraiment ainsi. Je voudrais attirer votre attention sur la formulation précise de ces prévisions. Elles stipulaient que si le président Bush continuait à soutenir les forces koweïtiennes et saoudiennes — les rois et les cheikhs — alors une guerre était inévitable. Ce qu'il a fait, et ce qui s'est produit. Mais le collaborateur de Maitreya a indiqué que tout combat serait bref. La plupart des individus envisageant une confrontation entre les puissances coalisées et les Irakiens, pensaient que ce conflit pourrait durer jusqu'à un an.
Dans les faits, ils se déroulèrent sur quelques semaines, ce qui, pour une guerre de cette intensité, est extrêmement bref. À mon sens, la guerre était inévitable mais, comme annoncé par le collaborateur de Maitreya, elle ne s'est pas prolongée.

(Benjamin Creme : Mon Maître, dès le début, a annoncé que Saddam Hussein pourrait à court terme se montrer très destructeur, mais que finalement son propre peuple le ferait tomber dans l'oubli — il disparaîtrait de la scène politique. Ainsi, le Maître a-t-il bien prévu l'aspect destructeur. Et si le Maître l'a prévu, Maitreya l'a également fait. Le communiqué de presse (indiquant qu'il n'y aurait pas une guerre de grande ampleur) a été publié le 2 janvier. Les bombardements ont réellement commencé le 17. Entre ces deux dates, la situation a évolué en permanence. Le collaborateur a sans aucun doute réagi à cette situation, et non à des déclarations précises de Maitreya.Afin d'essayer de se faire une idée plus claire sur la question, je vais maintenant demander moi-même à mon Maître de préciser la part relative de cette information provenant de Maitreya, de Son collaborateur, ou de la modification constante de la situation.)

Le Maître : Il s'agit d'une combinaison de plusieurs facteurs. Maitreya voit la tendance générale et en parle au groupe qui l'entoure, et peut faire passer l'information au collaborateur en vue de l'établissement d'un communiqué de presse. Le mental du collaborateur colore l'information, dans une plus ou moins large mesure, selon les circonstances et la méthode avec laquelle l'information lui a été communiquée. L'information est affectée par le fait que le collaborateur lise la presse, regarde la télévision, ainsi que par sa manière d'appréhender les événements quotidiens. En règle générale, lorsqu'il lit les commentaires de certains journalistes, sa perception de l'information qui lui est transmise par Maitreya s'en trouve colorée. En d'autres termes, il fait de son mieux, mais son propre mental influence sa vision.

PP : Y a-t-il quelque chose que les journalistes pourraient faire de ces communiqués de presse et qu'ils ne font pas encore ?
Le Maître : Ils pourraient en parler davantage et les porter à l'attention de leurs supérieurs plus qu'ils ne le font. La plupart des journalistes ont un supérieur hiérarchique qu'ils craignent plus que quiconque. Quelques journalistes en parlent plus ouvertement — c'est davantage le cas des journalistes orientaux que des journalistes occidentaux.

PP : Lorsque vous parlez de journalistes orientaux, pensez-vous à l'Inde et au Moyen-Orient ?
Le Maître : L'Inde, le Pakistan, le Moyen-Orient, etc. Les journalistes de ces régions sont dans l'ensemble plus ouverts aux informations provenant de Maitreya (qui nous parviennent à travers Son collaborateur) que ne le sont les journalistes occidentaux, qui traitent, inévitablement, cette information avec plus de précaution.

PP : Pourquoi «inévitablement» ?
Le Maître : En raison de la coloration de l'information par le mental du collaborateur.  

PP : Pour notre part, nous adressons ces communiqués de presse aux rédacteurs en chef et aux directions des organisations médiatiques. Quel est l'effet produit sur ces personnes par ces communiqués de presse — par exemple ici, en Occident ?
Le Maître : Cela dépend de l'individu. Dans certains cas ils sont vraiment très intéressés, et gardent l'information à portée de main. Ils sont impressionnés. Aucun esprit véritablement ouvert ne peut rester indifférent face à l'exactitude étonnante de ces communiqués de presse — presque trois ans de prédictions si intéressantes et précises sur tout un éventail de sujets, constituent une première mondiale.

PP : Pour quelles raisons les journalistes trouvent-ils si difficile d'entamer sérieusement le débat sur ces communiqués de presse — par écrit, à la radio ou à la télévision — afin d'informer le public, ici, en Occident ?
Le Maître : Parce qu'ils ne se sentent pas impliqués et qu'ils craignent de paraître prendre ces communiqués trop au sérieux. Il règne une attitude générale de scepticisme, mais celui-ci se trouve de plus en plus remis en question. Il existe maintenant des failles dans ce scepticisme, et nous devons les découvrir et ne pas permettre qu'elles soient comblées !

PP : Ce scepticisme a-t-il également une origine culturelle en Occident ?
Le Maître : Absolument. Il existe un scepticisme inné du mental rationnel occidental — mental dont on pense qu'il est plus rationnel qu'il ne l'est en réalité, et qu'on croit plus rationnel, peut-être, que celui des orientaux. Il existe une tendance en Orient à considérer le spirituel comme faisant partie de la vie, et une tendance en Occident à craindre toute confusion entre le spirituel et le matériel.

PP : Le Maître aimerait-il ajouter quelque chose à cette interview qui puisse être utile ?
Le Maître : Rappelez-vous que ces communiqués ne constituent qu'une des nombreuses cordes à l'arc de Maitreya. Il ne s'agit pas, et de loin, de sa seule et unique tentative. Elle représente, pour Lui, un petit élément, qui produit néanmoins un effet des plus importants.

PP : Combien de journalistes ont-ils rencontrés Maitreya jusqu'à présent ?
Le Maître : Plusieurs centaines.

PP : Pourquoi, malgré ce grand nombre, rien n'a-t-il publiquement filtré de ces réunions ?
Le Maître : De nombreux journalistes ont tenté, sans succès, de les faire connaître. Davantage, encore, n'ont pas essayé.

PP : Pour quelles raisons ?
Le Maître : Ils trouvent difficile, dans leur milieu, de prendre position vis-à-vis de cette information, dont ils pensent qu'elle pourrait les rendre ridicules.
Naturellement, des journalistes ont tenté de faire quelque chose, indirectement — si indirectement que vous ne l'avez pas remarqué.
Néanmoins, des journalistes en parlent entre eux. Ceux qui mutuellement savent qu'ils ont eu des contacts, en parlent et débattent des moyens de le faire savoir, mais ce processus est lent. L'opposition est réellement très forte. 

PP : Quelles sont les raisons de cette opposition ?
Le Maître : Une complaisance, une auto-satisfaction invétérée, une parfaite ignorance, une peur absolue du changement. La peur du ridicule, la peur de la vérité lorsqu'elle est présentée sous une forme nouvelle, une capacité à s'illusionner soi-même, qui est aussi forte chez les journalistes que chez n'importe qui d'autre, et un manque d'empressement à prendre fait et cause pour ce qu'on sait être vrai — en un mot, la peur.

PP : Comment des journalistes qui sont impliqués dans la tentative de faire connaître publiquement les enseignements de Maitreya peuvent-ils aider d'autres journalistes qui ont peur ?
Le Maître : Prenons un exemple. Rien ne vaut les exemples. Si un journaliste de renom était assez brave pour affirmer ce qu'il sait et ce qu'il a expérimenté — et ils sont nombreux — les autres suivraient alors rapidement. C'est une question de temps.

PP : Cela signifie-t-il que cela doit forcément se produire, tôt ou tard ?
Le Maître : Cela doit obligatoirement se produire. Et même assez rapidement. La plupart des journalistes attendent seulement que Maitreya monte au créneau, et alors ils parleront franchement.

PP : Comment cela se passera-t-il ?
Le Maître : Attendez et vous verrez. Ils attendent de Le voir. Lorsqu'il sera possible de s'exprimer en toute sécurité, ils le feront. Jusqu'à ce que les conditions soient sûres, les gens manquent de confiance en eux-mêmes. Quelquefois leurs efforts sont simplement contrecarrés.

PP : Voulez-vous dire que les « conditions seront sûres » lorsque Maitreya émergera plus publiquement ?
Le Maître : Lorsque Maitreya Lui-même prendra certaines initiatives, afin que le public ne puisse pas nier Sa présence.

Auteur : Patricia Pitchon, autrefois journaliste au quotidien colombien El Tiempo. Aujourd’hui basée à Londres, elle est journaliste indépendante. Egalement psychothérapeute, elle travaille avec les réfugiés.
Thématiques : sagesse éternelle, signes et miracles, spiritualité
Rubrique : Entretien ()