Partage international no 309 – mai 2014
Selon un rapport des Nations unies publié en mars 2014, la consommation énergétique croissante dans le monde est une menace pour l’approvisionnement en eau potable. De nombreuses industries nouvelles et anciennes consomment énormément d’eau : l’extraction du gaz de schiste, la production des biocarburants, les centrales à charbon (car il faut les refroidir)…
« La consommation d’énergie et d’eau va fortement augmenter au cours des prochaines décennies, prévient l’Onu dans son rapport l’Evolution des besoins en eau dans le monde. Dans presque toutes les régions, cet accroissement occasionnera de grands défis et grèvera les ressources. »
Toujours selon ce rapport, au cours des quinze années à venir, le monde augmentera ses besoins en eau de 40 %, et sa consommation énergétique de 50 %. Les ressources en eau sont déjà à peine suffisantes en raison de l’accroissement des populations, de l’agriculture intensive souvent axée exclusivement sur le profit, de la pollution, des périodes de crues et de sécheresse, des canicules, et, de façon générale, des conditions météorologiques extrêmes liées au réchauffement climatique.
A l’heure actuelle, quelque 770 millions de personnes (sur un total de 7 milliards) n’ont pas accès à l’eau potable. La production d’énergie consomme 15 % de l’eau des fleuves, lacs et nappes aquifères. Les technologies alternatives telles que le solaire et les éoliennes utilisent peu d’eau ; par contre, la fracturation hydraulique (pour l’extraction du gaz de schiste) et l’exploitation des sables bitumineux sont les plus gros consommateurs d’eau.
Le rapport souligne aussi que les barrages hydrauliques ne tiennent souvent pas compte des besoins des autres consommateurs d’eau, et que la production des biocarburants a un impact négatif en raison des grandes quantités d’eau nécessitées par l’irrigation.
Sources : The Japan Times ; unwater.org
Thématiques : environnement
Rubrique : S.O.P. — Sauvons notre planète (« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade... Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012.)
