Partage international no 52 – décembre 1992
« La Chine ouvre tout doucement ses portes… » (juin 1990) « Il semble que la vieille garde ait consolidé sa position et détienne encore le pouvoir. Mais la roue tournera plus rapidement qu’on ne peut le penser. La tendance en Chine ne peut être inversée, et la volonté du peuple prévaudra. » (Partage international juillet/août 1989)
En l’espace de dix ans, la Chine de Deng Xiaoping est parvenue à remplacer certains responsables gouvernementaux « vieillissant, malades, et incompétents », et appartenant à la tendance dure, par des technocrates plus jeunes et plus compétents en matière de haute technologie et de réforme économique. Huit hauts dirigeants, y compris le président et le ministre de la défense, ont quitté le Politburo, l’organe du Parti communiste au pouvoir. Au comité central, où se détermine la politique chinoise, on observe également l’éviction de trois idéologues appartenant eux aussi à la tendance dure. A leurs postes succèderont des réformateurs soutenant la politique de Deng Xiaoping consistant à introduire certains concepts capitalistes afin d’accélérer le développement économique du pays.


