Partage international no 311 – juillet 2014
Le 28 juillet 2014, Journée mondiale contre l’hépatite instaurée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), vise à accroître la prise de conscience du public et la compréhension des causes de l’hépatite et des maladies qu’elle engendre. Cette campagne met l’accent sur les différentes formes d’hépatite : leur nature et ce qu’elles transmettent ; qui est à risque ; et les divers moyens de prévention et de traitement.
L’hépatite est une des maladies infectieuses les plus graves du monde. Malgré les ravages qu’elle exerce sur la santé, l’hépatite fait partie d’un groupe de maladies qui restent largement méconnues, mal diagnostiquées et mal soignées.
Environ un million de décès annuels sont attribués à l’hépatite. Des chiffres récents indiquent que 1,4 million de cas d’hépatite A se produisent dans le monde et sont déclarés chaque année, tandis qu’on estime que deux milliards de personnes (près d’une sur trois) sont atteintes d’hépatite B et 150 millions souffrent chroniquement de l’hépatite C. Les virus de l’hépatite B (HBV) et de l’hépatite C (HCV) constituent tous deux la principale cause du cancer du foie, comptant pour 78 % des cas dans le monde. Une personne sur douze vit avec une infection HBV ou HCV. Alors que la plupart des personnes infectées par ces virus ignorent leur état, elles risquent de développer une maladie du foie débilitante ou fatale à un moment ou un autre de leur vie, et de la transmettre à d’autres.
Les co-infections par l’hépatite B ou C dans des pays touchés par l’épidémie de HIV posent un problème croissant, ainsi que parmi les consommateurs de drogues dures. Pour les personnes traitées avec des médicaments antirétroviraux, les cas d’hépatite deviennent la principale cause de décès. Reconnaissant le poids énorme causé par l’hépatite, l’Assemblée de l’OMS a adopté une résolution en 2010 en vue d’une approche globale de la prévention et du contrôle de cette maladie. Suite à cette résolution, l’OMS a établi un Programme global contre l’hépatite dont les principaux objectifs sont : réduire la transmission des agents responsables de l’hépatite ; réduire la morbidité et la mortalité de l’hépatite en améliorant les soins ; et réduire l’impact socio-économique de l’hépatite au niveau des individus, de la communauté et de la population.
L’hépatite est une inflammation du foie, le plus souvent causée par une infection virale. Il existe cinq principaux virus de l’hépatite, désignés sous les sigles A, B, C, D et E. Les types B et C conduisent plus particulièrement à une maladie chronique chez des centaines de millions de patients et peuvent toutes deux conduire à une cirrhose et au cancer.
Les hépatites A et E sont spécifiquement causées par l’ingestion d’aliments ou d’eau contaminés. Les hépatites B, C et D résultent généralement d’un contact avec des fluides corporels infectés. La transmission la plus courante de ces virus se produit par l’inoculation de sang contaminé ou de contacts avec des produits sanguins, des interventions médicales utilisant des instruments contaminés, et pour la transmission de l’hépatite B de la mère à l’enfant lors de la naissance, d’un membre de la famille à l’enfant, ainsi que par contact sexuel. Un diagnostic précoce offre les meilleures chances d’intervention efficace. Il permet aux malades contaminés d’empêcher la transmission de la maladie à d’autres personnes, par exemple en adoptant des pratiques sexuelles sécurisées. Il faut prendre certaines précautions afin d’empêcher que le foie ne subisse de nouveaux dommages, en éliminant l’alcool et les drogues qui intoxiquent cet organe. De nombreux vaccins sont disponibles pour prévenir l’infection par HAV et la HBV. D’autres mesures concernent le contrôle du sang utilisé pour les transfusions, l’utilisation de seringues stériles, et la réduction des risques par la consommation d’aliments sains et d’eau pure.
L’OMS a travaillé en étroite collaboration avec ses Etats membres afin d’obtenir des résultats concrets dans la prévention de l’hépatite. Depuis 2009, plus de 91 % des Etats membres ont inclus le vaccin contre l’hépatite B dans leurs programmes d’immunisation des enfants et plus de 70 % des enfants ont reçu trois doses de ce vaccin, ce qui leur assure une protection à vie contre ce virus particulier. L’OMS vient en aide aux pays en assurant la sécurité, la disponibilité et la qualité du sang et des produits sanguins. Des recommandations et des instructions sont disponibles sur la meilleure façon de faire tous les types d’injections, y compris les phlébotomes.
Mais il faut aller encore plus loin dans la prévention et le contrôle de l’hépatite virale. Il est essentiel de s’assurer que ceux qui sont déjà infectés puissent subir des tests à temps, et de recevoir tous les soins nécessaires afin d’empêcher la diffusion de l’épidémie et des maladies qu’elle entraîne.
Date des faits : 28 juillet 2014
Sources : who.int ; worldhepatitisalliance.org
Thématiques : Sciences et santé
Rubrique : Les priorités de Maitreya (« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.)
