Partage international no 81 – mai 1995
Cher Monsieur,
J’aimerais vous faire part d’une expérience que j’ai vécue récemment et qui demeure, encore aujourd’hui, une énigme pour moi.
Tout a commencé le vendredi 23 décembre 1994, alors que je me rendais sur le lieu de travail de ma sœur. En arrivant, je lui dis : « J’ai acheté une compilation des morceaux de Stevie Wonder. » Elle m’a regardé d’un air surpris et troublé, puis m’a répondu : « C’est dommage, je l’ai aussi acheté pour toi. J’avais l’intention de te l’offrir pour Noël. » « Ce n’est pas grave, répliquai-je, si tu as toujours le ticket, j’irai faire l’échange plus tard. »
Dans la soirée, vers 18 heures, je me rendis au centre commercial, au rayon des disques, où j’appris que je pouvais échanger l’article. Je commençai donc à chercher un CD du même prix que le précédent. Je parcourus toutes les allées du magasin, du moderne au classique, et je ne trouvai rien à mon goût, sauf un CD qui me convenait mais qui coûtait 22 F de plus que l’autre. Comme je n’avais pas d’argent sur moi, je décidai de revenir le lendemain.
De retour chez ma sœur, je lui expliquai ce qui m’était arrivé, et comme poussé par une forte intuition, je lui demandai de m’avancer les 22 F manquants pour acheter le CD que j’avais remarqué. Aussitôt dit, aussitôt fait : j’échangeai l’article, et tout heureux, je rentrai.
Soudain, à un carrefour, je vis un homme de taille moyenne, d’apparence orientale et portant un long manteau noir et des gants noirs, qui attendait, une valise en métal de taille moyenne, avec des carrés blancs, posée à ses pieds. Il était là, comme s’il venait de nulle part. Gentiment, il me demanda de l’aider à porter sa valise, car il se sentait fatigué ; il marchait depuis longtemps et avait encore un long trajet à parcourir. « …même pour une courte distance », ajouta-t-il. J’acceptai de l’aider jusqu’aux prochains feux qui étaient assez proches. Je fus surpris du poids de la valise qui était anormalement lourde ; j’avais l’impression que rien ne pouvait justifier un tel poids. Je la portai donc avec difficulté, mais j’allai jusqu’au bout. Le jeune homme, me voyant peiner, commença à saisir une extrémité de la poignée pour m’aider. « Non, non, laissez, m’écriai-je, vous êtes fatigué… », bien qu’il ne manifestât aucun signe de fatigue, ni physique ni mentale. Je finis par lui demander ce que contenait la valise et il répondit : « J’ai acheté pour 5 000 F de CD. » Surpris, je lui demandai alors pourquoi il n’avait pas pris un taxi. « Oh ! oui, répondit-il, c’est vraiment bête, je n’y ai même pas pensé, voyez-vous. »
Alors que nous marchions, je l’observais et fus surpris par la grande distinction qui émanait de lui. Il ressemblait à un dieu. Il irradiait une paix inhabituelle et infinie, comme si rien autour de lui ne pouvait l’affecter ; de plus, sa démarche était harmonieuse. J’ai ressenti, émanant de lui, un sens de l’humilité hors du commun, indescriptible et insaisissable. Je ne distinguais pas ses yeux, car il faisait sombre et il les gardait baissés. Arrivé à la hauteur des feux, au passage pour piétons, j’étais sur le point de poser la valise, lorsqu’il me dit de m’arrêter. Je la posai donc et il ajouta : « Vous ne savez pas à quel point vous m’avez aidé ! » « Oh, vraiment ! » répondis-je très surpris, sachant que la distance que j’avais parcourue était très courte… quelques mètres, et ce n’était rien en comparaison du trajet qui lui restait à parcourir. Je le quittai, après l’avoir salué. Je fus très impressionné par cette rencontre. Cet homme pouvait-il être Maitreya ?
D. Y., Paris, France
[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme à la valise était le Maître Jésus.]
Lieu : Paris, France
Date des faits : 23 décembre 1994
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)
