États-Unis : limitations des émissions carbones

Partage international no 325septembre 2015

Le président Barack Obama a annoncé d’importantes limitations à l’émission de gaz à effets de serre pour les centrales électriques du pays, en ce qu’il a défini comme « la plus grande et importante étape que nous ayons jamais entreprise pour combattre le changement climatique ».

Selon cette nouvelle directive, les États seront tenus de travailler avec les fournisseurs d’électricité pour réduire les émissions carbones à un niveau inférieur de 32 % à celui de 2005, et ce d’ici 2030. Les centrales électriques fonctionnant à partir d’énergies fossiles sont de loin le plus grand émetteur de CO2 du pays, contribuant pour près d’un tiers au total des gaz à effets de serre émis.

Certains experts prédisent que ces nouveaux barèmes forceront la production de charbon des États-Unis à revenir au niveau des années soixante-dix. D’après le New York Times : « La directive demande aussi que les centrales électriques utilisent davantage de sources renouvelables, comme l’éolien et le solaire. Alors que la directive proposée initialement aurait permis aux États de diminuer leurs émissions en passant des centrales au charbon aux centrales alimentées au gaz naturel, qui émet environ moitié moins de carbone que le charbon, la directive finale a l’intention de pousser les fournisseurs d’électricité à investir plus rapidement dans les énergies renouvelables, et d’augmenter la part de ces dernières dans la production d’électricité à 28 % contre 22 % actuellement. »

Les groupes écologiques ont salué l’action américaine, mais rappelé que la nouvelle régulation ne devrait être considérée que comme une première étape. « Bien qu’historique, il est clair que cette mesure n’est pas suffisante pour répondre à la crise climatique, quand elle est comparée aux avertissements scientifiques de plus en plus pressants, a déclaré Erich Pica, président des Amis de la Terre. Cette mesure n’est qu’un simple acompte de la responsabilité climatique historique des États-Unis. »

Bill Snape, conseiller du Centre pour la diversité biologique, a déclaré que la proposition du président Obama était une preuve du pouvoir du peuple. « Nous n’en serions pas là sans les gens, les millions de gens qui ont sacrifié du temps et de l’énergie, des ressources et de l’argent, tenu des rencontres et organisé des manifestations. Mais cela n’est que le début. »

Il faut s’attendre à ce que cette réglementation soit entravée par les groupes conservateurs, mais l’Administration américaine est convaincue que ces nouveaux standards environnementaux deviendront loi.

Etats-Unis
Sources : theguardian.com ; nytimes.com ; commondreams.org
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Rubrique : S.O.P. — Sauvons notre planète (« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade... Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012.)