Dans notre numéro de décembre 2017, nous avons publié un article Dans notre numéro de décembre 2017, nous avons publié un article de William Allen concernant un paradigme post-matérialiste avant-gardiste qui met en cohérence la vision évolutive du monde scientifique avec les préceptes des enseignements de la Sagesse éternelle.
Un nombre croissant d’études démontrent que l’activité mentale peut affecter les systèmes physiologiques de notre corps : des études de soi-disant « phénomènes psi » montrent la perception extra-sensorielle humaine et la capacité à influencer mentalement d’autres organismes. Et des études font état du nombre croissant des témoignages d’expériences de mort imminente, où la conscience continue pendant la mort clinique. » (Voir Sciences : un nouvel éclairage, PI, décembre 2017)
« En dehors du cerveau physique, le temps tel que nous le connaissons, n’existe pas. » (Benjamin Creme, PI, septembre 1989)
En octobre 2017, la prestigieuse revue scientifique Annalen der Physik (Annales de la physique) a publié un article de deux éminents scientifiques américains qui avancent que le temps est un phénomène créé par l’observateur et qu’il se pourrait donc qu’il n’existe pas en dehors de l’esprit.
Le Pr Dmitriy Podolskiy, physicien théoricien à l’université d’Harvard et le Pr Robert Lanza, biologiste à l’université Wake Forest, ont analysé ce que les physiciens appellent l’« équation de Wheeler-De Witt ». Il s’agit d’une théorie selon laquelle le temps est « un effondrement de la fonction d’ondew » lié à la gravité, qui nous amène à faire l’expérience du temps dans une direction plutôt que de manière multidirectionnelle, comme le postule la théorie quantique. Leurs recherches ont déterminé que les effets théoriques de la gravité quantique étaient trop faibles pour expliquer ce qu’ils appelaient « la flèche du temps ». Ils ont plutôt proposé que l’émergence du temps dépend de l’observateur.
« Einstein a démontré que le temps était relatif à l’observateur, ont-ils noté. Notre article va encore plus loin en affirmant que l’observateur le crée réellement. »
Dans son numéro de juin 2002, Partage international évoquait l’ouvrage du physicien britannique Julian Barbour The End of Time (La fin du temps). Il y affirme que le temps n’existe pas comme une réalité indépendante et est donc « une illusion obstructive ». Sa proposition est basée sur l’idée que notre sens d’un temps directionnel est fondé sur les expériences des nombreux changements dans le monde physique dans lequel nous vivons. Mais ces changements ne sont qu’un segment du tissu multidimensionnel d’un univers dans lequel, selon la théorie quantique, les parties peuvent communiquer instantanément sur de vastes distances ou être simultanément dans des endroits différents. Par conséquent, notre sens actuel du temps et de l’espace est limité et illusoire.
Les trois scientifiques abordent l’hypothèse sous différents angles. Mais les signes d’une nouvelle approche du temps apparaissent clairement.
Le concept de temps dans le nouvel âge
par le Maître —, par l’entremise de Benjamin Creme, janvier 1982
Un changement décisif surviendra dans la vie de l’humanité lorsque le concept de temps aura subi une transformation. A l’heure actuelle, la plupart des gens considèrent le temps comme un processus continu qui relie les évènements, alors qu’en vérité le temps n’est pas un processus, mais un état de conscience. Quand nous saisirons cela, notre vie s’en trouvera transformée et nous ferons un pas de géant dans notre compréhension de la réalité elle-même. L’homme connaîtra alors une nouvelle et merveilleuse liberté et, désormais libéré des limitations du temps, il prendra spontanément possession de son héritage divin.
Comment cela peut-il s’accomplir ? La plupart d’entre nous sont emprisonnés dans le cadre rigide de leurs activités journalières : il faut gagner sa vie, prendre des décisions en tenant compte des besoins des autres, mener un combat sans fin contre la montre et l’implacable « temps qui passe ». Il n’y a que peu d’espoir, dans nos conditions de vie actuelles, de voir changer fondamentalement notre compréhension du temps. Pourtant, pour la première fois dans l’histoire, on voit poindre aujourd’hui la possibilité d’une expérience tout à fait nouvelle de ce phénomène, évolution des plus souhaitable dont la transformation sociale est la clé.
Quand l’humanité sera une, en vérité et dans les faits, le temps disparaîtra. Quand l’homme abordera la vie d’un point de vue intérieur et créateur, le temps perdra de son emprise sur notre esprit et nous libérera ainsi de sa tyrannie. Tout cela nécessite une réévaluation de la place de l’homme dans l’univers et l’établissement d’un rapport plus authentique avec la source de notre être.
D’ordinaire, l’idée de temps n’évoque rien d’autre qu’une suite d’événements passagers. L’homme commencera à se représenter le temps d’une manière plus correcte lorsqu’il prendra les dispositions nécessaires pour s’aligner sur le Soi supérieur. Lorsqu’il y parviendra, cela lui ouvrira les portes d’une meilleure compréhension des cycles d’activité et de non-activité, donc du temps.
Une telle compréhension est indissociable de l’établissement de relations justes avec nos semblables, car c’est seulement quand tout sens de séparation aura disparu, qu’une compréhension véritable de l’activité cyclique pourra survenir. L’instauration d’un nouvel ordre mondial dans les domaines politique et économique est une condition sine qua non de cette vision plus juste, car nous ne pourrons parvenir au sentiment d’unité nécessaire que lorsque régneront l’harmonie et la justice. En termes pratiques, cela signifie la création de structures politiques, économiques et sociales qui rassembleront les hommes et engendreront un sentiment d’unité sur tous les plans et en tous domaines. Quand l’humanité saisira cela, elle prendra les mesures nécessaires pour que se réalisent de tels changements, ce qui ouvrira la voie à l’établissement de justes relations entre les hommes. De ces nouvelles relations émergeront les conditions dont dépend une nouvelle expérience du temps.
Du point de vue de la Hiérarchie, le temps n’existe qu’en tant que succession de vagues cycliques d’activité et de non-activité se répétant à l’infini. Un Maître n’est nullement conditionné par le temps tel qu’il est ressenti dans les trois mondes de l’expérience humaine, et il lui faut sans cesse moduler l’expression de ses idées ou de ses intentions, lorsqu’il a affaire à ses disciples par exemple, pour s’adapter à l’état de conscience de ceux qui en demeurent prisonniers.
Déjà, comme le montrent certains signes, les hommes commencent à comprendre que leur manière d’aborder le temps est inadéquate, et l’heure est proche où ce fait connaîtra une plus large reconnaissance intellectuelle. Le principe de la dualité du temps est déjà inhérent à de nombreuses découvertes de la science d’aujourd’hui, ce qui conditionnera de plus en plus la perception qu’ont les hommes de la réalité. Mais ce n’est que par une perception directe de lui-même en tant que partie intégrante du tout, que l’homme parviendra à une conscience véritable de la nature du temps. Quand l’homme créera autour de lui les formes et les structures, fondées sur l’unité et la fraternité, qui sont indispensables pour permettre à cette intégration de se produire, il se trouvera au seuil d’une expérience totalement nouvelle de la réalité d’où jaillira un flot continu de créativité tel que jamais on n’en a connu dans ce monde.
Auteur : William Allen, collaborateur de Share International de Oakland (Californie).
Thématiques : Sciences et santé
Rubrique : Divers ()
