Partage international no 196 – décembre 2004
Voici les expériences de quelques électeurs de l’Ohio, communiquées sur le site Internet de Michael Moore, Mike’s election Watch 2004 :
« Après avoir fait la queue pendant une heure et demie, j’arrivai enfin à la table où l’on signe. Lorsqu’on trouva mon nom sur la liste, il était indiqué à côté, en petits caractères : « Est coupable de criminalité au cinquième degré. » Inutile de dire que c’était faux mais, quoi qu’il en soit, on me fit clairement savoir que je ne pouvais pas voter. »
J. U. North Olmsted
« Je suis étudiant à l’Université Denison, et lorsque je suis allé voter à 17 heures, on m’a annoncé qu’il y avait une attente de trois heures et demie et l’on me poussa rapidement dans une salle où se trouvait une centaine d’autres étudiants, dont aucun ne savait ce qui se passait.
Lorsque j’allai demander quel était le problème, la seule réponse que je pus obtenir de l’une des personnes s’occupant du scrutin fut : « Vous faites partie de la circonscription D. » Il n’y avait la queue dans aucune autre circonscription.
Lorsque certains d’entre nous interrogèrent les employés électoraux, ceux-ci se montrèrent aimables et cordiaux, mais leurs réponses furent impératives, et ils nous demandèrent de retourner nous asseoir pour faire la queue. Il existait visiblement une discrimination par rapport à l’âge, et une différence entre les étudiants de l’Université et les autres électeurs, si bien qu’après avoir attendu pendant des heures, de nombreux étudiants se découragèrent et s’en allèrent sans avoir voté. »
R. G. Granville.
« Sur un faux « communiqué concernant les élections » on pouvait lire : Il est demandé aux électeurs républicains de voter à l’endroit fixé le mardi et aux électeurs démocrates de voter le mercredi. Il s’agissait clairement de semer la confusion chez les électeurs démocrates et les nouveaux électeurs. Je contactai alors la hotline sur la fraude électorale et je lui faxai une copie du faux communiqué.
Je ne croyais pas vraiment que certains républicains s’abaisseraient jusque-là. Mais que peut-on attendre des supporters d’un président qui nous a fourvoyés dans une guerre. »
O. V. Columbus
