Droit au cœur

Partage international no 191juillet 2004

Cher Monsieur,

Nous avions organisé une rencontre vidéo au centre municipal de Nagoya, le 4 novembre 2003, et nous avions invité Michiko Ishikawa à répondre à des questions après la vidéo. Je devais aider mon mari dans sa boutique, mais je ne pouvais nier mon vif désir de participer à la rencontre. Après une certaine anxiété, je réussis à persuader mon mari de me laisser y aller.

Il n'y avait pas longtemps que je participais aux activités du groupe de Nagoya. Ce jour-là j'étais donc très excitée et je réfléchissais à la manière de me rendre utile. Soudain je réalisai avec honte que je n'étais même pas capable de prononcer correctement le mantra du Groupe des serviteurs du monde et je décidai de l'apprendre parfaitement avant d'assister le soir à la rencontre. Je le récitai intérieurement tout l'après-midi. Au moment où je quittai la maison, j'étais pleine d'espérance.

Vers 18 h 20, j'étais à l'entrée, tenant la porte de la salle ouverte pour les invités. Juste au moment où je souhaitais voir arriver davantage de monde, trois personnes s'approchèrent. Elles étaient âgées et paraissaient très calmes. L'une d'entre elles, un homme d'une soixantaine d'années, entra d'un pas mal assuré dans la pièce voisine où avait lieu une démonstration d'ordinateur. Les deux femmes vinrent alors vers moi, en souriant. L'une d'elles était une femme bien en chair, âgée d'environ cinquante-cinq ans, et elle portait une magnifique robe de jersey bleu. L'autre femme, d'environ soixante-cinq ans, était mince et avait les cheveux très courts. Elle dit avec chaleur : « Nous venons de voir un prospectus pour cette conférence au premier étage de l'immeuble et nous sommes venues. » Elle s'exprimait non pas dans le dialecte de Nagoya, mais dans un Japonais classique. J'étais très heureuse qu'elles soient venues à la rencontre en ayant simplement vu un prospectus le soir même.
Je m'inclinai en tenant la porte ouverte et je les remerciai d'être venues. Elles attendirent que l'homme vienne les rejoindre. Au bout de cinq minutes il arriva et tous trois entrèrent dans la salle de réunion. Les deux femmes s'assirent dans la rangée de devant, à droite, et l'homme au milieu de la deuxième rangée.

Dès que la vidéo fut terminée, Michiko Ishikawa parla, puis répondit aux questions. Je remarquai que presque tout le monde dans la salle écoutait avec sérieux et approuvait en hochant la tête. Les mots m'allaient droit au cœur comme l'eau est absorbée par une éponge. A un moment donné, Michiko parla d'un épisode que Benjamin Creme avait relaté : « Benjamin Creme eut une fois l'opportunité de regarder dans le cœur de Maitreya. Nous avons tendance à imaginer que le cœur du Seigneur de l'Amour doit être beau, serein, éclatant. Au lieu de cela, ce que Benjamin Creme vit, c'est l'agonie, la souffrance, la douleur et la peur de l'humanité. Pour Maitreya il n'existe pas de séparation entre lui-même et nous. Il porte dans son cœur toute notre douleur et toutes nos souffrances aussi bien que notre joie. Il dit dans un de ses messages transmis à travers Benjamin Creme : Chaque frémissement d'amour ressenti dans votre cœur est enregistré dans le mien. » J'eus l'impression que mon cœur était rempli de feu et j'eus du mal à retenir mes larmes. Tout le monde semblait profondément ému. J'avais l'impression que toute la salle était enveloppée d'un amour serein. La dame à la robe bleue leva la main pour poser une question sur les triangles d'énergie. Deux heures et demie passèrent rapidement et tous restèrent jusqu'à la fin. Je ne cesse de penser à ces trois personnes. Qui étaient-elles ?

H. N., Gifu-ken, Japon

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que « l'homme d'une soixantaine d'années » était Maitreya, la « femme à la robe bleue » le Maître Jésus et la « femme aux cheveux courts » le Maître de Tokyo.]

Japon
Date des faits : 4 novembre 2003
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)