De l’importance des droits de l’homme

Partage international no 191juillet 2004

Décriant ce qu’il appelle la pire attaque contre les droits de l’homme et le droit international humanitaire depuis cinquante ans, le Rapport Amnesty International 2004 condamne le sabotage du droit international par les grands Etats et met en relief le mouvement mondial de justice qui émerge à travers les millions de manifestants en faveur des droits de l’homme de par le monde.

« Les gouvernements sont en train de perdre leur conscience morale, ils sacrifient les valeurs universelles des droits de l’homme à une poursuite aveugle de la sécurité. Ces erreurs de gouvernement sont une dangereuse concession aux groupes armés », déclare le rapport, qui décrit comment « les gouvernements et les groupes armés ont lancé une guerre contre les valeurs universelles, détruisant les droits fondamentaux des gens ordinaires », et signale que la violence des groupes armés et l’augmentation des violations par les gouvernements conduisent à un monde de méfiance, de peur et de division grandissantes.

Selon Irene Khan, secrétaire générale d’Amnesty International, «les principes du droit international et les outils de l’action multilatérale qui pourraient nous protéger d’une attaque [terroriste] sont sapés, négligés ou détruits par les gouvernements puissants ». Dans son avant-propos, intitulé : De l’importance des droits de l’homme, elle met en garde : « Il n’y a pas d’autre issue pour une sécurité durable que celle des droits de l’homme. Les visées sécuritaires mondiales du gouvernement des Etats-Unis sont totalement dépourvues de perspectives ou de principes. Sacrifier les droits de l’homme au nom de la sécurité intérieure, en fermant les yeux sur les abus commis à l’étranger et en recourant sans restriction à des frappes militaires préventives n’ont ni augmenté la sécurité ni assuré la liberté. » Obsédés par le terrorisme et les armes de destruction massive, déclare-t-elle, les gouvernements ont laissé sans réponse les vraies armes de destruction massive – l’injustice et l’impunité, la pauvreté, la discrimination et le racisme, le libre commerce des armes légères, la violence faite aux femmes et les mauvais traitements des enfants. « L’Irak et la « guerre contre le terrorisme » ont laissé dans l’ombre les plus grands enjeux actuels des droits de l’homme, déclare-t-elle. Selon certaines sources, les pays en développement dépensent environ 22 milliards de dollars par an en armement, alors que pour 10 milliards de dollars par an, ils pourraient offrir une éducation primaire pour tous. Ces statistiques cachent un énorme scandale : la promesse trahie de combattre la grande pauvreté et de s’occuper des injustices économiques et sociales flagrantes. »

Mme Khan décrit le monde comme « réclamant à grands cris une direction morale basée sur les valeurs universelles des droits de l’homme. Les droits de l’homme importent car ils offrent une vision puissante et irrésistible d’un monde meilleur et plus juste, et un plan concret pour y arriver. Ces valeurs universelles de justice sont la voie la plus efficace vers la sécurité et la paix ».


Sources : Amnesty International
Thématiques : politique
Rubrique : Le respect de la loi (« Chaque fois qu’il y a affaiblissement de la loi… et accroissement général du désordre, alors je me manifeste. » (Bhagavad Gita). La promesse de Krishna, l’Avatar, semble particulièrement d’actualité. C’est pour tenir cette promesse que Maitreya, l’Avatar de notre ère, est présent dans le monde à une époque où l’anarchie est si répandue.« Lorsqu’une nation parvient à l’âge adulte, à la maturité, les relations qu’elle établit avec les autres changent du tout au tout. Elle commence à respecter l’autorité de la loi qui unit toutes les nations, les liant dans leurs responsabilités et leurs besoins mutuels. Le développement vers la maturité se signale précisément par un tel respect des lois que les hommes ont estimées nécessaires pour vivre ensemble en paix... Lorsque, parmi les nations, l’on ignore l’autorité de la loi, c’est le monde entier qui en souffre. » (Le Maître — PI, avril 2004) Actuellement, les traités et les résolutions de l’Onu sont méprisés, et les lois nationales et internationales sont bafouées. Dans ce contexte, nous présentons des brèves mettant en exergue la nécessité d’un respect renouvelé de la loi.)