Partage international no 106 – juin 1997
« Maitreya l’a répété : un krach boursier est inévitable. C’est une bulle sur le point d’éclater. » (un collaborateur de Maitreya, Partage international, juin 1989)
« Tout se passe comme si l’humanité entière savait que notre mode de vie n’est pas durable mais voulait continuer à en profiter. » Ainsi s’exprime Jacques Attali, ancien ministre sous la présidence de François Mitterrand. Il pense qu’un changement est nécessaire pour « qu’un tiers de l’humanité sorte de l’Enfer », et il compare le monde à une salle de bal : « Imaginez une magnifique salle de bal, dit-il, où se retrouvent des danseurs élégants, autour d’un orchestre joyeux et d’un buffet bien garni. Tout semble bien se passer mais quelques uns des danseurs semblent deviner ou connaître l’existence d’une menace : la salle peut exploser d’un instant à l’autre. S’en aller c’est perdre le plaisir de la fête. Rester, c’est risquer d’y perdre la vie. Une seule solution : danser près de la sortie et se préparer à bondir au premier signe de trouble. »
Selon J. Attali, cette métaphore s’applique à de nombreuses situations dans le monde entier. Par exemple, la Bourse de New York bat des records qui font craindre à de nombreux observateurs, comme Alan Greenspan, le président de la Réserve fédérale, l’explosion d’une bulle financière. Les investisseurs bien informés pourraient se retirer du marché dès à présent, mais ils se priveraient alors de fortes chances d’accroître leurs profits, alors que la tendance à la hausse se poursuit. La bonne stratégie consiste donc à rester dans le marché et à prendre ses bénéfices au moindre indice de panique.
Le principal problème, avertit Jacques Attali, est que « la planète est une très belle salle de bal. Mais elle ne dispose pas de porte de sortie ».


