Partage international no 322 – juin 2015
Cher Monsieur,
Le 15 novembre 2014, je me suis rendue en voiture avec un collègue au salon Ame corps esprit où nous tenions un stand de Share International pour le week-end. Nous nous sommes arrêtés en chemin dans un café et comme nous discutions près de l’entrée, un Inuit âgé apparut près de nous et se présenta comme étant un Esquimau des Territoires du Nord-ouest surnommé l’Irlandais. Ayant des racines irlandaises, je répliquai : « Je suis aussi Irlandaise. » Il nous expliqua qu’il avait été surnommé ainsi d’après le nom d’un baleinier du 19e siècle. Mon collègue renchérit : « Vous devez être vraiment très vieux ! » Alors il répondit en souriant : « Je suis un Esquimau de 100 ans. » Il nous demanda poliment si nous avions 1,20 dollar à ajouter aux deux dollars qu’il avait dans la main pour prendre le bus afin de rentrer chez lui dans la région de Bonnie Doon près d’Edmonton – où je vis et d’où par pure coïncidence nous venions. Nous lui répondîmes que si nous n’étions pas en route pour le salon nous aurions pu le ramener chez lui. Mon collègue sortit alors la somme exacte de sa poche et la lui donna.
Il se mit à nous parler de lui et à nous raconter quelques-unes de ses aventures dans le nord. Il nous expliqua qu’il était professeur et qu’il enseignait aux enfants comment faire du feu dans la neige et survivre dans la nature. S’adressant à mon collègue, il lui dit : « Si nous sommes tous les deux perdus dans la neige, lequel de nous deux survivra ? » Nous répondîmes immédiatement : « Vous. » Il nous expliqua que faire si un jour nous sommes perdus dans le blizzard : « Réfugiez-vous sous la neige, dit-il avec des gestes explicatifs. Vous restez sous la neige où vous aurez chaud jusqu’à ce que la tempête de neige cesse. » Il nous raconta qu’il avait fait face à un grizzly et nous demanda : « Savez-vous que faire, face à un ours ? Restez calme. Ne paniquez pas et pensez ! » Il prononça ces trois phrases lentement et clairement et ces mots sont restés gravés dans mon esprit depuis lors. Ces derniers temps, j’avais eu des périodes d’anxiété au travail suite à de nouvelles responsabilités et trouvais que ce conseil était utile. Il ajouta qu’il avait sept frères et sept sœurs et je lui demandai son nom. Il me répondit : « Meyook » et nous l’épela : « M-E-Y- double O-K en répétant le « double O-K » avec un large sourire. Pendant toute la conversation, je me suis sentie complètement à l’aise, fascinée par son histoire, et le temps semblait suspendu. Il était d’une nature calme, facile à vivre et heureuse. Il nous donna son numéro de téléphone et nous demanda nos noms puis ajouta : « Si vous m’appelez et que je ne suis pas chez moi, laissez un message mais donnez bien votre nom car je reçois BEAUCOUP d’appels ! » Il demanda si nous avions deux dollars de plus pour s’acheter un casse-croûte. Je les lui donnai volontiers. Il nous souhaita une bonne journée et nous serra la main à plusieurs reprises. Parfois, je repense à cette rencontre et chaque fois que je me rappelle ses conseils cela calme mon anxiété. Je me demande qui était cet homme.
H. C., Edmonton, Alberta, Canada
[Le Maître de Benjamin Creme indique que l’homme était un porte-parole du Maître Jésus.]
Date des faits : 15 novembre 2014
Thématiques :
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)
