Partage international no 146 – octobre 2000
Cher Monsieur,
Je marchais dans Haight-Ashbury, à San Francisco, dans l’intention de retourner dans quelques boutiques où j’étais allée auparavant, espérant y retrouver mes clés égarées. Au détour d’une rue, je fus frappée par l’aspect d’un homme très pauvrement vêtu. Il portait des vêtements sales, déchirés et usagés, et ses gestes et son expression béate étaient ceux de quelqu’un qui n’a plus toute sa tête. J’étais triste pour lui. Je m’arrêtai pour le regarder, espérant qu’il ne me demanderait pas d’argent car son comportement me mettait mal à l’aise. Il n’en fit rien, aussi commençai-je à bouger, toujours fascinée par cet homme. Je remarquai qu’en dépit de son accoutrement son visage était beau et bien rasé, et je me sentis un peu rassurée à l’idée qu’il devait bénéficier de l’aide de quelque service social. Il était très grand (1 m 90) et plutôt mince.
Soudain il se pencha et commença à s’occuper de sa chaussure de cuir, dont la semelle décousue battait le sol lorsqu’il se déplaçait. Il était très concentré sur ce qu’il faisait, et me tournait le dos. J’essayai d’avoir un aperçu de son reflet dans une devanture, me demandant si par hasard il ne s’agissait pas de Maitreya. Mais il regardait vers le bas.
Je continuai à marcher, avec l’idée que si c’était Maitreya, il serait parti en l’espace d’un instant, et je regardai derrière moi ; il était toujours là. J’entrai dans une boutique, puis en ressortis, il n’avait pas bougé. Je passai auprès de lui, essayant à nouveau de le voir mieux, mais trop incertaine pour l’approcher réellement. En passant, j’eus un aperçu de ses mains qui s’affairaient toujours sur la chaussure. Elles avaient une ossature très fine, elles étaient propres et légèrement translucides, et me faisaient penser aux photos de Maitreya au Kenya. Je m’éloignai un peu, en continuant à me retourner de temps en temps : il était toujours là, penché sur sa chaussure ; lorsque je regardai derrière moi pour la troisième fois, j’en jurerais, son regard se fraya un chemin à travers la foule des passants et ses yeux scintillèrent lorsqu’ils rencontrèrent les miens. Lorsque je me retournai pour la quatrième fois, on ne le voyait plus et je sentis qu’il avait disparu. Etait-ce Maitreya ?
S. M., Oakland, Californie, Etats-Unis
[Le Maître de Benjamin Creme a confirmé qu'il s'agissait de Maitreya.]
Lieu : San Francisco, Etats-Unis
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)
