Ce n’est pas aux pauvres de payer pour la crise

Partage international no 249mai 2009

Selon le président brésilien Lula da Silva, l’Amérique latine devrait jouer un rôle central dans la création d’un nouvel ordre économique mondial. Dans son allocution d’ouverture au Forum économique régional qui s’est tenu à Rio de Janeiro (Brésil), en avril 2009, Lula a reproché aux pays les plus riches d’être à l’origine de la crise financière mondiale. « Nous ne devons pas rester prisonniers des vieux paradigmes qui se sont effondrés au cours des derniers mois, a t-il expliqué, l’Amérique latine a les moyens de proposer un système financier mondial qui ne serait pas « synonyme de spéculation déchaînée, profits faciles et socialisation des pertes. Nous devons comprendre qu’au 21e siècle, après le désastre des subprimes et du manque de régulation, le système financier doit être relié, étroitement et d’une manière éthique, au secteur productif. »

De son côté, Álvaro Uribe, président colombien, a déclaré que ce ne sont pas les pauvres qui doivent payer pour la crise qui a commencé aux Etats-Unis. Il a également appelé à une nouvelle conception du capital : « Le capital devrait être utilisé pour la construction de la richesse sociale. »


Sources : aljazeera.net
Thématiques : politique, Économie
Rubrique : La voix de la raison