Carte de vœux

Partage international no 149février 2001

Cher Monsieur,

Cette rencontre s’est produite en avril 1998, dans un drugstore d’Albany, New York. J’étais en train d’acheter une carte de première communion pour mon neveu âgé de sept ans et je pensais avec tristesse à ma mère décédée en 1988 et à ma tante, la grand-mère de mon neveu, décédée en 1997.

Soudain, j’entendis une voix derrière moi : « Excusez-moi, mademoiselle, pouvez-vous m’aider ? » Je me retournai et ne vis personne, mais, baissant les yeux, j’aperçus une toute petite dame aux cheveux blancs qui m’arrivait à la hauteur du coude et qui avait les yeux levés vers moi. Elle était vêtue de manière indescriptible, mais je remarquai immédiatement ses yeux bleu clair pénétrants et son fort accent, russe peut-être. Je lui répondis : « Bien sûr, que puis-je faire pour vous ? »

Elle sourit et me tendit deux cartes de vœux en disant : « Je ne parle ni ne lis très bien l’anglais, aussi je me demande si vous pourriez me dire quelle carte je devrais envoyer à ma fille. C’est son anniversaire, et je voudrais lui envoyer une carte (ici sa voix se mit à trembler et elle était au bord des larmes), je l’aime tant. » Tandis qu’elle disait cela, je remarquai qu’elle avait du mal à respirer, mais j’étais aussi très touchée par la profondeur de ses sentiments à l’égard de sa fille, qui me rappelait combien ma propre mère me manquait. Aussi lui dis-je : « Je vais essayer. Faites-moi voir vos cartes. Il faut que ce soit une carte particulière, n’est-ce pas ? Car il est évident que vous aimez beaucoup votre fille. » – « Oui », répondit-elle en hochant la tête, et elle me tendit ses cartes.

Je lus rapidement les textes des deux cartes. Ils étaient d’un sentimentalisme un peu exagéré. Je me dis que l’une ou l’autre conviendrait, bien que personnellement je n’aurai choisi ni l’une ni l’autre. L’une était dans des tons violets et lavande et en haut on pouvait lire : « Pour ma chère fille que j’aime tant. » Je dis à la vieille dame : « Je pense que celle-ci plaira à votre fille », et je lui lus le texte.

La dame était ravie. Hochant la tête en souriant, elle dit : « C’est sa couleur favorite. » Je lui répondis : « Je serais contente de recevoir cette carte de ma mère si elle me l’envoyait. » Elle me lança un regard rayonnant de ses yeux bleus et me toucha le bras en disant : « Merci beaucoup, vous êtes une gentille fille. » Dans son geste, il y avait à la fois l’amour qu’elle portait à sa fille et sa gratitude envers moi. « C’est naturel, dis-je en souriant, j’ai été contente de vous aider. »

La femme quitta le rayon des cartes et disparut. Au bout de quelques instants, je choisis une carte pour mon neveu et je me dirigeai vers la caisse. Mais la vieille dame n’était nulle part. Je jetai un coup d’œil plus loin et vers la sortie, mais je ne pus la voir. Ce n’est qu’en rentrant à la maison que je réalisai que cette rencontre m’avait marquée.

Qui était cette femme  ?

J. F, Albany, New York, E. U.

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la « vieille dame » était Maitreya.]

Lieu : New York, Etats-Unis
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)