Q : Pouvez-vous parler des problèmes écologiques mondiaux ?

Partage international no 458 – octobre 2026

Puisque nous polluons notre planète avec des radiations nucléaires, des gaz en tous genres et des engrais, que nous déversons les produits chimiques les plus nocifs dans nos rivières, nos réservoirs et nos sols, et que nous rendons l’air pratiquement irrespirable dans les grandes villes à cause des gaz d’échappement des voitures, il est évident que nous devons éliminer cette pollution.

Tout le monde, sans exception, souffre plus ou moins de la pollution, selon sa constitution. On constate une incidence croissante de maladies partout sur la planète, principalement des affections cutanées, cardiaques et pulmonaires. C’est un problème immense auquel l’humanité est confrontée, et il faut s’y atteler sans délai. Il faut procéder à la fermeture progressive des centrales nucléaires.

La pollution de nos rivières doit être considérée comme un crime contre la société. À l’heure actuelle, c’est un moyen facile de se débarrasser des effluents. Il est criminel d’empoisonner les rivières dont dépend une grande partie de notre eau potable. Il est criminel de déverser dans les mers des effluents chimiques qui tuent de nombreux poissons. Pour les Japonais et d’autres peuples, par exemple, c’est un problème majeur, car ils se nourrissent principalement de poisson ou du moins, c’était le cas il n’y a pas si longtemps.

Mon Maître a déclaré qu’après la redistribution des ressources, la priorité absolue serait de s’attaquer aux problèmes écologiques mondiaux. Maitreya a affirmé que c’est une question qui concerne tout le monde. Personne n’est trop jeune ni trop vieux, dit-il, pour y prendre part. Qu’il s’agisse de gaspiller un simple bout de papier ou de brûler une forêt entière pour faire place à des pâturages destinés à l’élevage bovin, notre comportement doit changer. Cela ne peut se faire du jour au lendemain, et ne peut s’accomplir que sur la base d’un consensus. Le consensus n’émergera que lorsque l’on en percevra la nécessité Une fois cette nécessité reconnue, on trouvera le moyen d’y parvenir.

Cela découlera de l’acceptation du principe de partage. Lorsque nous acceptons le principe de partage, nous acceptons de ne plus détruire l’environnement. Nous devons modifier le processus de distribution et apprendre à vivre avec moins. Cela ne signifie pas vivre dans le manque ; il y a suffisamment de ressources pour tout le monde si elles sont réparties plus équitablement. Cela se fera.

Les gens reconnaîtront que le Christ a raison. C’est la seule attitude sensée et dictée par le bon sens. Dès que nous agirons ainsi, nous verrons que nous n’avons pas besoin de ceci ou de cela. En éliminant la concurrence, cette soumission aveugle aux forces du marché qui poussent les gens à rivaliser entre eux, nous allégerons la pression exercée sur l’environnement. Nous prendrons conscience de la nécessité d’une économie durable à long terme.

L’économie actuelle ne l’est pas et, qui plus est, elle empoisonne la planète. Que se passera-t-il lorsque nous aurons brûlé toutes les forêts et qu’il n’y aura plus d’oxygène ? Nous dépendons entièrement du règne végétal pour l’oxygène que nous respirons.

Notre façon de penser est totalement erronée car nous ne raisonnons pas dans une perspective globale. Nous ne pensons pas en citoyens du monde, d’une seule voix planétaire. Nous raisonnons en nations indépendantes, chacune agissant pour son propre compte ; au sein même de ces nations, groupes et individus agissent chacun de leur côté. Chacun œuvre de manière isolée, individualiste, bien que tout soit interdépendant. Nous devons reconnaître que le monde ne fait qu’un et que les richesses de la planète appartiennent à tous. Elles doivent être partagées et utilisées à bon escient.

Dans un avenir très proche, les moteurs à essence ou à gaz actuels seront remplacés par des moteurs électriques. Nous aurions pu disposer de voitures électriques bien plus tôt. C’est tout à fait réalisable et, à titre de mesure transitoire, la voiture électrique deviendra la norme. Elles seront ensuite remplacées par des transports en commun plus efficaces.

Nous devons nous attaquer au problème écologique et, puisque nous y sommes contraints, nous le ferons. Il se peut que les aspects technologiques majeurs de cette transition ne nous touchent pas directement, mais les questions du quotidien concerneront tout le monde : qu’il s’agisse de se contenter de produits moins emballés qu’auparavant, un seul emballage extérieur au lieu de trois (il faut aujourd’hui dix minutes pour déballer un savon), ou de réaliser des économies d’énergie sous toutes ses formes.

[N.B. : les premiers mots de cette question ont été modifiés pour qu’elle ait plus de sens dans le cadre d’une foire aux questions générale]

Réponses données par Benjamin Creme