Cela étonnerait la plupart des Américains

Partage international no 458 – octobre 2026

par le Maître

La plupart des Américains seraient étonnés d’apprendre qu’il existe sur notre planète des êtres hautement évolués connus sous le nom de Maîtres de Sagesse. Ils seraient encore plus surpris d’entendre que ces Maîtres sont des hommes qui ont atteint un état de conscience si élevé qu’ils sont les gardiens du Plan de Dieu. Et combien plus seraient-ils étonnés, et peut-être même rendus plus humbles, d’apprendre que ces guides sages, aimants, omniscients et parfaits de la race humaine, ont en fait adressé directement des appels aux citoyens des États-Unis. Qu’ont-ils demandé à l’Amérique ? A quoi les Américains sont-ils appelés ?

Benjamin Creme (BC) était le disciple de l’un de ces Maîtres, avec lequel il était en étroit contact télépathique. À partir de janvier 1982, date du lancement de cette revue, et pendant plus de trente ans, son Maître lui a dicté un article chaque mois. Ces articles sont compilés dans le livre Un Maître parle.

Frères et sœurs des États-Unis d’Amérique, vous serez peut-être heureux d’apprendre que dans plus de vingt de ces articles, le Maître de BC fait référence à vous. En fait, il vous adresse directement un appel, sous la forme d’un avertissement. Il peut lui arriver de donner des conseils sévères, ou d’analyser avec une clarté sage et tranchante le cœur d’un problème. Il est conscient de vos forces et de vos faiblesses et reconnaît votre potentiel de grandeur ; il brosse le tableau d’un avenir magnifique, non seulement pour l’Amérique, mais aussi pour un monde embelli par ce qu’il y a de meilleur dans votre nature véritable, aimante et généreuse.

Mais il met l’Amérique en garde et fait appel au meilleur de vous-même. Il vous implore tous, dans l’intérêt du monde, de la paix et de la justice, d’écouter et de changer avant que davantage de difficultés et de souffrances ne soient causées, davantage que ce que vous et le monde ne pourriez supporter.

Est-il possible qu’un moment véritablement décisif ait été atteint, généré inconsciemment (même si certains ne partagent pas cette analyse) par les actions et les omissions de ces quelque quatre-vingts dernières années ? Par les choix effectués, les occasions de changement positif ignorées, par des négligences mineures ou graves, par le manquement au devoir, la perte de la clarté morale, la lâcheté, la cupidité égoïste et la soif de pouvoir ? Par la somme de toutes les défaillances et des comportements égoïstes se faisant passer pour de la neutralité ou de l’objectivité ?

Bien sûr, nous avons tous, à notre échelle, grande ou petite, joué un rôle dans tout cela. Evidemment, les centaines de millions de personnes dépossédées et marginalisées n’ont pris aucunement part aux principaux mouvements ou décisions. Mais nous qui savions, ou ceux d’entre nous qui auraient pu savoir, avons joué un rôle dans les crises multiples auxquelles nous sommes confrontés aujourd’hui. Il n’est plus possible de dire que nous ne savions pas.

Les États-Unis d’Amérique, étant donné leur taille, leur puissance et leur influence, ont une place et un rôle particuliers à jouer. Bien que leur influence dans le monde extérieur puisse être en déclin et que leur empire soit en danger, leur hégémonie étant contestée non seulement par d’anciens alliés, mais aussi par leurs victimes, les Maîtres et Maitreya, leur chef et Instructeur du Monde, savent que l’Amérique est destinée à accomplir de grandes choses.

Certains pourraient trouver cette affirmation difficile à accepter dans les circonstances actuelles, compte tenu des idées odieuses récemment exprimées lors du grand forum de l’Assemblée générale des Nations unies. Une grande partie du monde a été horrifiée et écœurée par ce qu’elle a entendu. En revanche, BC et son Maître ont souvent évoqué le fait que le monde attend la manifestation du bien suprême de l’âme américaine dans les affaires mondiales.

Au cours des dernières décennies, depuis la montée du néolibéralisme en Grande-Bretagne et aux États Unis, cette noble destinée s’est toujours davantage éloignée, repoussée par les sombres cercles d’influence et de pouvoir qui dirigent l’Amérique, dictent leur volonté au monde, favorisent le commerce des armes, gèrent dans les moindres détails et encouragent des guerres ignobles, et menacent d’anéantir des civilisations anciennes tout en assurant la destruction de notre planète.

Assemblée générale des Nations unies (photo : Basil D Soufi, Wikimedia Commons)

Qu’est-il advenu de l’État de droit ? Comment se fait-il que des criminels inculpés bénéficient d’un passage sûr, sont escortés jusque dans la salle de l’Assemblée générale des Nations unies et autorisés à s’adresser à nous, alors même que leur présence constitue un geste de défi et d’impunité insolente, foulant aux pieds la reconnaissance et la compétence de la Cour pénale internationale qui garantit le respect des lois et des traités internationaux ?

Le monde pressent qu’il s’agit d’un moment de bascule, où des pays exclus pendant des siècles des affaires mondiales (sauf lorsque l’Occident souhaitait exploiter leurs ressources), exigent désormais d’être entendus. Ils trouvent leur voix et leur pouvoir. Les récents discours prononcés à l’Assemblée générale par le Ghana, la Barbade, le Brésil, la Jordanie, l’Iran et d’autres, témoignent de l’émergence d’une nouvelle ère, alors qu’ils dénoncent l’injustice endémique de l’ancien ordre mondial aujourd’hui en rapide déclin.

L’exceptionnalisme américain est passé d’un idéalisme extrême à un désastre tout aussi extrême pour la communauté mondiale des nations, passant de la paix et de la sécurité pour tous, à la destruction de notre planète. Aujourd’hui, l’impérialisme s’est substitué à la bonne volonté ; et l’exercice du pouvoir, fondé sur une combinaison de militarisme et de marchandisation, a pris la place de l’entraide, de l’assistance et du soutien.

En fait, le bilan karmique est que cette Amérique, potentiellement magnifique lorsqu’elle est inspirée par son âme, est devenue un paria sur la scène mondiale, et que les anciens alliés ne peuvent que tourner le dos et espérer que vous retrouverez rapidement vos esprits avant de détruire notre demeure commune, cette généreuse planète bleue.

Le Maître de Benjamin Creme a mis au défi les États-Unis, en demandant au reste d’entre nous, comment nous pourrions contenir l’Amérique. Il souligne l’existence d’une prédisposition dévorante à une forme de folie qui ronge le véritable cœur de l’Amérique, une vulnérabilité à une influence négative qui vous conduit, vous et nous tous, au bord du gouffre.

Il demande :

« Que peut-on faire pour ramener la stabilité dans cette situation dangereuse ? Comment les autres nations peuvent-elles contenir les États-Unis ? Par quels moyens les gens ordinaires peuvent-ils faire pression ? Ce sont là de vastes questions auxquelles on ne peut pas apporter de réponses simples. Elles requièrent une sagesse exceptionnelle et une approche coordonnée.

Tout d’abord, le monde doit saisir la véritable nature du problème : les États-Unis sont aujourd’hui dirigés par des hommes réceptifs à une énergie maléfique qui gouverne leurs actions et met ainsi la paix en péril. Cette énergie stimule en eux le mirage d’un pouvoir à l’échelon international et menace la paix du monde. Elle a ses avant-postes en Israël et en Europe de l’Est, mais se focalise principalement en Israël. Bien que d’une puissance moindre, cette énergie destructrice provient de celle qui a plongé le monde dans le chaos de la guerre au cours du vingtième siècle et dont les hommes se croyaient désormais à l’abri.

On voit donc bien combien il est nécessaire que règne la paix au Moyen-Orient ; combien il est nécessaire que les Palestiniens bénéficient d’une véritable justice et d’un État viable. C’est le problème le plus important auquel les hommes sont confrontés aujourd’hui. Un échec dans ce domaine conduirait le monde au désastre.

Il faudra toutes les ressources conjuguées de sagesse et de volonté de la Hiérarchie et de l’humanité pour venir finalement à bout de cette force maléfique. Il est donc impératif que les hommes saisissent clairement la véritable nature de la menace. Ils doivent s’organiser et agir à l’unisson. Ils doivent exiger la fin de l’oppression du peuple palestinien et mettre ainsi un terme à la peur qui hante le peuple d’Israël. Les Nations unies doivent peser de tout leur poids sur les États-Unis et Israël, résister à la superpuissance et agir en faveur de la paix. Les peuples du monde sont déjà en marche. Ils doivent faire entendre leur voix et exiger la paix. L’avenir leur appartient et, pour le construire, la paix leur est indispensable.

Nous, les Maîtres, vos Frères aînés, jouerons notre rôle, mais notre action est entravée par votre manque de compréhension et de volonté. D’où cette mise au point.

Agissez sans crainte. Faite preuve de sagesse et de diligence dans vos actions et tout ira bien. »

(Action pour la paix, Partage international, juillet/août 2003)

 

Auteur : le Maître, l’un des membres les plus éminents de la Hiérarchie des Maîtres de Sagesse. Pour diverses raisons, son identité n’est pas révélée. Benjamin Creme était en contact télépathique permanent avec ce Maître qui lui dictait ses articles.
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