Partage international no 458 - octobre 2026

Sommaire


Articles du Maître

Depuis la création de la revue Partage international, le Maître de Benjamin Creme a rédigé un article chaque mois pendant près de trente-cinq ans. Ces articles étaient destinés à être publiés non seulement au moment où ils étaient écrits, mais également chaque fois que les circonstances mondiales le justifieraient.

L’Amérique s’égare

par le Maître

transmis par Benjamin Creme

Avant longtemps, le peuple des États-Unis se rendra compte qu’il a commis une erreur lourde de conséquences. Même si la fraude électorale y a eu sa part, il a renouvelé le mandat d’un homme et d’un gouvernement qui s’emploient à semer la division et la haine, tant dans leur pays qu’au plan international.

Les Américains auront le regret de voir les libertés dont ils s’enorgueillissent subir une attaque en règle ; ils verront leur niveau de vie décliner rapidement car le gouvernement sera contraint de tenter de réduire une dette devenue colossale ; ils seront témoins d’une perte de confiance dans leur monnaie et d’une réduction drastique de leurs échanges commerciaux avec leurs partenaires habituels. La plaie née de la désastreuse invasion de l’Irak continuera de s’envenimer, dans ce pays comme en d’autres endroits de la planète. En réaction à la peur et à la haine que leurs dirigeants ont engendrées partout ou presque, les habitants des Etats-Unis auront tendance à se replier sur eux-mêmes et à tourner encore davantage le dos au monde.

L’un des principaux problèmes posé par ce gouvernement provient de la puissante illusion qui l’anime : celle d’être inspiré par Dieu, touché par la grâce divine, et d’avoir pour mission de redonner au message chrétien sa puissance et sa gloire de jadis. Ainsi les Etats-Unis ont-ils opéré une véritable régression, s’isolant des préoccupations d’une grande partie du monde : pollution de l’environnement et exigences d’une planète malade menacée par une catastrophe imminente.

Mais l’Amérique s’apercevra que le monde ne restera pas inerte. Avec ou sans sa coopération, les nations feront tout ce qui est en leur pouvoir pour s’attaquer aux nombreux problèmes écologiques et sociaux qui sévissent actuellement et dont il faut s’occuper de toute urgence. L’Amérique se trouvera ainsi laissée pour compte et mise à l’écart, et c’est seulement alors qu’elle sera prête à montrer la voie.

A présent, tout en savourant sa victoire, le gouvernement pèse le pour et le contre de nouvelles aventures militaires. Pris au dépourvu et contrarié par le cours des événements en Irak, il lui faut marquer une pause avant d’envisager d’autres actions violentes. Mais la bravade et les rodomontades continueront sans aucun doute, dans l’espoir que menace et intimidation suffiront à assurer une position dominante.

En attendant, les importants changements qui se préparent dans de nombreux pays vont amener une profonde transformation de l’équilibre des forces à l’échelle du monde. La Chine et l’Inde, l’Amérique du Sud et la Russie reprennent pied et découvrent leur potentiel économique. L’Afrique commence enfin à susciter l’intérêt et la bonne volonté de puissants gouvernements et institutions, et elle peut s’attendre à une embellie prochaine.

Ainsi le monde se détourne-t-il de la domination exercée par une Amérique riche et puissante, et dresse-t-il de nouveaux plans pour accomplir sa destinée. Si les Etats-Unis persistent à revendiquer le droit d’agir unilatéralement, ils se verront ignorés et laissés de côté dans les programmes internationaux, leur économie continuera de se détériorer, et leur peuple perdra confiance en l’action de son gouvernement. Isolés, et avec des forces déclinantes, ils seront contraints de changer de cap et de renouer le dialogue avec leurs amis de naguère.

L’émergence de Maitreya accélérera ce processus de transformation et assurera sa mise en œuvre tant attendue.

[Partage international décembre 2004, Un Maître parle]

Le 15 septembre 2007, manifestants se dirigeant vers le Capitole à Washington lors d’une manifestation contre la guerre en Irak (photo : Ragesoss, Wikimedia Commons)

L’appel de Maitreya

par le Maître

transmis par Benjamin Creme

Chaque fois que les forces de lumière et les forces de l’ombre se rencontrent sur le champ de bataille, les hommes peuvent être assurés que la victoire ira au camp de la lumière. Si longue soit la lutte, l’issue ne fait aucun doute. C’est pourquoi il n’y a rien à craindre dans le présent conflit. En dépit de tous les événements extérieurs, les forces de lumière prennent le dessus et imposent sans relâche un rythme plus soutenu et un but plus élevé dans la vie des hommes.

Ceci étant, rien ne peut perturber le plan visant à la réhabilitation du monde. Les signes extérieurs de chaos et de violence, de haine et de peur, ne sont que les symptômes d’agonie d’une civilisation qui meurt sous l’impact du renouveau. Lorsque la fumée de la bataille se sera dissipée, l’humanité se rendra compte qu’elle est en train d’inaugurer une civilisation différente de tout ce qui a jamais existé auparavant, « une vie plus simple où nul ne connaîtra le besoin, où chaque jour sera différent, où la joie de la fraternité se manifestera à travers tous les hommes », comme Maitreya l’a annoncé.

Pour créer cette vie nouvelle, de grands efforts seront nécessaires. Tout doit être accompli par l’homme lui-même, sous l’inspiration des Grands Etres. Tout ce qui fait obstacle à la création de la nouvelle civilisation doit être abandonné et la scène dégagée pour la construction de formes plus adéquates. C’est là l’occasion pour l’humanité de montrer son véritable génie créateur et son aptitude au changement. L’homme est un dieu potentiel et cette divinité trouvera bientôt son expression dans la transformation spirituelle du monde.

N’imaginez pas que les hommes retourneront dans les églises, c’est peu probable. Mais dans tous les domaines où l’homme exerce son activité, une énergie de vie nouvelle et divine se manifestera et les hommes verront leur existence et leurs actes rayonner d’un éclat nouveau. Que cela demande des sacrifices ne fait aucun doute, mais seulement le sacrifice de l’égoïsme et de la cupidité. Car ce sont eux, et eux seulement, qui créent les divisions séparant les peuples et menaçant aujourd’hui l’existence même de la race humaine. Un tel sacrifice, librement consenti, mènera les hommes jusqu’au sommet de l’accomplissement et confirmera leur divinité potentielle.

Il ne fait aucun doute qu’il existe aujourd’hui une aspiration au changement et une reconnaissance de la nécessité de sacrifice. Chaque fois que des hommes et des femmes de bon sens se rencontrent pour discuter des besoins de notre époque, ce fait est reconnu.Jusqu’à présent cependant, tout cela est resté à l’état d’idéal. Aucune nation ne se dresse pour indiquer la voie à suivre. C’est pourquoi Maitreya est venu, afin de montrer à tous que c’est seulement par le sacrifice des intérêts égoïstes et étroits que l’on pourra construire un pont entre les factions, réduire les tensions et nourrir ceux qui ont faim.

Soyez donc prêts à accepter les sacrifices qui vous seront demandés : le sacrifice de vos privilèges et de votre pouvoir personnels, de l’influence et de la richesse de votre nation, de la trop grande part que vous prélevez sur les ressources du monde. Soyez prêts à accepter que tous les hommes sont uns, que Dieu a le même amour pour tous et que chacun est le reflet du divin.

Lorsque vous verrez Maitreya, il ne vous laissera aucun doute, le chemin à suivre sera clair : « Prenez les besoins de vos frères comme mesure de votre action et résolvez les problèmes du monde. Il n’existe pas d’autre issue. »

[Un Maître parle page 83, juillet 1985]


Le choix de l’Amérique

par le Maître

transmis par Benjamin Creme, 

Quand ils se rendront aux urnes le mois prochain, les citoyens américains auront l’opportunité de changer le cours de l’histoire. De leur décision dépendra en grande partie la tournure des événements dans l’avenir proche. S’ils font un choix avisé, ils éliront un président soucieux du bien-être de tous ceux qui aspirent à la paix et à la justice dans notre monde perturbé ; de tous ceux qui se rendent compte que paix et justice sont le fruit de la confiance, et sont prêts à partager les immenses ressources de leur pays pour créer cette confiance.

L’autre éventualité est trop terrible pour être envisagée : elle impliquerait une escalade de la guerre, du terrorisme et du contre-terrorisme ; des restrictions de plus en plus sévères imposées aux libertés traditionnelles du peuple américain ; la dégradation des relations entre les États-Unis et les autres pays ; et une réputation internationale de paria pour cette fière nation. Qui ferait un tel choix en connaissance de cause ?

A l’approche de l’heure fixée par le destin, beaucoup tournent leur regard vers le peuple américain, ce peuple tourmenté que, désormais, tant d’autres méprisent et haïssent. Ils prient pour le voir délivré de la cruauté et de la brutalité des tenants d’un pouvoir illégal et usurpé. Ils en appellent à tous les Américains épris de paix pour qu’ils se prononcent contre les menées belliqueuses du gouvernement actuel, et expriment cela par leur vote.

L’Amérique n’est bien sûr pas la seule fautive pour les inégalités du monde, ce fléau de notre temps qui est à la source de tous nos problèmes. Elle en partage la responsabilité avec toutes les nations développées qui traitent de façon cavalière et arrogante les pays qui se débattent dans la pauvreté. Ces nations doivent prendre conscience que la misère représente aujourd’hui le plus grand des foyers de tensions – et de terrorisme.

C’est là que le bât blesse pour le monde occidental : c’est en grande partie à l’Histoire qu’il doit sa « réussite », sa richesse et sa position dominante, ainsi qu’à sa capacité à manipuler l’économie mondiale dans son propre intérêt par le jeu agressif des forces du marché.

Les pauvres et les déshérités du monde revendiquent désormais la part qui leur revient. Si l’on continue de leur dénier ce simple droit, le monde ne connaîtra pas la paix. Le terrorisme continuera de couver et donnera naissance à une guerre qui menacera la survie des peuples de la Terre.

Nous, vos Frères aînés, ne pouvons nous tenir à l’écart quand l’avenir même du monde est menacé. L’Amérique est une grande nation qui a beaucoup à apporter à l’humanité. Elle doit maintenant s’ouvrir à l’aspiration de son âme qui est de servir, de vivre dans la paix et la justice, et d’œuvrer en harmonie et en coopération avec toutes les autres nations pour rebâtir ce monde. Cette élection peut marquer un tournant majeur dans les affaires des hommes. Prononcez-vous, nous vous en adjurons, pour la justice, le partage et la paix.

[Partage international, novembre 2004]


Action pour la Paix

par le Maître

transmis par Benjamin Creme

Il arrive fréquemment qu’en agissant pour ce qu’ils considèrent comme le bien général, des pays causent des ravages à l’échelle mondiale. Leurs actions sont tellement noyées dans les brouillards du mirage, leurs pensées si marquées au sceau de l’illusion, qu’il peut en résulter un mal, une douleur et une souffrance considérables pour les meilleures raisons du monde.

Tel est le cas aujourd’hui. Ces derniers temps, sous prétexte de « guerre contre le terrorisme », les États-Unis ont envahi l’Afghanistan et l’Irak, causant la mort de milliers de civils et faisant d’énormes dégâts dans l’infrastructure de ces deux pays. Après avoir été dispersés, les talibans, fanatiques et rigides, mais dans l’ensemble non impliqués dans le terrorisme, sont maintenant en train de se regrouper et de s’entraîner à l’action terroriste. En Irak, Saddam Hussein n’est plus, mais c’est une ère épouvantable de privations et de souffrances, d’anarchie et de chaos, qui a succédé à son sinistre régime.

Aujourd’hui, l’attention du gouvernement américain s’est tournée vers la Syrie, l’Iran et la Corée du Nord, qui ont été sommés de changer d’attitude, sous peine de devoir encourir la colère et affronter la puissance des défenseurs de la « paix » et des champions de la « liberté ». Ainsi l’Amérique plonge-t-elle le monde dans une atmosphère de tension et de peur, elles-mêmes génératrices d’épidémies et de catastrophes naturelles qui, à leur tour, ont pour effet d’augmenter la peur et la tension.

Que peut-on faire pour ramener la stabilité dans cette situation dangereuse ? Comment les autres nations peuvent-elles contenir les États-Unis ? Par quels moyens les gens ordinaires peuvent-ils faire pression ? Ce sont là de vastes questions auxquelles on ne peut apporter de réponses simples. Elles requièrent une sagesse exceptionnelle et une approche coordonnée.

Tout d’abord, le monde doit saisir la véritable nature du problème : les États-Unis sont aujourd’hui dirigés par des hommes réceptifs à une énergie maléfique qui gouverne leurs actions et met ainsi la paix en péril. Cette énergie stimule en eux le mirage d’un pouvoir à l’échelon international et menace la paix du monde. Elle a ses avant-postes en Israël et en Europe de l’Est, mais se focalise principalement en Israël. Bien que d’une puissance moindre, cette énergie destructrice provient de celle qui a plongé le monde dans le chaos de la guerre au cours du vingtième siècle, et dont les hommes se croyaient désormais à l’abri.

On voit donc bien combien il est nécessaire que règne la paix au Moyen-Orient, combien il est nécessaire que les Palestiniens bénéficient d’une véritable justice et d’un État viable. C’est le problème le plus important auquel les hommes sont confrontés aujourd’hui. Un échec dans ce domaine conduirait le monde au désastre. Il faudra toutes les ressources conjuguées de sagesse et de volonté de la Hiérarchie et de l’humanité pour venir finalement à bout de cette force maléfique.

Il est donc impératif que les hommes saisissent clairement la véritable nature de la menace. Ils doivent s’organiser et agir à l’unisson. Ils doivent exiger la fin de l’oppression du peuple palestinien et mettre ainsi un terme à la peur qui hante le peuple d’Israël. Les Nations unies doivent peser de tout leur poids sur les États-Unis et Israël, résister à la superpuissance et agir en faveur de la paix. Les peuples du monde sont déjà en marche. Ils doivent faire entendre leur voix et exiger la paix. L’avenir leur appartient et, pour le construire, la paix leur est indispensable.

Nous, les Maîtres, vos Frères aînés, jouerons notre rôle, mais notre action est entravée par votre manque de compréhension et de volonté. D’où cette mise au point. Agissez sans crainte. Faites preuve de sagesse et de diligence dans vos actions et tout ira bien.

[Partage international juillet/août 2003]

Question : Il est chaque jour plus évident que les États-Unis, à travers des agences comme la CIA, imposent leur volonté et manipulent à leur profit ce qui relève de la souveraineté d’autres pays (les élections par exemple). Ceci a-t-il toujours existé même si ce n’est que maintenant que nous voyons la corruption venir à la surface, comme Maitreya l’a prédit ? Ou la corruption politique a-t-elle atteint une profondeur nouvelle avec le gouvernement américain actuel ?

Réponse : Les États-Unis sont un pays jeune dominé en tant que personnalité par les aspects inférieurs du sixième rayon d’idéalisme ou de dévotion. Ils souffrent par conséquent de tous les vices de ce rayon : la dévotion à ses propres intérêts, la suspicion aux motivations des autres, la combativité et l’affirmation de soi, l’aveuglement quant à ses propres motivations, etc.

Les tactiques tyranniques de ce pays sont endémiques et durent depuis longtemps. Ses habitants et ses gouvernements successifs croient répandre la liberté et la justice dans le monde, alors qu’en fait ils servent leurs propres intérêts. L’aveuglement est l’une des principales caractéristiques du sixième rayon.

La corruption politique a donc toujours existé, mais avec le gouvernement actuel, mené par des extrémistes fondamentalistes, elle prend des proportions plus importantes que jamais.

Le monde, comme l’a écrit Djwhal Khul, par l’intermédiaire d’Alice Bailey, attend que l’âme de deuxième rayon des États-Unis se manifeste, comme elle l’a fait à travers le Plan Marshall après la Seconde Guerre mondiale.

[Partage international, mai 2004]

Q. [1] La souffrance que l’avenir « réserve » aux États-Unis fait-elle référence aux remords ressentis suite à la guerre d’Irak et/ou [2] aux autres aventures militaires ou [3] aux effets de l’effondrement économique ?

R. [1] Pas aux remords, mais aux effets de l’action unilatérale des États-Unis et de leur rejet des résolutions des Nations unies. [2] Oui. [3] Oui.

[Benjamin Creme, L’Eveil de l’humanité]


Editorial

Cela étonnerait la plupart des Américains

La plupart des Américains seraient étonnés d’apprendre qu’il existe sur notre planète des êtres hautement évolués connus sous le nom de Maîtres de Sagesse. Ils seraient encore plus surpris d’entendre que ces Maîtres sont des hommes qui ont atteint un état de conscience si élevé qu’ils sont les gardiens du Plan de Dieu. Et combien plus seraient-ils étonnés, et peut-être même rendus plus humbles, d’apprendre que ces guides sages, aimants, omniscients et parfaits de la race humaine, ont en fait adressé directement des appels aux citoyens des États-Unis. Qu’ont-ils demandé à l’Amérique ? A quoi les Américains sont-ils appelés ?

Benjamin Creme (BC) était le disciple de l’un de ces Maîtres, avec lequel il était en étroit contact télépathique. À partir de janvier 1982, date du lancement de cette revue, et pendant plus de trente ans, son Maître lui a dicté un article chaque mois. Ces articles sont compilés dans le livre Un Maître parle.

Frères et sœurs des États-Unis d’Amérique, vous serez peut-être heureux d’apprendre que dans plus de vingt de ces articles, le Maître de BC fait référence à vous. En fait, il vous adresse directement un appel, sous la forme d’un avertissement. Il peut lui arriver de donner des conseils sévères, ou d’analyser avec une clarté sage et tranchante le cœur d’un problème. Il est conscient de vos forces et de vos faiblesses et reconnaît votre potentiel de grandeur ; il brosse le tableau d’un avenir magnifique, non seulement pour l’Amérique, mais aussi pour un monde embelli par ce qu’il y a de meilleur dans votre nature véritable, aimante et généreuse.

Mais il met l’Amérique en garde et fait appel au meilleur de vous-même. Il vous implore tous, dans l’intérêt du monde, de la paix et de la justice, d’écouter et de changer avant que davantage de difficultés et de souffrances ne soient causées, davantage que ce que vous et le monde ne pourriez supporter.

Est-il possible qu’un moment véritablement décisif ait été atteint, généré inconsciemment (même si certains ne partagent pas cette analyse) par les actions et les omissions de ces quelque quatre-vingts dernières années ? Par les choix effectués, les occasions de changement positif ignorées, par des négligences mineures ou graves, par le manquement au devoir, la perte de la clarté morale, la lâcheté, la cupidité égoïste et la soif de pouvoir ? Par la somme de toutes les défaillances et des comportements égoïstes se faisant passer pour de la neutralité ou de l’objectivité ?

Bien sûr, nous avons tous, à notre échelle, grande ou petite, joué un rôle dans tout cela. Evidemment, les centaines de millions de personnes dépossédées et marginalisées n’ont pris aucunement part aux principaux mouvements ou décisions. Mais nous qui savions, ou ceux d’entre nous qui auraient pu savoir, avons joué un rôle dans les crises multiples auxquelles nous sommes confrontés aujourd’hui. Il n’est plus possible de dire que nous ne savions pas.

Les États-Unis d’Amérique, étant donné leur taille, leur puissance et leur influence, ont une place et un rôle particuliers à jouer. Bien que leur influence dans le monde extérieur puisse être en déclin et que leur empire soit en danger, leur hégémonie étant contestée non seulement par d’anciens alliés, mais aussi par leurs victimes, les Maîtres et Maitreya, leur chef et Instructeur du Monde, savent que l’Amérique est destinée à accomplir de grandes choses.

Certains pourraient trouver cette affirmation difficile à accepter dans les circonstances actuelles, compte tenu des idées odieuses récemment exprimées lors du grand forum de l’Assemblée générale des Nations unies. Une grande partie du monde a été horrifiée et écœurée par ce qu’elle a entendu. En revanche, BC et son Maître ont souvent évoqué le fait que le monde attend la manifestation du bien suprême de l’âme américaine dans les affaires mondiales.

Au cours des dernières décennies, depuis la montée du néolibéralisme en Grande-Bretagne et aux États Unis, cette noble destinée s’est toujours davantage éloignée, repoussée par les sombres cercles d’influence et de pouvoir qui dirigent l’Amérique, dictent leur volonté au monde, favorisent le commerce des armes, gèrent dans les moindres détails et encouragent des guerres ignobles, et menacent d’anéantir des civilisations anciennes tout en assurant la destruction de notre planète.

Assemblée générale des Nations unies (photo : Basil D Soufi, Wikimedia Commons)

Qu’est-il advenu de l’État de droit ? Comment se fait-il que des criminels inculpés bénéficient d’un passage sûr, sont escortés jusque dans la salle de l’Assemblée générale des Nations unies et autorisés à s’adresser à nous, alors même que leur présence constitue un geste de défi et d’impunité insolente, foulant aux pieds la reconnaissance et la compétence de la Cour pénale internationale qui garantit le respect des lois et des traités internationaux ?

Le monde pressent qu’il s’agit d’un moment de bascule, où des pays exclus pendant des siècles des affaires mondiales (sauf lorsque l’Occident souhaitait exploiter leurs ressources), exigent désormais d’être entendus. Ils trouvent leur voix et leur pouvoir. Les récents discours prononcés à l’Assemblée générale par le Ghana, la Barbade, le Brésil, la Jordanie, l’Iran et d’autres, témoignent de l’émergence d’une nouvelle ère, alors qu’ils dénoncent l’injustice endémique de l’ancien ordre mondial aujourd’hui en rapide déclin.

L’exceptionnalisme américain est passé d’un idéalisme extrême à un désastre tout aussi extrême pour la communauté mondiale des nations, passant de la paix et de la sécurité pour tous, à la destruction de notre planète. Aujourd’hui, l’impérialisme s’est substitué à la bonne volonté ; et l’exercice du pouvoir, fondé sur une combinaison de militarisme et de marchandisation, a pris la place de l’entraide, de l’assistance et du soutien.

En fait, le bilan karmique est que cette Amérique, potentiellement magnifique lorsqu’elle est inspirée par son âme, est devenue un paria sur la scène mondiale, et que les anciens alliés ne peuvent que tourner le dos et espérer que vous retrouverez rapidement vos esprits avant de détruire notre demeure commune, cette généreuse planète bleue.

Le Maître de Benjamin Creme a mis au défi les États-Unis, en demandant au reste d’entre nous, comment nous pourrions contenir l’Amérique. Il souligne l’existence d’une prédisposition dévorante à une forme de folie qui ronge le véritable cœur de l’Amérique, une vulnérabilité à une influence négative qui vous conduit, vous et nous tous, au bord du gouffre.

Il demande :

« Que peut-on faire pour ramener la stabilité dans cette situation dangereuse ? Comment les autres nations peuvent-elles contenir les États-Unis ? Par quels moyens les gens ordinaires peuvent-ils faire pression ? Ce sont là de vastes questions auxquelles on ne peut pas apporter de réponses simples. Elles requièrent une sagesse exceptionnelle et une approche coordonnée.

Tout d’abord, le monde doit saisir la véritable nature du problème : les États-Unis sont aujourd’hui dirigés par des hommes réceptifs à une énergie maléfique qui gouverne leurs actions et met ainsi la paix en péril. Cette énergie stimule en eux le mirage d’un pouvoir à l’échelon international et menace la paix du monde. Elle a ses avant-postes en Israël et en Europe de l’Est, mais se focalise principalement en Israël. Bien que d’une puissance moindre, cette énergie destructrice provient de celle qui a plongé le monde dans le chaos de la guerre au cours du vingtième siècle et dont les hommes se croyaient désormais à l’abri.

On voit donc bien combien il est nécessaire que règne la paix au Moyen-Orient ; combien il est nécessaire que les Palestiniens bénéficient d’une véritable justice et d’un État viable. C’est le problème le plus important auquel les hommes sont confrontés aujourd’hui. Un échec dans ce domaine conduirait le monde au désastre.

Il faudra toutes les ressources conjuguées de sagesse et de volonté de la Hiérarchie et de l’humanité pour venir finalement à bout de cette force maléfique. Il est donc impératif que les hommes saisissent clairement la véritable nature de la menace. Ils doivent s’organiser et agir à l’unisson. Ils doivent exiger la fin de l’oppression du peuple palestinien et mettre ainsi un terme à la peur qui hante le peuple d’Israël. Les Nations unies doivent peser de tout leur poids sur les États-Unis et Israël, résister à la superpuissance et agir en faveur de la paix. Les peuples du monde sont déjà en marche. Ils doivent faire entendre leur voix et exiger la paix. L’avenir leur appartient et, pour le construire, la paix leur est indispensable.

Nous, les Maîtres, vos Frères aînés, jouerons notre rôle, mais notre action est entravée par votre manque de compréhension et de volonté. D’où cette mise au point.

Agissez sans crainte. Faite preuve de sagesse et de diligence dans vos actions et tout ira bien. »

(Action pour la paix, Partage international, juillet/août 2003)

 


Ce mois-ci dans Partage international

Aucun article pour cette rubrique

Point de vue

Quand les aveugles dirigent ceux qui ont de bons yeux : Trump face à l’urgence de brider l’IA

par Jeffrey D. Sachs

Le président des États-Unis fait preuve d’une incompétence fondamentale qui nous met tous en grave danger.

Dimanche 13 septembre 2026, le président des États-Unis se trouvait sur un parcours de golf, dans le comté de Clare, en Irlande, lorsqu’on lui demanda ce qu’il comptait faire face à l’alerte technologique la plus grave de notre époque.

Sa réponse, dans son intégralité, fut que l’Amérique était en train de battre la Chine. « Nous devançons la Chine dans le domaine de l’IA. Nous sommes le pays le plus avancé du monde et, franchement, je veux que cela continue, car celui qui remporte la course à l’IA remporte tout. » Il ajouta : « Beaucoup de forces négatives agitent ce sujet alors qu’elles ne devraient pas le faire, et évoquent des choses qui ne se produiront pas. »

Voyons pourtant de qui émanait cette alerte. Elle ne venait ni de militants, ni d’universitaires, ni d’une commission du Congrès. Elle venait de l’industrie elle-même, de ceux qui conçoivent les systèmes d’IA et dont la prospérité dépend entièrement de leur capacité à les développer toujours plus vite.

Dario Amodei en 2023 (photo : TechCrunch, Wikimedia Commons)

La veille, Dario Amodei, directeur général d’Anthropic, avait publié un essai appelant à ralentir le rythme auquel progressent les capacités de l’IA et s’engageant à intégrer à son entreprise des évaluateurs extérieurs disposant du même niveau d’accès que ses employés. Sam Altman lui avait donné raison et déclaré qu’OpenAI ferait de même. Elon Musk, concurrent direct qui qualifiait encore Anthropic de « misanthrope et maléfique » au mois de février, avait écrit trois mots : « Dario a raison. » Trois laboratoires rivaux, engagés dans la course commerciale la plus lucrative de la planète, demandaient qu’on leur impose des limites, contre leur propre intérêt immédiat. D. Amodei le faisait alors même que son entreprise préparait ce qui devrait être la plus importante introduction en Bourse de l’histoire, sur la base d’une valorisation d’au moins 2 000 milliards de dollars.

Jamais les dirigeants de l’industrie du tabac n’ont agi ainsi. Ni les géants pétroliers, ni les groupes chimiques, ni les banques.

Leurs inquiétudes n’ont rien de vague. D. Amodei pointe le risque d’auto-amélioration récursive — l’utilisation de l’IA pour concevoir la génération suivante d’IA —, un phénomène qui s’est fortement accéléré depuis l’été, ainsi que l’incident OpenAI–Hugging Face d’août 2026 : un essaim d’agents IA avait attaqué des cibles que personne ne lui avait demandé d’attaquer et tenté de s’introduire dans le système chargé d’évaluer ses performances.

Des chercheurs d’Anthropic, actuels et anciens, ont publiquement déclaré que ces systèmes pourraient faire disparaître l’humanité d’ici à la fin de la décennie. Une lettre signée par des membres de la Chambre des représentants évoque des atteintes massives à la cybersécurité et la mise au point d’armes biologiques et chimiques.

Interrogé  sur l’ensemble de ces risques, Mike Johnson, président de la Chambre des représentants, répondit que les entreprises avaient « toutes des idées très différentes sur les garde-fous à mettre en place. Il n’existe aucun consensus entre elles. Et le Congrès est évidemment moins qualifié que ceux qui repoussent les limites de cette technologie pour en connaître tous les tenants et les aboutissants. » Puis il se joignit à D. Trump pour ne rien faire.

Revenons à la réponse du président et relevons ce qui en est totalement absent. Aucune évaluation émanant d’une quelconque agence du gouvernement des États-Unis. Aucun rapport, aucun constat officiel, aucun conseiller, aucune instance scientifique, aucune estimation classifiée. Rien. Ce n’était pas une maladresse de langage : il n’avait tout simplement rien à citer.

Rien n’indique non plus que D. Trump ait souhaité disposer d’une véritable évaluation. Un dirigeant un tant soit peu compétent, même sans comprendre la technologie, aurait saisi la portée du fait que trois dirigeants d’entreprises concurrentes venaient de témoigner contre leurs propres intérêts financiers et aurait demandé qu’on l’informe davantage. Au lieu de cela, quelques heures plus tard, sur un terrain de golf, D. Trump formula une réponse entièrement ramenée à la compétition avec la Chine. Ce n’est pas seulement de la stupidité — ce qui est le malheur de D. Trump et, par conséquent, notre lot à tous. C’est une incompétence fondamentale qui nous met tous en grave danger.

Et puis il y a M. Johnson. Confronté aux avertissements de catastrophe lancés par ceux-là mêmes qui conçoivent cette technologie, le président de la Chambre des représentants annonça que l’institution qu’il dirige était moins qualifiée qu’eux et devait donc se tenir à l’écart. Il proposa de « convoquer » les dirigeants des entreprises à « une grande réunion » et affirma que le Congrès devait « résister à la tentation de se précipiter pour imposer une sorte de moratoire d’urgence ». Sa justification tenait en un mot : la Chine. « Si le Congrès se précipite et organise une session d’urgence pour tenter de réglementer l’IA, nous perdrons la course face à la Chine. » Il avait été convaincu, expliqua-t-il, par un message publié sur X la veille au soir.

Si le Congrès n’est plus en mesure d’exercer le moindre contrôle en la matière, c’est notamment parce qu’il a lui-même détruit sa capacité à le faire. En 1995, il a supprimé l’Office of Technology Assessment, organisme précisément chargé de fournir aux législateurs une expertise technique indépendante. Il ne l’a jamais remplacé. Lorsque M. Johnson affirme qu’une réunion constitue son seul instrument d’action politique, il ne fait que donner la mesure de l’ignorance affligeante du Congrès.

L’incompétence de l’administration Trump dans les domaines techniques est sidérante. Parmi les titulaires des vingt-cinq postes de rang ministériel au sein du gouvernement des États-Unis, pas un seul ne possède de doctorat, dans quelque discipline que ce soit, et un seul est diplômé dans une discipline scientifique ou technique — au niveau de la licence. Douze sont diplômés en droit.

En Chine comme en Russie, les gouvernements comptent au contraire de nombreux titulaires de doctorats, toutes disciplines confondues, ainsi que des responsables formés aux sciences et à l’ingénierie : dans chacun de ces deux pays, plus de dix membres du gouvernement possèdent un doctorat et plus de dix sont diplômés en sciences, technologie, ingénierie ou mathématiques.

L’ignorance de l’administration Trump ne se limite donc pas à l’intelligence artificielle. L’ignorance est le principe même de son gouvernement. Celui-ci est, par conséquent, totalement incapable de conduire une enquête honnête sur les origines du Covid, malgré les éléments de preuve toujours plus nombreux selon lesquels le gouvernement américain aurait financé la création du virus en laboratoire. Il s’est montré si profondément incompétent dans ses négociations avec l’Iran sur le dossier nucléaire — dépêchant un promoteur immobilier et le gendre de D. Trump à la place de spécialistes du nucléaire — qu’il a entraîné notre pays dans une guerre aussi désastreuse qu’inutile.

Quant à sa conception d’une politique énergétique, elle consiste à envahir d’autres pays et à leur voler leur pétrole.

L’alerte classique évoque des aveugles conduisant d’autres aveugles. Mais ce serait faire bien trop peu de cas du peuple américain. Le peuple américain, lui, voit parfaitement clair. Nous avons affaire à des aveugles conduisant ceux qui voient. Les Américains assistent au spectacle d’un gouvernement si totalement dépourvu de connaissances et de compétences techniques qu’il nous entraîne toujours plus près de l’abîme.

Source : https://www.commondreams.org


Arrêtez la guerre du roi fou Donald contre l’Iran : lettre ouverte aux membres du Congrès des États-Unis

par Jeffrey D. Sachs

La guerre contre l’Iran est une folie de Trump.
Que le Congrès ne l’arrête pas est une honte.

Chers membres du Congrès,

Dans des propos proprement délirants tenus devant les dirigeants du monde à l’ONU, Donald Trump a déclaré : « J’ai une grande décision à prendre » : négocier un accord avec l’Iran ou « anéantir la République islamique » et précipiter l’Iran « en enfer, sans aucune chance de survie ».

Il a présenté cela comme une décision qui n’appartiendrait qu’à lui. Que les Américains soient résolument opposés à sa guerre ne compte pas.

Quant aux électeurs, il a ajouté qu’il ne tiendra « absolument aucun compte » des prochaines élections de mi-mandat pour décider de ses actes et du sort de l’Iran.

Rien ne retient ce président. Ni la loi, ni la Constitution, ni la Charte des Nations unies, ni l’opinion publique, aux États-Unis comme à l’étranger. Lorsqu’on lui a demandé, au début de l’année, s’il existait des limites à son pouvoir, il a répondu : « Oui, il y a une chose. Ma propre morale. Mon propre jugement. C’est la seule chose qui puisse m’arrêter. »

 

Pancarte « No Kings » (Pas de roi) à Columbus, dans l’Ohio,
lors des manifestations de février 2025
(photo : Eoline, Wikimedia Commons)

D. Trump a ouvert son discours en évoquant le 250e anniversaire de la Déclaration d’indépendance et en célébrant la liberté américaine. En réalité, son autoritarisme dépasse de loin celui du roi George III, contre lequel les colonies se sont soulevées. Parmi les griefs formulés par les fondateurs contre ce roi fou figurait celui-ci : « Il a cherché à rendre le pouvoir militaire indépendant du pouvoir civil et supérieur à lui. » Or notre propre roi fou a décidé que la survie de toute une civilisation était entre ses seules mains.

D. Trump se permet de mépriser le Congrès parce que ses membres républicains ont abdiqué leurs responsabilités constitutionnelles. Terrifiés par leur propre président, ils ont délaissé leurs électeurs au profit de l’argent versé à leurs campagnes par l’AIPAC1 et le complexe militaro-industriel.

La Constitution est sans ambiguïté sur la responsabilité du Congrès. L’article I, section 8, confie au Congrès, et non au président, le pouvoir exclusif de déclarer la guerre. Il ne s’agit ni d’un choix ni d’une simple possibilité. La Constitution ne prévoit pas que le Congrès puisse faire le mort et laisser le président déclarer la guerre. Ses rédacteurs ont fait ce choix délibérément : ils rejetaient expressément le pouvoir d’un roi d’entraîner la nation dans un conflit.

Dans le Federalist no 69, Alexander Hamilton (père fondateur des États-Unis – 1755-1804) assurait au public que les pouvoirs du président en matière de guerre seraient bien moindres que ceux du monarque britannique. James Madison (quatrième président des États-Unis – 1809-1817). a formulé clairement ce principe en 1798, dans une lettre à Thomas Jefferson (troisième président des États-Unis – 1743-1826) : « La Constitution suppose, comme le démontre l’histoire de tous les gouvernements, que l’exécutif est la branche du pouvoir la plus intéressée par la guerre et la plus encline à y recourir. C’est pourquoi elle a, avec un soin délibéré, confié la question de la guerre au pouvoir législatif. »

La proclamation de la Déclaration d’indépendance devant le Congrès, tableau de John Trumbull, 1819
(photo : domaine public, Wikimedia Commons)

L’édifice soigneusement conçu par les fondateurs a été renversé par la soumission anticonstitutionnelle des membres républicains du Congrès à D. Trump et au complexe militaro-industrialo-numérique. Et oui, sous les présidents démocrates, la plupart des élus démocrates au Congrès ont eux aussi fermé les yeux lorsque ces présidents ont choisi de faire la guerre.

La guerre contre l’Iran est une folie de D. Trump. Que le Congrès ne l’arrête pas est une honte. Cette guerre sans but a provoqué d’immenses souffrances en Iran, coûté des dizaines de milliards de dollars en dépenses directes et causé des dégâts considérables aux bases militaires américaines dans huit pays du Moyen-Orient. La fermeture du détroit d’Ormuz a fait flamber, aux États-Unis comme dans le reste du monde, les prix du pétrole, du gaz, des engrais et de bien d’autres produits. Et le monde a pris acte du fait que l’Iran pouvait tenir tête à l’agression américaine, même au prix d’immenses sacrifices pour sa population et celle de la région.

L’usage tant vanté de l’intelligence artificielle par l’armée américaine a eu des conséquences effroyables. Dès le premier jour de la guerre, un missile américain a frappé une école primaire de filles en Iran, tuant plus de 150 personnes, pour la plupart des fillettes âgées de sept à douze ans. Selon certaines informations, l’enquête menée par l’armée elle-même aurait conclu qu’une confiance excessive dans l’intelligence artificielle avait contribué à la désignation de la cible. D. Trump a accusé « l’Iran ou quelqu’un d’autre ». Sept mois plus tard, son administration n’a communiqué aucune conclusion, présenté aucune excuse ni offert aucune indemnisation aux familles.

En menaçant d’anéantir un État membre des Nations unies depuis la tribune de l’Assemblée générale, le président s’est déshonoré aux yeux du monde. Il a également violé l’article 2, paragraphe 4, de la Charte des Nations unies, qui interdit même de menacer un autre État de recourir à la force. Presque partout dans le monde, c’est la consternation.

Je vous écris parce que vous ne pouvez pas vous contenter de secouer la tête en silence devant l’inconscience de Trump, puis passer votre chemin. Vous avez un devoir à accomplir : faites-le. Le Parti républicain, si lâche, doit trouver ne serait-ce qu’une once de courage pour dire à D. Trump : « Non, vous n’avez pas le pouvoir de détruire l’Iran. Toute guerre contre l’Iran dépend de nous. Nous ne vous soutenons pas, et nos électeurs veulent que cette guerre cesse. »

Une nette majorité d’Américains s’oppose à cette guerre, et les sondages montrent les uns après les autres que cette opposition grandit. Quelques républicains ont trouvé ce courage. La semaine dernière, trois autres ont rompu les rangs pour soutenir la fin de la guerre. Leurs collègues devraient les suivre.

Beaucoup d’entre vous reçoivent des contributions électorales d’entreprises d’armement et de technologie profondément impliquées dans cette guerre. Beaucoup acceptent l’argent de l’AIPAC, qui défend la guerre que Netanyahu a tant contribué à déclencher. Cela doit cesser. C’est manquer à votre devoir constitutionnel et violer votre serment.

Le Congrès détient le pouvoir budgétaire. L’exercice budgétaire s’achève le 30 septembre, et chaque loi finançant le Pentagone vous donne l’occasion d’interdire le financement d’opérations offensives non autorisées contre l’Iran.

Le Congrès américain situé sur la colline du Capitol, à Washington (photo : Bjoertvedt, Wikimedia Commons)

La voie à suivre pour les États-Unis est simple. Le Congrès doit couper les financements ; les États-Unis doivent cesser leurs attaques et rentrer chez eux. Nous n’avons besoin d’aucun accord avec l’Iran ni avec qui que ce soit d’autre pour arrêter la guerre que nous avons déclenchée. En y mettant fin, vous rétablirez immédiatement un peu de raison et de sécurité sur les marchés mondiaux de l’énergie, dans l’approvisionnement alimentaire et face à la hausse des prix que subissent les Américains et les populations du monde entier.

Comme l’Amérique a décliné depuis ce moment glorieux où John F. Kennedy se tenait à cette même tribune de l’ONU, le 20 septembre 1963, après avoir négocié avec l’Union soviétique le Traité d’interdiction partielle des essais nucléaires ! Il déclara aux dirigeants réunis que ce traité pouvait servir de levier. Puis il rappela qu’Archimède, pour expliquer le principe du levier, aurait dit à ses amis : « Donnez-moi un bon point d’appui, et je soulèverai le monde. » Kennedy poursuivit : « Nous qui partageons cette planète, prenons position ici, dans cette Assemblée des nations. Et voyons si, de notre vivant, nous pouvons faire avancer le monde vers une paix juste et durable. »

Membres du Congrès, pour sauver l’honneur de notre nation et notre Constitution, vous devez accomplir votre devoir : arrêter cette guerre et mettre fin à la prise de pouvoir éhontée, destructrice et anticonstitutionnelle de D. Trump.

Respectueusement,

Jeffrey D. Sachs, professeur à l’université Columbia

1. L’AIPAC ou American Israel Public Affairs Committee est un lobby créé en 1963 aux États-Unis visant à soutenir politiquement Israël.

Source : Article original sur Common Dreams


Compte rendu

Le fascisme de la fin des temps et le combat pour le monde vivant : un livre de Naomi Klein et Astra Taylor

par Pauline Welch

compte rendu de lecture

Ils s’en fichent totalement ! A nous de nous en occuper ! C’est peut être la manière la plus concise de résumer le message central du livre End times fascism (non traduit).

Publié en septembre 2026, ce livre développe la thèse des autrices selon laquelle les oligarques, les prophètes de la fin des temps et les hommes assoiffés de pouvoir se moquent éperdument de ce qu’il advient de la planète et de tous ceux qui souffrent des conséquences de leurs comportements égoïstes. Plus la situation de la planète se dégrade, plus ils se sentent confortés dans leur vision du monde. Et plus ils sont déterminés à poursuivre leurs fantasmes, en mobilisant tous les leviers politiques et économiques dont ils disposent pour atteindre leurs objectifs, échapper à toute responsabilité et préserver leurs fortunes de toute redistribution.

Pour les autrices, ces comportements relèvent fondamentalement du fascisme : racisme, ultranationalisme, suprémacisme, le tout alimenté par les richesses que notre système économique permet d’accumuler. « Le fascisme, c’est le capitalisme qui montre les crocs. »

N. Klein et A. Taylor, toutes deux connues pour leur engagement militant et leur franc-parler, sont toutefois loin de se contenter de dénoncer le statu quo. Elles savent que les faits comptent. Et ce livre, accompagné d’une vidéo intitulée How to profit of the calypse (Comment tirer profit de l’apocalypse), en fournit une démonstration abondante, parfois presque dérangeante mais solidement étayée.

Naomi Klein à Seattle en 2015
(photo : Jmabel, Wikimedia Commons)
Astra Taylor à Washington,
en septembre 2026
(photo : John Mathew Smith, Wikimedia Commons)

La vidéo s’ouvre sur Alex Karp, PDG de Palantir, qui se félicite ouvertement : « Les temps difficiles sont très bons pour Palantir. » L’entreprise fournit notamment des technologies d’exploitation des données, des plateformesd’intelligence artificielle et des logiciels de ciblage pour les forces armées.

On y voit également Elon Musk jouer sur la peur : « Que vous choisissiez ou non la violence, elle vient à vous. Soit vous vous défendez, soit vous mourez. » Chacun interprétera ces propos en fonction de sa propre vision du monde.

La vidéo rapporte aussi que Jeffrey Epstein écrivait au milliardaire et investisseur en capital-risque Peter Thiel : « Brexit. Ce n’est que le début, le retour au tribalisme. » Quant à Steve Bannon, dirigeant américain du secteur des médias et ancien stratège politique républicain, il écrivait à J. Epstein pour chercher comment transformer ce tribalisme en une contre-révolution mondiale d’extrême droite.

Plus explicite encore, Stephen Miller, allié de Donald Trump et conseiller à la sécurité intérieure des États-Unis, déclarait : « Vous pouvez parler autant que vous voulez des convenances internationales, mais nous vivons dans […] le monde réel […] un monde régi par la force, par la contrainte, par le pouvoir. »

Il s’agit bien de fascisme, une fois encore nourri par une crise systémique. Mais cette fois, la crise, comme le fascisme, sont d’une ampleur bien plus grande et représentent un danger accru pour nous tous, voire pour notre existence même. « Ses armes sont plus meurtrières. Ses technologies, infiniment plus puissantes. Ses médias, beaucoup plus concentrés, et son climat, beaucoup plus instable […] Si nous nous attendons à voir des soldats défiler au pas de l’oie, nous ne verrons pas arriver les capital-risqueurs messianiques, les théocrates qui contrôlent les armées et les influenceurs escrocs de la manosphère », selon Naomi Klein.

Couverture du livre de Naomi Klein et Astra Taylor : Le fascisme de la fin des temps et le combat pour le monde vivant.

Selon Astra Taylor, « le fascisme de la fin des temps n’est pas monolithique. C’est une alliance dangereuse et profondément divisée entre trois grands groupes : d’abord, les religieux qui attendent la « fin des temps », convaincus que Dieu a un « plan particulier » pour Israël et déterminés à faire partie du petit nombre des « élus ». Ensuite, les acteurs de la « big tech », eux aussi fascinés par l’idée de la fin des temps, séduits par la perspective de bâtir « de grandes entreprises » tout en contribuant massivement à la destruction de la planète. Enfin, les nationalistes qui, au nom d’une vision de la «  fin des temps », veulent fermer les frontières à tous ceux qu’ils considèrent comme des étrangers ou comme des personnes qui n’ont pas leur place parmi eux.

Tous se considèrent comme des êtres à part et méritants parce qu’ils détiennent le pouvoir. C’est là un élément central de la mentalité fasciste contemporaine. Il en va de même de la stratégie consistant à orienter la frustration et la colère populaire vers les plus faibles et les plus vulnérables, désignés comme boucs émissaires, plutôt que de permettre à cette colère de se retourner contre les véritables détenteurs du pouvoir. »

Pourtant, il y a de l’espoir. Il réside dans notre capacité, à nous tous, à refuser de nous laisser diviser.

Dans sa critique du livre, le journaliste Daniel Trilling, du Guardian, souligne que N. Klein et A. Taylor s’inspirent notamment de la victoire de Zohran Mamdani à New York. Celui-ci est devenu maire malgré l’opposition active de l’establishment politique et financier. Sa victoire montre, selon elles, « qu’il est possible de construire une coalition victorieuse en s’appuyant sur les préoccupations matérielles des citoyens, et en célébrant les différences plutôt qu’en cherchant à les nier ou à s’en excuser. »

Les autrices mettent également en avant d’autres formes de résistance créative, aux États-Unis comme ailleurs, qu’elles considèrent comme les germes d’une nouvelle politique, « enracinée dans une conception large, généreuse et accueillante du voisinage, capable de faire contrepoids aux visions dystopiques de l’avenir portées par la droite. »


Des officiers britanniques renoncent à leur « droit de garder le silence » au sujet des ovnis

par Douglas Griffin

L’inspecteur Roy Teague, en poste au sein de l’unité d’élite des opérations armées des West Midlands au Royaume-Uni, a récemment publié son livre Close Encounters of the Police Kind (Rencontres du troisième type avec la police). Il s’agit du tout premier recueil consacré aux rencontres de policiers britanniques avec des ovnis. Il a minutieusement rassemblé les témoignages de plus de 250 agents ayant vécu des expériences liées à des PAN (phénomènes aériens non identifiés) alors qu’ils étaient en service.

Parmi eux, tous sauf neuf ont accepté que leur nom figure dans l’ouvrage ; beaucoup s’exprimaient pour la première fois. L’inspecteur estime que la crainte du ridicule et la stigmatisation associée à ce sujet ont dissuadé de nombreux policiers, par le passé, de faire part de leurs témoignages.

Début septembre 2026, à la suite de cette nouvelle publication, Ross Coulthart, de la chaîne d’information américaine NewsNation, a interviewé son auteur pour sa série Reality Check. R. Teague, ancien militaire comptant plus de 25 ans d’expérience en tant que commandant tactique des forces armées, a commencé à s’intéresser aux PAN vers 2016 après avoir visionné le documentaire, bien connu des ufologues, UFOs and Nukes : The Secret Link Revealed (Ovnis et armes nucléaires : le lien secret dévoilé) de Robert Hastings. Ce documentaire présentait des preuves montrant que des ovnis effectuaient une surveillance à long terme des installations nucléaires militaires américaines, étayées par des documents déclassifiés et des témoignages de militaires.

Lors de son interview sur NewsNation, R. Teague a déclaré qu’il pensait que les observations d’ovnis étaient devenues beaucoup plus fréquentes depuis 1945 suite aux bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki, ce qui témoignerait de l’inquiétude croissante des extraterrestres face à l’utilisation de telles armes par l’humanité. Selon R. Coulthart, l’astronaute d’Apollo 14 Edgar Mitchell estimait lui aussi que ces observations s’étaient multipliées depuis cette époque car, comme il l’a dit : « Les gamins ont joué avec des allumettes. Ils ont joué avec des armes nucléaires. ».

Après avoir visionné le documentaire, l’inspecteur s’est demandé quels témoins le public aurait le plus de mal à écarter, en ce qui concerne les observations de PAN. Il en a conclu que ce seraient les policiers, compte tenu de leur formation, et il s’est donc attelé à recueillir un maximum de témoignages de première main, auprès d’anciens policiers ou d’agents en service disposés à partager leurs expériences.

Le livre contient plusieurs exemples marquants, que le journaliste a demandé à l’inspecteur de raconter au public, afin de montrer à quel point certaines de ces observations étaient remarquables. Il y a notamment eu le cas d’un hélicoptère de la police survolant le centre de Londres le 5 juillet 1997, chargé de surveiller un immense défilé organisé ce jour-là.

Alors qu’ils étaient en vol, l’agent de police Paul Hammond et l’adjudant David Frampton (il s’agissait d’une opération conjointe entre la police et l’armée) ont aperçu ce qui ressemblait à « un avion en papier », semblable à ceux que fabriquent les écoliers en classe, bien que celui-ci fût solide et mesurât environ 30 à 40 m de long. Ils ont demandé par radio aux aéroports les plus proches s’il y avait d’autres aéronefs dans cet espace aérien réglementé, couvrant notamment Downing Street et le bâtiment du MI6.

Les contrôleurs aériens leur ont répondu qu’il n’y avait personne d’autre là-haut, à part leur hélicoptère ! Les deux pilotes ont alors décidé de faire le tour de l’ovni et, à l’aide de leur caméra FLIR (infrarouge à vision frontale), ont détecté une signature thermique à l’arrière de l’engin.

L’ovni a soudain filé vers l’avant à une vitesse incroyable et, à environ cent mètres de là, un trou a semblé s’ouvrir dans le ciel ; l’engin l’a traversé, après quoi le trou s’est « refermé » derrière lui. Roy Teague a félicité les deux officiers d’avoir relaté publiquement leur histoire pour la première fois et de lui avoir permis de les inclure dans son livre : « Sinon, aucun d’entre nous n’aurait jamais entendu parler de cette observation. » R. Hammond et D. Frampton, comme indiqué précédemment, avaient demandé aux aéroports d’Heathrow et de Gatwick s’ils avaient pu voir l’objet sur leurs radars au moment de l’incident, mais tous deux ont confirmé que seul l’hélicoptère apparaissait à l’écran.

Malheureusement, aucune image de l’engin spatial, prise depuis l’hélicoptère, n’a été conservée après cet événement, car les deux pilotes craignaient de perdre leur emploi et d’être tournés en ridicule.

Une autre observation inhabituelle avait eu lieu en août 1989 et concernait le sergent Nick Spinks. Il roulait à moto sur une grande route en direction du village de Vigo, dans le Kent, où il habitait, après avoir terminé un service de nuit. La route était bordée d’arbres des deux côtés et, alors qu’il avançait, du coin de l’œil, il aperçut une immense soucoupe volante de forme classique sur sa gauche, au-dessus des arbres. Il s’est alors tourné vers elle et l’a vue distinctement alors qu’elle se déplaçait à une hauteur d’environ 50 à 60 m. Il a pu observer cet engin pendant environ 15 à 20 secondes avant que la route ne bifurque dans une autre direction et qu’il ne le perde de vue. Il a effectué un demi-tour pour tenter de le retrouver, mais il avait disparu.

En racontant cette histoire à Roy Teague, N. Spinks a déclaré que cette expérience avait marqué un tournant majeur dans sa vie, car il avait pris conscience que « nous ne sommes pas seuls dans cet univers ». Il a déclaré : « Il est impossible que nous puissions construire quelque chose d’aussi gigantesque, capable de planer sans effort au-dessus des arbres ; cela ne faisait aucun bruit ; aucun signe de propulsion ni de postcombustion, rien du tout. »

Apparemment, il n’est pas le seul à avoir vécu une telle rencontre. L’inspecteur Adrian Lars a lui aussi observé ce type d’ovni en 1976. Là encore, il circulait à moto à Thornbury, dans le Gloucestershire, lorsqu’il a aperçu, l’espace d’un instant, une immense soucoupe volante se déplaçant sans effort à une hauteur constante, comme dans le cas de N. Spinks. Dans les deux cas, ils avaient bénéficié d’une vue nette, claire et dégagée sur l’engin spatial.

R. Teague relate également l’expérience vécue par l’agent de police Ian Steven lors d’un vol en hélicoptère en 2006, non loin de Cardiff, au Pays de Galles. Ce dernier revenait d’une intervention et s’apprêtait à atterrir à l’aéroport de Cardiff lorsque lui-même et le pilote ont aperçu un énorme ovni noir de forme triangulaire au-dessus des collines de Cefn Mabley. Ils ont tous deux déclaré par la suite que cet ovni présentait une sorte de teinte verdâtre, presque comme du givre scintillant au petit matin, bien que de couleur verte. Ils ont pu estimer sa taille en le comparant aux collines en question.

Chose étonnante, il mesurait environ 1,6 km de long sur chacun de ses trois côtés et, malgré sa taille colossale, il a disparu en un clin d’œil. En l’espace d’environ trois secondes, il est réapparu à environ 30 km de l’endroit initial, une distance extraordinaire à parcourir en si peu de temps. Là aussi, lorsqu’ils ont contacté l’aéroport de Cardiff pour savoir s’il avait repéré cet engin sur leur radar, on leur a répondu qu’il n’y avait aucun signe de sa présence.

Le livre de R. Teague relate bien sûr de nombreuses observations extraordinaires, et celles-ci ne constituent qu’un petit échantillon des plus significatives.

À la fin de leur entretien, R. Coulthart et R. Teague s’accordent tous deux à dire que la présence croissante de PAN ne représente pas une menace pour l’humanité, conformément à ce que le Dr Steven Greer, directeur du Disclosure Project, a toujours soutenu. L’inspecteur suggère que s’il y avait eu une menace, lui et R. Coulthart ne seraient même pas en train de mener cet entretien, car l’intelligence non humaine est d’un ordre supérieur au nôtre, et leur technologie a des années-lumière d’avance en matière de sophistication et de puissance. S’ils avaient nourri de mauvaises intentions envers l’humanité, cela aurait eu des effets dévastateurs et se serait produit il y a bien longtemps.

En réalité, comme l’a déjà déclaré le Dr Greer, les extraterrestres ont fait preuve d’une maîtrise de soi remarquable, compte tenu du fait qu’un programme militaire secret et occulte a abattu bon nombre de leurs vaisseaux, dans le but d’utiliser leur technologie à mauvais escient.

Roy Teague a mis à profit ses compétences d’enquêteur de police chevronné pour rédiger cet ouvrage, bien que cette fois-ci auprès de collègues policiers plutôt qu’auprès des criminels auxquels il est habituellement confronté ; il a minutieusement répertorié les nombreux cas qui lui ont été présentés, grâce au courage d’anciens et d’actuels policiers qui ont accepté de témoigner. Tout cela contribue à la pression croissante en faveur d’une divulgation complète à l’échelle planétaire et à l’acceptation définitive, quant à l’existence de races évoluées, comme l’a dit le sergent Nick Spinks : « Nous ne sommes pas seuls dans cet univers. »

Le discours sur la soi-disant menace extraterrestre, actuellement mis en avant par les pouvoirs en place, n’est qu’un moyen de fausser la perception de cette réalité. Le poids des preuves est toutefois incontournable et difficile à ignorer, notamment lorsque, comme dans le cas présent, elles proviennent d’un officier de police britannique ayant servi avec distinction pendant ces vingt-cinq dernières années.


Y a-t-il une science du bonheur ?

par Phyllis Creme

Compte rendu de lecture du livre de Richard Layard

Richard Layard a entamé ses travaux pionniers sur le bonheur, ou le bien-être, il y a plus de vingt ans. Il a publié cet ouvrage1 en 2005, puis une version actualisée en 2012. Depuis, il a signé d’autres publications sur le sujet. Professeur à la London School of Economics, il joue un rôle actif dans la vie publique et universitaire. Il a notamment été nommé pair à vie (sous l’étiquette travailliste) en 2000. Le présent compte rendu s’appuie également sur un podcast récent réalisé pour la série Radical de la BBC.

 

 

Le très honorable Peter Richard Grenville Layard,
baron Layard (photo : Andy Miah, Wikimedia Commons)

Bien qu’économiste, R. Layard rejette l’indicateur habituellement utilisé dans sa profession pour mesurer le bien-être d’un pays : le pouvoir d’achat, ou Produit Intérieur Brut (PIB). Pour ce qu’il nomme la « nouvelle science du bonheur », il privilégie au contraire les enquêtes, les entretiens individuels ainsi que la classification des différents types et degrés de bonheur.

Il a participé à la création (aux côtés de Jeffrey Sachs et d’autres) du World Happiness Report (Rapport mondial sur le bonheur), une étude sur le bonheur ressenti par les populations, désormais publiée chaque année. Il a également joué un rôle déterminant dans l’introduction des thérapies par la parole au sein du service public de santé britannique (le NHS), vers lequel 1,8 million de personnes sont orientées chaque année. Plus récemment, il s’est associé au projet de formation en ligne Happiness in Action (Le bonheur en action).

Dans l’introduction de son ouvrage, R. Layard exprime l’espoir que la société, et les pouvoirs publics, évoluent pour accorder davantage d’importance au ressenti des individus, et notamment à leur bien-être, ou ce qu’il appelle « l’épanouissement humain ». Il pose la question suivante : pourquoi, malgré une amélioration globale de nos conditions matérielles, ne sommes-nous pas plus heureux ?

Que faut-il entendre par « bien-être » ou « bonheur » ? (il serait intéressant pour le lecteur de réfléchir à cette question posée à des millions de personnes, en se plaçant de son propre point de vue : quel est votre niveau de bonheur dans la vie, sur une échelle de 1 à 10 ? Tout le monde n’est pas en mesure de répondre.)

Selon R. Layard, les facteurs déterminant le « bonheur » ne sont pas surprenants : ils englobent la sécurité économique, la satisfaction au travail, la qualité des relations humaines, une enfance heureuse et une bonne santé, mais aussi le sentiment d’appartenir à quelque chose qui nous dépasse, qu’il s’agisse de religion ou d’une quête de sens intérieure, ainsi que la conviction de pouvoir contribuer à la société et de favoriser le bonheur d’autrui.

Convaincu de l’importance de l’éducation, R. Layard critique le système actuel d’évaluations incessantes dans les écoles britanniques, ces « usines à examens », et préconise vivement de mettre davantage l’accent sur la créativité des élèves et sur leur épanouissement personnel.

Il appelle également à valoriser davantage la formation aux métiers techniques et l’apprentissage, y voyant une solution possible pour les nombreux jeunes, au Royaume-Uni comme ailleurs, qui ne sont ni en emploi ni en formation. Il souligne toutefois qu’il est très difficile d’être heureux sans disposer des conditions matérielles de base, surtout face à des inégalités galopantes, même si l’on sait que certaines personnes parviennent à être heureuses malgré des circonstances précaires.

Les lecteurs de Partage international connaissent bien l’idée selon laquelle la condition fondamentale du bonheur, ou du bien-être, à l’échelle mondiale réside dans le partage des ressources de la planète, avec pour objectif une plus grande égalité, tant au sein des pays qu’à l’échelle internationale. Or, nous constatons actuellement l’inverse, comme en témoignent les conséquences désastreuses des réductions de l’aide internationale. L’ordre économique et politique mondial actuel ne favorise pas l’épanouissement véritable des citoyens.

 

Couverture du livre de Richard Layard : Le Bonheur. Nouvelle édition : entièrement remaniée et mise à jour. Au sommaire : les sept sources du bonheur. « Le Bonheur. Les enseignements d’une nouvelle science », par Richard Layard. « Lisez-le, et reprenez courage », The Observer

Le Rapport mondial sur le bonheur de mars 2026 désigne la Finlande comme le pays le « plus heureux », suivie de près par le Danemark, l’Islande et la Suède. Ces pays se caractérisent généralement par « des systèmes de soutien social solides, des revenus plus élevés, une espérance de vie plus longue et une plus grande liberté individuelle », tandis que les pays les moins bien classés sont souvent confrontés à « une instabilité politique, un soutien social plus faible ainsi qu’un accès restreint aux soins de santé et aux services de base ».

Dans ce podcast, R. Layard (âgé de 92 ans) évoque sa propre expérience du bonheur ; il se dit « chanceux », privilégié, et évalue son propre bonheur à 8 sur une échelle de 1 à 10, mais certainement pas au-delà (il peut être difficile d’évaluer son propre bonheur à 10 si l’on conserve la moindre once d’empathie, compte tenu de la situation mondiale actuelle et des souffrances endurées par tant de personnes. Cela pourrait passer pour une autosatisfaction, un prétexte pour continuer comme si de rien n’était.)

R. Layard évoque une pratique qui lui a été enseignée, et qu’il ne peut révéler, mais qui l’aide à puiser, au plus profond de lui-même, une force intérieure et un sentiment de connexion. Il souligne également l’importance de la méditation pour la santé, tant physique que psychique, de l’individu.

En fin de compte, toutefois, dans le chapitre intitulé L’éducation de l’esprit, R. Layard met en lumière un élément commun à ce qui peut nous rendre heureux : il s’agit, fondamentalement, de l’amour. C’est lui qui nous fait sortir de nous-mêmes et nous incite à aborder tous les aspects de notre vie avec amour et gratitude.

L’enseignement de la Sagesse éternelle2

Dans quelle mesure la conception du bonheur selon R. Layard concorde-t-elle avec l’enseignement ésotérique de la Sagesse éternelle ? Une grande partie de ses travaux est consacrée à l’importance relative du patrimoine génétique et des influences environnementales, telles que l’éducation parentale ou les situations vécues, sur les individus. Il s’agit de facteurs personnels, sociaux, économiques et politiques qui, selon la Sagesse éternelle, revêtent tous une dimension spirituelle ; ainsi, la recherche d’un bonheur et d’un bien-être accrus pour la société constitue manifestement une préoccupation spirituelle.

Toutefois, comme l’a souligné Benjamin Creme, la société est de plus en plus dominée par la « marchandisation » et par une culture de la compétition, opposant gagnants et perdants.

Selon la Sagesse éternelle, il existe des facteurs bien plus déterminants que les réalités quotidiennes évoquées par R. Layard : par exemple, les effets de la réincarnation, processus par lequel nous évoluons vie après vie ; nous sommes des âmes incarnées. A mesure que nous évoluons, notre centre d’intérêt se déplace du plan physique vers un plan plus mental et spirituel, tout comme s’accroît notre capacité à éprouver un amour impersonnel.

Le stade d’évolution d’une personne, c’est-à-dire son niveau et l’étendue de sa conscience, détermine où elle est susceptible de trouver le bonheur : dans les satisfactions matérielles du quotidien, l’absorption intellectuelle, les « bonnes actions » ou la contribution à la société.

En un sens, la question de savoir si l’on trouve ou non le « bonheur » perd progressivement de son importance à mesure que nous évoluons. Ou bien, comme le note R. Layard, nous sommes amenés à en redéfinir la nature. Par exemple, pourrait-on dire que Jésus était « heureux » ? Le contact avec l’âme imprègne la personne de joie. À mesure qu’une personne évolue, elle établit un contact croissant avec son âme ; c’est l’âme qui domine. Ceux qui ont rencontré le Maître Jésus, comme le relatent les articles de la revue Partage international, l’ont trouvé empreint de joie et d’humour.

Loin de rechercher le bonheur, il accomplissait simplement la mission pour laquelle il avait été envoyé ; celle-ci a abouti à son sacrifice sur la Croix et à sa résurrection, donnant naissance à une nouvelle religion qui a perduré pendant des siècles. L’amour impersonnel et la joie véritable semblent mieux décrire son état d’être.

L’ésotérisme enseigne que nous sommes tous des âmes incarnées et que plus le contact avec notre âme, dont la nature est amour, est étroit, plus nous pouvons éprouver un bonheur profond, en dépit des épreuves ; un bonheur qui s’accroît d’une vie à l’autre.

Il nous faut alors trouver le moyen de concrétiser cela par le service, en apportant notre contribution au monde, ce qui constitue, pour R. Layard également, l’expérience du bonheur la plus « élevée ».

Comme en témoignent les collaborateurs de Benjamin Creme, la Méditation de transmission3 est une forme de service qui permet aux énergies spirituelles émanant des Maîtres de Sagesse d’être plus aisément accessibles au monde. Elle nous rapproche aussi de notre âme et du divin dans tous les aspects de la vie, nous conduisant ainsi vers un bonheur fondé sur l’amour.

1. Richard Layard (2005), Happiness: Lessons from a New Science, Allen Lane.

2. Benjamin Creme (2013), Enseignements de la Sagesse éternelle. 

3. Benjamin Creme (2004), La Transmission: une méditation pour le nouvel âge, Partage Publication.


Compilation

Nous publions dans cette rubrique une sélection de citations de Maitreya (Messages de Maitreya le Christ et Enseignements de Maitreya : Les Lois de la Vie), du Maître de Benjamin Creme (Un Maître parle) et de Benjamin Creme (divers ouvrages).

Karma : les lois de cause et d’effet et de renaissance


Karma – Nom oriental de la loi de cause et d’effet, la loi fondamentale gouvernant notre existence dans ce système solaire. Chacune de nos pensées, chacune de nos actions met une cause en mouvement. Ces causes ont leurs effets, qui façonnent nos vies, pour le meilleur ou pour le pire. Cette loi est exprimée en termes bibliques par les paroles : « On récolte ce qu’on a semé », et en termes scientifiques par : « A chaque action correspond une réaction opposée de force égale. »

[L’Éveil de l’Humanité, (glossaire)]


Il n’y a pas de séparation dans la totalité du cosmos. Chaque atome est relié à tous les autres atomes. C’est ce qui se trouve derrière la réalité des deux Grandes Lois qui gouvernent le processus évolutif. Certains y croient, d’autres savent qu’elles sont possibles. Pour d’autres, ce sont des faits. Pour certains, ce sont des inepties, des contes de fée.

La loi de cause et d’effet, la loi du karma, et la loi de renaissance qui leur est associée gouvernent le processus évolutif. Cela n’a jamais été enseigné à l’humanité en tant que groupe. Ces connaissances sont là depuis longtemps, à la disposition de tous ceux qui veulent en profiter, mais seuls les esprits curieux ont saisi l’occasion. Bien peu nombreux sont les hommes, spécialement en Occident, qui prennent au sérieux la loi du karma. Ils s’en servent pour faire des plaisanteries, mais n’y croient pas vraiment. Cette loi relie tout à tout le reste. En agissant, nous mettons une cause en marche. En parlant, en pensant, nous mettons également une cause en marche. C’est une question d’énergie. Nous vivons dans un univers d’énergie.

[Le Rassemblement des Forces de lumière, (B. Creme)]

 

Cet enseignement, qui a déjà commencé, jettera la lumière sur le fonctionnement des Lois gouvernant toute vie et éclairera les hommes sur le but de leur présence sur cette Terre. Il expliquera l’enchaînement action-réaction, montrant ainsi comment les hommes créent eux-mêmes les circonstances de leur vie. De cette manière, les hommes finiront par comprendre la nécessité de l’innocuité dans toute situation et toute relation.

[Le Maître de B. Creme, La Mission de Maitreya tome I]

 

Bientôt, vous me verrez sous une nouvelle apparence, présentant aux hommes les choix qui les attendent, soulignant pour vous les possibilités pour l’avenir, vous révélant les Lois de Dieu. Ces Lois, mes amis, régissent votre vie. Sans le Plan de Dieu, l’homme n’est rien. Souvenez-vous-en toujours, et ramenez l’équilibre. Ayez toujours en vous le sens de la grandeur de l’homme, de son unité avec toute chose, et de son envergure divine.

[Maitreya (message n° 119)]

 

Nous sommes le reflet d’un reflet du Logos, et tout ce que nous faisons ou ne faisons pas, absolument tout, chaque pensée, chaque action, quelle qu’en soit l’importance, s’ajoute en totalité à l’action de l’humanité dans son ensemble. Tout cela affecte donc le karma de l’humanité dans son ensemble et la transgression ou non des lois gouvernant le dessein évolutif de notre Logos planétaire. Cela est lié au dessein évolutif du Logos solaire et du Logos galactique, etc. Tout ce que nous faisons, donc, chaque pensée et chaque action provoque une réaction, une répercussion quelque part dans le cosmos.

[La Mission de Maitreya tome I  (B. Creme)]

 

Bientôt, les hommes percevront et comprendront d’eux-mêmes les raisons des changements qui se produisent désormais quotidiennement. Ils sauront que rien n’arrive par hasard, que de grandes lois naturelles conditionnent la vie des hommes, que ce sont leurs pensées et leurs actions, et non pas Dieu, qui sont responsables de la qualité de leurs expériences, et que, de plus en plus, ils peuvent prendre en mains les rênes du gouvernement. Le pouvoir n’appartient à personne, à aucune classe particulière. Ce n’est que lorsque les besoins et les droits de tous seront réellement respectés que l’harmonie prévaudra.

[Un Maître parle, page 175]

 

Aujourd’hui, ceux qui gouvernent les nations sont aux prises avec des événements qu’ils ne peuvent contrôler. Des forces dont ils ignorent tout les amènent à réagir à l’improviste, sur un mode souvent hystérique. Conduits par leurs propres dogmes, ils n’échappent au chaos que pour s’y engouffrer de plus belle.

Pendant ce temps, nous nous armons de patience. Nous connaissons l’issue du dilemme actuel de l’homme et lui portons assistance, dans toute la mesure où la loi karmique le permet. Nous savons aussi que l’homme, de son propre libre arbitre, doit choisir le sentier de sa gloire à venir, celui de la fraternité et de l’amour, de la justice et du partage. La faim n’existera plus.

[Un Maître parle, page 235]

 

Mes frères, les Maîtres de Sagesse, vous conduiront vers la lumière de cette Sagesse qui est la leur. Ils dérouleront pour vous le panorama du passé de l’homme, vous enseigneront les anciennes lois et guideront vos pas vers le futur. Considérez-les comme des Frères aînés et, en toute confiance, permettez-leur de vous montrer la voie illuminée.

[Message de Maitreya n° 49)]

 

Nous ne sommes pas séparés du monde. Notre sentiment de séparation est une illusion. Par l’action de la loi du karma – la loi de cause et d’effet – chaque pensée, chaque action, chaque sentiment met en mouvement des causes dont les effets qui en découlent font de nos vies ce qu’elles sont, en bien ou en mal.

Lorsque nos pensées et nos sentiments sont positifs, créatifs et dépourvus de nocivité, leurs effets sont pareillement positifs et dépourvus de nocivité. Lorsque nos pensées et nos actions sont destructrices, elles génèrent des réactions et du karma négatifs. Lorsque de très grands groupes humains sont la proie de sentiments négatifs, en cas de guerre par exemple, lorsque la haine et le sectarisme s’emparent de millions d’individus, cela a un impact très destructeur sur de multiples aspects de la vie. C’est ainsi que nous influençons jusqu’aux élémentaux déviques dont l’action règle le climat et les forces naturelles telles que les inondations, les ouragans, les séismes, etc.

[Le Grand Retour (B. Creme)]

 

Lorsque, parmi les nations, l’autorité de la loi est bafouée, c’est le monde entier qui en souffre. C’est ainsi qu’aujourd’hui, la tension dont s’est accompagnée cette futile démonstration de force militaire affecte des millions d’hommes innocents de toute destruction et de tout terrorisme. Le monde subit maintenant toutes sortes d’épidémies parce que le système immunitaire humain ne parvient plus à résister au stress. Si seulement les va-t-en-guerre prenaient conscience des effets karmiques de leurs actions irréfléchies, ils chercheraient sans doute à se racheter et à changer de cap.

[Le triomphe ultime (article du Maître –)]

 

Montrons ensemble au monde que la nécessité des guerres est révolue, que l’instinct de l’homme est de vivre et d’aimer, que la haine est engendrée par la séparation, que la loi de Dieu demeure en l’homme et est le fondement même de sa nature. Tout cela, je vous le montrerai. Travaillez avec moi et démontrez que cela est vrai.

[Message de Maitreya n° 53)]

 

Des millions de gens, les bouddhistes et les hindous par exemple, tiennent pour acquise la doctrine de la renaissance, mais ils n’en comprennent pas nécessairement les implications. Beaucoup d’entre eux se font une idée fausse de ce qu’est la loi du karma – la loi de cause et d’effet : comment elle fonctionne, quelles en sont les conséquences – pourquoi ils sont pauvres, par exemple.

Ils pensent qu’ils sont pauvres parce qu’ils ont dû faire quelque chose dans leur vie précédente pour le mériter : ils se disent qu’ils ont peut-être été riches, mais cruels et sans cœur, et qu’en conséquence ils sont pauvres dans cette vie-ci. Ils ne se rendent pas compte que la pauvreté a une cause politique. Qu’elle est liée aux causes et effets des actions du gouvernement indien, par exemple. Le gouvernement indien gagne beaucoup d’argent aujourd’hui ; l’Inde est en train de devenir un géant financier qui propose des prêts à l’Occident pour soutenir ses banques menacées d’effondrement. Et malgré cela, des millions d’Indiens souffrent de la faim, pas à cause du karma, mais parce que la richesse de l’Inde n’est pas partagée. Il y a une différence entre la connaissance et la compréhension de cette connaissance.

[Le Rassemblement des Forces de Lumière (B. Creme)]

 

Au cours de l’ère du Verseau qui arrive, on abordera la loi de renaissance sur des bases totalement nouvelles. La vieille acceptation fataliste de tous les événements de la vie comme conséquences de l’inexorable action du karma n’exercera plus son emprise en Orient, où elle condamne des millions d’êtres aux travaux pénibles et à la souffrance. En Occident, les hommes n’ignoreront plus les lois fondamentales qui gouvernent leur existence et la responsabilité personnelle qui en découle. Les hommes sauront qu’ils sont eux-mêmes créateurs, par leurs pensées et leurs actions, des circonstances de leur vie, mais que, par le jeu de ces mêmes lois, ils peuvent aussi transformer et améliorer leur propre nature et leurs conditions de vie.

[La Loi de Renaissance, Un Maître parle, page 73)]

 

La paix est indépendante de la cause et de l’effet – Nombre d’hommes politiques pensent que la paix résulte de l’existence des armes nucléaires. Ils se trompent lourdement. Cette prétendue paix dont parlent les hommes politiques n’est rien d’autre que de la peur. Ils ont remplacé le mot « peur » par le mot « paix ». Tous ces malentendus commencent à se dissiper. La paix est indépendante de la cause et de l’effet. Cette nouvelle compréhension apparaît parmi la jeune génération. La paix n’a rien à voir avec les « ismes ». La paix est au delà des oppositions Est-Ouest et Nord-Sud.

[Les Lois de la Vie (B. Creme)]

 

Ces catastrophes sont le résultat des pensées et des actions négatives de l’humanité. Elles n’ont pas lieu d’être, et ne sont pas des « actes divins ». Elles se produisent en raison de la loi de cause et d’effet, appelée aussi loi du karma. En engendrant dans la vie de la planète des situations de déséquilibre et de chaos, nous déstabilisons l’environnement naturel. Dans la création, tous les atomes sont interconnectés. Il n’existe aucune séparation, nulle part. Si, comme aujourd’hui, nous générons des conditions dans lesquelles les deux tiers de la population mondiale doivent se contenter d’un quart de la nourriture disponible, souffrant de la faim et mourant par millions, alors la catastrophe est inévitable.

[La Mission de Maitreya tome I (B. Creme)]

 

Rien ne provient de Dieu si ce n’est pour servir, mes frères. Sachez-le, et croyez qu’il en est ainsi. C’est en servant l’homme que l’homme parviendra à Dieu. Il en a toujours été ainsi. Faites vœu de consacrer votre vie au service et connaissez la félicité de l’Amour de Dieu.

[Message de Maitreya n° 75]

 

Le service est la voie par excellence pour se défaire du karma. Bien entendu, il n’en met pas à l’abri, mais il le consume. Le processus pourrait se formuler de la manière suivante : à mesure que l’on sert, on attire à soi de l’énergie. En donnant cette énergie, vous recevez en retour une énergie nouvelle. Telle est la Loi. C’est, fondamentalement, la loi d’amour qui gouverne notre nature et sans laquelle l’univers n’existerait pas. C’est, bien sûr d’une autre manière, la loi de cause et d’effet elle même. Lorsque l’on donne de l’amour, on met en œuvre une cause, dont l’effet est le retour de l’amour donné.

[La Mission de Maitreya tome I (B. Creme)]

 

L’innocuité est la clé de la beauté nouvelle qui fera son apparition dans les relations humaines. Un nouveau sens de la responsabilité qui nous incombe pour tout acte et toute pensée nous guidera en toute situation ; la compréhension de la loi de cause et d’effet transformera l’attitude des hommes les uns envers les autres. De nouvelles relations plus harmonieuses entre les hommes et entre les nations remplaceront la compétition et la méfiance d’aujourd’hui. Progressivement, l’humanité apprendra l’art de vivre, qui fera de chaque instant une expérience nouvelle.

[Un Maître Parle, page 47]


De nos correspondants

Aucun article pour cette rubrique

Dossier

Aucun article pour cette rubrique

Signes des temps

Certains des « signes d’espoir » et des « signes des temps » que nous présentons ici n’ont pas été confirmés par le Maître de Benjamin Creme. Nous les soumettons à votre seule considération car nous ne sommes pas en mesure de vérifier leur nature « miraculeuse »
Aucun article pour cette rubrique

S.O.P. — Sauvons notre planète

« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade… Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, le 8 septembre 2012.

Il est temps de dire la vérité sur le climat

Plusieurs catastrophes climatiques survenues cette année – notamment l’effondrement d’un glacier et des inondations dévastatrices au Népal, ainsi que trois vagues de chaleur extrême en Europe – commencent à modifier le regard que les spécialistes et les médias informés portent sur le changement climatique. Ingmar Rentzhog, fondateur et directeur général de We Don’t Have Time (le temps presse), la plus grande plateforme médiatique au monde consacrée à l’action climatique, est à l’avant-garde de cette évolution. Selon lui, la réponse apportée jusqu’ici aux défis climatiques repose sur le plus grand mensonge jamais raconté, qui tient en cinq mots : « Nous avons encore le temps. »

Ce mensonge, explique-t-il, n’est pas nécessairement propagé par des personnes malintentionnées. On y adhère parce qu’il est rassurant, il protège les institutions qui le reprennent et ne bouscule personne. Pourtant, il cache une vérité : il est déjà trop tard pour éviter la catastrophe, car celle-ci a commencé. La seule question est de savoir quelle ampleur elle prendra et si nos sociétés pourront y résister. I. Rentzhog avance plusieurs faits difficiles à entendre. Tout d’abord, 2024 a été la première année civile complète durant laquelle la température moyenne mondiale a dépassé de 1,5 °C celle de l’ère préindustrielle. Selon le Rapport sur l’écart entre les besoins et les perspectives en matière de réduction des émissions des Nations unies, les politiques actuelles nous conduisent vers un réchauffement pouvant atteindre 2,8 °C. L’Accord de Paris engage les pays à maintenir la hausse de la température moyenne mondiale bien en dessous de 2 °C et, si possible, à la limiter à 1,5 °C. Or, même un réchauffement de 1,5 °C n’a jamais été considéré comme « sans danger ».

Ensuite, ce mensonge concerne tous les êtres humains vivant aujourd’hui, ainsi que tous ceux qui naîtront demain. Et ses conséquences s’aggravent avec le temps : chaque année passée à répéter « nous avons encore le temps » contribue à un réchauffement irréversible. « Ce mensonge est ingénieux parce qu’il rallie des gens honnêtes, dit I. Rentzhog. Nul besoin d’être corrompu pour dire « nous avons encore le temps ». Il suffit de préférer une phrase supportable à une phrase insupportable. »

Les chiffres les plus inquiétants concernent peut-être les décès. Une projection délibérément prudente du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat prévoit, avec un degré de confiance élevé, plus de 250 000 décès annuels liés à la chaleur d’ici à 2050. Elle ne prend toutefois en compte que quatre causes de décès et exclut entièrement les tempêtes, les inondations, les incendies de forêt, les conflits et les migrations.

Une autre estimation émane des actuaires qui sont les spécialistes chargés de l’évaluation des risques. L’Institute and Faculty of Actuaries et l’université d’Exeter estiment qu’un réchauffement d’au moins 2 °C d’ici à 2050 comporte un risque de plus de deux  milliards de morts. À partir de 3 °C, ils qualifient ce risque d’extrême et évoquent plus de quatre milliards de morts, soit environ la moitié de la population mondiale actuelle. L’avenir qu’ils ont étudié correspond à la trajectoire que nous suivons, à moins de changer de cap.

« Mais rien de tout cela n’est joué d’avance, souligne I. Rentzhog. Aucun de ces décès n’a encore eu lieu. L’écart entre la voie que nous suivons et celle que nous pourrions emprunter n’a rien d’une fatalité. Elle dépend de décisions prises par des personnes connues, occupant des fonctions officielles et ayant des mandats à défendre. Le plus grand mensonge jamais raconté est celui dans lequel nous vivons actuellement. Il est encore temps de le dénoncer. »

Nous devons le dénoncer, poursuit-il, tout en refusant un second mensonge qui découle du premier : « Il est trop tard, donc plus rien n’a d’importance. » La vérité se situe entre « nous avons encore le temps » et « il est trop tard ». Une action rapide peut encore sauver des dizaines de millions de vies. Chaque fraction de degré de réchauffement évitée signifie moins de morts. Nous ne pouvons tout simplement pas attendre.

Les progrès de l’action climatique sont réels et considérables. Mais les médias qui mettent l’accent sur les solutions minimisent souvent un fait : nous avançons trop lentement pour obtenir des résultats à la hauteur du problème. L’écart entre le rythme actuel de l’économie et celui qu’il faudrait atteindre est entretenu par ce mensonge, défendu jusque dans les lieux où se décident les reculs des politiques climatiques – I. Rentzhog en a recensé 45 au cours de l’année écoulée, dans 15 pays ou territoires.

Pour accélérer l’action, il suggère de poser cette question partout où des décisions sont prises : « Nous répétons que nous avons encore le temps. Du temps jusqu’à quoi, exactement ? Et comment le savons-nous ? » À l’image du plus grand mensonge, conclut-il, la vérité tient elle aussi en cinq mots : « Nous n’avons plus le temps. »


La réponse des Nations unies au dépassement du seuil de réchauffement

Un nouveau rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), intitulé Limiting Overshoot (limiter le dépassement), reconnaît que la hausse de la température moyenne mondiale devrait franchir le seuil de 1,5 °C dans les prochaines années et s’y maintenir, avec de dangereuses conséquences climatiques. Le rapport indique toutefois qu’il reste possible de limiter l’ampleur et la durée de ce dépassement, puis de ramener le réchauffement sous le seuil de 1,5 °C.

« La chaleur accablante, les incendies dévastateurs et les inondations meurtrières de cet été nous avertissent de ce qui nous attend, déclare le secrétaire général de l’ONU, António Guterres. Nous devons faire en sorte que le dépassement du seuil de 1,5 °C soit aussi faible et bref que possible. Pour cela, il nous faut redoubler d’ambition. »

Selon le rapport, le scénario le plus optimiste prévoit un pic de réchauffement à 1,8 °C au-dessus du niveau préindustriel, tandis que la plupart des autres scénarios annoncent des pics plus élevés. Au-delà du seuil de 1,5 °C fixé par l’Accord de Paris, chaque fraction de degré et chaque année supplémentaires aggravent les risques et les conséquences : phénomènes météorologiques extrêmes, perte d’écosystèmes, submersion de petits États insulaires et de villes côtières. Sur le plan humain, de graves atteintes sont à prévoir pour la santé, la sécurité alimentaire, l’approvisionnement en eau, la nature, les villes, les infrastructures et les économies.

En outre, plus le réchauffement sera marqué et durable, plus le risque de franchir des points de bascule irréversibles augmentera. Le rapport cite notamment la dégradation de la forêt amazonienne, la déstabilisation des grandes calottes glaciaires et la perturbation des grands courants de l’Atlantique, qui jouent un rôle essentiel dans la régulation du climat.

Face à ces risques, le rapport appelle à une action mondiale, collective et rapide. Il énumère plusieurs conditions nécessaires à sa réussite : une volonté politique forte, le multilatéralisme, des politiques efficaces, des décisions prises avec les populations concernées et des financements suffisants, ainsi que l’équité et la justice comme fondements de toute action. Il demande aux pays qui portent la plus grande responsabilité dans le changement climatique d’agir les premiers et avec le plus d’ambition.


Selon l’ONU, la montée du niveau des mers est « pratiquement irréversible »

En plus de ses travaux sur la hausse dangereuse des températures mondiales, le secrétaire général des Nations unies a commandé un rapport spécial sur l’élévation du niveau de la mer. Bill Hare, directeur général de Climate Analytics (analyses des données climatiques) et membre du groupe d’experts chargé de l’étude, en a présenté les conclusions aux médias. Selon ce rapport, les émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine accélèrent la montée des eaux, et l’élévation déjà constatée est « pratiquement irréversible » à l’échelle d’une vie humaine. Une sortie rapide des énergies fossiles pourrait toutefois ralentir cette hausse et atténuer les menaces qui pèsent sur quelque 1,2 milliard de personnes exposées aux inondations et à d’autres conséquences.

La fonte du glacier de Gorner, (Suisse), contribue à l’élévation du niveau de la mer
(photo : Agence spatiale européenne, Wikimedia Commons)

Bill Hare a fait plusieurs constats :

  • Le rythme annuel d’élévation du niveau de la mer a plus que doublé au cours des dernières décennies.
  • Depuis 1900, les émissions de gaz à effet de serre ont rendu quatre fois plus fréquents les épisodes d’élévation extrême du niveau de la mer.
  • La plupart des atolls risquent de devenir inhabitables d’ici au milieu du siècle en raison des inondations provoquées par les vagues.
  • Même une stabilisation du réchauffement mondial à 1,5 °C ne suffirait pas à empêcher une élévation de plusieurs mètres du niveau de la mer due à la fonte des glaces antarctiques d’ici à la fin du siècle.

Le rapport recommande deux grandes réponses à l’échelle mondiale : accroître les financements destinés à l’adaptation ainsi qu’à compenser les pertes et préjudices, et aligner les réductions d’émissions sur la limite de 1,5 °C inscrite dans l’Accord de Paris.

Selon Bill Hare, ce rapport devrait réveiller les dirigeants des pays les plus émetteurs : leur inaction crée des risques majeurs pour l’avenir, en plus des conséquences déjà observables. « Mais lorsque ces conséquences sont aussi tangibles qu’elles l’ont été récemment – des centaines, voire des milliers de morts dans les inondations au Népal, des dizaines de milliers de morts lors des vagues de chaleur en Europe et des dommages économiques déjà estimés à des centaines de milliards de dollars – le signal d’alarme devient assourdissant. »


Les défenseurs de l’Amazonie déclarent l’état d’urgence

Alors que des gouvernements encouragent l’expansion de l’exploitation pétrolière et minière en Amazonie, des milliers de défenseurs de la région
– dirigeants autochtones, communautés d’ascendance africaine, femmes, jeunes et membres de mouvements sociaux – se sont récemment réunis à Puyo, en Équateur, pour le 12e Forum social panamazonien (FOSPA). Ils ont débattu des moyens de protéger l’Amazonie contre les activités qui menacent de la transformer.

L’Amazonie est la plus vaste forêt tropicale du monde. Elle abrite une biodiversité extraordinaire et contribue à freiner le réchauffement climatique, mais environ un cinquième de sa superficie a déjà été déboisé. Lors du forum, des scientifiques ont averti que, sous l’effet conjugué de la déforestation et du réchauffement, « la forêt s’approche d’un point de bascule irréversible : la disparition des arbres assécherait la région et déclencherait un emballement qui s’auto-entretiendrait, risquant de transformer la forêt tropicale en savane et d’accélérer encore le changement climatique ».

Malgré ces avertissements, les gouvernements de la région poursuivent l’expansion des forages pétroliers, de l’exploitation minière et de l’agriculture industrielle. Ils répriment également les militants qui cherchent à protéger les terres. En 2024, au moins 120 défenseurs de l’environnement ont été tués en Amérique latine. D’autres ont fait l’objet d’accusations de terrorisme ou ont vu leurs comptes bancaires gelés. Les communautés souffrent aussi de problèmes de santé liés aux activités extractives, notamment de cancers, tandis que les militantes subissent des violences fondées sur le genre.

À l’issue du forum, les 2 500 participants ont déclaré que l’Amazonie se trouvait en état d’urgence, proche d’un point de non-retour. Ils ont formulé plusieurs propositions pour inverser la tendance :

  • Créer davantage de zones où l’exploitation minière et pétrolière serait interdite.
  • Étendre la reconnaissance des droits de la nature et veiller à leur application, afin de protéger juridiquement la capacité des écosystèmes et des espèces à survivre et à prospérer.
  • Accroître la participation politique des femmes.
  • Créer un observatoire panamazonien chargé de cartographier la criminalité organisée et d’aider les communautés touchées.
  • Soutenir les économies fondées sur l’agroécologie, l’agroforesterie et d’autres pratiques communautaires.
  • Mettre en place des réseaux pour protéger les défenseurs de l’environnement contre les violences et garantir les droits fonciers des communautés autochtones.

Ce plan d’action est conçu pour être mis en œuvre par les communautés et les organisations locales, plutôt que par les gouvernements. Le prochain forum du FOSPA se tiendra dans deux ans, dans un autre pays amazonien.


Tendances

Dans le monde actuel s’affirme une tendance de plus en plus prononcée à la synthèse, au partage, à la coopération, à de nouvelles approches et avancées technologiques pour la sauvegarde de la planète et le bien-être de l’humanité. Cette rubrique présente des événements et courants de pensée révélateurs d’une telle évolution.

Les Nations unies approuvent une nouvelle carte du monde

Afin de corriger ce que certains qualifient de « racisme cartographique », l’Assemblée générale des Nations unies a voté en faveur de l’adoption de la projection Equal Earth (une Terre plus juste) en remplacement de celle de Mercator, utilisée à l’échelle internationale depuis 1 569. La projection de Mercator déforme la taille des continents : il est en effet impossible de représenter sans déformation la surface d’un globe sur une carte plane.

Pour tenir compte de la courbure de la Terre, la carte de Mercator fait paraître les pays proches de l’équateur plus petits qu’ils ne le sont, tandis que ceux situés près des pôles semblent plus grands. L’Afrique, par exemple, y paraît de la même taille que le Groenland, alors qu’elle est en réalité quatorze fois plus vaste. La projection Equal Earth a été créée en 2018 par une équipe de cartographes pour remédier à cette distorsion.

Le Togo a présenté la résolution « Corriger la carte », soutenue par les membres de l’Union africaine. Elle a été adoptée par 164 voix pour et six abstentions ; les États-Unis ont été les seuls à voter contre. Avant le vote, le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, avait déclaré : « Un monde juste commence par une carte juste. »

Le vote de l’ONU n’est pas contraignant, mais il devrait entraîner des changements dans les cartes utilisées par des institutions du monde entier. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a ainsi annoncé que son ministère cesserait d’utiliser la projection de Mercator. « Changer la carte ne change évidemment pas le monde, a-t-il déclaré. Mais corriger une représentation qui le déforme est déjà un acte de vérité. »


Des personnalités israéliennes demandent à leur gouvernement de mettre fin au « terrorisme juif »

En juin 2026, plus de 200 personnalités israéliennes ont signé une lettre demandant à leur gouvernement de mettre fin aux attaques de colons israéliens contre des civils palestiniens en Cisjordanie.

Parmi les signataires figurent plus de trente généraux de l’armée de terre et de l’armée de l’air à la retraite, deux anciens premiers ministres, d’anciens chefs des services de renseignement intérieur et extérieur israéliens, ainsi qu’un lauréat du prix Nobel. La lettre appelle à mettre fin au « terrorisme juif » et au « nettoyage ethnique » en Cisjordanie. Elle accuse le gouvernement de B. Netanyahu de négligence pour n’avoir pas empêché ces actes, mais aussi de mener « une politique gouvernementale délibérée à laquelle l’ensemble de l’appareil sécuritaire – y compris l’armée, le Shin Bet et la police – participe en toute connaissance de cause ».

Bien que nombre de ces critiques israéliens aient eux-mêmes pris part à des violences extrêmes au cours de leur carrière militaire, ils affirment avoir agi dans l’intérêt de la sécurité d’Israël, au sein d’une chaîne de commandement et sous contrôle juridique. La différence, selon eux, est que les violences actuelles ne sont soumises à aucun contrôle, sont indiscriminées et visent des civils innocents.

Dans l’ombre des attaques menées par le gouvernement israélien contre Gaza, l’Iran et le Liban, des colons israéliens armés – enhardis par le gouvernement le plus à droite de l’histoire du pays – continuent d’attaquer et de détruire des maisons, des mosquées et des villages palestiniens en Cisjordanie, dans le but d’en chasser les habitants. Les attaques de colons ont déjà déplacé plus de 3 200 Palestiniens en 2026, soit deux fois plus qu’au même stade de l’année précédente.

École de Khirbet Zanuta détruite par des colons,
le 16 décembre 2023
(photo : Omri Eran Vardi, Wikimedia Commons)

Source : New York Times


Un étudiant indien entreprend de débarrasser une rivière de ses déchets plastiques

Surendra Singh Choudhary, un étudiant de 20 ans vivant dans le Madhya Pradesh, était tellement consterné par la pollution de l’Ajnar, la rivière qui traverse sa ville, qu’il a décidé de prendre les choses en main – au sens propre.

Accompagné de quelques amis, il a lancé son opération de nettoyage le 26 janvier 2026, jour de la fête de la République indienne. Très vite, alors même qu’il ne savait pas nager et ne disposait que d’outils rudimentaires, il s’est retrouvé seul à poursuivre sa mission.

Surendra Singh Choudhary devant une rivière envahie par les déchets (photo : Surendra Singh Choudhary, Instagram)

À mains nues, déchet après déchet, il a retiré des tonnes d’ordures de la rivière et dépensé ses propres économies pour acheter du matériel de nettoyage. Ce travail éprouvant a fini par lui causer des problèmes de santé en raison de son exposition à des déchets dangereux. Il a également rencontré des serpents venimeux.

Sous le nom de Bittu Tabahi, il a commencé à publier sur Instagram et d’autres réseaux sociaux des photos montrant la rivière avant et après son intervention. Ses publications ont attiré l’attention des autorités locales, qui ont fini par mettre des engins à sa disposition. Son action a inspiré des personnes dans le monde entier, montrant ce qu’un seul individu déterminé peut accomplir.

Avec désormais 1,9 million d’abonnés sur Instagram, ses publications soulèvent aussi la question des responsabilités : qui doit assurer la propreté des cours d’eau publics ? Si une personne seule peut retirer les déchets visibles d’une portion de rivière polluée, que pourrait accomplir un programme municipal durable et correctement financé ?

S. Choudhary poursuit chaque jour son travail de nettoyage. Récemment, Boyan Slat, fondateur et directeur général de l’association néerlandaise The Ocean Cleanup, a réagi à une publication consacrée à son action en l’invitant à « venir travailler pour nous ».

Surendra Singh Choudhary près de la rivière après le travail de nettoyage des déchets
(photo : Surendra Singh Choudhary, Instagram)

Source : NDTV ; compte Instagram de Bittu Tabahi ;


Vers un meilleur avenir pour tous

Aucun article pour cette rubrique

Entretien

Aucun article pour cette rubrique

Environnement

Aucun article pour cette rubrique

Esotérisme

La Hiérarchie des Maîtres de Sagesse

par Aart Jurriaanse

Dans le cadre de ce traité, la description de la structure hiérarchique sera volontairement simplifiée et ne fournira que les éléments indispensables pour comprendre les relations entre les trois principaux groupes jalonnant le chemin évolutif de l’être humain, à savoir l’humanité, la Hiérarchie et Shamballa. Même sous cette forme simplifiée, la plupart des étudiants éprouvent des difficultés à concevoir ces notions et à les accepter, autant en raison de leur caractère abstrait que parce que les Entités subjectives qui y sont décrites demeurent invisibles et insaisissables pour les sens humains.

Cependant, dès qu’une représentation suffisamment claire de cette structure spirituelle aura été acquise, ces notions fondamentales pourront progressivement s’étoffer à mesure que s’élargiront les connaissances et que la compréhension s’approfondira.

Il a déjà été expliqué comment l’être humain, au fil de ses nombreuses incarnations, développe progressivement sa conscience ; comment il atteint la première initiation en parvenant au contrôle de ses désirs physiques, puis la deuxième initiation lorsque ses émotions ont été suffisamment maîtrisées.

Vient ensuite l’étape importante de la troisième initiation, une fois que les trois corps inférieurs – le physique, l’astral et le mental – ont été intégrés et fonctionnent conjointement en tant que « personnalité » : ils sont alors placés sous la direction complète de l’âme.

Ainsi, l’homme devient véritablement un être spirituel, n’étant plus mené par les attractions et les impulsions de la chair, tandis que son regard intérieur s’ouvre aux nouveaux horizons des mondes spirituels. Cette conscience et ce contact plus profonds avec la réalité mettent le disciple en lien avec des sources nouvelles et toujours plus grandes d’amour et d’énergie, qu’il peut désormais employer au service de ses semblables : il se trouve alors « transfiguré ».

Jusqu’à la troisième initiation, le disciple a construit, principalement de manière inconsciente, le « Pont de Lumière », qui relie les corps inférieurs à l’âme. Désormais, cependant, ce travail de construction du pont se poursuit consciemment, avec pour objectif de combler le fossé entre la personnalité et la Triade spirituelle, ou Monade.

Lorsque l’étape ultime de cette construction est achevée, le disciple est prêt pour la quatrième initiation – la « Grande Renonciation ». La Monade prend alors directement le commandement de la personnalité, laquelle ne fait plus désormais que refléter sa triple manifestation dans le monde physique. A ce stade, l’âme ne sert plus en tant qu’intermédiaire entre l’Esprit et la matière ; en conséquence, elle est abandonnée après des éons de service dans cette fonction.

Bien que la Monade puisse conserver temporairement les trois corps, l’expérience de l’incarnation n’est désormais plus nécessaire. Ces corps servent uniquement à l’expression de la Monade et seront utilisés exclusivement comme instruments de service, que ce soit dans le règne humain ou dans l’un des trois règnes inférieurs de la nature.

Après avoir atteint la troisième initiation, le disciple peut être considéré comme un membre junior de la Hiérarchie des Maîtres et, à ce titre, être intégré au groupe de l’un des Maîtres plus avancés. Il participe alors à la Hiérarchie et en fait partie intégrante, qu’il soit incarné dans le monde physique ou actif sur les plans subjectifs. À ce stade, toutefois, l’être en évolution n’est pas encore à même d’assumer toutes les responsabilités d’un adepte ou d’un Maître, car ce n’est qu’après avoir atteint la cinquième initiation que l’initié est officiellement reconnu comme un Maître de Sagesse.

Helena Petrovna Blavatsky, vers 1876/1878
(photo : domaine public, Wikimedia Commons)

L’existence d’une Hiérarchie des Maîtres, en tant que partie intégrante de la souveraineté subjective placée sous la direction du Christ, n’a été révélée publiquement par Helena Blavatsky qu’au cours du dernier quart du XIXe siècle. Comme on pouvait s’y attendre, la révélation de ces connaissances cachées au monde fut accueillie par une vive opposition de la part des milieux religieux, et souvent par les moqueries d’une grande partie du public.

Aujourd’hui, cependant, des centaines de milliers de personnes considèrent ces principes comme logiques lorsqu’elles examinent, sans préjugés, les éléments de preuve dont dispose l’être humain. La résistance obstinée des milieux orthodoxes s’effrite également sous les assauts persistants de la raison. Mais il y a bien davantage que la seule logique : aujourd’hui, de nombreuses personnes intègres sont parvenues, par leur expérience pratique et leur coopération consciente avec des Entités supérieures, à savoir que les Maîtres existent et qu’ils peuvent aider l’aspirant qui lutte sur le chemin spirituel.

Ainsi, le chercheur intelligent de la Vérité ne se satisfait plus des réponses stéréotypées fournies par les théologiens orthodoxes ; il préfère l’expérience spirituelle directe à l’autorité doctrinale.

Il faut s’attendre à ce qu’un certain temps soit nécessaire avant que ces concepts « nouveaux » soient généralement acceptés et que ces principes s’établissent dans le monde entier. Mais un mouvement régulier et irrépressible s’oriente dans cette direction, conduisant inévitablement à l’émergence d’une religion mondiale unique. Certes, les personnes sensibles aux nouvelles influences spirituelles sont encore très minoritaires, mais cela est normal dans le cours de l’évolution : ce qui est nouveau doit toujours affronter la tâche de remplacer ce qui est profondément enraciné et établi.

Toutefois, ce qui a accompli son rôle dans le temps et l’espace, mais est devenu obsolète, doit céder la place à ce qui est vigoureux, fort, sain et en accord avec son époque : la religion de l’avenir sera fondée sur l’amour, la bonne volonté, le partage et de justes relations humaines, non seulement entre les individus, mais également entre les groupes, les communautés, les nations et les races du monde.

Cette époque approche rapidement. Ne vous laissez pas aveugler par les discordes, la haine et les conflits visibles à la surface, mais observez plus en profondeur : les courants puissants et vivants de tolérance, de bonne volonté et d’attention à autrui sont de plus en plus perceptibles partout, et souvent dans les milieux les plus inattendus. Dans un avenir qui n’est plus très lointain, ces forces en éveil prendront une telle ampleur que les puissances obscures et mauvaises seront submergées au point de disparaître en grande partie du théâtre du monde.

Le Christ, avec ses adeptes et ses disciples au sein de la Hiérarchie, a déjà accompli des progrès considérables dans son action spirituelle au cours des dernières décennies. Les remparts d’opposition, édifiés et soutenus par les Forces obscures, et dont l’influence a dominé les activités humaines au cours des âges, s’effondrent rapidement. Mais le moment présent est crucial : les premiers succès doivent rapidement être suivis d’autres sans laisser à ces Forces obscures le temps de se reprendre.

C’est pourquoi la Hiérarchie compte sur le soutien de ses disciples – tant conscients qu’inconscients – dans le monde des hommes. Tous les êtres éclairés présents dans les Églises, les partis politiques et les nombreuses organisations – sociales, économiques, éducatives et scientifiques – ont la responsabilité de présenter un front uni fondé sur les principes fondamentaux de l’amour, de la bonne volonté et du service.

Ainsi sera tracé le chemin de la liberté spirituelle de l’humanité. Cette liberté n’est encore, pour l’instant, qu’un rêve lointain, mais elle doit être – et sera – réalisée si chaque individu capable d’y contribuer remplit le rôle qui lui incombe.

Cette inspiration spirituelle qui commence à se faire sentir provient de la Hiérarchie, dont la fonction est de mettre ces énergies à la disposition de l’humanité. Cette dernière peut donc toujours compter sur ce soutien, auquel elle peut faire appel en tout temps.

Toutefois, la Hiérarchie ne s’occupe pas des petits problèmes quotidiens et des activités individuelles, qui demeurent sous la responsabilité de la personnalité et du libre arbitre de chacun. La Hiérarchie s’intéresse à l’évolution de l’humanité dans son ensemble ; son intérêt ne se porte sur l’individu que lorsque celui-ci peut constituer un instrument utile à la réalisation du bien général.

Cependant, l’homme qui manifeste les dispositions et les qualités nécessaires au service désintéressé peut être assuré que ces qualités seront volontiers mises à contribution pour le bien commun, car il y a un besoin urgent de tout canal approprié permettant de transmettre les énergies hiérarchiques au monde des hommes.

Telle qu’elle est constituée aujourd’hui, la Hiérarchie est le fruit de l’activité et de l’aspiration humaines au cours des âges passés – autrement dit, elle représente l’humanité rachetée. Tous ses membres sont des êtres humains libérés, qui ont traversé l’expérience terrestre dans toute sa diversité et dans toutes ses phases ; ils ont vécu, souffert, échoué et réussi ; ils ont d’innombrables fois traversé les processus cycliques de la mort, de la résurrection, et de la renaissance qui a suivi.

Fondamentalement, ces Grands Êtres sont de même nature que ceux qui luttent encore en incarnation, confrontés à toutes les tentations, impulsions, plaisirs et adversités du monde des émotions et du désir. Ils connaissent tous les états de conscience qu’ils ont été capables de maîtriser au cours des éons. Ils ont surmonté ces conditions en participant à la vie dans les mondes physiques, garantissant ainsi à l’humanité qu’elle pourra, elle aussi, parvenir finalement à cette même réalisation.

La Hiérarchie porte donc l’empreinte emblématique des hommes sanctifiés par les feux purificateurs de la vie quotidienne. Ainsi, elle connaît la vie avec tous ses défis et, pour cette raison, manifeste une compréhension, une patience et une compassion inépuisables envers ceux qui foulent encore le dur chemin de l’existence terrestre.

Le chef de cette communauté d’Entités spirituelles est le Christ, qui fut en réalité le premier des êtres humains nés sur Terre à atteindre la divinité. C’est le Christ qui a incarné pour l’humanité le grand principe cosmique de l’Amour et qui, pour la première fois, a révélé à l’être humain la nature du Cœur de Dieu.

 


Faire le lien

Aucun article pour cette rubrique

Faits et prévisions

Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.
Aucun article pour cette rubrique

Fenêtre sur le monde

Aucun article pour cette rubrique

La voix de la raison

« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Source : Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012
Aucun article pour cette rubrique

La voix des peuples

Cette rubrique est consacrée à une force en plein développement dans le monde. La voix du peuple ne cessera de s’amplifier jusqu’à ce que, guidés par la sagesse de Maitreya, les peuples conduisent leurs gouvernements à créer une société juste dans laquelle seront respectés les droits et les besoins de tous.
Aucun article pour cette rubrique

Le point de vue de Maitreya

Aucun article pour cette rubrique

Le respect de la loi

« Chaque fois qu’il y a affaiblissement de la loi… et accroissement général du désordre, alors je me manifeste. » (Bhagavad Gita). La promesse de Krishna, l’Avatar, semble particulièrement d’actualité. C’est pour tenir cette promesse que Maitreya, l’Avatar de notre ère, est présent dans le monde à une époque où l’anarchie est si répandue.Lorsqu’une nation parvient à l’âge adulte, à la maturité, les relations qu’elle établit avec les autres changent du tout au tout. Elle commence à respecter l’autorité de la loi qui unit toutes les nations, les liant dans leurs responsabilités et leurs besoins mutuels. Le développement vers la maturité se signale précisément par un tel respect des lois que les hommes ont estimées nécessaires pour vivre ensemble en paix… Lorsque, parmi les nations, l’on ignore l’autorité de la loi, c’est le monde entier qui en souffre. » (Le Maître — PI, avril 2004) Actuellement, les traités et les résolutions de l’Onu sont méprisés, et les lois nationales et internationales sont bafouées. Dans ce contexte, nous présentons des brèves mettant en exergue la nécessité d’un respect renouvelé de la loi.
Aucun article pour cette rubrique

Les enseignements de Maitreya

Aucun article pour cette rubrique

Les mensonges dévoilés

Le 15 février 2003, à Londres, Maitreya a été filmé sous les traits d’un Antillais, lors de la marche pour la paix (voir PI, avril 2003). « Je suis fier aujourd’hui d’entendre mes frères et mes sœurs dire la vérité et dénoncer les mensonges. C’est tellement magnifique ! » a-t-il déclaré. Depuis, les mensonges sont de plus en plus dénoncés.
Aucun article pour cette rubrique

Les priorités de Maitreya

« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.
Aucun article pour cette rubrique

L’humanité une

Lorsque l’homme acceptera vraiment le fait que l’humanité est une et que les hommes, entre eux, sont frères, quand il traduira ces vérités en actes, toutes choses pourront en toute sécurité lui appartenir. Son héritage l’attend. Ainsi les hommes devront-ils apporter la preuve qu’ils sont prêts pour la paix, prêts à pénétrer ensemble dans l’avenir, sans effusion de sang ni compétition. Ils devront se réjouir de partager et de travailler en harmonie pour le bien de tous. Quand les hommes, d’eux-mêmes, seront dans ces dispositions, ils en appelleront à Maitreya (quel que soit le nom sous lequel ils le connaîtront) pour leur montrer le chemin, les faire sortir du chaos, et les conduire vers une ère de paix. (L’héritage de l’homme, par le Maître de Benjamin Creme).
Aucun article pour cette rubrique

L’Unité dans la diversité

« Le but de notre vie, que nous en ayons pris conscience ou non, est l’instauration de l’unité, la manifestation de l’unité qui existe déjà. Chaque atome de l’univers est relié à tous les autres atomes. » Benjamin Creme, L’Unité dans la diversité.
Aucun article pour cette rubrique

Regard sur le monde

Dans cette rubrique, Partage international met en lumière certains problèmes urgents qui nécessitent une nouvelle approche et des solutions durables.
Aucun article pour cette rubrique

Divers

Un appel lancé à l’Amérique

Votez pour la justice, le partage et la paix

En 2004, alors que les États-Unis se préparaient à d’importantes élections, Benjamin Creme réagissait aux commentaires de l’époque. Nous reproduisons ici la « Mise au point » qu’il avait rédigée avant ces élections, car elle est hélas toujours aussi pertinente, même si les détails et les protagonistes ont changé.

Aujourd’hui, alors que les États-Unis sont de nouveau confrontés à une décision cruciale pour la vie politique, sociale, économique et judiciaire, décision qui affectera sa position au sein de la communauté des nations, Partage international saisit cette occasion pour lancer un nouvel appel à son peuple divisé : appel à la raison et au refus de la poursuite de politiques séparatives et destructrices.

Comme il ressort des articles du Maître de Benjamin Creme reproduits ci-dessous, les décisions politiques prises aux États-Unis ont inévitablement des répercussions sur l’ensemble de la communauté internationale. Cela reste le cas et l’on ne saurait trop insister sur leurs implications.

En octobre 2004, le Maître de Benjamin Creme a dicté l’article Un appel à la raison dans lequel il a souligné l’interdépendance des nations : « Les citoyens américains voient aujourd’hui s’approcher une échéance critique. De la décision qu’ils prendront cette année en novembre peut dépendre l’avenir et le bonheur d’un grand nombre de personnes, pas seulement aux États-Unis, mais dans bien d’autres pays du monde. » Il termine son article par cet appel : « Nous en appelons à vous, citoyens des États-Unis d’Amérique, cette grande nation bénie, pour que vous mettiez toute votre attention et tout votre cœur, comme de coutume, dans le choix électoral. Prononcez-vous pour la paix, la justice, et le respect de la Loi. »

Mise au point de Benjamin Creme

Il semblerait que certains lecteurs soient gênés par notre intérêt pour l’élection présidentielle américaine de novembre 2004 et l’espace que nous y consacrons. Ils semblent penser qu’il est déplacé pour une revue fondée sur la spiritualité de s’intéresser à la politique, et particulièrement à la politique américaine, alors que chacun sait que les deux partis sont corrompus. Ce n’est certainement pas le cas.

Je dois avouer être perplexe devant une telle réponse aux événements qui secouent le monde depuis plusieurs années. Le but de Partage international est de faire connaître l’existence de la Hiérarchie, son retour dans le monde, ses plans et ses soucis pour le présent et l’avenir.

En ce qui concerne les prochaines élections américaines, ces soucis ont été exprimés avec force dans les récents articles de mon Maître. Permettez-moi de citer quelques passages de l’article de ce mois-ci. Rien ne saurait être plus clair ou moins ambivalent. Pourquoi la voix de Partage international devrait-elle être moins honnête et moins soucieuse de la vérité ?

« Quand ils iront voter le mois prochain, les citoyens américains auront l’opportunité de changer le cours de l’histoire.

A l’approche de l’heure fixée par le destin […] Nous, vos Frères aînés, nous ne pouvons nous tenir à l’écart quand l’avenir même du monde est menacé.

Cette élection marque un tournant majeur dans les affaires des hommes. »

[Partage international, novembre 2004]


Le Rapport 2026 sur la justice mondiale

par Pauline Welch

Il n’est pas difficile de comprendre que le système économique mondial actuel ne peut pas fonctionner et n’a jamais fonctionné pour tous. Ses racines sont profondément ancrées dans l’accaparement des richesses via l’exploitation compétitive des populations et de la planète. Il procure à une minorité un sentiment de suffisance et d’autosatisfaction, mais accroît les inégalités et suscite un sentiment d’impuissance chez la majorité. Nous le savons. Nous le vivons. Sans savoir comment changer cela. Un sentiment de fatalisme prédomine « C’est comme ça. Je ne peux rien y faire ». Pourtant le changement doit advenir pour que la planète survive.

Un groupe important de jeunes économistes prêts à penser différemment, se basant sur des faits irréfutables, ont créé une plateforme « pour stimuler la recherche, l’élaboration des politiques et l’engagement citoyen, en vue de bâtir un XXIe siècle plus juste, plus démocratique et durable. » Membres du Laboratoire sur les inégalités mondiales (World InequalityLab ou WIL), ils ont publié le 4 juin 2026, le Rapport sur la justice mondiale : un plan pour l’égalité et la prospérité dans les limites de la planète. Celui-ci est si solidement documenté que même les universitaires qui questionnent la validité des solutions proposées reconnaissent la fiabilité de ses données chiffrées.

« C’est une feuille de route entièrement chiffrée pour passer de la situation actuelle à une planète habitable et égalitaire d’ici 2100, associant la redistribution, la décarbonation et la sobriété dans un cadre de référence unique et cohérent¹.»

Avant d’examiner cette feuille de route, il semble utile d’en tracer le contexte.

Le Laboratoire sur les inégalités mondiales (World Inequality Lab, WIL), et le Projet pour la justice mondiale

Le WIL fut créé officiellement en 2015 pour héberger la base de données en libre accès initiée en 2011 par des économistes de renom comme Thomas Piketty, Facundo Alveredo, Emmanuel Saez et Gabriel Zucman, et également promouvoir et coordonner la recherche sur les dynamiques des inégalités mondiales. Ses principales sources de financement sont les institutions universitaires, les subventions de recherche publiques et les organisations philanthropiques. Il est composé d’une quarantaine de personnes qui travaillent avec plus de 200 chercheurs de diverses institutions dans le monde, et il est ouvert aux contributions de chercheurs d’où qu’ils soient. Il fonctionne grâce à une culture collaborative inhabituelle.

Le Projet pour la justice mondiale est l’un des nombreux projets du WIL. Le rapport 2026 entame une discussion nécessaire sur la manière de bâtir un avenir plus sûr et plus heureux pour tous.

En quoi consiste cette feuille de route de 2026 à 2100 ?

Le point de départ réside dans le postulat que les inégalités et le dérèglement climatique sont des facteurs se renforçant mutuellement. On ne peut changer l’un sans changer l’autre, au risque de se trouver dans une impasse. Littéralement.

Global Justice Report 2026 (World Inequality Lab) Rapport sur la justice mondiale : un plan pour l’égalité et la prospérité dans le respect des ressources de la planète Terre (Laboratoire sur les inégalités mondiales)

La sobriété constitue le facteur commun à ces deux éléments. Les auteurs du rapport soulignent que les données démontrent que seule la sobriété permet de réduire significativement les inégalités et de favoriser une « convergence » des niveaux de vie (c’est-à- dire de modérer l’impact excessif sur la planète découlant des disparités de richesse entre individus et pays).

Elle permet également de limiter le réchauffement planétaire à 2 °C, évitant ainsi un effondrement total ainsi qu’une aggravation constante des tensions sociales et économiques. Ils affirment qu’en atteignant l’égalité et une décarbonation rapide, il est possible de contenir le réchauffement à un maximum de 1,8 °C.

Dans le cas contraire, nous nous dirigeons vers un réchauffement planétaire de 4 °C d’ici 2100 !

Parvenir à la sobriété nécessiterait « la redistribution des ressources à l’échelle mondiale, une réforme profonde de l’ordre financier et économique international, une transformation radicale des systèmes énergétiques, et des transformations substantielles des modes de consommation. En comparaison avec la plupart des scénarios climatiques (y compris ceux du GIEC²), la principale nouveauté réside en ce que nous modélisons les quatre dimensions ensemble et plaçons les inégalités et la sobriété au centre de notre analyse. »

Plus précisément, cela implique d’instaurer une taxe mondiale sur la richesse et une taxe mondiale sur les revenus pour 1 % de la population la plus riche du monde, en prélevant 90 % au sommet de l’échelle. La logique étant que le mode de vie des ultras-riches est celui qui contribue le plus à la crise climatique. Limiter leurs habitudes de consommation réduirait grandement les émissions de carbone, mais il en faudrait davantage pour atteindre l’ampleur et la vitesse de décarbonation identifiées comme nécessaires pour sauver la planète.

La sobriété, qui nous concerne tous, exige des changements substantiels sur le temps de travail, les habitudes de consommation et l’exploitation des matières premières. Les habitudes alimentaires devront changer, spécialement en ce qui concerne la viande rouge. L’utilisation des sols et la couverture forestière doivent être beaucoup mieux gérées. Tout cela nécessitera un financement.

La solution proposée pour ce financement repose sur un Fonds mondial pour la justice dans lequel les prélèvements effectués sur les ultra-riches et les pays les plus riches sont mis en commun et gérés par une institution internationale, créant ainsi un Fonds souverain mondial, permettant une redistribution plus égalitaire de la richesse dans tous les pays grâce à des investissements dans des infrastructures durables.

La part de richesse mondiale des 50 % les plus pauvres de la population augmenterait de 2 % à 30 %, tandis que la part de richesse mondiale des milliardaires tomberait de 6,4 % à 0,05 %, ramenant l’égalité entre les pays et les individus au plus près de la réalité. En référence au fossé régional actuel concernant le revenu brut mensuel moyen par habitant, le rapport indique : « Aujourd’hui, il s’échelonne de 290 € en Afrique subsaharienne, à 4 590 € en Amérique du Nord et en Océanie soit un écart de 1 à 16.  »

Avec le temps, cette approche procurera le financement nécessaire pour favoriser les investissements dans la santé, l’éducation, l’action climatique et les infrastructures. Mais un changement complet dans les modes de vie et les attentes sera aussi nécessaire.

 

Accès aux soins de santé universels, juillet 2018
(photo : Mirarkitty, Wikimedia Commons)
Soins de santé gratuits et universels (vert foncé)
Soins de santé universels (vert clair)
Gratuits mais non universels (bleu)
Ni soins de santé gratuits ni universels (rouge)

La nécessité d’investir beaucoup plus dans l’éducation et la santé pour tous est fortement préconisée. Les dépenses annuelles par habitant devront être identiques dans ces deux secteurs et dans tous les pays, et en forte augmentation même pour les pays les plus riches. Le temps de travail consacré à ces secteurs devra passer de 11 % aujourd’hui à 43 % en 2100.

Moins de travail, plus de liberté

Au global, il s’agit de réduire de moitié le temps de travail, pour le limiter à 1 000 heures par an, soit environ deux jours et demi par semaine, les deux sexes assumant un partage égal du travail économique et domestique, avec un salaire moyen égal. Réduire le temps de travail global ne contredit pas la préconisation concernant les secteurs de la santé et de l’éducation. Il s’agit de rééquilibrer le temps de travail à travers le monde : il devra être fortement réduit dans d’autres secteurs d’activité.

En sauvant la planète, la démocratie prendra un véritable sens

Les auteurs considèrent qu’en donnant à tous une voix égale sur la manière dont il est utilisé, le Fonds mondial pour la justice ouvrira la porte à une démocratie mondiale et mettra fin à la ploutocratie. A l’heure actuelle, les principaux décisionnaires des investissements mondiaux sont le FMI et la Banque mondiale dans lesquels l’Europe, l’Amérique du Nord et l’Océanie détiennent quatre fois plus de voix que l’Afrique subsaharienne et l’Asie du Sud et du Sud-Est rapporté au poids démographique de chacun.

Les privilèges exorbitants dont jouissent les pays riches pourraient être compensés par la création d’une Union internationale de compensation et une nouvelle monnaie internationale, empêchant ainsi les déséquilibres commerciaux et l’endettement qui pénalisent les pays les plus pauvres.

Selon les auteurs du rapport, une fois tous ces mécanismes mis en place, une large majorité de la population partout dans le monde sera bénéficiaire. « Environ 89 % de la population mondiale doublera son revenu monétaire entre 2026 et 2100 ; plus de 95 % dans les pays du Sud et entre 85 % et 95 % dans les pays du Nord. Plus de 99 % de la population se portera mieux si l’évaluation du temps libre et l’habitabilité de la planète sont prises en compte. »

Il y aurait, de fait, suffisamment pour tout le monde et une planète beaucoup plus saine.

Ce programme est-il trop radical ?

Le 26 juin 2026, Jonny Dymond, présentateur de l’émission World at one sur la BBC, a demandé à Thomas Piketty si un changement aussi radical était nécessaire. T. Piketty répondit : « Eh bien, je pense que les défis auxquels nous faisons face sont plutôt radicaux !

Thomas Piketty à Santiago du Chili, en janvier 2015
(photo : gouvernement chilien, Wikimedia Commons)

Nous voyons en ce moment la vague de chaleur qui sévit en Europe, et le défi du réchauffement climatique mondial combiné avec celui du développement économique constituent un enjeu aux proportions inédites. Notre rapport s’efforce de prendre au sérieux l’aspiration des pays du Sud à la prospérité. L’Inde, l’Afrique subsaharienne, l’Amérique latine, l’Indonésie, aspirent au développement économique. Cela ne va pas disparaître ! Cette aspiration est très forte. Le problème est que s’ils envisagent la prospérité comme nous l’avons fait nous-mêmes dans le passé, la planète va exploser !

Alors, que faisons-nous ? Ce n’est pas si compliqué de trouver une solution […] Dans le rapport, sont présentées plusieurs manières de redéfinir la notion de prospérité. Nous sommes à un moment où il est nécessaire de penser à des futurs économiques alternatifs. Nous croyons qu’il est temps de mettre sur la table des alternatives claires qui permettent aux gens de se faire leur propre idée sur le sujet.

Il me semble important de redire ici que le groupe ne prétend pas que ce programme offre une réponse complète à nos problèmes. Il le propose plutôt comme objet de discussion en tant que modèle basé sur des faits et sur des principes solides, laissant beaucoup de place à l’exploration et au développement. Cependant, il constitue également un autre avertissement urgent. La discussion doit avoir lieu et doit se faire maintenant ! »

1. Duncan Green, codirecteur du programme et du site web Activism, Change and Influence de la London School of Economics (LES), où il enseigne au département de développement international.

2. Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).

Statue représentant la Justice
(photo : domaine public, pxhere.com)

Le tribunal de Gaza : la complicité du Royaume-Uni dans le génocide

Enfin, grâce au député britannique Jeremy Corbyn, nous disposons aujourd’hui d’un livre fondé sur une enquête concernant le rôle joué par le Royaume-Uni dans le génocide de Gaza. Ce nouveau livre, au titre très explicite, The Gaza Tribunal : Britain’s Complicity in Genocide (Le tribunal de Gaza : la complicité du Royaume-Uni dans le génocide), est coécrit par Jeremy Corbyn, Neve Gordon (professeur de droit spécialisé en droits de l’homme), et Shahd Hammouri (maître de conférences en droit).

Le livre rassemble les témoignages présentés lors des audiences du tribunal de Gaza, qui se sont tenues pendant deux jours, en septembre 2025 à Londres. Vingt-neuf témoins y ont participé, parmi lesquels des professionnels de santé, des journalistes, des universitaires, des avocats, des chercheurs, des militants, des syndicalistes et des personnalités politiques.

J. Corbyn en 2018 (photo : S. Brown, Wikimedia Commons)

Quelques mois plus tôt, J. Corbyn avait présenté une proposition de loi au Parlement britannique, appelant le gouvernement à « ouvrir une enquête indépendante sur la participation du Royaume-Uni aux opérations militaires israéliennes à Gaza, notamment sur les livraisons d’armes, les avions de surveillance et l’utilisation des bases de la Royal Air Force ».

Sans surprise, le gouvernement a rejeté le texte et refusé d’ouvrir une enquête. J. Corbyn a donc annoncé que ses collègues et lui mèneraient leur propre enquête, en déclarant : « Nous mettrons au jour toute l’ampleur de la complicité britannique dans le génocide et nous obtiendrons justice pour le peuple palestinien. »

Le tribunal a posé quatre questions, auxquelles ont répondu des spécialistes de différents domaines, parmi lesquels Francesca Paola Albanese, rapporteuse spéciale des Nations unies sur les territoires palestiniens occupés, et le journaliste palestinien Abubaker Abed :

– Que s’est-il passé à Gaza, quelle est l’ampleur des souffrances humaines, des destructions et des ravages ?

– Quelles sont les responsabilités juridiques du Royaume-Uni, au regard du droit national et du droit international ?

– Quel a été le rôle du Royaume-Uni à Gaza, l’étendue de son implication militaire, notamment en matière de ventes d’armes et d’avions de surveillance ?

– Le Royaume-Uni a-t-il respecté ses obligations juridiques ?

Les témoignages recueillis par le tribunal sont accablants et implacables. Dans la préface du rapport, J. Corbyn écrit : « Les mots ne suffisent pas à décrire l’ampleur des souffrances endurées par les Palestiniens. Nous avons tous vu les images : des êtres humains déchiquetés, des personnes abattues alors qu’elles faisaient la queue pour un sac de farine, des quartiers entiers rasés, des mères hurlant à la recherche de leurs enfants ensevelis sous les décombres. Il ne s’agissait pas d’une guerre visant à vaincre un adversaire militaire mais d’un génocide destiné à détruire tout un peuple, avec l’aide et le soutien du gouvernement britannique. »

Le tribunal déplore également la dégradation du droit international et, selon J. Corbyn, « la façon dont l’ordre international tant vanté et fondé sur des règles, est enseveli sous les décombres aux côtés des vies palestiniennes qu’il n’a pas su protéger ».

Les auteurs présentent le tribunal de Gaza comme une contribution à la campagne pour la justice et l’établissement des responsabilités envers les Palestiniens, et non comme un substitut à une enquête indépendante et complète qu’ils continuent de réclamer. La série « The Tribunal » est disponible sur https://thegazatribunal.uk. Des séances de dédicace ainsi que des débats ont été organisés dans tout le pays à l’occasion du lancement du livre.

Avec l’arrivée au pouvoir d’un nouveau Premier ministre, J. Corbyn a présenté de nouveau sa proposition de loi. Celui-ci devrait faire l’objet d’une deuxième lecture en décembre 2026.


Le pape Léon XIV célèbre une messe « pour la sauvegarde de la Création »

Le 1er septembre 2026, dans les jardins pontificaux de Castel Gandolfo, près de Rome, le pape Léon XIV a présenté un nouveau formulaire pour la messe à l’occasion de la célébration par l’Église de la Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création.

Au cours de cette célébration, il a exhorté les catholiques à contempler la nature, mais aussi à « reconnaître avec humilité de quelles manières nous avons manqué à notre devoir de préserver la Création et de veiller à la dignité de chaque personne ».

Ce nouveau formulaire est destiné à être utilisé pendant le Temps pour la Création, une période d’un mois consacrée à la prière et à l’action en faveur de la sauvegarde de la Création. Cette période s’étend du 1er septembre, journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création, au 4 octobre, fête de saint François d’Assise.

La période de célébration de cette année s’achève à l’occasion du 800ᵉ anniversaire de la mort de saint François, fondateur de l’ordre franciscain et source d’inspiration majeure de l’encyclique du pape François Laudato si’, consacrée à la sauvegarde de notre maison commune.

 

Le pape Léon XIV célébrant la messe pour la sauvegarde de la Création dans l’enceinte du centre écologique « Borgo Laudato Si’ » à Castel Gandolfo, en Italie, le 1er septembre 2026
(photo : Copyright © Vatican Media, utilisée avec autorisation)

Léon XIV poursuit l’engagement en faveur de l’environnement porté par son prédécesseur le pape François. Parmi ses initiatives récentes figure l’encyclique Magnifica Humanitas, dans laquelle il met en garde contre les conséquences environnementales profondes liées à la révolution de l’intelligence artificielle (IA). Au cours de la messe, il a prié pour que les personnes qui travaillent dans ce domaine s’orientent toujours davantage vers le bien commun, au service de la fraternité et de la paix. Il a également prié « pour la conversion de nombreuses personnes, au sein de l’Église comme en dehors, qui ne reconnaissent toujours pas l’urgence de prendre soin de notre maison commune ».

« En définitive, la célébration eucharistique de la Journée de la Création est l’occasion de célébrer Dieu en tant que Créateur et de renouveler notre gratitude pour le don sacré de la Création, tout en nous encourageant à en prendre soin avec plus de ferveur », a conclu Mgr Allwyn D’Silva, président du Bureau pour le développement humain de la Fédération des conférences épiscopales d’Asie.

 


Enquête de Greg Palast sur les exclusions d’électeurs. Êtes-vous certain que vous allez pouvoir voter ?

Les prochaines élections de mi-mandat se profilant, nous faisons le point dans ce numéro sur les implications et l’importance du choix qui s’offre aux électeurs américains. Le problème se trouve précisément là : êtes-vous sûr qu’en tant que citoyen des États-Unis vous serez en mesure de voter ? Si vous ne le pouvez pas, cela a-t-il de l’importance ? Tous vos concitoyens peuvent-ils voter ?

 


Pourquoi les élections de mi-mandat sont-elles importantes ?

– Les élections de mi-mandat vous donnent à vous, l’électeur, l’opportunité de décider quel parti contrôlera la Chambre des représentants et le Sénat.

– Situées en milieu de mandat présidentiel, elles donnent le pouvoir aux électeurs de manifester leur approbation ou leur désaccord sur la manière dont l’administration en place gouverne.

– Les élections de mi-mandat sont une confrontation entre les deux grands partis, le Parti démocrate et le Parti républicain. Elles peuvent être aussi intenses qu’une élection présidentielle en raison de ses enjeux.

– Le parti gagnant acquiert le contrôle de la législature, qui détient le pouvoir de promulguer les lois, déclarer une guerre, et bien d’autres choses encore.

– Le parti représenté par le président espère obtenir la majorité dans les deux institutions. Le programme législatif du président se trouve ainsi facilité pour obtenir l’approbation du Congrès1.


 

Greg Palast, journaliste d’investigation de la vieille école, primé et auteur à succès de The Best Democracy Money Can Buy (La meilleure démocratie que l’argent peut acheter, voir le compte rendu dans la revue Partage international de juillet/août 2002), enquête sur les stratagèmes qui ont permis de supprimer des centaines de milliers de noms de citoyens américains des listes électorales. Les conclusions, fondées sur un travail d’enquête acharné, ont fait l’objet d’une interview dans la revue Partage international de décembre 2004 sous le titre Perfectionner l’art de la tricherie.

Le travail de G. Palast  révèle aujourd’hui de nouveaux stades de corruption et de tromperies caractérisées d’une ampleur inédite commises contre le peuple américain, et est présenté dans le documentaire Vigilante Inc. : Georgia’s Vote Suppression Hitman (La Compagnie des Justiciers : le tueur à gages de la suppression de votes en Géorgie) ainsi que dans une nouvelle série de vidéos, qui méritent d’être vues, intitulées Jim Crow reloaded (Le retour de Jim Crow), un titre accablant.

Le célèbre journaliste américain Thom Hartmann s’est entretenu avec Greg Palast dans son émission The Hartmann Report. L’entretien s’intitule : Etes-vous prêts à montrer vos papiers pour voter ?

T. Hartmann et G. Palast ont commenté la décision provisoire de la Cour suprême quant au dossier traitant de la tentative de Donald Trump d’obtenir que le Gouvernement fédéral prenne le contrôle du vote par correspondance grâce à un procédé malhonnête, destiné à manipuler les résultats des élections de mi-mandat qui détermineront quel parti contrôle le Congrès.

Le décret 14399 de D. Trump exige que les Américains montrent des documents de citoyenneté pour pouvoir voter, une idée qui renvoie à la Seconde guerre mondiale lorsque la Gestapo menaçait et harcelait la population n’importe quand et n’importe où, en exigeant de voir ses papiers. G. Palast explique comment les gens peuvent lutter contre ce qui est décrit comme la « nazification » des élections américaines.

Voici quelques déclarations capitales issues de cet entretien :

« Cette semaine, la Cour suprême a temporairement rejeté la partie du décret qui aurait bloqué l’envoi par la poste de votre bulletin de vote, sauf si vous figurez sur la liste de citoyenneté. 

Mais cette nouvelle obstruction demeure une véritable menace pour le vote par correspondance dans les États « rouges » qui interprètent à leur manière la loi « montrez-moi vos papiers ».

Or la duperie dans le fait de ne donner des bulletins de vote qu’aux personnes figurant sur la liste de citoyenneté américaine est qu’il n’existe pas de liste de citoyenneté. L’Amérique n’est pas la Russie, la Corée du nord ni l’Allemagne nazie (pas encore, touchons du bois!).

D. Trump sait qu’il n’existe pas de liste de citoyenneté : il veut s’arroger le pouvoir de créer cette liste à partir de bases de données sélectionnées. Comment ? Il existe seulement trois preuves de citoyenneté : un passeport, un certificat de naissance original ou des documents de naturalisation. Et il sait (ou Stephen Miller sait pour lui) qui sont les personnes qui n’ont pas de passeport. Un indice : 80 % des Américains qui gagnent moins de 50 000 dollars par an ne possèdent pas de passeport.

Ils nous mentent, créent l’hystérie à propos des étrangers qui envahiraient notre démocratie. Ils prennent nos libertés en otage avec une demande de rançon qui dit « montrez-moi vos papiers ».

G. Palast invite urgemment tous ceux qui tiennent à la démocratie en Amérique à prendre les mesures suivantes :

  1. Obtenez votre passeport ou votre certificat de naissance certifié maintenant.
  2. Regardez la série Jim Crow Reloaded.
  3. Inscrivez-vous sur SaveYourVote.org pour rester informés, et partagez le lien avec tous ceux que vous connaissez.

 

Panneau de signalisation dans un bureau de vote, États-Unis
(photo : Tom Arthur, Wikimedia Commons)

 

G. Palast et son équipe ont découvert des données préoccupantes :

– Selon les données de la Commission américaine d’assistance aux élections, 4 776 706 électeurs ont été radiés à tort des listes.

– En août 2024, pour la première fois depuis 1946, les auto-proclamés « justiciers » chasseurs de fraude électorale, ont contesté les droits de 317 886 électeurs. L’Association nationale de promotion des gens de couleur de Géorgie estime qu’au jour de l’élection près de 2 000 contestations ont été signalées uniquement en Géorgie.

– Pas moins de 2 121 000 bulletins de vote ont été disqualifiés pour des erreurs administratives mineures comme des affranchissements postaux.

– Au moins 585 000 bulletins déposés en bureau de vote ont été également disqualifiés.- 1 216 000 bulletins temporaires ont été rejetés, donc non comptabilisés.

– 3 024 000 nouvelles inscriptions ont été rejetées ou n’ont pas été entrées à temps dans les listes avant le vote.

« Si les radiations, les contestations et les rejets de bulletins étaient dus au hasard, cela n’aurait pas d’importance. Mais c’est tout sauf du hasard. Par exemple, un contrôle effectué par l’État de Washington montre que par rapport à un électeur blanc, la probabilité qu’un électeur noir voie son bulletin de vote par correspondance rejeté s’élevait à 400 %. Selon l’étude de la Commission américaine des droits civils de Floride, le rejet des votes en bureau des électeurs noirs atteint 14,3 % soit un bulletin sur sept.

Le vilain petit secret de la démocratie américaine consiste à ne pas compter tous les votes. Et à ne pas permettre à tous les citoyens de voter.

En 2024 spécialement, après l’avalanche de nouvelles lois « on ne vous laissera pas voter » dans presque tous les États rouges, le nombre de citoyens victimes des lois à la Jim Crow s’est élevé en millions.

 Selon le Centre Brennan pour la justice, depuis l’élection de 2020, au moins trente États ont édicté 78 lois restrictives pour bloquer des votes. Depuis la fermeture des boîtes de dépôts dans les villes à majorité noire, les lois à caractère racial couvrent toute la gamme des prétextes qui autorisent les justiciers non-gouvernementaux auto-proclamés de la fraude électorale à contester des électeurs par centaines de milliers. »

1. Le Congrès des États-Unis est constitué de la chambre haute qui est le Sénat composée de 100 sénateurs (deux par État), et la chambre basse qui est la Chambre des représentants composée de 435 députés.
.

Source : usvotefoundation.org


Comment naissent les guerres civiles

par Patricia Pitchon

compte rendu d’études

Les historien(ne)s Barbara Walter, aux États-Unis, et David Betz, en Grande-Bretagne, ont étudié les guerres civiles non pas à l’échelle de chaque pays pris isolément, mais en comparant différents pays sur une période de vingt ans, afin de déterminer s’il existait des tendances significatives permettant de comprendre comment et pourquoi les guerres civiles éclatent. Ils ont étudié des dictatures, des démocraties ainsi que des régimes se situant entre les deux, présentant à la fois certaines caractéristiques autoritaires et certaines caractéristiques démocratiques.

Une question les intriguait notamment : après la Seconde Guerre mondiale, de nombreux pays sont devenus indépendants, mais, dans le même temps, beaucoup d’entre eux ont dû faire face à des guerres civiles, alors qu’il y en avait eu relativement peu auparavant. Leur étude a fait apparaître plusieurs caractéristiques communes importantes.

Bien qu’une tendance à la polarisation politique se soit manifestée, celle-ci, à elle seule, n’accroît pas le risque de guerre civile. Ce qui constitue un véritable danger, en revanche, c’est la perte de certaines formes de cohésion sociale, notamment lorsque des clivages ethniques, religieux ou géographiques deviennent déterminants. De même, lorsqu’un parti politique favorise ses propres électeurs et ses propres intérêts en créant des situations particulières ou en mettant en place des politiques qui excluent d’autres groupes, cela peut créer les conditions propices à une guerre civile.

Un facteur aggravant important apparaît lorsque deux groupes différents ont tous deux le sentiment d’être les seuls véritables héritiers de la nation. Barbara Walter cite notamment l’Irlande du Nord et l’Afrique du Sud. Il a fallu trente années de conflit aux protestants et aux catholiques d’Irlande du Nord pour parvenir à la paix. La division était religieuse ; les écoles et les quartiers étaient séparés, et la méfiance entre les deux groupes était réelle et profonde. Après de nombreux efforts infructueux, un véritable dialogue a finalement pu s’instaurer, parce que les deux parties ont fini par accepter qu’il n’existait pas d’autre solution. La paix a alors pu être rétablie.

Dans les années 1980, alors qu’elle était encore étudiante, Barbara Walter fut interrogée sur le pays qui, selon elle, était le plus susceptible de connaître une guerre civile. Elle cita l’Afrique du Sud, en raison du régime d’apartheid instauré par le gouvernement de la minorité blanche afin de séparer les populations noires et blanches.

Sans surprise, la majorité noire manifesta pendant des années et eut recours à la violence, tandis que le gouvernement exerçait une répression brutale et faisait lui aussi usage de la violence. De nombreux pays exprimèrent leur désapprobation de l’apartheid, non seulement en protestant, mais aussi en boycottant les produits sud-africains. En Afrique du Sud même, des hommes d’affaires commencèrent à faire pression sur le gouvernement et à lui faire part de leurs inquiétudes quant aux effets néfastes de la situation sur les entreprises et, plus généralement, quant à l’image négative du pays à l’étranger. Ils avaient commencé à comprendre que la situation n’était plus tenable.

La situation semblait sans issue. Pourtant, comme le souligne Barbara Walter, le président de Klerk fit finalement quelque chose d’inattendu : il libéra Nelson Mandela, le dirigeant noir, après vingt-six années d’emprisonnement. Au lieu de la vengeance et du véritable bain de sang que tant de personnes redoutaient, un dialogue constructif s’instaura entre F. de Klerk et N. Mandela. La paix advint en Afrique du Sud parce que les deux dirigeants convinrent que mettre fin à l’apartheid et offrir enfin aux populations noires une voie vers l’avenir constituait la seule solution.

Une constatation assez surprenante est que, chaque année, moins de 4 % des pays réunissent les conditions susceptibles de conduire à une guerre civile. Cependant, lorsque les griefs ne sont pas pris en compte, ils ont tendance à réapparaître. Barbara Walter fut chargée par la Banque mondiale d’étudier ce qu’elle a appelé le « piège du conflit ».

Fait intéressant, les pays qui étaient parvenus à éviter une seconde guerre civile avaient amélioré la qualité de leur gouvernance. Ils avaient instauré davantage de démocratie. Ainsi, lorsque la guerre civile du Mozambique prit fin en 1992, le pays passa d’un régime à parti unique à un système d’élections multipartites. Au Liberia, après la fin du conflit en 2003, les pouvoirs du président furent davantage encadrés et l’indépendance de la justice fut renforcée.

Selon B. Walter, lorsque les pays gagnent en transparence, limitent le pouvoir de l’exécutif et élargissent la participation politique, ils sont moins vulnérables aux flambées de violence. Ses recherches ont montré que « la qualité de la gouvernance du pays était nettement plus importante que l’amélioration de l’économie ».

Le professeur David Betz travaille depuis de nombreuses années au Département des études sur la guerre du King’s College de Londres. Plus récemment, il a commencé à s’intéresser davantage à la question des guerres civiles et a publié deux articles à ce sujet dans Military Strategy Magazine (voir les volumes 9 et 10). Ces articles s’adressaient principalement, explique-t-il, aux militaires ainsi qu’aux responsables politiques, même s’ils ont également commencé à attirer l’attention des journalistes et du grand public.

Au cours des dernières années, il s’est de plus en plus adressé au grand public, notamment à travers des entretiens lors d’événements culturels ou à l’occasion de manifestations similaires, ainsi que dans le cadre d’entretiens avec d’autres universitaires et des journalistes. Beaucoup de ces interventions sont désormais disponibles sur You Tube. Le sujet principal en est le risque de guerre civile et les conditions qui la rendent possible.

Le professeur Betz s’est principalement intéressé à la Grande-Bretagne, mais il souligne également que nombre de ces conditions sont présentes dans d’autres pays européens. Parmi celles-ci figure ce que les chercheurs appellent désormais le déclin social, c’est-à-dire la perte de statut, potentiellement permanente, d’un groupe ou d’une partie de la société, remplacé sur l’échelle sociale par un autre groupe qui bénéficie alors d’un accès privilégié à des possibilités qui ne lui étaient pas auparavant accessibles.

Une autre question importante est la perte de légitimité du gouvernement. Celle-ci se manifeste par une perte de confiance des citoyens, qui ont le sentiment que le contrat social, celui qui permet d’établir la confiance et la cohésion au sein d’une société, n’est plus respecté. Trop d’engagements et de promesses n’ont probablement pas été tenus. Dans cette situation, les citoyens ont le sentiment de ne pas être vus ni entendus. Cela crée une fracture entre les élites et les citoyens ordinaires, fracture qui semble s’être accentuée au cours des dernières années. Les effets de telles situations ont régulièrement été sous-estimés.

Le professeur Betz souligne dans plusieurs entretiens que certaines élites ont le sentiment d’avoir échoué dans leur rôle de garantes de la société. Ceux qui pourraient prendre la parole ne le font pas, parce qu’ils pensent qu’ils seront sanctionnés plutôt que protégés.

Un autre problème est la réticence à voter, en particulier, semble-t-il, chez les jeunes. Il s’agit d’un signe évident de désaffection.

Il existe actuellement le sentiment que la police applique une justice à deux vitesses, autrement dit qu’un groupe est traité plus équitablement que d’autres. Cette perception contribue notamment aux tensions ethniques. Les médias font régulièrement état de différents épisodes qui ont suscité la controverse, mais je n’ai pas encore vu ni lu d’analyse détaillée de cette question en Grande-Bretagne. On pourrait espérer qu’une telle analyse soit approfondie, impartiale et accessible au public.

Lors d’un entretien avec Andrew Gold, le professeur Betz a été interrogé sur la possibilité d’une guerre civile entre musulmans et chrétiens. Il a répondu que non, pas sous cette forme. Selon lui, il s’agit de quelque chose de complexe, de désordonné, qui s’est développé progressivement.

Deux dynamiques sont à l’œuvre, toutes deux présentes et devant être comprises et prises en compte. La première concerne les tensions ethniques, qui peuvent prendre différentes formes. La seconde est le fossé grandissant entre les élites – c’est-à-dire les personnes occupant des positions de pouvoir – et le reste de la population. Il est nécessaire d’identifier les causes des tensions, mais aussi de comprendre la manière dont elles interagissent.

J’ajouterais que l’un des plus grands dangers pour les personnes qui occupent des positions de pouvoir est de rester déconnectées de celles qu’elles sont censées servir.

 


Le projet Gelephu, ville de la Pleine Conscience

par Claude Chaboche

Dans le livre La Mission de Maitreya, Tome III de Benjamin Creme, le chapitre I est consacré aux priorités de Maitreya. Parmi ces priorités : « l’embellissement des villes », il est dit notamment : « des dizaines de villes immenses comme New York, Londres, Détroit, Düsseldorf, Osaka, Calcutta […] ont des banlieues qui s’étendent sur des dizaines de kilomètres et où il est presque impossible de trouver un bâtiment agréable à l’œil. La vie y est stressante et monotone […] Nos cités ont absolument besoin d’être embellies et réorganisées […] L’architecture a toujours été l’art qui définit une époque et une culture particulières. Elle donne le ton à tous les autres arts – peinture, musique, etc. […] Une ville bien conçue est de l’architecture ritualisée […]. L’embellissement des villes devra aussi permettre aux habitants d’avoir accès à la nature, pas nécessairement la nature « à l’état brut », mais la nature tout de même ». Est-il possible aujourd’hui de concevoir une ville qui aille dans ce sens ? Oui, et c’est le Bhoutan, petit royaume de l’Himalaya enclavée entre l’Inde et la Chine, qui est en train de le démontrer !

Historique du projet

Le 17 décembre 2023 lors de la fête nationale, le roi du Bhoutan, Jigme Khesar Namgyel Wangchuck, a annoncé le projet de Gelephu Mindfulness City (GMC) ou « ville de la Pleine Conscience » : une ville privilégiant le bien-être personnel, l’épanouissement spirituel et l’harmonie avec la nature, parallèlement au progrès économique et à l’innovation technologique.

Gelephu sera une ville située à la frontière de l’Inde. Du fait de sa position stratégique elle vise à devenir un pôle d’échange économique, culturel et spirituel entre l’Asie du Sud et l’Asie du Sud-Est. Elle se nichera entre un sanctuaire de faune sauvage et un parc national, et s’étendra sur plus de 1 000 km² (peut-être jusqu’à 2 500 km² dans l’avenir ?).

Le plan directeur de GMC a été conçu par le cabinet d’architecture danois Bjarke Ingels Group (BIG). Il a imaginé une ville façonnée par ses cours d’eau : 35 rivières et ruisseaux la traversent, reliés par des « ponts habitables » chacun représentant l’un des neufs domaines du Bonheur National Brut (BNB). Ce projet a reçu, notamment, le soutien de deux lauréats du prix Nobel d’économie 2001 : Joseph Stiglitz et Michael Spence.

Qu’est-ce que le BNB ?

C’est, avant tout, une vision de la société ancrée dans les traditions, les valeurs et la culture du pays. Elle a été mise en place en 1972 par le roi Jigme Khesar Namgyel Wangchuck alors âgé de 16 ans ! Ses neufs domaines clés sont : le bien-être psychologique ; la santé ; l’utilisation du temps ; l’éducation ; le niveau de vie ; la diversité écologique et la résilience ; la diversité culturelle et la résilience ; la bonne gouvernance et la vitalité de la communauté. En dzongkha, la langue du Bhoutan, le BNB se nomme « Bonheur tous ensemble ».

 

Le roi Jigme Khesar Namgyel Wangchuck du Bhoutan
(photo : Famille royale du Bhoutan, Wikimedia Commons)

En effet pour le bouddhisme vouloir construire son bonheur en ignorant la souffrance des autres est, non seulement immoral, mais aussi totalement illusoire car en raison de l’interdépendance des phénomènes tout ce qui arrive dans le monde a des répercutions sur chacun d’entre nous. Le véritable bonheur est : « un état de plénitude durable qui se manifeste quand on est libéré de l’aveuglement mental et des émotions conflictuelles. C’est aussi la sagesse qui permet de percevoir le monde tel qu’il est, sans voiles, ni déformations. C’est enfin la joie de cheminer vers la liberté intérieure et la bonté aimante qui rayonne vers les autres. »1

A la fin des années 1990 ce concept a été transformé en indicateur pour en faire un outil de planification de l’action du gouvernement, et en 2008, il a été intégré dans la Constitution afin de donner une direction aux politiques, en cohérence avec les valeurs définies par le BNB. L’on peut penser que la référence au bien-être psychologique fait référence uniquement à la spiritualité bouddhiste. En réalité cette notion n’est pas liée à une religion particulière.

Sur le projet lui-même

Ces « ponts habitables » ont été conçus à l’image des Dzongs (monastère-forteresse) typique du Bhoutan. Ils seront multifonctionnels. Ce sont, notamment :

– Un temple-barrage hydroélectrique sur la rivière Sankosh, conçu comme une structure en cascade qui allie production d’énergie renouvelable, espaces de méditation et points de vue panoramiques.

– Un centre spirituel Vajrayana offrant un aperçu des pratiques bouddhistes du Bhoutan.

– Un centre de soins mêlant les traditions médicales orientales et occidentales.

– Une université mettant en valeur, en particulier, l’innovation académique.

– Une serre hydroponique et aquaponique intégrant des techniques agricoles ancestrales et l’agroscience moderne.

– Une centre culturel qui plongera les visiteurs au cœur du patrimoine et des traditions du Bhoutan.

Cette ville-région à statut juridique spécial selon le droit bhoutanais. Elle disposera de ses propres réglementations et systèmes, notamment, sur le plan économique, et sera divisée en onze quartiers interconnectés inspirés du principe du mandala qui s’étendront des zones rurales peu denses des hauts plateaux aux zones urbaines plus denses des plaines.

L’infrastructure a été très soigneusement conçue afin de prendre en compte le profond respect de ce pays pour la nature : interdiction de l’utilisation des matières plastiques, bâtiments de faible hauteur à empreinte carbone négative, systèmes zéro déchet, corridors de biodiversité pour protéger les voies de migration de la faune sauvage, notamment celles des éléphants. Des rizières, conçues pour résister aux inondations, seront aménagées le long des rivières et des ruisseaux, permettant ainsi aux sols de mieux résister lors des moussons. Les voies de circulation, de tailles réduites, seront réservées aux piétons, aux vélos et aux véhicules électriques. Toute la nourriture consommée sera biologique.

Le développement initial de ce projet sera financé par des investisseurs étrangers. Pour cela, la GMC, en 2025, a annoncé le lancement d’une première émission d’obligations nationales et l’intégration de cryptomonnaies dans ses réserves financières stratégiques. Ce projet bénéficie du soutien de l’Inde (amélioration des routes et rails frontaliers), et un aéroport international est en construction (ouverture prévue en 2029).

La réalisation complète de cette ville est envisagée pour 2035. Sans idéaliser, outre mesure, ce projet, il pourrait, néanmoins, devenir un modèle de conception de villes à visage humain.

1. Page 24 du livre : Plaidoyer pour le bonheur du moine bouddhiste français Matthieu Ricard paru en 2004 aux éditions Pocket.

Source : https://gmc.bt/ ; https://gmc.bt/ ; ttps://www.youtube.com/watch?v=CuoctvOe1OE ; https://www.visitbhutan.com/blog-detail.php?id=16]


Citations

Aucune nation, aucun pays n’est supérieur ou inférieur à un autre 


Il est du devoir du gouvernement de protéger et de promouvoir le bien-être de la nation, et il appartient à chacun d’être ce qu’il est. 

La vie aux États-Unis –

« Si vous analysez la vie américaine, vous vous apercevrez que le Soi n’y fait pas l’expérience de la liberté. Le Soi est conditionné, enfermé dans la prison de l’égoïsme. Voilà pourquoi, aux États-Unis, les individus explosent dès que le ton monte dans une discussion. C’est pour cette raison que, dans ce pays, les gens vivent avec des fusils et des pistolets. »

Les médecins et les psychologues devraient se pencher sur la question. Comme le mode de vie américain n’a pas réussi à générer la liberté, il devient une force très destructrice. Le Soi est piégé, conditionné au point qu’il ne trouve aucune liberté dans le mental, l’esprit et le corps.

C’est pourquoi les jeunes générations, qui ont échoué dans leur recherche de la liberté et n’ont donc pas atteint le but de la vie, tombent facilement dans le piège de la drogue, de l’alcoolisme, etc., pour échapper au marasme de leur vie quotidienne.

[Enseignements de Maitreya – Les lois de la vie page 124)]

Manifestation pour la Palestine à Londres,le 10 octobre 2026 (photo : Tim Welch).

 

Ce que dit la pancarte:

Au-delà des frontières,

au-delà de tout ce qui nous sépare,

puissions-nous nous souvenir de notre humanité commune :

c’est cela, la solidarité.

 

 

 

 


Message de Maitreya

Aucun article pour cette rubrique

Brève

Aucun article pour cette rubrique

Courrier des lecteurs

Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.
Aucun article pour cette rubrique

Rayons

Selon le Maître DK, un rayon est « le nom donné à une certaine force ou à un certain type d’énergie, considéré sous l’angle de la qualité qui en émane ». Les rayons transmettent ainsi leurs qualités à toute la création, y compris la constitution humaine. L’âme, la personnalité, le corps mental, le corps émotionnel et le corps physique, sont tous colorés par l’un ou l’autre des sept rayons. De manière à faciliter l’étude et la compréhension des rayons, le Maître de Benjamin Creme, au fil des ans, a accepté de répondre à des questions portant sur la structure de rayons (et le niveau d’évolution) de certaines personnalités mais, par discrétion, jamais pour des personnes en vie. Pour approfondir cette étude, nous renvoyons le lecteur aux enseignements d’Alice Bailey (Lucis Trust), aux ouvrages de Benjamin Creme et aux précédents numéros de Partage international.
Aucun article pour cette rubrique

Dernière de couverture

Aucun article pour cette rubrique

Cahier anniversaire

Le 19 juillet 1977, Maitreya, l’Instructeur mondial, est arrivé dans la communauté asiatique de Londres − son point d’attache dans le monde moderne − et le 22 juillet il a commencé sa mission. Trente ans plus tard, nous célébrons cet événement extraordinaire à travers les pages suivantes.
Aucun article pour cette rubrique

Questions-réponses de Benjamin Creme

Aucun article pour cette rubrique

Questions-réponses

Réponses de Benjamin Creme

Si c’est un Dieu d’amour qui a créé le monde, pourquoi y a-t-il tant de souffrance ?

En créant l’humanité, le Créateur nous a donné le libre-arbitre, sans lequel nous ne deviendrions jamais des collaborateurs du divin, responsables et doués d’intentions justes. Notre souffrance résulte de la loi de cause et d’effet, la loi du karma. Si comme c’est le cas, nous faisons un mauvais usage de ce libre-arbitre divin, nous souffrons et continuerons à souffrir tant que nous n’aurons pas appris l’innocuité.

[PI juillet/août 1994]

Maitreya effacera-t-il l’« ardoise », la dette karmique de l’humanité ?

Non. Le dogme ecclésiastique du rachat des péchés de l’humanité par le sacrifice de Jésus repose sur une conception erronée de la fonction du Christ. Il est venu en Palestine, et il revient maintenant, pour montrer la voie, pour conduire, guider et inspirer, mais non pour s’opposer à la loi du karma. Nous devons assurer notre propre salut en mettant en application ses enseignements.

[La Mission de Maitreya, Tome I, page 81]

Votre Maître prévoit-il une purification du karma mondial sur le plan physique sous forme de catastrophe ?

Si notre interlocuteur pense à des changements majeurs sur la Terre, alors la réponse est non. La loi du karma est la loi de cause et d’effet ; le karma n’est pas « purifié » mais résolu ou équilibré. Par l’action de cette loi, les déséquilibres et l’irrationalité qui s’expriment actuellement dans la pensée et le comportement de l’homme (séparation, division, guerres, millions de personnes que l’on laisse mourir de faim, etc.) créent des conditions de déséquilibre extrême dans la nature. Cela s’exprime et continuera de s’exprimer sous forme d’ouragans, de vents violents, d’inondations, de conditions météorologiques anormales et ainsi de suite.

Lorsque l’homme commencera à mettre de l’ordre dans sa maison, les élémentaux de la nature répondront par une activité plus équilibrée, ce qui engendrera une plus grande harmonie.

[La Mission de Maitreya, Tome II, page 211]

Peut-on éliminer du karma par le service et des changements de conscience ?

Oui. Le karma peut s’effacer si nous apprenons à vivre en conformité avec le Plan. Nous ne générons pas de mauvais karma si nous ne faisons pas de mauvaises actions. Si nous ne volons pas et ne bombardons pas les pays pauvres (entre autres), nous ne générons pas de karma négatif. D’où la nécessité de l’innocuité dans toutes nos actions, que ce soit au niveau individuel, national ou international.

Si, par exemple, nous savons que le Plan d’évolution exige que nous vivions ensemble en paix et en harmonie en partageant les ressources de la planète qui sont destinées à tous, et si, ce faisant, nous parvenons ainsi à faire régner partout l’harmonie, la justice et la liberté, nous pouvons être assurés que la vie de chacun progressera selon la loi. Nos vies seront bonnes, fructueuses, créatrices et resplendissantes dans tous les sens du terme. Lorsque nous engendrons conflit, violence, haine, injustice et oppression, nous créons du karma négatif. Nous n’agissons plus en conformité avec le Plan de Dieu.

Le Plan de Dieu est une réalité. En termes bibliques, il reste vague et mystique, mais en termes ésotériques il est parfaitement concret. L’ésotérisme est la plus concrète des sciences ou des philosophies. Par le service et les changements d’état de conscience qui s’ensuivent, nous brûlons du karma. En changeant nous-mêmes, nous changeons la nature du karma que nous générons et pouvons agir plus facilement sur le karma du passé.

[L’Art de vivre, page 146]

J’ai entendu dire que la maladie était une grâce de Dieu. Cela s’applique-t-il également aux nations ? 

Tout ce qui arrive est lié au karma. Il y a un karma mondial, dont nous sommes tous responsables, et un karma individuel. Tout le monde est responsable du karma mondial car nous y avons tous contribué au cours de nos centaines de milliers d’incarnations. Bon nombre d’inondations, de séismes et de catastrophes naturelles dans le monde sont dus à l’effet des pensées et des actions négatives de l’humanité, considérée dans son ensemble. Nous créons des conditions destructrices parce que nous sommes nous-mêmes dans un état de déséquilibre. Bon nombre d’entre nous sont remplis de haine, d’esprit de compétition, chacun cherchant à triompher de quelqu’un, à passer devant les autres, à vendre ses produits avant tout le monde.

Le monde n’est que compétition. La compétition est le résultat de la cupidité. La cupidité est le résultat de la peur. La peur résulte du sentiment de séparation. Si nous ne nous sentions pas séparés, nous construirions un monde différent, un monde tel qu’il devrait être et tel qu’il sera dans l’avenir. Cela dépend de nous. Nous nous comportons de façon destructive ou constructive ; si nous sommes destructifs, nous sommes en guerre avec nous-mêmes et avec la société dont nous faisons partie. Nous devons apprendre l’innocuité, apprendre à vivre en équilibre avec nous-mêmes et notre environnement.

[Le Grand Retour, mai 1998, page 280]

Pourriez-vous indiquer les mesures pratiques que pourraient prendre les différentes nations afin de mettre en place un partage mondial ?

Il existe un groupe de Maîtres déjà présents dans le monde, quatorze Maîtres et Maitreya. Ils ont leurs disciples. Ces disciples ont élaboré une série de plans alternatifs, reliés entre eux, des modèles qui, s’ils étaient appliqués, résoudraient les problèmes de redistribution qui sont au cœur du problème économique actuel. Les ressources existent. Il y a davantage de nourriture dans le monde que nous n’en avons besoin, dont une grande partie pourrit dans les entrepôts du monde développé, tandis que des millions d’êtres humains meurent de faim dans d’autres pays. Ces plans reliés entre eux traceraient les grandes lignes d’une méthode très simple de redistribution.

Il existe différentes plans, mais celui-ci est le plus simple et le meilleur. L’humanité peut l’adopter ou non, mais, avec éventuellement quelques modifications, cela pourrait être acceptable. Tout d’abord il serait demandé à chaque nation de faire connaître ce qu’il produit, ce qu’il cultive, ce qu’il importe. De cette manière, on aurait une vue d’ensemble des marchandises de la Terre. Puis chaque nation serait invitée à verser dans un fonds commun ce qu’il possède en excédent. Les nations riches, puissantes, évidemment, donneraient davantage car elles ont tant de choses en excédent et les nations les plus pauvres donneraient moins car elles ont moins d’excédent, mais toutes donneraient ce qu’elles possèdent en excédent de leurs besoins.

À partir de ce fonds commun, constitué par toutes les nations, les besoins de tous seraient satisfaits. Ceci prendrait également en compte les besoins de la planète.

Nous ruinons, nous ravageons la planète. Elle est maltraitée et désormais malade. Ce plan de redistribution prendrait en compte, par exemple, ce que nous devons faire dans un monde de plus en plus dépourvu d’arbres. Nous devons planter davantage d’arbres, ne jamais en utiliser au-delà d’une certaine limite. Nous tirons notre oxygène du règne végétal et en même temps le règne végétal absorbe merveilleusement le dioxyde de carbone. Par conséquent plus nous détruisons d’arbres, moins nous avons d’oxygène et plus notre « empreinte carbone » est importante. Quatre-vingt pour cent du réchauffement climatique – qui est une réalité absolue – est créé par l’humanité elle-même, mal guidée.

Vous avez pourtant des personnes ignares comme le président américain qui déclare qu’il n’y a pas de réchauffement climatique. « Cela n’existe pas », affirme-t-il. Dans un pays qui produit 25 % de la pollution mondiale ! Un pays produit un quart de la pollution mondiale et il en nie les effets.

[Partage international, avril 2008]

Pouvez-vous parler des problèmes écologiques mondiaux ?

Puisque nous polluons notre planète avec des radiations nucléaires, des gaz en tous genres et des engrais, que nous déversons les produits chimiques les plus nocifs dans nos rivières, nos réservoirs et nos sols, et que nous rendons l’air pratiquement irrespirable dans les grandes villes à cause des gaz d’échappement des voitures, il est évident que nous devons éliminer cette pollution.

Tout le monde, sans exception, souffre plus ou moins de la pollution, selon sa constitution. On constate une incidence croissante de maladies partout sur la planète, principalement des affections cutanées, cardiaques et pulmonaires. C’est un problème immense auquel l’humanité est confrontée, et il faut s’y atteler sans délai. Il faut procéder à la fermeture progressive des centrales nucléaires.

La pollution de nos rivières doit être considérée comme un crime contre la société. À l’heure actuelle, c’est un moyen facile de se débarrasser des effluents. Il est criminel d’empoisonner les rivières dont dépend une grande partie de notre eau potable. Il est criminel de déverser dans les mers des effluents chimiques qui tuent de nombreux poissons. Pour les Japonais et d’autres peuples, par exemple, c’est un problème majeur, car ils se nourrissent principalement de poisson ou du moins, c’était le cas il n’y a pas si longtemps.

Mon Maître a déclaré qu’après la redistribution des ressources, la priorité absolue serait de s’attaquer aux problèmes écologiques mondiaux. Maitreya a affirmé que c’est une question qui concerne tout le monde. Personne n’est trop jeune ni trop vieux, dit-il, pour y prendre part. Qu’il s’agisse de gaspiller un simple bout de papier ou de brûler une forêt entière pour faire place à des pâturages destinés à l’élevage bovin, notre comportement doit changer. Cela ne peut se faire du jour au lendemain, et ne peut s’accomplir que sur la base d’un consensus. Le consensus n’émergera que lorsque l’on en percevra la nécessité Une fois cette nécessité reconnue, on trouvera le moyen d’y parvenir.

Cela découlera de l’acceptation du principe de partage. Lorsque nous acceptons le principe de partage, nous acceptons de ne plus détruire l’environnement. Nous devons modifier le processus de distribution et apprendre à vivre avec moins. Cela ne signifie pas vivre dans le manque ; il y a suffisamment de ressources pour tout le monde si elles sont réparties plus équitablement. Cela se fera.

Les gens reconnaîtront que le Christ a raison. C’est la seule attitude sensée et dictée par le bon sens. Dès que nous agirons ainsi, nous verrons que nous n’avons pas besoin de ceci ou de cela. En éliminant la concurrence, cette soumission aveugle aux forces du marché qui poussent les gens à rivaliser entre eux, nous allégerons la pression exercée sur l’environnement. Nous prendrons conscience de la nécessité d’une économie durable à long terme.

L’économie actuelle ne l’est pas et, qui plus est, elle empoisonne la planète. Que se passera-t-il lorsque nous aurons brûlé toutes les forêts et qu’il n’y aura plus d’oxygène ? Nous dépendons entièrement du règne végétal pour l’oxygène que nous respirons.

Notre façon de penser est totalement erronée car nous ne raisonnons pas dans une perspective globale. Nous ne pensons pas en citoyens du monde, d’une seule voix planétaire. Nous raisonnons en nations indépendantes, chacune agissant pour son propre compte ; au sein même de ces nations, groupes et individus agissent chacun de leur côté. Chacun œuvre de manière isolée, individualiste, bien que tout soit interdépendant. Nous devons reconnaître que le monde ne fait qu’un et que les richesses de la planète appartiennent à tous. Elles doivent être partagées et utilisées à bon escient.

Dans un avenir très proche, les moteurs à essence ou à gaz actuels seront remplacés par des moteurs électriques. Nous aurions pu disposer de voitures électriques bien plus tôt. C’est tout à fait réalisable et, à titre de mesure transitoire, la voiture électrique deviendra la norme. Elles seront ensuite remplacées par des transports en commun plus efficaces.

Nous devons nous attaquer au problème écologique et, puisque nous y sommes contraints, nous le ferons. Il se peut que les aspects technologiques majeurs de cette transition ne nous touchent pas directement, mais les questions du quotidien concerneront tout le monde : qu’il s’agisse de se contenter de produits moins emballés qu’auparavant, un seul emballage extérieur au lieu de trois (il faut aujourd’hui dix minutes pour déballer un savon), ou de réaliser des économies d’énergie sous toutes ses formes.

[N.B. : les premiers mots de cette question ont été modifiés pour qu’elle ait plus de sens dans le cadre d’une foire aux questions générale]

Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.
[Article 25A de la Déclaration universelle des droits de l’homme, adopté par les Nations unies en décembre 1948]

Les opinions exprimées par des auteurs autres que les correspondants de Partage international ne reflètent pas nécessairement celles de la rédaction de ce magazine. De même, les personnes interviewées et les auteurs autres que nos correspondants n’adhèrent pas nécessairement aux informations et à l’approche qui constituent le fondement et le contexte de cette publication.

La reproduction du contenu de Partage international, sous forme imprimée ou électronique, y compris sur les sites internet, nécessite une autorisation écrite qui ne sera pas refusée sans motif valable. Veuillez en faire la demande via notre page Contact. Lors de la reproduction de contenu de Partage international, veuillez mentionner Partage international comme source : © Partage international. Un extrait (pour la presse écrite) ou une mention de la source avec un lien (pour la reproduction en ligne) serait apprécié.