Partage international no 457 - septembre 2026

Sommaire


Articles du Maître

Depuis la création de la revue Partage international, le Maître de Benjamin Creme a rédigé un article chaque mois pendant près de trente-cing ans. Ces articles étaient destinés à être publiés non seulement au moment où ils étaient écrits, mais également chaque fois que les circonstances mondiales le justifieraient.

Appel à la raison

par le Maître

transmis par Benjamin Creme

Les citoyens américains voient aujourd’hui s’approcher une échéance critique. De la décision qu’ils prendront en novembre 2004 peut dépendre l’avenir et le bonheur d’un grand nombre d’hommes, pas seulement aux États-Unis, mais dans bien d’autres pays du monde.

On aurait pu penser que cette décision ne serait pas difficile à prendre, que le choix irait de soi pour tous ceux qui sont épris de paix et de relations justes. Mais non, il s’avère que certains voient les choses d’un œil différent et se réservent le droit d’envahir d’autres pays sous prétexte que ces derniers pourraient nourrir à leur égard des desseins hostiles.

On aurait pu croire de tels actes de guerre préventive abandonnés de longue date par les États civilisés du monde moderne, et relégués à un passé où l’homme ignorait la loi.

Eh bien non, hélas, nous assure-t-on. L’actuel gouvernement américain, loin d’exprimer des remords pour sa cruelle et injuste invasion de l’Irak1, affirme fièrement sa détermination, s’il garde le pouvoir, à poursuivre ses déprédations dans le cadre de la « guerre contre le terrorisme ».

Combattre un fantôme

Faire la guerre au terrorisme revient à combattre un fantôme : exercice inutile, coûteux et dangereux. Le terrorisme est une hydre, un monstre à plusieurs têtes, dont chaque tête coupée – Hercule eut l’occasion de s’en apercevoir – est immédiatement remplacée par deux autres. Le gouvernement des États-Unis, dans son arrogance et son ignorance, est tombé aveuglément dans le piège. Ceux qui en souffrent sont le peuple américain, ses victimes, et le monde entier.

Il n’y a qu’un seul moyen de combattre le terrorisme et d’en finir, pour toujours, avec ce fléau : en rechercher l’origine.

Le terrorisme a bien sûr plusieurs causes, mais la plus importante de toutes est le déséquilibre existant dans la répartition des ressources mondiales. C’est ce déséquilibre qui creuse un fossé dangereux entre les nations et conduit des hommes à recourir au terrorisme pour réaliser leurs rêves. Il s’agit d’individus désespérés qui ont le sentiment de n’avoir rien à perdre. Ils forment une immense armée potentielle et sont prêts à mourir si nécessaire pour la justice à laquelle ils aspirent, et qu’ils revendiquent à juste titre.

Aucune guerre contre le terrorisme ne peut vaincre pareille armée. Ce ne sont pas la morgue et l’arrogance qui parviendront à l’éloigner des bastions du monde occidental.

Aucune nation, si puissante soit-elle, ne peut par elle-même vaincre le terrorisme, ce rejeton de l’injustice qui défigure notre monde.

Apprendre le partage

C’est seulement quand les êtres humains apprendront le partage que nous connaîtrons la fin du terrorisme. Par le partage et par lui seul, la justice et la liberté deviendront réalité. Nous en appelons à vous, citoyens de la grande nation bénie des États-Unis d’Amérique ; réfléchissez, et mettez tout votre cœur, comme vous en avez l’habitude, dans le choix qui vous attend. Prononcez-vous pour la paix, la justice, et le respect de la Loi.

1. Cet article a été écrit pour la revue PI d’octobre 2004, peu après l’invasion de l’Irak par les États-Unis. Malheureusement, aujourd’hui, on peut tout simplement remplacer le nom de ce pays par « Iran ». [Un Maître parle, page 469]

 


La Terre en travail

par le Maître

transmis par Benjamin Creme

L’on est en droit de dire que, parmi les hommes, certains commencent enfin à prendre au sérieux les dangers du réchauffement global et des changements climatiques qu’il entraîne. Il est vrai que bien des désaccords subsistent sur la réalité des périls et leur ampleur, comme sur la manière de traiter les problèmes dont l’existence est généralement admise. Toutefois il ne fait aucun doute que certains, au moins, reconnaissent que l’humanité a devant elle une tâche colossale pour arrêter le processus de destruction en cours et stabiliser l’environnement. Il est également vrai que même les plus conscients de la situation et les plus soucieux d’y faire face ne savent pas grand-chose de l’ampleur et de la complexité des problèmes.

Une science encore inconnue

Ainsi en va-t-il de la pollution, qui prend des formes nombreuses. Certaines sont faciles à identifier et à traiter, pourvu que soit présente la volonté d’agir ; d’autres, cependant, nécessitent une science et des moyens d’intervention encore inconnus de l’humanité. Les pollutions de cette deuxième catégorie sont tellement toxiques et destructrices qu’il est nécessaire d’y remédier en toute priorité. On connaît les effets de la pollution sur la qualité de l’air et de la nourriture, sur les animaux, sur les poissons des rivières et des océans, mais on n’y prête guère attention.

Plus destructrice que toute autre, la pollution causée par les radiations nucléaires attend encore d’être découverte par les savants de la Terre. Les niveaux vibratoires les plus élevés des radiations nucléaires se situent au-dessus de ceux que permettent de mesurer les instruments actuels. Ce sont aussi les plus toxiques et les plus dangereux pour l’homme comme pour les règnes inférieurs. Sur tous ces plans les problèmes de pollution doivent être surmontés.

Cela ne pourra s’accomplir que par la reconstruction complète des structures politiques, sociales et économiques actuelles. L’homme a ravagé et pollué la Terre, il a porté gravement atteinte à son environnement. Il lui faut maintenant considérer comme une priorité absolue de réparer ce qu’il a endommagé, et de rendre la santé à sa planète souffrante. Il lui faut apprendre à réduire ses exigences envers elle ; il lui faut apprendre la beauté de la simplicité, et la joie du partage. L’homme n’a guère le choix : l’urgence de la tâche à entreprendre nécessite une action immédiate ; rares sont ceux qui prennent la mesure des dommages déjà occasionnés.

Sauver la Terre

La question se pose : la planète Terre peut-elle être sauvée, et par quels moyens ? La réponse est un « OUI ! » retentissant ; les moyens à mettre en œuvre impliquent la transformation du mode de vie actuel de la majorité des hommes.

L’ambition suprême de tous les pays dits « développés » est de parvenir à un taux de croissance toujours plus élevé de leurs économies, et de s’enrichir par ce moyen ; il s’agit, dans un monde économique fondé sur la compétition, de s’assurer domination et puissance, pour profiter d’un niveau de vie plus élevé.

Dans ces conditions, le pillage de la Terre et l’arrogante dilapidation de ses ressources sont considérés comme nécessaires et allant de soi. C’est cette attitude irresponsable qui a fini par mettre notre planète pratiquement à genoux.

Maitreya, soyez-en certains, abordera d’ici peu ce problème pressant, et présentera ses solutions. Il soulignera que la première nécessité est d’accepter la réalité d’une urgence que beaucoup s’emploient encore à nier. Le partage, dira-t-il, est la première étape du processus de changement qui portera remède à nos malheurs, et réhabilitera la Terre.

[Partage international, novembre 2007]


Le rôle de l’homme

par le Maître

transmis par Benjamin Creme

Avec le temps, l’humanité finira par comprendre la véritable nature de sa relation avec les règnes inférieurs et acceptera de bon cœur le rôle de gardien de leur évolution. Cela mènera à une transformation des différents aspects de l’élevage et de l’agriculture, de l’exploitation forestière et de la pêche. Les méthodes actuelles motivées par l’appât du gain – déforestation, dégradation des sols, surexploitation des terres appauvries, destruction irresponsable de nombreuses espèces animales, pêche intensive – disparaîtront à jamais.

Il faudra bientôt mettre un terme à la guerre infernale qu’on mène contre la nature. Les hommes ne doivent plus accepter l’empoisonnement de la terre et de l’eau qui menace l’espèce humaine et le règne animal. Il faut renoncer aux méthodes d’élevage privant les animaux des droits fondamentaux qui sont les leurs, comme la liberté de mouvement, l’accès à l’air et à la lumière. La cruelle exploitation, à des fins expérimentales, d’innombrables créatures, doit céder la place à des méthodes plus saines de recherche et de connaissance.

Nombreux sont ceux aujourd’hui qui se soucient de ces questions et appellent au changement. L’esprit humain s’est engagé dans la bonne direction et rien ne saurait arrêter cette évolution. Néanmoins d’immenses changements sont nécessaires pour maintenir l’équilibre écologique de la planète. Lorsque la Terre sera considérée comme une entité vivante, complète dans toutes ses parties, chacune étant essentielle à l’ensemble, une vision nouvelle et plus saine de la vie prévaudra. Les hommes finiront par se considérer comme les garants d’un ordre naturel, préordonné pour fonctionner dans l’harmonie et la beauté, chaque règne étant relié au règne supérieur et au règne inférieur, en accord avec le Plan.

Aujourd’hui des sommes considérables sont dépensées dans la recherche sur les lois de la nature. Dans le même temps, d’énormes ressources sont gaspillées ou mal utilisées. Si ces ressources étaient utilisées pour stabiliser l’équilibre naturel, un monde nouveau apparaîtrait. L’homme se retrouverait en possession de secrets qui lui ont longtemps été cachés. Il aurait accès à des champs de connaissance jusqu’à présent fermés à son mental avide de savoir. La nature dévoilerait ses mystères et l’homme commencerait à collaborer avec le Logos créateur, prenant ainsi la place qui lui revient de droit en tant que gardien du Plan.

L’homme a le pouvoir de renouveler toute chose ou de détruire le monde. Jamais auparavant il n’avait eu pareille puissance. L’utilisation correcte d’un tel pouvoir exige l’expression d’une sagesse peu commune aujourd’hui, mais que l’homme doit trouver en lui-même, faute de quoi il disparaîtra.

Heureusement pour la race humaine, l’homme n’est pas seul. Sortant des coulisses, le groupe de ceux qui Savent entre maintenant en scène ; ce sont des hommes doués de tous les attributs de Dieu. A travers eux s’écoulera un flux de sagesse immémoriale qui guidera et préservera l’homme le long du sentier.

Sous leur inspiration, l’homme reviendra sur ses pas et prendra un nouveau départ. Sous leur sage tutelle, il commencera son ascension vers le divin, afin de manifester sa divinité potentielle, mais jusqu’à présent inexprimée.

Ainsi, avec le temps, les hommes deviendront-ils eux aussi ceux qui Savent, les serviteurs du Dessein divin. A travers eux s’écoulera alors un courant de sagesse universelle qui leur permettra de nourrir l’humanité toute entière et de poursuivre ainsi la mise en œuvre du Plan.

[Un Maître parle, décembre 1985, page 91]

 


Editorial

Imaginons

Ecrivant ces lignes à la mi-août, nous cherchons à nous projeter dans les prochains mois pour imaginer ce dont l’avenir pourrait être porteur.

Alors, imaginons ce qu’il pourrait advenir si d’une manière ou d’une autre les idées, les conseils et l’inspiration de la revue Partage international pouvaient atteindre chaque personne de notre planète. Chacun pourrait, par exemple, lire Appel à la raison, écrit par un Maître de Sagesse ; et les Américains prendraient conscience que le bien-être de leurs concitoyens et de millions de personnes autour du monde dépend de leurs choix (particulièrement au scrutin de la mi-novembre, mais pas seulement). Ils seraient au nombre de ceux « qui sont épris de paix et de relations justes », pour citer l’article.

On peut espérer qu’ils ne manqueraient pas de répondre aux conseils de bon sens les encourageant à se retirer de la guerre, à adopter une position unie, affirmée et très visible contre les conflits et les agressions, et à reconnaître que seule la justice économique créera les conditions où la confiance et en conséquence la paix peuvent s’épanouir.

Supposons qu’alors, intrigués par la clarté et la sagesse de l’auteur de l’article, ces milliards de lecteurs que nous imaginons se tourneraient rapidement vers un deuxième article du Maître de Benjamin Creme, La Terre en travail, dans lequel il nous appelle à porter notre attention de manière urgente sur les problèmes de pollution de toute nature, et à restaurer la santé de notre « planète malade ».

La pollution, ce n’est pas seulement celle que nous voyons : ce Maître indique que la pire forme qu’elle puisse revêtir est celle des radiations nucléaires. « Ces radiations sont aussi ce qu’il y a de plus toxique et de plus dangereux, pour l’homme comme pour les règnes inférieurs. A tous les niveaux les problèmes de pollution doivent être surmontés. Cela ne pourra s’accomplir que par la reconstruction complète des structures politiques, sociales et économiques actuelles. » Ce même auteur lance un défi : « la planète Terre peut-elle être sauvée, et par quels moyens ? »

Il fournit immédiatement la réponse : « La réponse est un « OUI ! » retentissant ; les moyens à mettre en œuvre impliquent la transformation du mode de vie actuel de la majorité des hommes. »

« Bon », pourrait se dire l’un des quelque 8 milliards de lecteurs imaginaires, « tout cela brosse un tableau très différent. Il semble qu’il y ait une gouvernance possible, de la responsabilité et des relations là où je ne pensais pas qu’il y en avait. Mais ça me plaît : ça signifie que nous faisons tous partie de cette expérience extraordinaire qu’on appelle la vie. Mais si c’est vrai, alors je suis, et nous sommes tous, responsables de tout ce qui arrive à notre planète. Je comprends la pertinence et l’importance de cette approche et de ces informations. »

C’est ainsi qu’une lectrice, de plus en plus inspirée à chaque clic de sa souris, se tournerait vers le troisième article du Maître de Benjamin Creme publié dans le numéro de septembre, le Rôle de l’homme. Elle lirait : « Lorsque la Terre sera considérée comme une entité vivante formant un tout dont chaque partie est indispensable à l’ensemble, une vision nouvelle et plus saine l’emportera. Les hommes en viendront à se considérer comme les gardiens d’un ordre naturel préordonné pour fonctionner dans l’harmonie et la beauté, où chaque règne est relié au règne supérieur et au règne inférieur, en accord avec le Plan. »

Notre lectrice putative, et plusieurs milliards d’autres avec elle, nous l’espérons, sera folle de joie que son intuition et ses aspirations profondes ne soient pas sans fondement et que tout cela confirme son sentiment d’unité avec toute vie, tout en lui ouvrant de nouvelles perspectives de service.

Nous espérons que cette publication touchera les esprits, qu’elle parlera aux cœurs et qu’elle les émouvra au point de transformer à jamais leur rapport à toute forme de vie : « Avec le temps, l’humanité finira par comprendre la véritable nature de sa relation avec les règnes inférieurs et acceptera de bon cœur son rôle de gardien de leur évolution. Cela mènera à une transformation des différents aspects de l’élevage et de l’agriculture, de l’exploitation forestière et de la pêche. »

Imaginez qu’un jour, bien plus de la moitié de l’humanité puisse être transformée en faisant l’expérience de l’amour, de la sagesse et de la volonté de Maitreya le Christ dans sa présentation du Plan et des voies de l’avenir. Imaginez un peu quel monde nous pourrions créer, uni par un sentiment extraordinaire d’interdépendance entre toutes les formes de vie et par la vitalité de la planète Terre.

Au regard des véritables objectifs de cette revue et des grands résultats que nous imaginons pouvoir atteindre, la raison qui a motivé le choix de ces trois articles à ce moment précis de l’histoire mondiale apparaît sans aucun doute comme évidente. En solidarité avec nos lecteurs, nous mettons l’accent sur le sort et les besoins du monde naturel, tout en exprimant notre indignation, notre horreur et notre opposition absolue à la guerre.

Les experts, les historiens, mais aussi les gens ordinaires s’accordent tous à dire qu’il faut mettre fin à la guerre, limiter le pouvoir des oligarques et des politiciens hors de contrôle, boycotter les marchands d’armes d’une cruauté impitoyable, faire respecter l’État de droit, rétablir le respect des lois relatives aux droits de l’homme et celui des tribunaux internationaux, reconnaître l’urgence du changement climatique et prendre des mesures immédiates pour sauver notre planète et notre avenir.

Pour les besoins de la discussion, et pour le bien du monde, faisons preuve d’audace et d’imagination dans notre approche des défis auxquels nous sommes confrontés. Ceux-ci peuvent sembler insurmontables, trop nombreux et trop complexes. Comment les relever ? La bonne nouvelle, c’est que, précisément parce qu’ils sont tous étroitement liés, une seule solution fondamentale, si elle était appliquée à l’échelle mondiale, pourrait bien être la clé.

Si nous adhérons au point de vue des Maîtres et de Maitreya, qui indiquent tous que tel est bien le cas, alors nous sommes peut-être sur le point de faire un pas audacieux vers notre divinité – une divinité partagée – à la fois avec nos semblables, mais aussi avec tous les règnes de notre précieuse planète. Nous pouvons commencer par accepter la sagesse offerte par ceux qui savent : les Maîtres.

Dans un article intitulé la Quête de la paix (juin 2010), le Maître de Benjamin Creme écrit : « Pour nous, vos Frères aînés, tous ces problèmes réels et pressants tirent leur origine d’un mal unique : la séparativité qui, tel un joug écrasant, pèse sur les épaules des hommes et les empêche d’agir de concert. »

Et il continue pour affirmer : « Les hommes doivent comprendre qu’ils ne sont pas séparés, ne l’ont jamais été et ne le seront jamais ; qu’ils font partie d’un tout indivisible qui les englobe tous et auquel tous, à leur manière propre, donnent le nom de Dieu. Les hommes doivent comprendre que Dieu est paix, justice, partage et confiance, et que leur peur est aussi celle de leurs frères. La mission de Maitreya est de leur présenter cette vérité, et de leur rappeler qu’au cœur de leurs aspirations se trouve la paix qu’ils désirent tous, et qui n’attend que leur action pour se manifester. »


Ce mois-ci dans Partage international

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Point de vue

Racisme environnemental : un certain mode de vie en question

par Graham Peebles

La planète est en feu, littéralement, sur tous les continents, et pourtant les forages se poursuivent, la déforestation s’accélère, les guerres font rage et les rouages de la mort, engendrés par le complexe militaro-industriel, continuent de tourner.

D’année en année, le nombre de personnes mourant de causes liées au changement climatique augmente ; et bien qu’il y ait eu des décès en Occident, la grande majorité des victimes sont pauvres, noires et originaires des pays du sud. La mort frappe les « mauvaises personnes ».

Le beurre et l’argent du beurre

Depuis des décennies, les climatologues et les militants écologistes réclament des changements de politique et des réductions urgentes des émissions de gaz à effet de serre (GES). Mais malgré des avertissements répétés et des manifestations publiques soutenues à travers le monde, la réponse des gouvernements et des entreprises s’est avérée totalement insuffisante.

Des objectifs de « neutralité carbone » en matière de GES ont été adoptés par les gouvernements de 137 pays (ainsi que par certaines entreprises) ; des politiques visant à abandonner les énergies fossiles ont été élaborées et dans certains cas mises en œuvre. Mais l’économie des combustibles fossiles, les modes de vie matérialistes et les régimes alimentaires à base de produits d’origine animale qui attisent la crise restent intacts.

Ces gouvernements, cependant, ne sont ni autonomes ni guidés par des principes, mais contrôlés plus ou moins par l’argent : par les entreprises et les forces du marché, par des personnes ayant des intérêts particuliers : dans l’économie des combustibles fossiles, le complexe militaro-industriel, les géants de la tech, les technologies numériques, et bien d’autres encore.

Et c’est là, dans « le monde clinquant des oligarques », un univers parallèle insatiable et qui s’agrippe au luxe, que l’action et le changement se heurtent à la résistance la plus farouche. La cupidité de ce groupe restreint mais incroyablement puissant d’hommes isolés du reste du monde est sans limite, leurs émissions de GES vertigineuses et leur complaisance criminelle.

 

Agriculture traditionnelle par brûlis en Amazonie
(photo : Matt Zimmerman, Wikimedia Commons)

Dans son rapport percutant intitulé « Les inégalités carbone tuent »,Oxfam affirme que « cinquante des milliardaires les plus riches du monde produisent en moyenne, en un peu plus d’une heure et demie, davantage de carbone par le biais de leurs investissements, de leurs jets privés et de leurs yachts qu’une personne lambda au cours de toute sa vie […] et ils ont tendance à privilégier les investissements dans des industries fortement polluantes, comme les énergies fossiles.[…] Si les émissions de chacun correspondaient à celles des 1 % les plus riches, le budget carbone (quantité de CO₂ pouvant être rejetée dans l’atmosphère sans faire grimper les températures au-delà de 1,5 °C) serait épuisé en moins de cinq mois. »

Le réchauffement climatique a déjà atteint 1,5 °C (par rapport aux niveaux préindustriels) et selon Tim Lenton, chercheur britannique spécialisé dans les systèmes globaux de l’université d’Exeter, « nous nous approchons rapidement de multiples points de basculement du système terrestre qui pourraient transformer notre monde avec des conséquences dévastatrices pour les populations et la nature ».

Rien de tout cela n’affecte les pollueurs industriels qui restent fermement attachés à l’économie des énergies fossiles et au complexe militaro-industriel, des poisons qui alimentent le changement climatique, tout comme la guerre, bien sûr, que les oligarques considèrent comme une opportunité pour faire des affaires. La paix n’intéresse en rien ces hommes, et sans paix, les émissions de GES continueront d’augmenter, le changement climatique s’accélérera, et de plus en plus de personnes en mourront.

Décès liés au climat

A mesure que les températures augmentent et que les phénomènes météorologiques extrêmes se multiplient, chaque année, de plus en plus de personnes meurent de causes liées au climat.

Le rapport Lancet Countdown 2025, rédigé en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS), indique clairement que la complaisance et l’inaction face au changement climatique « entraînent chaque année des millions de décès qui pourraient être évités ».

Leurs conclusions sont sans appel : la mortalité liée à la chaleur a augmenté de 63 % depuis les années 1990, pour atteindre une moyenne annuelle de 546 000 décès entre 2012 et 2021 ; l’exposition à la fumée des feux de forêt a entraîné environ 154 000 décès en 2024 ; et la pollution atmosphérique due aux combustibles fossiles et aux sources domestiques a été responsable, au total, de 4,8 millions de décès.

Aussi choquants que soient les chiffres actuels, le nombre de décès liés au climat devrait augmenter de manière spectaculaire. Un rapport de 2024 du Forum économique mondial, s’appuyant sur une méthodologie qui inclut les inondations, les sécheresses, les feux de forêt et les tempêtes tropicales, prévoit que d’ici 2050 (c’est-à-dire dans seulement 24 ans) « le changement climatique pourrait causer 14,5 millions de décès supplémentaires ». Le chiffre réel sera probablement encore plus élevé.

Dans leur grande majorité, les victimes proviennent des pays du Sud (Afrique, Asie du Sud et Amérique latine), des régions qui ne sont pratiquement pour rien dans cette crise. Pauvres, noirs ou métisses, ces hommes, femmes et enfants sont considérés comme inutiles par une élite mondiale déconnectée de la réalité, qui ne se soucie que d’elle-même et de la perpétuation de ses privilèges.

C’est du racisme environnemental, et il sévit partout dans le monde. C’est l’une des nombreuses conséquences d’inégalités extrêmes : de revenus, de richesse, d’influence, d’opportunités et d’éducation.

Le fait que les victimes concernent principalement des populations pauvres, noires et métisses, vivant à des milliers de kilomètres de la Silicon Valley ou de Wall Street, est l’une des principales raisons de la complaisance et de l’inaction face à cette catastrophe environnementale. Mais ce n’est pas la seule raison : car même si les effets du changement climatique touchent désormais les Blancs de la classe moyenne en Europe et en Amérique, les gouvernements refusent toujours de prendre les mesures radicales qui s’imposent.

Cette défaillance accablante met en évidence la nécessité non seulement d’une réforme systémique fondamentale, mais aussi d’un changement des valeurs et des attitudes, celles-ci constituant le moteur des comportements. Ces deux aspects doivent évoluer en parallèle pour une transformation symbiotique. Et au cœur de cela doit se trouver la prise de conscience que l’humanité est une, et que par conséquent on devait rejeter tout ce qui crée et entretient les divisions, et favoriser des modes de vie inclusifs et coopératifs.

Comme toutes les crises auxquelles l’humanité est confrontée, la destruction du monde naturel est la conséquence d’un mode de vie matérialiste et clivant, enraciné dans le désir, le plaisir et l’égoïsme. Ce n’est que dans un monde aussi superficiel et égocentrique que peuvent exister la honte du racisme environnemental et le blasphème de l’oligarchie.


Le pape se prononce sur l’intelligence artificielle (2e partie)

par Cher Gilmore

La première partie de cette série de trois articles consacrés à l’encyclique du pape Léon XIV, Magnifica Humanitas : sur la sauvegarde de la personne humaine à l’ère de l’intelligence artificielle, rapportait son analyse du tournant culturel que nous vivons ainsi que la doctrine sociale de l’Église. Cette deuxième partie se concentre sur ses recommandations visant à préserver l’humanité en cette période de transformation.

Technologie et domination

Léon XIV compare notre relation actuelle à l’IA à un projet de construction. Il pose la question de savoir si nous opterons pour un projet dans lequel notre effort collectif finit par dominer et déshumaniser, à l’instar de la tour de Babel, ou pour une démarche où la responsabilité partagée permet de construire un projet bâti pierre par pierre, illustrant la grandeur de l’humanité, comme lors de la reconstruction de Jérusalem. Il dénonce la propagation mondiale du paradigme technocratique dans lequel, à eux seuls, l’efficacité, le contrôle et le profit dictent les décisions personnelles, sociales et économiques, tout en soulignant que la maîtrise de cette puissance numérique est concentrée entre les mains de quelques acteurs économiques et technologiques.

S’il reconnaît l’utilité de l’IA, il avertit qu’à l’échelle individuelle, elle peut engendrer une dépendance excessive aux réponses toutes faites et affaiblir la créativité ainsi que le jugement. À l’échelle sociétale, son utilisation impose une pression considérable sur les ressources en eau et en énergie, menaçant ainsi notre maison commune.

Par ailleurs, lorsque l’IA intervient dans des processus affectant la vie des gens, tels que l’emploi, l’accès au crédit ou aux services publics, elle peut engendrer de nouvelles formes d’exclusion, car les systèmes eux-mêmes reflètent et renforcent les stéréotypes ou les biais idéologiques de leurs concepteurs. L’injustice passe inaperçue lorsqu’elle est « drapée dans un vernis de neutralité et d’objectivité, contre lequel il devient difficile de formuler des objections ».

Pour se prémunir contre ces dérives, le pape estime qu’il faut mettre en place un cadre juridique solide, une surveillance indépendante et veiller à ce que les utilisateurs soient informés, tout en s’assurant que le système politique n’abdique pas ses responsabilités. Faute de quoi, ceux qui contrôlent l’IA imposeront leur propre vision morale, laquelle deviendra l’infrastructure invisible de ces systèmes.

Par ailleurs, il affirme que l’IA doit s’affranchir de la course aux algorithmes toujours plus puissants et aux bases de données toujours plus fournies visant une domination géopolitique ou commerciale. Il convient également de rejeter l’idée selon laquelle le pouvoir technologique conférerait automatiquement un droit de gouverner : c’est là une condition nécessaire pour soustraire l’IA à tout contrôle monopolistique et empêcher qu’elle ne domine l’humanité.

En examinant en profondeur les menaces que l’IA fait peser sur notre humanité, Léon XIV aborde les récits sous-jacents du transhumanisme et du posthumanisme. Dans leurs formes les plus radicales, ces courants envisagent une hybridation entre les êtres humains, les machines et l’environnement, allant jusqu’à anticiper une nouvelle étape de l’évolution, perfectionnée grâce à la technologie. Il conteste l’idée selon laquelle, si l’être humain devait être perfectionné ou dépassé, certaines vies seraient jugées moins utiles ou moins dignes, justifiant ainsi des « sacrifices nécessaires » au nom d’une optimisation supposée de l’espèce.

L’humanité, dans toute sa grandeur comme dans ses blessures, ne doit jamais être remplacée ni dépassée, soutient-il. « Si la puissance s’accroît tandis que le cœur se dessèche et que les liens humains se distendent, alors nous sommes confrontés à une nouvelle forme de Babel : une construction grandiose, mais fondamentalement déshumanisante. »

Préserver l’humanité en période de transformation

Un chapitre entier est consacré aux moyens concrets de contrer les influences négatives du paradigme technologique. Au cœur de cette réflexion se trouve l’importance de la vérité en tant que bien commun et élément essentiel de la démocratie. Léon XIV avertit que les détenteurs de plateformes numériques peuvent aisément façonner l’imaginaire collectif. Il souligne que ce pouvoir doit être guidé par la recherche de la vérité et le respect de la dignité humaine.

Magnifica Humanitas, encyclique du pape Léon XIV sur la sauvegarde de la personne humaine à l’époque de l’intelligence artificielle.

Il appelle à une écologie de la communication : au niveau des politiques publiques, il s’agit d’établir des normes rendant plus transparents les processus de décision concernant les contenus et garantissant la protection des données personnelles. Sur le plan social et culturel, il convient de renforcer les organismes intermédiaires et les espaces de débat. Au sein des familles et des écoles, une nouvelle sensibilisation éducative est nécessaire pour favoriser un usage approprié et critique des outils numériques.

L’école joue, en effet, un rôle central. Il faut promouvoir une éducation intégrale qui prenne en compte toutes les dimensions de la personne, afin que les élèves puissent relier les informations à des connaissances plus profondes et ne pas perdre de vue le sens de leur action.

Le travail étant une dimension fondamentale de l’expérience humaine, l’emploi constitue lui aussi un élément crucial pour préserver notre humanité. L’absence d’un travail utile pour une grande partie de la population entraînerait un appauvrissement humain et culturel. Léon XIV préconise des politiques proactives rendant la formation continue et les transitions professionnelles accessibles à tous, ainsi qu’un engagement des entreprises à inclure la qualité et la dignité du travail parmi leurs indicateurs de réussite.

Protéger la liberté humaine

La révolution numérique comporte des risques pour la santé mentale des individus ainsi que des défis sociaux plus larges. L’un de ces risques est l’addiction liée au système économique manipulateur de l’attention numérique, où les services sont souvent conçus pour capter le temps et l’attention des utilisateurs en exploitant leurs vulnérabilités. Un autre risque réside dans le contrôle social rendu possible par la collecte massive de données et l’utilisation d’algorithmes capables d’établir des profils, de prédire et d’influencer les comportements. À l’origine de ces risques se trouve une mentalité post-humaniste qui considère la personne humaine comme un objet à manipuler, sans garde-fous face à une quête effrénée du profit.

De nouvelles formes de servitude sont également directement liées à l’économie numérique. Son fonctionnement repose, par exemple, sur le travail de millions de personnes rémunérées au minimum pour des tâches invisibles telles que l’étiquetage de données, l’entraînement de modèles et la modération de contenus. Dans certaines régions, des enfants travaillent dans des conditions dangereuses à l’extraction de terres rares destinées aux microprocesseurs. Par ailleurs, des réseaux criminels utilisent les plateformes en ligne pour recruter, contrôler et transporter des victimes de la traite.

Le colonialisme, lui aussi, a revêtu de nouvelles formes grâce au numérique, en s’appropriant des données susceptibles d’être utilisées à des fins de domination. Ainsi, ceux qui contrôlent les données de santé de populations entières, souvent collectées sous couvert d’aide, de recherche ou d’innovation, peuvent façonner les marchés et décider à qui seront alloués les médicaments, les investissements et les protections.

Pour préserver notre humanité face à ces défis, la quête de vérité dans la vie publique, l’éducation dans l’environnement numérique, la transformation du travail et les nouvelles formes d’esclavage, la doctrine sociale de l’Église en appelle à une responsabilité partagée. « Elle demande que ces processus soient guidés avec clairvoyance : par des institutions capables de réguler sans étouffer et de protéger sans se substituer aux acteurs, par des entreprises qui reconnaissent le travail et la dignité comme critères de réussite, par des corps intermédiaires et des communautés éducatives qui rétablissent la confiance et les liens, et par des citoyens qui cultivent la responsabilité, la modération, le discernement et le sens de la vérité. C’est à cette seule condition que l’innovation pourra véritablement servir un développement intégral de l’être humain, au lieu de devenir une source d’exclusion et de domination. »


La Déclaration de Rome

Adoptée par les participants à l’Assemblée mondiale des lauréats du prix Nobel

Borgo Laudato Si’, Vatican – juillet 2026

Préambule

L’humanité se trouve à un tournant décisif de son histoire.

Plus de 80 ans après l’avènement de l’ère nucléaire, et au seuil de l’ère de l’intelligence artificielle, nous sommes confrontés à un défi sans précédent. Jamais auparavant le progrès scientifique n’avait offert d’opportunités aussi extraordinaires, tout en engendrant simultanément des risques aussi profonds pour notre avenir commun.

Lorsque les armes nucléaires ont commencé à être développées, le monde a eu l’occasion d’éviter de vivre dans une dynamique permanente de peur. Nous avons échoué, et en conséquence, l’humanité a vécu au bord de l’anéantissement nucléaire.

Un danger similaire se présente avec l’IA. Son intégration dans les systèmes nucléaires laisse peu de place au jugement humain en cas de crise, voire le remplace totalement. Cette technologie modifie le contexte dans lequel les États dotés d’armes nucléaires se font concurrence.

L’IA entraînera probablement des pertes d’emploi massives et exacerbera la concurrence économique entre ces États. L’IA amplifie la menace de cyberattaques susceptibles de paralyser des infrastructures civiles et stratégiques essentielles. L’IA rend possible la guerre de l’information : la paix repose sur une réalité partagée. Sans faits, il ne peut y avoir de vérité ; sans vérité, il ne peut y avoir de confiance ; et sans confiance, il ne peut y avoir ni dialogue, ni vérification, ni retenue entre les nations.

Les capacités d’IA les plus avancées, les ressources informatiques et les infrastructures de données se concentrent de plus en plus entre les mains d’un petit nombre de pays et d’entreprises, ce qui engendre d’importants déséquilibres de pouvoir et réduit les incitations à la coopération. L’IA est une technologie qui provoque des bouleversements économiques, militaires et sociaux, et qui se développe à un rythme sans précédent dans l’histoire de l’humanité.

Alors que la course aux armements nucléaires s’intensifie, nous nous engageons dans une course à l’IA tout aussi périlleuse.

Le pape Léon XIV, invoquant des valeurs communes à toutes les traditions religieuses, a appelé l’humanité à une « paix non armée et démilitarisée ». Nous rejetons l’idée selon laquelle une sécurité durable puisse se fonder sur la peur, la domination ou la menace permanente d’une destruction mutuelle. La sécurité ne peut reposer indéfiniment sur la réalité d’une destruction mutuelle.

Conscients de notre responsabilité commune envers les générations présentes et futures, nous adoptons les principes suivants :

1. DÉSARMER LA PROCHAINE COURSE AUX ARMEMENTS

Nous reconnaissons que l’IA constitue un domaine de compétition stratégique, tout comme les armes nucléaires avant elle. Nous appelons les gouvernements, les développeurs d’IA de pointe, les chercheurs et la communauté internationale à agir dès maintenant, par le biais de dispositifs de gouvernance tels que des mécanismes de partage des bénéfices, la promotion d’applications de l’IA au service du bien-être humain et la modération quant aux usages les plus déstabilisateurs, afin de réduire ces risques tant que le choix nous appartient.

Nous devons désarmer la prochaine course aux armements, aussi bien dans le domaine de l’IA que dans celui du nucléaire, avant qu’ils ne définissent également le siècle à venir.

2. DÉVELOPPEMENT RESPONSABLE

Les développeurs d’IA devraient publier en toute transparence les principes régissant le comportement de leurs modèles et être tenus responsables du respect de ces principes par lesdits modèles. L’IA devrait être développée et contrôlée de manière à être en adéquation avec les intérêts de l’humanité, y compris le droit international et le respect des droits de l’homme.

De plus, aucune organisation ne devrait initier, et aucun gouvernement ne devrait autoriser une auto amélioration récursive entièrement automatisée dans les systèmes d’intelligence artificielle sans disposer des moyens de surveiller ces systèmes et, si nécessaire, de les arrêter.

3. UTILISATION RESPONSABLE DE L’IA

Un système automatisé ne devrait jamais prendre la décision finale de lancer une arme nucléaire. Nous appelons à l’adoption d’un traité international interdisant l’intégration irresponsable de l’intelligence artificielle dans les systèmes de commande, de contrôle et de lancement nucléaires, afin de préserver un contrôle humain effectif.

Nous devons empêcher l’utilisation malveillante de l’intelligence artificielle dans les cyberopérations et les cyberattaques visant les infrastructures nucléaires critiques. Les États dotés de l’arme nucléaire doivent procéder à des évaluations de sécurité afin de réduire la vulnérabilité de leurs forces nucléaires à une prise de contrôle non autorisée ou à une manipulation par l’IA.

Nous encourageons le développement et l’utilisation responsables de l’intelligence artificielle pour améliorer le bien-être humain, accélérer les progrès scientifiques et médicaux, protéger l’environnement, renforcer la résilience et faire progresser la paix, le développement durable ainsi que le bien commun.

4. GOUVERNANCE RESPONSABLE

Nous appelons les gouvernements, les entreprises et les organisations internationales à mettre en place un ralentissement coordonné du développement de l’IA de pointe, par des mécanismes partagés tels que vérifications et évaluations internes et externes rigoureuses.

Nous soutenons le Groupe d’experts scientifiques indépendants et internationaux des Nations unies sur l’IA, ainsi que la promotion d’autres initiatives s’inscrivant dans l’esprit de Magnifica Humanitas1.

Nous appelons à intensifier la recherche et le dialogue afin de proposer de nouvelles voies institutionnelles pour la gouvernance internationale de l’IA et la mise en œuvre future d’initiatives de gouvernance mondiale.

5. UNE GUIDANCE RESPONSABLE

Nous reconnaissons que ce sont probablement les dirigeants de la prochaine génération qui résoudront les défis auxquels nous sommes confrontés. Il faut donner aux jeunes les moyens de s’engager face aux menaces liées au nucléaire, à l’IA et à d’autres risques potentiellement catastrophiques, grâce à l’éducation, au mentorat, aux partenariats intergénérationnels et à une participation inclusive englobant toutes les régions, cultures et communautés. Nous devons promouvoir des initiatives éducatives qui encouragent la responsabilité éthique, l’esprit critique, la connaissance des médias et de l’IA, ainsi qu’une culture de la paix.

Nous reconnaissons que l’humanité est confrontée à de nombreuses menaces interdépendantes, dont les conséquences involontaires touchent souvent ceux qui n’ont ni accès ni contrôle sur ces technologies. Nous appelons à la création de biens communs numériques, permettant d’enrichir les données afin de faire progresser la compréhension et l’action face aux armes nucléaires, à l’IA non régulée et à d’autres menaces existentielles.

6. DÉSARMEMENT NUCLÉAIRE

Nous appelons à des négociations urgentes, soutenues et menées de bonne foi, devant déboucher, dans un cadre convenu et assorti d’échéances précises, sur l’élimination vérifiable et irréversible des armes nucléaires. La communauté internationale doit rejeter la normalisation des armes nucléaires en tant qu’instruments permanents de sécurité et renforcer les normes humanitaires et juridiques contenues dans le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires et le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires.

Nous appelons les États dotés de l’arme nucléaire à mettre un terme à la reprise de la course aux armements et à l’expansion de leurs arsenaux, à relancer les négociations bilatérales et multilatérales sur le contrôle des armements et le désarmement, et à remplir leurs obligations et engagements au titre du droit international.

Ces États devraient mettre en œuvre des mesures de limitation et de réduction vérifiables, abaisser les niveaux d’alerte, allonger les délais de décision, abandonner les stratégies de « tir dès l’alerte » et de « riposte immédiate », réduire le rôle des armes nucléaires dans leurs doctrines de sécurité, renforcer la communication en temps de crise, empêcher les cyberattaques visant les systèmes de commande, de contrôle et de communication nucléaires, et instaurer une coopération afin d’éviter les malentendus, les erreurs d’appréciation et toute escalade involontaire.

Les puissances nucléaires doivent promouvoir des politiques et des doctrines qui réduisent le rôle des armes nucléaires ainsi que le risque d’une première frappe et d’une guerre catastrophique.

1. Magnifica humanitas (en français : Magnifique humanité) est une encyclique du pape Léon XIV signée le 15 mai 2026 et portant sur « la protection de la personne humaine à l’ère de l’intelligence artificielle ».

Source : https://globalnobelassembly.org/rome-declaration


Compte rendu de lecture

Le train de l’IA est-il vraiment inarrêtable ? Des outils au service de l’humain et non l’inverse : un livre de Cory Doctorow

par Cher Gilmore

La plupart des opinions concernant l’intelligence artificielle (IA) tombent dans l’un ou l’autre de ces deux extrêmes : soit il s’agit de l’invention la plus importante pour la société depuis la roue, soit les humains seront réduits en esclavage par des robots dirigés par une IA super-intelligente qui prendra le contrôle du monde. Ces deux points de vue reposent davantage sur une réaction émotionnelle face à la technologie, à sa promotion surmédiatisée, et à la responsabilité de chacun quant à son usage, plutôt que sur un examen lucide de ce que peut ou ne peut pas faire l’IA.

Cory Doctorow (photo : Jonathan Worth, Wikimedia Commons)

Cory Doctorow, journaliste, écrivain de science-fiction et auteur de plus d’une trentaine d’ouvrages, propose une évaluation nécessaire et réaliste de l’IA, passant outre les réactions émotionnelles inutiles, et montrant comment nous pouvons l’utiliser pour améliorer la vie professionnelle et la société en général. La technologie ne va pas disparaître – du moins pas avant l’éclatement de la bulle, ce qu’il juge inévitable – aussi en attendant, nous devons trouver comment l’utiliser au mieux, contenir ses excès et répondre aux défis qu’elle pose.

Tout d’abord, définissons les termes « centaure » et « centaure inversé ». Dans la mythologie grecque, un centaure est une créature dont le buste est celui d’un humain et le bas du corps celui d’un cheval. Dans l’étude académique de l’automatisation, un centaure désigne une personne assistée par une machine. Porter des appareils auditifs, utiliser une calculatrice ou faire du vélo par exemple, fait de vous un centaure.

Au contraire, un centaure inversé est un humain qui interagit avec une machine en tant qu’assistant. Les employés des entrepôts d’Amazon peuvent être considérés comme des centaures inversés parce que chacun de leurs mouvements est chronométré et contrôlé par des caméras équipées d’IA et qu’ils sont pénalisés lorsqu’ils échouent à atteindre les quotas excessifs qui leur sont imposés. C. Doctorow déclare : « Ils ne sont pas simplement utilisés par ces machines, ils sont exploités. » La différence entre un centaure et un centaure inversé est déterminée par celui qui détient le contrôle, l’homme ou la machine.

C. Doctorow mentionne à de nombreuses reprises un point crucial : les modalités sociétales de la technologie ne sont pas inévitables, mais résultent d’un choix. Les dirigeants d’entreprise, dit-il, aiment l’IA pour sa promesse (justifiée ou non) de réduction des coûts et d’augmentation des profits, par le remplacement des travailleurs. Bien que la probabilité soit faible que l’IA parvienne à effectuer la plupart des métiers, les patrons sont des cibles faciles pour le battage médiatique parce qu’ils veulent y croire.

Prenons par exemple les radiologues. L’IA peut être capable de repérer des tumeurs qui échappent aux radiologues mais elle peut aussi créer des faux positifs et des faux négatifs. Avec une collaboration de type centaure, le radiologue pourrait établir un diagnostic et obtenir de l’IA une deuxième opinion. En cas de désaccord, le radiologue pourrait vérifier à nouveau la radiographie pour confirmer le diagnostic.

Dans un scénario de type centaure inversé, la version augmentée, la plupart des radiologues seraient licenciés et remplacés par l’IA pour une fraction du coût humain. Le travail des radiologues humains restants consisterait à vérifier les résultats fournis par l’IA plutôt que les radiographies elles-mêmes. En raison de ce qu’on appelle la « cécité à l’automatisation », une limitation cognitive humaine quasiment universelle, ils confirmeraient les avis donnés par l’IA à une vitesse surhumaine.

En effet, l’humain impliqué sera finalement conduit à cliquer « OK » à chaque diagnostic présenté, d’autant plus que le volume et le flux des tâches de contrôle s’accroitront. Placer le radiologue entre l’IA et le patient permet une réduction de la masse salariale pour l’hôpital et l’exonère de sa responsabilité dans les échecs de l’IA à déceler des tumeurs, responsabilité endossée par le radiologue.

La stratégie derrière la frénésie autour de l’IA

Il s’agit d’attirer les investisseurs. C. Doctorow rapporte que toutes les entreprises d’IA perdent de l’argent, et que plus l’entreprise est importante plus elle en perd. Le battage médiatique est nécessaire pour convaincre les investisseurs que l’entreprise est vouée à grandir, ce qui lui vaudra une valorisation boursière (techniquement, un ratio cours/bénéfice) plus élevée qu’une action « mûre », rentable mais qui n’est pas forcément en croissance. Une valorisation boursière plus élevée lui permet d’acheter d’autres entreprises et d’embaucher le personnel nécessaire, rémunéré en partie en actions, et ainsi de continuer à croître.

 

Editions Eyrolles, octobre 2026
Le livre est paru à l’origine en anglais sous le titre : The Reverse Centaur’s Guide to Life After AI

Cependant, en finances, la loi de Stein énonce que « une chose qui ne peut pas durer éternellement finira par s’arrêter ». Aussi, les entreprises se doivent demain de tenir constamment l’équilibre délicat entre la perception de la croissance et celle de la stagnation aux yeux des investisseurs, parce que dès que le marché décide qu’une entreprise ne grandit plus, elle subit une vente massive d’actions. Par exemple, en 2022, Meta a averti ses investisseurs qu’elle avait enregistré une croissance du nombre d’utilisateurs américains inférieure aux prévisions. Dans les 24 heures qui ont suivi, en un mouvement de panique, une vente massive de titres, totalisant 230 milliards de dollars, a eu lieu.

Les entreprises utilisent nombre de tactiques et de ruses discutables pour donner une impression de croissance ou de projection de croissance, créant ainsi des bulles spéculatives, car elles promettent des résultats qu’elles ne peuvent sans doute pas atteindre. Selon C. Doctorow, ce processus est facilité par la « prime byzantine » : la valorisation supplémentaire que les investisseurs placent sur un actif qu’ils ne comprennent pas. Beaucoup de récits sur la potentielle croissance explosive de l’IA s’appuient sur ce principe, de l’IA générative à la nouvelle IA agentique1. Lorsque la nouveauté d’un outil clinquant s’étiole, un autre le remplace, contribuant à gonfler la bulle.

La bulle

La bulle de l’IA est alimentée par le besoin des grandes entreprises de la tech de fournir un récit de croissance aux investisseurs. Cependant, vu les problèmes avec l’IA existante, la probabilité est mince que la technologie devienne extrêmement profitable grâce à ses propres mérites. C. Doctorow écrit qu’une étude récente du MIT2 révèle que « 95 % du déploiement commercial de l’IA échoue, et ne provoque pas d’impact mesurable sur le bénéfice », et il donne des exemples d’échecs spectaculaires, notamment quand elle remplace le personnel de services à la clientèle.

L’auteur traite également des inévitables biais dans l’entraînement des modèles d’IA qui aboutissent à des réponses elles-mêmes extrêmement biaisées car, comme l’énonce le principe informatique GIGO, les déchets à l’entrée donnent des déchets à la sortie. Les deep fakes pornographiques, la désinformation électorale et la tarification personnalisée représentent des dommages supplémentaires. Ce dernier consiste en une tactique des entreprises utilisant des données personnelles, pour vous demander un prix ou vous proposer un salaire qui résulte de votre situation personnelle.

Amazon est un exemple parfait. Il a été démontré qu’Amazon pratiquait des prix beaucoup plus élevés pour les clients Prime (qui ont payé d’avance un forfait réduisant les frais d’expédition et font habituellement leurs achats sur Amazon) que les prix pratiqués pour les clients non Prime.

Même les agences régionales de recrutement d’infirmiers remplaçants prennent part à l’escroquerie sur les prix. Les applications de recrutement achètent auprès de vendeurs de données l’historique bancaire des infirmiers avant de leur proposer un poste, et réduisent le salaire offert à ceux qui sont endettés, jugeant qu’ils sont plus précaires et donc susceptibles d’accepter un salaire plus bas.

Après l’éclatement de la bulle

Chaque génération des modèles de base de l’IA devient considérablement plus onéreuse à entraîner et à utiliser que la précédente, et le coût augmente encore avec chaque addition d’utilisateur ou de fonctionnalité. Ceci n’est pas une formule de croissance gagnante.

La plupart des entreprises d’IA, sinon toutes, finiront par échouer, assure C. Doctorow, et la bulle éclatera. Pour les sept gigantesques entreprises d’IA représentant 35 % du marché boursier américain, ce ne sera pas un jour agréable. Des gens innocents seront ruinés, notamment ceux qui ont investi leurs économies de toute une vie dans des fonds indiciels, considérés comme les plus sûrs de tous les investissements. Ce qui perdurera seront les centres de données, le matériel informatique et les programmeurs formés, plus quelques résidus positifs qui seront heureusement utiles pour de nombreuses personnes : les programmes autonomes, les modèles open source qui peuvent fonctionner sur les ordinateurs personnels comme les logiciels de transcription de grande qualité et les outils intégrés de traitement de l’image.

C. Doctorow juge comme insignifiants ces bénéfices qui ont coûté des centaines de milliards de dollars et émettent des gigatonnes de carbone détruisant la planète. Le dommage environnemental sera supporté par chaque créature vivant sur la planète pour les années à venir, et la plupart des dégâts sont déjà inéluctables. De la même manière, les coûts économiques de la faillite de l’IA seront ressentis dans le monde pendant au moins une génération sinon plus, et ils sont également acquis. Il se peut que ce soit le krach boursier mondial annoncé de longue date.

Les points essentiels à retenir de ce guide, souvent humoristique, à lire résolument :

1. Il n’y a rien d’inéluctable à propos du futur mythique de l’IA.

2. Les investisseurs sont la cible intentionnelle du battage médiatique pour l’IA, destiné à prouver que c’est une industrie en croissance.

3. La technologie de l’IA ne peut pas tenir ses promesses.

4. La technologie actuelle est utilisée pour des objectifs néfastes voire malfaisants.

5. L’IA n’est pas et n’a jamais été rentable.

6. C’est donc une bulle qui comme toutes les bulles finira par éclater.

7. En attendant, elle va créer un dommage environnemental tragique, suivi, quand la bulle éclatera, d’un désastre économique.

8. Nous pouvons choisir comment et quand utiliser la technologie IA à notre avantage plutôt que travailler comme son assistant. Nous pouvons choisir d’être des centaures plutôt que des centaures inversés.

1. L’IA agentique désigne un logiciel autonome qui prend l’initiative d’atteindre des objectifs liés aux services avec un minimum de supervision humaine.

2. Massachusetts Institute of Technology (MIT)

Source : http://jonathanworth.com, CC BY-SA 2.0 ; https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0>, via Wikimedia Commons


La folie des armes nucléaires : un compte rendu de film

par Elisa Graf

Un nouveau court-métrage, An Ordinary Insanity (une folie ordinaire), nous rappelle que les armes nucléaires constituent toujours notre plus grande menace.

Il ne reste que 85 secondes avant minuit sur l’horloge de l’Apocalypse : l’humanité n’a jamais été aussi proche d’une catastrophe mondiale. Le Bulletin des scientifiques atomistes souligne que l’effondrement de la coopération mondiale laisse l’humanité de plus en plus vulnérable face à des menaces existentielles incontrôlées telles que la guerre nucléaire, le changement climatique et l’intelligence artificielle (IA).

Bien qu’elle demeure la menace la plus grave, la guerre nucléaire est largement absente du débat public ; un péril désormais aggravé par l’intégration progressive de l’IA dans les systèmes d’armes nucléaires. Pour aborder cette question, le Vatican a accueilli en juillet 2026 l’Assemblée mondiale des prix Nobel sur l’intelligence artificielle et la guerre nucléaire. Plus de trente lauréats ont rédigé la Déclaration de Rome (voir ci-dessous), réclamant une surveillance humaine stricte ainsi qu’un désarmement mondial.

Daniel Ellsberg devant le bâtiment fédéral de Boston, en 1971
(photo : domaine public, Wikimedia Commons)

Le film attire à nouveau l’attention sur cette crise. Il met en scène Daniel Ellsberg, lanceur d’alerte et militant antinucléaire de longue date, qui avait contribué à l’élaboration des plans de guerre nucléaire américains alors qu’il travaillait à la Rand Corporation1 au début des années 1960. La mission de D. Ellsberg consistait à améliorer le dernier plan légué par l’administration Eisenhower, lequel prévoyait simplement d’attaquer en premier l’Union soviétique et la Chine, ce qui aurait causé la mort de 600 millions de personnes selon les estimations.

On sait depuis des décennies qu’à la suite d’une telle frappe, des tempêtes de feu nucléaires projetteraient d’énormes quantités de suie dans la stratosphère, bloquant la lumière du soleil et déclenchant un hiver nucléaire qui anéantirait 98 % de la population mondiale en l’espace d’une année. Malgré ces conséquences inimaginables, affirme-t-il, des superpuissances comme les États-Unis, la Russie et la Chine se préparent activement à une guerre catastrophique qui ne devrait même jamais être envisagée.

Il explique que les missiles balistiques intercontinentaux, ou ICBM, sont les seules armes de l’arsenal américain qui contraindraient un président à prendre, en une fraction de seconde, la décision de déclencher ou non une guerre nucléaire. Les silos fixes étant extrêmement vulnérables aux attaques préventives ennemies, ils créent un scénario périlleux du type « les utiliser ou les perdre  ». Les États-Unis maintiennent actuellement 400 ICBM en état d’alerte maximale, ce qui signifie qu’ils peuvent être lancés quelques minutes après la réception d’un ordre.

Une fois tirés, ces missiles ne peuvent plus être rappelés et frapperaient inévitablement leurs cibles en Russie et en Chine en une demi-heure environ. D. Ellsberg affirme que l’élimination totale des ICBM terrestres contribuerait grandement à rendre le monde plus sûr, car elle réduirait considérablement le risque d’une guerre nucléaire accidentelle.

Le film présente deux exemples de situations terrifiantes et bien réelles qui auraient pu tourner au drame. L’une, en 1979, lorsque le centre de commandement du Norad (Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord), a par erreur diffusé l’enregistrement d’une simulation donnant l’impression qu’une salve de missiles de première frappe avait réellement été lancée par la Russie. L’autre en 1983, lorsqu’une catastrophe a été évitée de justesse par le colonel russe Stanislav Petrov, qui n’avait alors aucun moyen de vérifier si son pays était réellement attaqué ou non par cinq missiles américains, et qui a pris le risque de mentir à ses supérieurs, affirmant qu’il s’agissait d’une fausse alerte.

Daniel Ellsberg en 2020
(photo : Christopher Michel, Wikimedia Commons)

D. Ellsberg déclare : « Ce sont les missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) à eux seuls qui créent cette situation d’alerte de 10 minutes à 3 heures du matin, et il est bien entendu absurde de penser qu’un être humain puisse réagir de façon rationnelle ou raisonnable dans de telles circonstances. »

Il estime qu’un effort public massif est nécessaire pour s’opposer aux industries et aux lobbies qui sont à l’origine de la prolifération continue des armes nucléaires, et pose la question suivante : « Pourquoi envisageons-nous de dépenser 250 milliards de dollars sur trente ans, soit 100 milliards d’ici dix ans, pour produire le remplaçant du Minuteman III, alors que nous devrions éliminer purement et simplement cet ICBM ? […]

Principalement parce que c’est rentable pour Northrop Grumman, ou ses rivaux Boeing ou Lockheed, de disposer de leviers d’influence, ou plutôt, soyons francs, d’avoir acheté de l’influence, acheté des membres du Congrès. Ils ont soigneusement réparti les retombées économiques de ces contrats, sous forme d’emplois et de voix, à travers 35 États. Il est donc question de voix électorales, de dons de campagne aux membres du Congrès, et de chassés-croisés entre les plus hauts responsables militaires et ces entreprises.  »

Dans une déclaration récemment publiée, Elbegdorj Tsakhia, membre du groupe des « Elders » (les Aînés) et ancien premier ministre de Mongolie, nous rappelle que la pression publique a déjà été le moteur d’un changement sur cette question, et qu’elle peut l’être à nouveau : « Nous avons tous la responsabilité de nous exprimer, de nous mobiliser et d’exiger davantage de retenue de la part des décideurs. Chaque voix renforce la pression en faveur du changement. »

Le film An Ordinary Insanity est disponible gratuitement à partir du lien :

https://www.anordinaryinsanity.com/

1. Rand Corporation: société de conseil pour l’armée américaine sur la recherche et le développement. (NdT)

 


«  […] notre objectif principal en venant vers vous [la Terre] en ce moment est de vous avertir du grave danger qui menace aujourd’hui les habitants de la Terre. […] Même si la puissance et les radiations issues des essais nucléaires ne se sont pas encore propagées au-delà de la sphère d’influence de votre planète, ces radiations mettent en danger la vie des hommes sur Terre. Un processus de décomposition s’enclenchera qui, avec le temps, remplira votre atmosphère des éléments mortels que vos scientifiques et vos militaires ont confinés dans ce que vous appelez des « bombes ».

Si […] l’humanité terrestre venait à déchaîner une telle puissance dans le cadre d’une guerre totale, une grande partie de la population mondiale pourrait être anéantie, vos sols rendus stériles, vos eaux empoisonnées et impropres à la vie pour de nombreuses années. »

Le Grand Maître, A l’intérieur des vaisseaux de l’espace, George Adamski, 1955


Compilation

Nous publions dans cette rubrique une sélection de citations de Maitreya (Messages de Maitreya le Christ et Enseignements de Maitreya : Les Lois de la Vie), du Maître de Benjamin Creme (Un Maître parle) et de Benjamin Creme (divers ouvrages).

À problèmes mondiaux, solutions mondiales

Le système économique

Le monde ne peut plus se permettre les écarts énormes entre le niveau de vie des pays riches et celui des pays pauvres. Ce déséquilibre est au cœur de nos problèmes politiques et économiques actuels.

Fondamentalement, c’est un problème spirituel : un choix entre le matérialisme et la séparation d’une part, et le partage spirituel, la justice et la fraternité d’autre part. Notre choix décidera du sort de l’humanité.

[La Mission de Maitreya, tome II, page 164 (Benjamin Creme)]

 

J’ai abordé à plusieurs reprises la nécessité de faire accepter l’esprit de partage grâce auquel les ressources mondiales peuvent être réparties de façon plus équitable. Cela permettrait une réduction des tensions et des incommensurables souffrances humaines. Cela donnerait également un nouveau souffle à la vie et à l’économie des nations déjà développées.

L’énergie vitale de la planète doit circuler. Les économies stagnantes des pays riches ne peuvent qu’être galvanisées par la reconnaissance du droit des pays pauvres à exister et à jouir eux aussi d’un niveau de vie acceptable. Seul le partage permettra cela.

[Le Maître de Benjamin Creme – L’avenir nous appelle, page 35]

 

Une forme sophistiquée de troc basée sur la valeur reconnue des produits de chaque pays remplacera le système actuel dans lequel une valeur disproportionnée est accordée aux produits manufacturés, au détriment des pays qui fournissent pour l’essentiel des produits naturels.

Un tel système ouvrirait la voie à des relations économiques plus saines, comme il devrait en exister entre des pays de niveau de développement différent.

[Benjamin Creme – La Réapparition du Christ et des Maîtres de sagesse, page 35]

 

Mon enseignement, si simple soit-il, vous montrera la nécessité de partager, et, pour ce faire:

  • de créer un fonds commun de ressources où tous les êtres humains pourront puiser,
  • de substituer la coopération et la confiance à la cupidité,
  • de manifester la divinité intérieure de l’être humain.

Cette manifestation, mes amis, doit s’accomplir, et si ce n’était le cas, le futur de l’être humain serait vraiment sombre. Une crise nécessitant une prise de décision attend l’humanité. Mon Amour provoque une polarité de points de vue ; c’est le glaive que je brandis.

[Message de Maitreya n° 64]

 

Le changement climatique

Le problème de l’être humain, aujourd’hui comme toujours, dépend de lui-même. Il n’est pas inhérent au Plan de Dieu. Par le mauvais usage de son libre arbitre divin, l’être humain a mis son avenir, et celui de tous les règnes, en péril.

Beaucoup, aujourd’hui, commencent à s’en rendre compte et tentent, comme ils le peuvent, de prendre les mesures nécessaires pour éviter une catastrophe. C’est une bonne chose.

Mais, parmi les êtres humains, tous n’ont pas conscience du danger croissant auquel doit faire face l’humanité. Il reste peu de temps, en effet, pour reconstruire notre monde selon des lignes directrices mieux adaptées au rôle et au but véritable de l’être humain.

Ma tâche consiste à vous montrer la voie, à exposer seulement les possibilités, car c’est par l’être humain lui-même que doit être forgé le monde nouveau.

[Message de Maitreya n° 12]

A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. S. O. P., sauvons notre planète !

[Le Maître de Benjamin Creme – S. O. P. — Save Our Planet ! Partage international octobre 2012]

 

L’humanité est encline à penser de façon mécanique, mais le monde est une unité, un être vivant organique. Chaque atome de cet être est relié à tous les autres atomes.

Nous devons donc apprendre à penser différemment, pas de manière séparative mais de manière organique. La seule manière de vivre correctement, sous la loi de cause et d’effet, est de comprendre et de vivre de manière organique dans cet espace organique, la planète Terre.

[Benjamin Creme, Partage international, juillet/août 2009]

 

De plus en plus nombreux sont ceux qui prennent conscience de la réalité du réchauffement global. Pourtant, en dépit d’une pléthore de preuves, certains persistent à nier qu’il serait causé par les actions des hommes.

Nous, qui sommes vos Frères aînés, pouvons dire avec entière conviction que le comportement humain est responsable de quatre-vingt pour cent de ce réchauffement.

Comme vous le verrez, Maitreya ne tardera pas à appeler l’attention de l’être humain sur ce problème urgent. Il mettra l’humanité face à une alternative : d’un côté, les résultats bénéfiques d’une action immédiate, de l’autre, la destruction qui s’ensuivrait si l’inaction, totale ou partielle, devait l’emporter. Ainsi, c’est à l’homme seul qu’il appartient de décider.

[Le Maître de Benjamin Creme – Sauver la planète Partage international mai 2007]

 

Nous devons simplifier nos modes de vie et avoir des exigences moindres et plus intelligentes à l’égard de la planète. L’équilibre écologique du monde sera l’une des principales préoccupations de Maitreya. Abordant le problème du point de vue le plus élevé possible, il mettra en évidence notre mésusage des ressources de la planète et les conséquences inévitables qui s’ensuivraient si nous continuions sur cette voie. La nécessité de l’action s’imposera alors aux scientifiques et, à travers eux, aux gouvernements.

[Benjamin Creme, L’Instructeur mondial pour toute l’humanité, page 38]

 

Le nationalisme et les réfugiés

Chaque fois que les êtres humains sentent venir l’assaut du changement, ils ont tendance à se replier sur eux-mêmes, à faire un retour aux origines, à rétablir et à renforcer les liens avec le passé. Il en est ainsi aujourd’hui où, dans tous les domaines religieux, politique et économique, les êtres humains ressentent l’impact des énergies qui mettent en question leurs principes et leurs préjugés et menacent le mode de vie auquel ils sont attachés. […]

Un nouvel esprit alliant bon sens, pragmatisme et mesure fera alors son apparition dans les affaires des nations jusqu’ici prisonnières d’une idéologie dogmatique généralement sans rapport avec le monde réel. Un nouvel esprit de compromis, d’entreprise et de bonne volonté triomphera de l’isolationnisme du passé.

[Le Maître de Benjamin Creme – Le déclin du fondamentalisme, page 187]

 

Les réalisations de l’époque, les aspirations des multitudes, l’empressement à partager, les organisations d’aide humanitaire, les institutions comme les Nations unies et les différents organismes internationaux qui, depuis les coulisses, unissent les peuples et leur donnent le sens de l’internationalisme et de la coopération, tout cela sera conservé et prendra de l’ampleur ; la situation nouvelle ne pourra que stimuler toutes ces réalisations.

Mais ce qui fait obstacle, les structures étroites, nationalistes, basées sur la compétition, les forces du marché et l’avidité ne pourront résister à « l’assaut du renouveau », aux idées de l’ère nouvelle.

[La Mission de Maitreya, tome III (Benjamin Creme) page 289]

 

Nul ne sait comment les choses vont tourner. À la merci du vent et des courants, les professionnels de la politique et de l’économie sont contraints de naviguer à vue, incapables de tenir un cap face aux éléments qui se déchaînent en tous sens. De jour en jour surgissent de nouveaux problèmes qui mettent à l’épreuve la bonne volonté des plus éclairés, tandis qu’à l’abri des regards, l’impitoyable avidité des spéculateurs met les nations à genoux.

Chaque fois que ce genre de situation survient, les êtres humains prennent peur et se laissent gagner par une colère destructrice. Ainsi en est-il aujourd’hui dans de nombreuses parties du monde.

Une intolérance croissante à l’égard des réfugiés, des étrangers, porte atteinte à l’exercice de la démocratie, tandis que le niveau de vie baisse et que l’insécurité augmente. Profitant de l’occasion, des politiciens extrémistes sortent de l’ombre pour rallier une jeunesse impulsive à des idées issues d’un passé révolu. […]

Au cœur de la tempête, ce groupe de Frères aînés est de retour. L’un après l’autre, ils prennent place parmi vous, prêts à offrir aide et conseil lorsqu’ils seront sollicités.

[Le Maître de Benjamin Creme – Dans l’attente du renouveau, page 230]

 

Beaucoup attendent ma venue avec émoi, craignant de perdre tout ce qu’ils ont aimé, tout ce qu’ils ont amassé et acquis. Ne craignez rien, mes amis, car la seule perte sera la perte de la séparation, de la division et de la peur, de l’envie et de la haine.

Pour libérer le monde de tout cela, tout doit être reconstruit. Sachez-le, mes amis, et soyez prêts à partager, à voir votre frère comme vous-même, à le serrer dans vos bras et à l’appeler votre ami.

[Message de Maitreya n° 125]

 

La pauvreté

Ce qu’il faut faire, c’est procéder à une réévaluation afin de savoir qui nous sommes et ce que nous sommes dans notre relation à autrui. Selon Maitreya, il faut, pour résoudre ces problèmes, commencer par nous considérer comme un tout, frères et sœurs d’une même humanité. Nous devons acquérir ce sens de la globalité, nous pénétrer du sentiment que nous formons un seul peuple, un seul groupe – et qu’en conséquence la nourriture, les matières premières, l’énergie, les connaissances scientifiques et leurs applications pratiques ainsi que l’accès à l’éducation appartiennent à tous. Ces ressources sont données pour que tous les peuples puissent évoluer correctement, selon le plan qui sous-tend notre processus évolutif.

Voilà pourquoi nous devons partager ces ressources plus équitablement. Quand nous partagerons, dit Maitreya, nous créerons la justice dans le monde ; une fois la justice créée, et seulement à ce moment-là, nous obtiendrons la paix.

[La Mission de Maitreya, tome III, page 121 (Benjamin Creme)]

 

Tout d’abord, la véritable paix repose sur la confiance, laquelle ne peut exister que lorsque la Loi de Justice est respectée. L’immense écart, qui se creuse chaque jour davantage, entre le mode de vie des riches et des pauvres, au plan national mais aussi entre les différentes nations, est aujourd’hui le principal obstacle à l’instauration de la paix. Les idéologies divergentes jouent en faveur de la division, mais ce facteur ne cesse de perdre de l’importance. Bien plus graves sont l’autosatisfaction et l’avidité profondément enracinées du monde développé.

La paix résulte d’un équilibre dont l’absence garantit le conflit et la guerre. Cet équilibre, pour être atteint, exige la reconnaissance de l’interdépendance des peuples et des nations, et l’acceptation du fait que les besoins de tous peuvent être satisfaits par un juste partage. Tant que cette prise de conscience n’aura pas commencé à se manifester, et n’aura pas été suivie d’effet, nous connaîtrons un monde instable.

Tant que la moitié des habitants de la planète souffre de la faim et que des millions d’entre eux meurent chaque année, une vraie paix ne peut être qu’un rêve.

[Le Maître de Benjamin Creme – La nécessité d’agir, page 189 novembre 1990]

 

Ma compagnie de travailleurs montrera au monde que les problèmes de l’humanité peuvent être résolus. Par le partage et la juste redistribution, les besoins de tous peuvent être satisfaits. Ce groupe, qui va croissant, montrera aux hommes que la souffrance de tant d’entre eux, la faim, la maladie, et la peur qui les assaillent, ne sont pas nécessaires.

[Message de Maitreya n° 26]

Au premier plan des préoccupations de Maitreya : la condition des pauvres et des démunis. La moitié de la population mondiale appartient à cette catégorie, ce qui est un défi considérable pour la bonne volonté des êtres humains.

Maitreya s’efforcera de stimuler cette bonne volonté et d’inspirer à l’humanité les actions nécessaires pour qu’il soit mis fin, pour toujours, à cette injustice. Ce ne sera pas chose facile, il le sait, tant l’avidité et l’égoïsme humains sont tenaces et profondément ancrés.

Mais, peu à peu, les êtres humains en viendront à prendre conscience qu’il est de leur propre intérêt de partager les ressources du monde, que nulle autre solution ne permettrait d’éviter le pire. Quand ils en accepteront la nécessité de bon gré et avec joie, les plans prévus pour la mise en œuvre de ce partage seront dévoilés et présentés aux nations.

Ainsi prendra fin à jamais un sombre chapitre de l’histoire de cette planète, et l’être humain reprendra alors sa marche ascendante.

[Le Maître de Benjamin Creme – Fin d’un sombre chapitre, page 213 janvier 1992]

 

La guerre

Quand il faudra faire le bilan de la guerre, la surprise rivalisera avec la honte face à l’immensité des pertes. Plus que toute autre activité humaine, la guerre est une grande dévoreuse de ressources et de vies. On ne compte pas, pour vaincre « l’ennemi » ; on sacrifie tout, pour parvenir à la victoire. Ainsi depuis toujours l’homme mène-t-il contre son prochain des luttes sans merci où la nécessité de se défendre ne joue qu’un rôle secondaire. […]

Aujourd’hui, nous sommes parvenus à une époque où l’être humain doit sérieusement s’atteler à mettre fin à la guerre. Il lui faut comprendre qu’il n’est pas de problème qui ne puisse être résolu que par la guerre, ni de situation qui la rende indispensable. C’est la raison pour laquelle les nations doivent agir de concert pour en finir à jamais avec cette disposition destructive du genre humain.

[Le Maître de Benjamin Creme – En finir avec la guerre, page 497, mars 2006]

 

Je crois (comme Maitreya) que : « Les choses ne se font pas d’elles-mêmes. L’être humain doit agir et accomplir sa volonté. » (Message n° 31). Je ne pense pas que nous puissions parvenir à la paix par la seule prière. Nous y parviendrons en éliminant les causes de la guerre. – injustice, avidité, égoïsme, compétition, forces du marché, orgueil national.

[La Mission de Maitreya, tome II (Benjamin Creme) page 510]

 

Montrons ensemble au monde que la nécessité des guerres est révolue, que l’instinct de l’être humain est de vivre et d’aimer, que la haine est engendrée par la séparation, que la loi de Dieu demeure en l’être humain et est le fondement même de sa nature. Tout cela, je vous le montrerai. Travaillez avec moi et démontrez que cela est vrai.

[Message de Maitreya n° 53]

 

Maitreya présentera aux êtres humains les priorités qui seules permettront de préserver et de sauvegarder la planète Terre et tous ses peuples. La paix est d’une importance primordiale, car sans elle tout le reste est perdu. La paix, dira-t-il, ne peut être assurée que par l’établissement de la justice, dont l’absence engendre à la fois le terrorisme et la guerre. La justice, affirmera-t-il, ne peut être obtenue que par le partage. Le partage est donc la clé de la paix et de la sécurité du monde.

[Le Maître de Benjamin Creme – Les priorités de Maitreya, page 509, octobre 2006]

 

La fraternité

Jamais auparavant dans l’Histoire du monde une telle opportunité n’a été présentée aux êtres humains. Du chaos du passé peut naître l’ordre ; de l’ignorance la plus sombre peut jaillir une nouvelle lumière. Ensemble pour la première fois en tant que frères, les êtres humains peuvent faire régner la loi divine et établir une relation juste avec leur Source.

A l’orée de cette époque de renouveau, les êtres humains doivent comprendre les principes qui sous-tendent tout progrès correct. La fraternité, qui est un fait de la nature, doit de plus en plus présider à la création des nouvelles structures. Tout ce qui va dans le sens de la fraternité se trouvera au cœur de la marche vers l’avenir.

Tout ce qui est du domaine de la fraternité recevra l’énergie vivifiante des Maîtres. La paix sera fondée sur l’idée de fraternité, et le monde sera débarrassé à jamais du chancre de la guerre.

[Le Maître de Benjamin Creme – L’avenir, page 77, avril 1985]

 

L’unité

Sans s’en rendre compte, l’humanité subit actuellement une grande crise spirituelle qui se focalise dans les domaines politique et économique. Cette crise spirituelle ne pourra être réglée que par la résolution de nos problèmes politiques et économiques, lesquels reposent sur l’illusion de la séparation. Si nous voulons évoluer, nous développer en tant que race, nous devons comprendre que nous sommes un et que, frères et sœurs d’une seule et même famille, nous sommes tous issus de la même source divine et identiques à cette source. Comment une famille normale fonctionne-t-elle ? On y partage tout ce que l’on a. Une mère ne nourrit pas un enfant mieux qu’un autre, ne donne pas 17 % de la nourriture à l’un et 83 % à l’autre. Nous devons prendre conscience du fait que nous constituons une seule et même famille et partager les ressources mondiales de manière plus équitable.

[La Mission de Maitreya, tome III (Benjamin Creme) page 23]

 

L’heure approche à grands pas où les êtres humains comprendront d’eux-mêmes qu’ils se sont engagés dans une direction erronée et stérile, préjudiciable à leur bonheur à venir, et qui les condamne à l’échec. Surgiront alors les questions : pourquoi ce vide ? Pourquoi ne parvenons-nous pas à la paix que nous appelons de nos vœux ? Où avons-nous fait fausse route ? Ils se tourneront ainsi vers Maitreya pour évaluer ses idées en les mesurant à l’aune de leurs préoccupations, et ils découvriront la place centrale qu’occupe dans sa pensée le concept d’unité.

Il leur parlera en ces termes : les êtres humains doivent comprendre qu’ils ne font qu’un, chacun d’eux faisant partie intégrante d’un tout uni – la famille humaine –, et que cette unité doit se refléter dans tous leurs actes. Notre incapacité actuelle à appréhender cette réalité, soutiendra-t-il, est responsable de tous nos ennuis et difficultés, désaccords et peurs, conflits et guerres. « Voyez votre frère comme un autre vous-même », dit Maitreya. « Créez une réserve internationale de ressources, dans laquelle tous pourront puiser. C’est seulement ainsi, par le partage, que le monde peut se renouveler ; seulement ainsi, par le partage, que les hommes trouveront le bonheur auquel ils aspirent. Le partage, et lui seul, amènera justice et paix. » 

[Le Maître de Benjamin Creme – L’unité du genre humain – Partage international, juillet/août 2008]


De nos correspondants

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Dossier

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Signes des temps

Certains des « signes d’espoir » et des « signes des temps » que nous présentons ici n’ont pas été confirmés par le Maître de Benjamin Creme. Nous les soumettons à votre seule considération car nous ne sommes pas en mesure de vérifier leur nature « miraculeuse »
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S.O.P. — Sauvons notre planète

« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade… Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, le 8 septembre 2012.

Bénéfices mirobolants pour les compagnies pétrolières 

Huit des plus grandes compagnies pétrolières mondiales ont engrangé plus de 90 milliards de dollars de bénéfices en seulement trois mois, alors que la guerre en Iran a provoqué une flambée des prix de l’énergie, et que l’Europe et d’autres régions subissent des vagues de chaleur liées à l’utilisation des combustibles fossiles.

L’analyse du Guardian révèle que huit compagnies pétrolières – Aramco, BP, Shell, Equinor, TotalEnergies, Eni, Chevron et ExxonMobil – ont réalisé plus de 700 000 dollars de bénéfices par minute au cours des mois d’avril à juin 2026.

Ces bénéfices mirobolants ont ravivé les appels lancés aux plus grandes compagnies pétrolières et gazières pour qu’elles paient pour les dommages que leurs activités ont causé à l’environnement et qu’elles financent une transition rapide vers les énergies renouvelables.

Rosie Downes, responsable des campagnes chez Friends of the Earth (les Amis de la Terre), a déclaré : « Alors que BP engrange une nouvelle série de bénéfices colossaux, des millions de foyers en paient le prix avec des factures d’énergie exorbitantes et une crise climatique hors de contrôle qui s’accélère. »

Cet été a été marqué par la pire vague de chaleur jamais connue en Europe, qualifiée par les scientifiques d’« impossible à expliquer » sans le réchauffement climatique d’origine humaine. Rien qu’en mai et juin, on estime à environ 20 000 le nombre de personnes décédées en raison des températures extrêmes. Cette série de vagues de chaleur a entraîné une sécheresse inédite, affectant l’approvisionnement alimentaire – avec notamment une perte prévue de 9 millions de tonnes de céréales au Royaume-Uni –, ce qui constitue la pire récolte jamais enregistrée.

Vague de chaleur qui a touché l’Europe occidentale fin mai 2026
(photo : Union européenne, Wikimedia Commons)

Ces conditions de sécheresse extrême ont également favorisé d’énormes feux de forêt en France, en Espagne, au Portugal et en Grèce, provoquant une pollution atmosphérique toxique et des dégâts s’élevant à plusieurs milliards d’euros. On estime qu’aux États-Unis et au Canada, environ 4 000 décès ont été causés dans la semaine suivant l’exposition à la fumée des incendies qui ont duré 9 jours, et que près de 1,5 million de personnes supplémentaires voient leur espérance de vie réduite chaque année en raison de leur exposition à la fumée des feux de forêt.

Simon Stiell, responsable des questions climatiques à l’Onu, a déclaré : « […] les catastrophes d’origine climatique atteignent des proportions cauchemardesques. Ce qu’il faut faire est clair : abandonner plus rapidement le charbon, le pétrole et le gaz, développer les énergies renouvelables et protéger les populations les plus impactées. »

 

Source : theguardian.com


Record d’installations de panneaux solaires en Grande-Bretagne

Au cours du premier semestre 2026, le nombre de nouvelles installations solaires en Grande-Bretagne a dépassé celui de n’importe quelle période de six mois depuis 2011, les ménages cherchant des moyens de réduire leurs factures d’énergie.

Les chiffres officiels du gouvernement, qui incluent les parcs solaires au sol et les panneaux installés sur les toits, révèlent que 142 536 installations solaires ont été mises en service, un chiffre qui n’est surpassé que par celui du second semestre 2011, lorsque le premier parc solaire à grande échelle a été construit en Cornouailles.

La guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran a provoqué une flambée des factures liées aux énergies fossiles, incitant les ménages à installer des panneaux solaires sur leurs toits et à produire leur propre électricité à moindre coût.

Le fournisseur d’énergie britannique E.ON Next a déclaré avoir enregistré une hausse de 151 % du nombre de foyers équipés de panneaux solaires au premier semestre 2026 par rapport à la même période de l’année dernière, certains de ses clients économisant jusqu’à 700 € par an sur leur facture annuelle d’énergie.

Conformément à une nouvelle législation, d’ici la fin du mois d’août, les consommateurs britanniques vivant en appartement ou en location pourront désormais installer des panneaux solaires sur leur balcon afin de réduire leurs factures d’électricité.

 

Source : theguardian.com


Tendances

Dans le monde actuel s’affirme une tendance de plus en plus prononcée à la synthèse, au partage, à la coopération, à de nouvelles approches et avancées technologiques pour la sauvegarde de la planète et le bien-être de l’humanité. Cette rubrique présente des événements et courants de pensée révélateurs d’une telle évolution.

Albanie : les manifestations se poursuivent

À la mi-août, des centaines de membres de la diaspora albanaise ont participé à des rassemblements à Tirana, sur le boulevard des Martyrs de la Nation, marquant ainsi le 76e jour de manifestations pacifiques contre les projets de complexes touristiques de luxe initiés par Jared Kushner et Ivanka Trump dans des réserves naturelles protégées en Albanie (l’un des derniers écosystèmes côtiers intacts de la Méditerranée), le gouvernement ayant adopté en 2024 une loi autorisant l’octroi de permis pour des complexes touristiques, y compris au sein de sites protégés.

Manifestations contre le gouvernement à Tirana, en Albanie, le 14 juin 2026, dans le cadre de la « Révolution des flamants roses »
(photo : Albinfo, Wikimedia Commons)

Denisa Kasa, chef de projet à l’association Protection et préservation de l’environnement naturel en Albanie, a déclaré : « Le projet de complexe touristique à Zvërnec est particulièrement préoccupant. Situé dans une zone d’une valeur écologique et paysagère exceptionnelle […], le tristement célèbre projet Kushner-Rama-Al-Khayyat illustre comment le développement d’un seul complexe touristique à grande échelle peut […] exposer des habitats essentiels à un risque majeur d’extinction pour de nombreuses espèces. »

Alors que les manifestations en soirées en sont désormais à leur troisième mois, les revendications se sont élargies pour inclure l’objectif immédiat de la démission du premier ministre Edi Rama et de son gouvernement, ainsi que l’abrogation de la législation relative aux investissements étrangers.

Ce mouvement a rassemblé des personnes de tous horizons politiques, notamment des jeunes, des retraités et des couples avec enfants. Il est organisé de manière très indépendante et ne compte aucun dirigeant clairement identifié. Ces rassemblements du Boulevard des Martyrs permettent d’accueillir les familles : on y trouve une « tribune populaire » où chacun peut exprimer son mécontentement, ainsi qu’un espace de dessin pour les enfants, aménagé par des artistes locaux et des bénévoles.

Source : www.pressenza.com


Gaza : un classique des Pink Floyd repris pour une collecte de fonds

Comfortably Numb Re-Imagined est le titre d’une reprise bilingue de neuf minutes, fruit d’une collaboration entre Roger Waters, cofondateur des Pink Floyd, et la chanteuse palestinienne Mona Miari. Ce classique du rock de 1979 a été adapté pour devenir un appel humanitaire, servant à collecter des fonds pour le Palestine Children’s Relief Fund (PCRF) (aide d’urgence aux enfants palestiniens).

Ecrit par Roger Waters et le guitariste David Gilmour pour le double album The Wall des Pink Floyd, le morceau original est l’un des hymnes les plus emblématiques du rock et dépeint avec son refrain : « I have become comfortably numb » (J’ai cédé à une douce et agréable torpeur) l’isolement et le traumatisme personnels.

Alors que la version originale évoque un repli émotionnel face à la souffrance, la version revisitée parle d’un pacte de solidarité. Tout au long du morceau, les nouveaux couplets en anglais et les arrangements vocaux en arabe s’articulent autour d’un serment essentiel : « Je ne cèderai plus jamais à une douce et agréable torpeur ».

Le clip en noir et blanc alterne entre des séquences d’enregistrement en studio et des images tournées sur le terrain à Gaza, et les paroles multilingues sont accessibles via des sous-titres. Roger Waters, qui milite ouvertement pour la libération de la Palestine depuis plus de deux décennies, a déclaré : « Peu importe que vous parliez arabe ou anglais, vous comprenez le message, et c’est pour cela que c’est à la fois très émouvant et génial. »

Mona Miari déclare : « Au fond, on ne cherche pas les éloges ni à ce que les gens nous disent que c’est magnifique, on le sait, là n’est pas notre objectif ; vous comprenez, c’est un appel à l’action, pour obliger en quelque sorte les gens à se positionner, à comprendre cette vérité, voire à accepter le sentiment de malaise qu’elle suscite. »

Miari poursuit : « Nous terminons en apogée, sur un point culminant à la fois musical et éthique. La Palestine doit être libre. Nous devons rester libres. »

On peut voir le clip vidéo ici.

 

Source : www.cnbctv18.com ; www.newarab.com


Paris décerne la citoyenneté d’honneur à des citoyens et journalistes palestiniens

Le 17 juin 2026, le Conseil municipal de Paris a décerné la citoyenneté d’honneur comme « engagement pour la paix » aux populations civiles de Gaza et de Cisjordanie, ainsi qu’aux journalistes palestiniens travaillant dans les zones de conflit au Moyen-Orient.

Cette décision intervient alors que la situation sécuritaire et humanitaire s’aggrave à Gaza et en Cisjordanie, et que la menace quotidienne qui pèse sur les journalistes déployés dans la région s’intensifie.

La mairie de Paris rappelle également qu’en février 2024, la citoyenneté d’honneur avait été décernée aux otages israéliens détenus par le Hamas. Leurs portraits avaient alors été exposés sur la façade de l’Hôtel de Ville.

La guerre génocidaire menée par Israël a réduit en ruines une grande partie du territoire palestinien de Gaza, avec un bilan estimé à plus de 73 000 morts, dont la majorité sont des civils, selon le ministère de la Santé de Gaza.

En juin 2026, Paris a également accueilli une rencontre entre des organisations de la société civile israéliennes et palestiniennes, appelant le G7 à soutenir une solution à deux États.

« Israéliens et Palestiniens restent prisonniers de la peur, de l’insécurité et des traumatismes, ont-ils déclaré. La fenêtre d’opportunité pour une solution reste ouverte, mais elle se rétrécit. La situation actuelle exige une action diplomatique urgente, fondée sur un partenariat avec la société civile. »

La France, ainsi que la Grande-Bretagne, le Canada et plusieurs autres pays, ont reconnu l’État de Palestine l’année dernière.

 

Source : newarab.com ; paris.fr


Vers un meilleur avenir pour tous

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Entretien

L’action héroïque d’Oxfam America (2e partie)

Interview de Abby Maxman
par McNair Ezzard

Abby Maxman est présidente-directrice générale d’Oxfam America. Son travail l’a conduite dans plus de 70 pays et l’a amenée à s’attaquer à des défis majeurs, allant de la période de l’apartheid en Afrique du Sud aux épidémies de VIH/sida et d’Ebola en Afrique subsaharienne, en passant par l’insécurité alimentaire chronique en Éthiopie. Elle a participé aux efforts de secours et de reconstruction après le génocide au Rwanda, et a dirigé des interventions humanitaires de grande envergure en Haïti et en Éthiopie. Elle a joué un rôle déterminant dans la promotion de l’égalité des sexes et de la justice climatique, la lutte contre les inégalités et la mise en œuvre de l’ambitieuse stratégie 2030 d’Oxfam America. Elle a été interviewée pour la revue Partage international par Mc Nair Ezzard.

Partage international : Mis à part Gaza, quels sont actuellement selon vous, les principaux foyers de crise dans le monde en matière d’insécurité alimentaire et de pauvreté ?

Abby Maxman : Certains de ces foyers de crise sont des zones où se conjuguent conflits, changements climatiques et autres facteurs. L’épidémie dévastatrice d’Ebola, qui a pris naissance en République démocratique du Congo (RDC) et qui se propage actuellement, est l’une des crises que nous suivons de près et à laquelle nous apportons notre contribution avec nos partenaires.

Nos efforts en matière d’eau et d’assainissement, de santé communautaire et bien plus encore – ce travail est essentiel pour sauver des vies, instaurer la confiance au sein des communautés et empêcher la propagation de la maladie. En l’absence de vaccin, c’est véritablement l’un des meilleurs outils dont nous disposons pour faire face à cette crise.

Kit d’approvisionnement en eau, d’assainissement et d’hygiène
(photo : Oxfam)

Il y a un an, j’étais sur place. C’était une semaine après que le président Trump eut réuni les ministres des Affaires étrangères de la RDC et du Rwanda dans le Bureau ovale pour signer un accord de paix. Fantastique. Nous y sommes tous favorables. J’ai rencontré ce ministre des Affaires étrangères lors de mon séjour.

Nous savons tous que la paix ouvrira la voie au développement et à l’autonomie des populations. Les gens veulent la paix. Personne ne veut dépendre de l’aide. D’un côté, il y a eu la signature d’un document dans le Bureau ovale, mais de l’autre, le retrait d’une aide qui aurait pu contribuer à soulager la population au moment où elle en avait besoin. Cela sape les perspectives que l’administration prétend vouloir favoriser. Nous aimerions beaucoup pouvoir célébrer un accord de paix durable. Mais pour y parvenir, il faut miser sur les populations, leur développement, leur dignité et leur sécurité.

Nous constatons déjà les conséquences de l’épidémie d’Ebola : elle coûte des vies. Soixante-dix pour cent des opérations humanitaires menées dans l’est de la République démocratique du Congo ont été brutalement interrompues du jour au lendemain, semant le chaos. La riposte à Ebola a été retardée et entravée en raison des coupes budgétaires imposées par les États-Unis et d’autres pays – avec des conséquences mortelles.

Le conflit au Soudan continue de faire parler de lui. Effectivement, de l’autre côté de la frontière, au Soudan du Sud, la conjonction du conflit, du changement climatique, de l’instabilité économique et des populations déplacées crée une situation catastrophique pour les familles qui n’ont pas accès à suffisamment de nourriture. Il y a donc des dangers réels au Soudan du Sud et en Somalie.

Je sais que cela peut sembler décourageant pour beaucoup. Pourquoi ne résolvons-nous pas le problème ? Nous savons que l’aide humanitaire, à elle seule, n’a jamais été conçue comme une solution permanente à la pauvreté et aux inégalités. Mais le principe même de l’action humanitaire, qui consiste à sauver des vies puis à investir dans l’avenir des personnes, en les aidant à se remettre sur pied et à reconstruire leur vie, fait partie intégrante du processus de développement.

Nous avons constaté des progrès au fil des décennies, jusqu’à ces dernières années. Nous devons continuer à être présents et à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour intervenir, et à faire pression sur nos dirigeants pour leur montrer que la vie de ces personnes compte pour nous, et que nous savons qu’ils ont le pouvoir de transformer leurs conditions de vie.

Salama Taga dirige une association de jeunes à Rwampara, dans la province d’Ituri en RDC. Cette association contribue à sensibiliser la population au virus Ebola
(photo : Azaria Muhongya, Oxfam)

PI. Est-ce que le fait de se demander « que fait l’Onu dans tout cela ? » témoigne d’une certaine ignorance ?

AM. Ce n’est pas du tout de l’ignorance. C’est un élément essentiel d’un écosystème. L’Organisation des Nations unies est financée par ses États membres. Le gouvernement américain a réduit le financement accordé à diverses organisations, y compris l’Onu. Il s’est engagé à verser des fonds à l’Onu, mais en lui imposant des conditions qui servent son programme politique.

Nous avons tous œuvré, pendant des décennies, à mettre en place des mécanismes importants et fondamentaux pour coordonner l’aide humanitaire, consolider la paix et favoriser le développement dans les pays en crise ou qui ont besoin d’aide. À l’heure actuelle, nous nous trouvons tous dans un écosystème similaire où la manière dont nous apportions l’aide, le développement et le soutien a été bouleversée. La manière effroyable par laquelle l’aide a été démantelée, a contraint tout le monde à trouver comment se réorganiser.

Chez Oxfam, les pressions sont énormes concernant le financement, les activités et le travail que nous menons. Nous sommes désormais contraints de faire des choix impossibles pour déterminer qui bénéficiera de l’aide et qui en sera privé.

PI. Oxfam s’engage dans plusieurs domaines de préoccupation, tels que la justice économique et raciale, la promotion d’une fiscalité équitable, la sensibilisation des citoyens aux conséquences de céder le pouvoir à des oligarques ; la crise climatique, les droits des femmes et la justice de genre. Pourquoi est-il important pour Oxfam de se concentrer sur ces domaines ?

AM. Notre histoire remonte à plus de 80 ans. Nous sommes fiers d’être une organisation fondée sur la recherche de preuves et l’apprentissage. Jusqu’au lancement de notre stratégie actuelle, nous nous concentrions sur la pauvreté et la faim. Ces enjeux demeurent d’actualité, mais nous y avons spécifiquement ajouté celui des inégalités. Nous luttons contre les inégalités pour mettre fin à la pauvreté et à l’injustice. L’un ne va pas sans l’autre. L’aggravation des inégalités, les inégalités de revenus, les questions de genre et de justice climatique sont toutes étroitement liées.

Nous nous intéressons aux droits et à la dignité, ainsi qu’aux implications humanitaires, et nous savons qu’il existe un lien direct avec la question des politiques favorisant l’aggravation des inégalités et celle des systèmes fiscaux équitables. Au fil des ans, nous avons assisté à une mainmise politique des ultra-riches, qui se traduit par des décisions accordant des allègements fiscaux aux plus fortunés tout en supprimant les infrastructures de soutien social de base destinées aux personnes pauvres et marginalisées à l’échelle mondiale.

Nous adoptons donc une approche systémique pour lutter contre les inégalités et la pauvreté, tout en aidant les personnes là où elles se trouvent. Cette double approche, qui consiste à s’attaquer à la fois aux causes et aux conséquences, est au cœur de notre action et de notre manière de travailler. Nous fournissons un ensemble de témoignages et publions des rapports afin d’influencer les décideurs politiques au niveau mondial et les gouvernements partout dans le monde.

Pour nous, le gouvernement américain est un acteur important. Mais une partie de notre action, menée dans 75 pays à travers le monde, consiste à travailler avec les gouvernements du Nord et du Sud, là où nous pouvons influencer les politiques publiques et promouvoir des politiques fiscales équitables. Personne ne pense que les plus riches devraient payer moins d’impôts qu’un travailleur ordinaire. Financer les gouvernements pour qu’ils fournissent des services de base à leur population est essentiel à la prospérité, au développement et à un monde plus égalitaire.

PI. Avec tout ce qui se passe dans le monde, à Gaza et en Afrique, la faim et la pauvreté qui affectent nombre de régions, croyez-vous en la capacité de l’humanité à résoudre les problèmes du manque de nourriture et de la précarité ?

AM. Vous savez, je suis de nature optimiste. Je fais ce travail depuis près de 40 ans, non pas parce que j’ai une foi aveugle, mais parce que j’ai vu à quel point cela aide les populations. J’ai vu la résilience de femmes, de familles et de communautés qui traversent des moments terribles et des tragédies indicibles, et qui font preuve de générosité en accueillant d’autres personnes au sein de leur famille. Elles aident les autres et survivent, avec la volonté de se reconstruire et de s’épanouir.

Je sais que le changement est possible. Je sais que notre action, à l’échelle locale et à l’échelle mondiale, peut vraiment faire la différence. Nous avons la responsabilité de nous battre pour ce que nous savons et croyons être juste, d’investir dans notre humanité commune, d’investir dans des communautés qui méritent un meilleur sort.

Nous voulons être capables de créer un monde meilleur. J’y crois et je sais que c’est possible. Je sais qu’il y a tant de personnes qui ne sont pas d’accord avec ce qui se passe, avec ce que fait l’administration Trump, comme démanteler l’aide américaine (USAID) ou détruire des relations de longue date. Mais je pense que nous pouvons générer un courant de résistance qui renversera la tendance. Nous ne pouvons pas nous laisser abattre et devons continuer à agir. Nous devons nous mobiliser, faire entendre notre voix et utiliser tout le pouvoir, toutes les ressources et toute l’influence dont nous disposons.

Abby Maxman
(photo : Oxfam America)

PI. Que retirez-vous personnellement des combats que vous menez auprès d’Oxfam et de vos années d’expérience ?

AM. Je me sens profondément privilégiée de diriger cette incroyable organisation. C’est tellement épanouissant de se lever chaque jour, de se pencher sur certains des enjeux les plus complexes de notre époque et d’essayer d’aider les populations.

Lorsque j’étais dans l’est de la RDC, j’ai rencontré une femme de 24 ans prénommée Francine, une femme extraordinaire. Elle venait d’être expulsée de force d’un camp de déplacés. Toute sa vie, elle n’a connu que les déplacements, les exils et les conflits. Elle était revenue dans son village, qui n’était pas réputé sûr. Il avait été pillé. Des voisins avaient été tués au sein même de la communauté. Elle ne voulait pas dépendre de l’aide humanitaire. Elle voulait éviter le sort d’autres jeunes femmes qui estimaient n’avoir d’autre choix que de se prostituer pour pouvoir nourrir leur famille. Elle voulait simplement se construire une vie, lancer une petite entreprise afin de pouvoir vendre de la nourriture et des provisions aux membres de sa communauté. Elle voulait mener une vie digne et sûre.

Je sais qu’il y a des gens qui survivent à des épreuves que je ne peux même pas imaginer pouvoir surmonter, qui se lèvent chaque jour avec l’envie de s’en sortir, pour eux-mêmes, pour leur famille et pour leur communauté. Je ressens un certain devoir, étant donné que je vis dans le pays le plus riche du monde. J’ai la capacité de faire le bien et ce qui est juste, et faire les choses bien compte énormément pour moi. C’est une opportunité très enrichissante qui m’a été offerte.

1. « Oxford Committee for Relief Famine », une organisation fondée en Grande-Bretagne en 1942. La confédération internationale Oxfam a été créée en 1995 par un groupe d’organisations non gouvernementales indépendantes.

 

 

 

 

 


Environnement

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Esotérisme

Les articles d’Aart Jurriaanse

Dans notre numéro de janvier-février 2026, nous avons présenté des extraits de l’article de Benjamin Creme consacré à la « spiritualité », car les définitions et la compréhension qu’en donne notre publication peuvent être très différentes des conceptions conventionnelles.

Dans les numéros suivants, nous nous sommes intéressés à ce que la plupart des gens n’incluraient pas dans leur définition de la divinité : l’existence d’un groupe d’« Entités » hautement évoluées qui œuvrent à superviser l’évolution de notre planète et à la guider afin qu’elle accomplisse, à terme, le Plan de Dieu.

Bridges, l’ouvrage d’Aart Jurriaanse dont nous publions régulièrement des extraits, couvre un vaste éventail de sujets : la nature du Cosmos, les différents plans d’existence, la constitution de l’être humain – notamment l’Esprit et l’âme –, les plans éthériques de la matière, la vie et la mort, le processus de la mort, la continuité de la conscience après la mort. Ils offrent à la fois une vaste vue d’ensemble des Enseignements de la Sagesse éternelle et des détails fascinants concernant l’individu. Un véritable traité et un tour de force, allant du macrocosme au microcosme.

Ces derniers mois, nous nous sommes intéressés au règne spirituel, qui se situe immédiatement au-dessus du règne humain, également appelé la Hiérarchie spirituelle de notre planète. De quoi s’agit-il ? Qui en fait partie ? Au fil de ce parcours, nous avons suivi A. Jurriaanse dans la définition de l’Être suprême, puis celle de Dieu, et dans la manière dont Dieu est compris dans l’ésotérisme. Cela nous a conduits à expliquer ce que désignent des termes tels que le « Logos solaire » et le « Logos planétaire », également décrit comme le « Veilleur silencieux ».

Ce merveilleux voyage à travers le Cosmos nous a finalement conduits au Seigneur du Monde, Sanat Kumara, la Lumière du Monde, le Dieu d’Amour. Il nous est dit que ce grand Être réside dans un centre éthérique connu sous le nom de Shamballa – la « Maison du Père » ou le « Centre où la Volonté de Dieu est connue », selon les termes employés dans la Grande Invocation (voir notre numéro de mai 2026).

A. Jurriaanse aborde l’Énergie – l’énergie de Shamballa qui émane de ce Centre et qui incarne la Volonté, le Dessein ou le Plan de Dieu. Vient ensuite une description du Plan divin, que les Maîtres, les initiés et les disciples du monde servent en fonction de leur degré de compréhension et de leurs capacités.

Dans ce numéro de septembre 2026, nous sommes arrivés à la manière dont l’humanité – les Maîtres et leurs disciples – œuvre à la mise en œuvre du Plan divin dans tous les domaines de l’activité humaine.

Dans les prochains numéros, nous poursuivrons ce voyage à travers la chaîne interdépendante des vies, depuis l’Etre suprême jusqu’à toutes les formes de vie existant dans et sur notre planète.

Dans les mois à venir, nos lecteurs en découvriront davantage sur les Maîtres : qui ils sont, comment ils le deviennent, ainsi que leurs rôles d’inspirateurs et guides en tant que Frères aînés de l’humanité.

« Un disciple apprend à travailler avec le Plan par le service pratique et l’expérience. » Et aussi par les essais et les erreurs. Pour beaucoup, cela pourra constituer une véritable révélation ; pour d’autres, une confirmation de leurs propres espoirs ou convictions, de leur expérience personnelle et de leurs aspirations.

Quelle que soit la manière dont on considère cet ensemble d’informations, il constitue de toute évidence une source de réconfort et d’inspiration : la vie a bien un but et un sens. Et la guidance, l’aide et la guérison existent.


Le Plan de la Hiérarchie (extrait)

par Aart Jurriaanse

Un disciple apprend à travailler avec le Plan par le service concret et l’expérience. Naturellement, il commettra des erreurs, et moins il sera évolué, plus ses erreurs seront nombreuses et importantes. Mais c’est uniquement par l’expérience, les essais et les erreurs, que l’aspirant apprendra. En fonction des leçons qu’il aura tirées et de l’expérience qu’il aura acquise, sa conscience s’élargira et sa sensibilité aux nouveaux aspects du Plan grandira, entraînant une augmentation correspondante de ses responsabilités.

Il est donc important que l’être humain comprenne que l’Univers tout entier est coordonné et mis en mouvement conformément à un Plan universel, sous la direction de l’Être suprême. Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas. Notre planète Terre, avec toute sa création – y compris le règne humain – s’est manifestée et a évolué conformément à un tel Plan ; elle fonctionne encore aujourd’hui selon son modèle directeur et continuera sans doute ainsi indéfiniment.

Les aspects du Plan qui concernent directement l’humanité ne constituent donc qu’une partie relativement restreinte d’un dessein beaucoup plus vaste. Cependant, pour l’être humain moyen, qui considère encore l’humanité comme le point focal de l’Univers, cette subdivision humaine demeure d’une importance capitale. Il doit pourtant se rendre compte que le Plan n’a pas pour premier objectif de lui assurer aisance matérielle, confort et bonheur.

Il vise au contraire à ce que l’homme fasse l’expérience la plus complète possible de toutes les phases de l’existence, ces expériences devant conduire à une expansion de sa conscience lui permettant de découvrir par lui-même les valeurs de la vie spirituelle, et d’utiliser son libre arbitre pour accomplir les changements nécessaires.

Rien de véritablement précieux pour l’individu ne peut être obtenu par des interventions arbitraires et autocratiques de la part de la Hiérarchie. L’être humain doit avoir la possibilité de se déterminer lui-même par l’exercice de son libre arbitre, et c’est vers cette liberté, ainsi que vers la compréhension aimante et la volonté de bien pour toute l’humanité, que le Plan hiérarchique guide progressivement ceux qui le servent. L’être humain est ainsi conduit à reconnaître et à accepter le rôle de guide de l’humanité de la Hiérarchie, et cette évolution aboutira finalement à l’établissement du Royaume de Dieu sur Terre.

Bien que le Plan dans son ensemble dépasse de très loin les capacités de compréhension humaines, certaines de ses applications pratiques peuvent peut-être être présentées, dans leurs grandes lignes, selon trois objectifs :

1. Politique

Développer et instaurer une conscience internationale, en éveillant tous les êtres humains au fait qu’ils constituent collectivement une seule et même Humanité, indépendamment de leur nation, race, couleur de peau, langue ou de la distance qu’ils ont déjà parcourue sur le chemin de l’évolution.

A cette fin, l’esprit d’interdépendance, d’interrelation et de coopération internationales doit être favorisé, en dépit des tendances encore dominantes que sont le nationalisme, la prétendue supériorité raciale et les antagonismes qui en découlent, la haine des classes sous ses multiples formes, ainsi que la compétition internationale pour les ressources mondiales.

Tout cela devrait progressivement céder la place à une fraternité des nations fondée sur les besoins et le soutien mutuels, la compréhension, la tolérance, l’entraide, la bonne volonté et le partage des ressources si généreusement prodiguées par la nature.

Le fait qu’un mouvement existe déjà dans cette direction – et qu’un tel esprit internationaliste soit en train de s’éveiller – se manifeste de plusieurs façons, dont la plus évidente est la création des Nations unies.

Certes, cette organisation, encore balbutiante, s’est jusqu’à présent avérée être dans une certaine mesure un échec, ayant souvent servi de tribune à la propagation de haines et de rivalités plutôt qu’à celle de la bonne volonté et des bonnes relations humaines. Pourtant, elle n’en constitue pas moins l’expression d’un courant profond d’aspiration à la synthèse.

2. Religieux

Établir à l’échelle mondiale une compréhension et une conscience plus profondes de la nature des domaines subjectifs : de la dualité de l’existence humaine, de la vie spirituelle et de l’immortalité de l’âme, ainsi que de la présence, sur des niveaux supérieurs, des Grands Êtres, organisés selon les multiples degrés de la Hiérarchie.

L’objectif ultime est de parvenir à une fraternité des religions, permettant l’apparition progressive d’une foi mondiale capable, dans ses conceptions les plus larges, d’englober toute l’humanité.

3. Scientifique

Les travailleurs dans ce domaine ont pour objectif de coordonner les chercheurs œuvrant dans les multiples branches des sciences exactes et, simultanément, d’établir une collaboration étroite avec la science de la psychologie, qui connaît une expansion rapide. Ces domaines devraient être davantage unifiés à l’aide d’un programme éducatif commun destiné à éveiller les consciences aux nouveaux concepts actuellement en cours d’émergence.

Toutefois, la science a enfin franchi une étape décisive en commençant à prendre conscience de l’existence du monde éthérique. Certes, il subsiste encore des esprits conservateurs qui cherchent à freiner cette évolution, mais il leur sera impossible de s’opposer au déferlement des preuves ouvrant de nouveaux champs de recherche et de découverte, dans le domaine éthérique autant que dans d’autres sphères de la science.

On peut d’ailleurs s’attendre à ce que cela entraîne temporairement une période de déséquilibre, durant laquelle les chercheurs rivaliseront pour publier des affirmations toujours plus extraordinaires, qui ne seront pas nécessairement confirmées par des expériences et des observations rigoureuses. Toutefois, une telle phase ne sera que passagère, l’essentiel étant que la science entre effectivement dans la Nouvelle Ère, et que les sciences subjectives et les sciences exactes se trouvent progressivement plus étroitement liées.

Le résultat de ces tendances est un mouvement général vers de meilleures relations humaines et, par conséquent, vers une plus grande synthèse. Tout cela conduit, selon les Sages, à une merveilleuse révélation nouvelle, destinée à induire des transformations profondes et bénéfiques dans l’existence humaine.

Une Nouvelle Lumière sera ainsi accordée à l’humanité, transformant sa vision du monde et ses conditions de vie, et inaugurant le nouvel âge.


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Faits et prévisions

Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.
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Fenêtre sur le monde

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La voix de la raison

« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Source : Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012
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La voix des peuples

Cette rubrique est consacrée à une force en plein développement dans le monde. La voix du peuple ne cessera de s’amplifier jusqu’à ce que, guidés par la sagesse de Maitreya, les peuples conduisent leurs gouvernements à créer une société juste dans laquelle seront respectés les droits et les besoins de tous.
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Le point de vue de Maitreya

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Le respect de la loi

« Chaque fois qu’il y a affaiblissement de la loi… et accroissement général du désordre, alors je me manifeste. » (Bhagavad Gita). La promesse de Krishna, l’Avatar, semble particulièrement d’actualité. C’est pour tenir cette promesse que Maitreya, l’Avatar de notre ère, est présent dans le monde à une époque où l’anarchie est si répandue.Lorsqu’une nation parvient à l’âge adulte, à la maturité, les relations qu’elle établit avec les autres changent du tout au tout. Elle commence à respecter l’autorité de la loi qui unit toutes les nations, les liant dans leurs responsabilités et leurs besoins mutuels. Le développement vers la maturité se signale précisément par un tel respect des lois que les hommes ont estimées nécessaires pour vivre ensemble en paix… Lorsque, parmi les nations, l’on ignore l’autorité de la loi, c’est le monde entier qui en souffre. » (Le Maître — PI, avril 2004) Actuellement, les traités et les résolutions de l’Onu sont méprisés, et les lois nationales et internationales sont bafouées. Dans ce contexte, nous présentons des brèves mettant en exergue la nécessité d’un respect renouvelé de la loi.
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Les enseignements de Maitreya

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Les mensonges dévoilés

Le 15 février 2003, à Londres, Maitreya a été filmé sous les traits d’un Antillais, lors de la marche pour la paix (voir PI, avril 2003). « Je suis fier aujourd’hui d’entendre mes frères et mes sœurs dire la vérité et dénoncer les mensonges. C’est tellement magnifique ! » a-t-il déclaré. Depuis, les mensonges sont de plus en plus dénoncés.
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Les priorités de Maitreya

« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.
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L’humanité une

Lorsque l’homme acceptera vraiment le fait que l’humanité est une et que les hommes, entre eux, sont frères, quand il traduira ces vérités en actes, toutes choses pourront en toute sécurité lui appartenir. Son héritage l’attend. Ainsi les hommes devront-ils apporter la preuve qu’ils sont prêts pour la paix, prêts à pénétrer ensemble dans l’avenir, sans effusion de sang ni compétition. Ils devront se réjouir de partager et de travailler en harmonie pour le bien de tous. Quand les hommes, d’eux-mêmes, seront dans ces dispositions, ils en appelleront à Maitreya (quel que soit le nom sous lequel ils le connaîtront) pour leur montrer le chemin, les faire sortir du chaos, et les conduire vers une ère de paix. (L’héritage de l’homme, par le Maître de Benjamin Creme).
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L’Unité dans la diversité

« Le but de notre vie, que nous en ayons pris conscience ou non, est l’instauration de l’unité, la manifestation de l’unité qui existe déjà. Chaque atome de l’univers est relié à tous les autres atomes. » Benjamin Creme, L’Unité dans la diversité.
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Regard sur le monde

Dans cette rubrique, Partage international met en lumière certains problèmes urgents qui nécessitent une nouvelle approche et des solutions durables.
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Divers

Carte postale en provenance de Transoxiane

par Jeffrey et Sonia Sachs

La campagne Marco Polo pour la paix, la culture et le développement durable

La Transoxiane, ancien nom grec de l’Ouzbékistan actuel, a été le théâtre de nombreux tournants majeurs de l’histoire. Ce nom désigne les terres situées au-delà de l’Oxus, que nous appelons aujourd’hui l’Amou-Daria, ce fleuve qui, depuis des millénaires, donne vie aux oasis de cette région désertique et en a fait un carrefour central de la route de la Soie. C’est en Transoxiane qu’Alexandre le Grand a mené certaines de ses campagnes les plus difficiles, contre le peuple perse oriental connu sous le nom de Sogdiens.

Les combats prirent fin lorsque Alexandre épousa une Sogdienne, Roxane – « Petite Étoile » dans l’ancienne langue iranienne – et rallia ainsi les Sogdiens à sa cause. Notre guide local, un homme enjoué, s’appelle lui aussi Iskander (Alexandre). Ce même nom est porté avec fierté depuis vingt-trois siècles sur ces terres que les Macédoniens ont su rallier à leur cause.

Carte des régions du Khorasan, de la Transoxiane et du Khwarazm en Asie centrale

Les Sogdiens étaient déjà présents bien avant Alexandre, bien avant Rome, et plus de deux millénaires avant le monde dominé par l’Occident de ces derniers siècles. La famille Polo est passée par ici il y a environ 750 ans. Et c’est dans cette région ancienne et enchanteresse que notre petite caravane de voitures électriques a fait son entrée aujourd’hui.

Nous sommes arrivés au centre du monde tel que le concevaient les civilisations antiques et médiévales. C’est le carrefour entre la Chine et la Perse, l’Inde et la steppe, le lieu où la soie, le papier, les croyances et les chiffres avec lesquels nous comptons ont tous changé de mains. Cet endroit est en train de devenir une destination du XXIe siècle pour le tourisme, le commerce et la culture, le long du nouveau « corridor central » qui relie à nouveau l’Europe et la Chine.

L’Amérique a célébré son 250e anniversaire pendant que nous étions sur cette route. Deux cent cinquante ans, c’est un clin d’œil en Transoxiane. Je ressens une grande tristesse face au comportement de ce jeune empire américain – qui s’en prend aux civilisations anciennes, aux Iraniens avant tout, un peuple dont l’art de gouverner, la poésie et la science remontent à une époque dix fois plus ancienne que la courte existence nationale de l’Amérique. Comme nous le savons, la guerre que les États-Unis ont menée cette année contre l’Iran sur un coup de tête ne s’est pas bien passée.

Il y a dans les vieux remparts et les anciennes madrasas de Khiva une sagesse que Washington ferait bien de redécouvrir : il ne faut pas intimider les grandes nations d’autrefois pour les soumettre, mais les aborder sur un pied d’égalité dans le commerce. La paix, premier objectif de notre voyage sur les traces de Marco Polo, commence par l’humilité face à la dignité des autres peuples.

Madrasa de Alla Kouli Khan, à Khiva, en Ouzbékistan
(photo : Davide Mauro, Wikimedia Commons)

La ville fortifiée de Khiva – l’Itchan Kala – est une cité médiévale merveilleusement préservée, dont les remparts en briques crues brillent d’une lueur ambrée au crépuscule, tandis que ses minarets, ses madrasas et le solide socle turquoise de la Kalta Minor, inachevée, s’élèvent en son sein. Je suis fasciné.

Pourtant, cette ville fortifiée n’est pas un simple objet de musée. Près de deux mille personnes vivent encore à l’intérieur des anciens remparts, leurs enfants se rendent à l’école le long de ruelles lissées par mille ans de passage de commerçants et d’artisans. Ici s’empilent, couche après couche, les civilisations – khwarezmienne, perse, turque, mongole, timouride, ouzbèke, russe – et l’ensemble constitue encore aujourd’hui une partie vivante et active de la ville. C’est une merveille : un lieu qui porte tout son passé en lui sans cesser d’être un lieu de vie.

Cette région, appelée Transoxiane par les Grecs de l’Antiquité et de nos jours Ouzbékistan, reste un carrefour de nombreuses grandes civilisations, qui se sont mêlées les unes aux autres plutôt que de se remplacer. Le monde perse a donné à cette terre sa poésie et son génie administratif. Le monde grec a laissé ses Iskandars et des villes telles que Khujand, au Tadjikistan (autrefois connue sous le nom d’Alexandrie Eschate, ou Alexandrie la plus lointaine). Les peuples turcophones ont apporté la langue ouzbèke et une partie de la population qui anime aujourd’hui ces rues. Le christianisme était également présent ici, notamment sous la forme des églises nestoriennes qui parsemaient autrefois la Route de la Soie jusqu’en Chine.

À Boukhara, où nous nous rendons aujourd’hui, subsistent les vestiges d’une ancienne communauté juive, les Juifs de Boukhara, qui ont prié, fait du commerce et chanté ici pendant des millénaires. Tous ces courants constitutifs de la civilisation sont encore visibles dans le tissu de cette région remarquable.

Mur sud de la forteresse de l’Arche de Boukhara, en Ouzbékistan (photo : Christoph Höhn, Wikimedia Commons)

Après Boukhara – ville de pèlerins, d’érudits et de saints –, nous arriverons à Samarcande, le joyau au cœur de la Transoxiane. Samarcande fut la capitale du vaste empire de Timur, connu en Europe sous le nom de Tamerlan : un conquérant aussi brutal que ses prédécesseurs, mais aussi le fondateur d’une dynastie qui fit de cette ville un phare de l’art et du savoir. C’est son petit-fils que j’ai le plus hâte d’honorer là-bas. Ulugh Beg – prince, sultan et, surtout, astronome – fit construire en 1424 sur la colline de Samarcande l’un des plus grands observatoires du monde pré-moderne, doté d’un sextant si imposant que son arc s’enfonçait profondément dans la roche. C’est là que, pendant dix-sept ans, lui et son équipe de mathématiciens mesurèrent le ciel avec une précision que l’Europe à l’époque ne pouvait égaler.

Leur grand catalogue d’étoiles, le Zīj-i Sultānī de 1437, redéfinit les positions de plus d’un millier d’étoiles – le premier catalogue de ce type établi à partir d’observations inédites depuis Ptolémée, treize siècles auparavant – et sa précision ne fut surpassée qu’un siècle et demi plus tard par Tycho Brahe. Les mesures d’ Ulugh Beg concernant la durée de l’année et l’inclinaison de l’axe terrestre étaient plus précises que les valeurs que Copernic lui-même allait utiliser.

Et ce savoir s’est propagé : ses tables ont atteint l’Europe, ont été imprimées à Oxford par Thomas Hyde en 1665, et ont été étudiées par des astronomes tels que Hevelius, alimentant ainsi le courant d’observations dont allaient naître la révolution copernicienne et l’astronomie moderne. Le fait qu’un prince timouride, sur cette colline de la route de la Soie, ait contribué à ouvrir la voie à Kepler et Newton, représente précisément le genre de lien que notre périple « Marco Polo » avait pour vocation de célébrer : cette collaboration longue, patiente et sans frontières entre esprits humains, au-delà de toutes les frontières des nations, des croyances et des langues.

Depuis le cœur de la route de la Soie, avec la poussière de Khiva sur nos sandales et les dômes bleus de Samarcande à l’horizon, nous vous adressons nos salutations les plus chaleureuses et nos vœux les plus sincères de paix entre les nations, qu’elles soient anciennes ou récentes.

Jeff et Sonia
 

Voici les liens pour suivre la campagne Marco Polo pour la paix sur les réseaux sociaux et sur son site web :

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Source : Hairy Dude, Wikimedia Commons


Trésor du passé, merveilles de l’avenir 

Cet article est la transcription d’une conférence donnée par Benjamin Creme (BC) à San Francisco (États-Unis) et à Kerkrade (Pays- Bas) lors des rencontres internationales de méditation de transmission de 1995.

Il y a un grand nombre de gens qui n’arrivent vraiment pas à supporter le monde moderne. Tout ce qui s’y passe, sur les plans politique, économique, religieux, social, scientifique ou culturel, leur fait horreur. Soit ils ont la nostalgie d’un très lointain passé, soit ils aspirent à un avenir qui n’existe pas encore. Ils ne vivent pas dans le présent. Pour eux, le changement consisterait à faire table rase de ce qui existe pour créer un monde entièrement nouveau. L’attrait qu’exercent sur eux les prétendus groupes du nouvel âge découle précisément du fait que ces groupes envisagent le monde sous le même angle qu’eux. […]

Et pour ces raisons, entre autres, explique BC, beaucoup de gens aimeraient se débarrasser du monde tel qu’il est. Ils voudraient voir disparaître la majeure partie de l’ancien monde et du monde actuel, afin que le monde et ses ressources leur reviennent une fois qu’ils seront de retour après « l’Enlèvement ».

Il poursuit : Cela ne se passera pas du tout ainsi dans le nouvel âge. Détruire tout ce qui existe sur Terre, ce serait réduire à néant dix-huit millions et demi d’années d’évolution. A quoi cela nous avancerait-il ? Le passé nous a légué un héritage immense, le rejeter serait une perte non moins immense. C’est cet héritage que Maitreya appelle le « trésor du passé ». « Consolider le trésor du passé, inspirer les merveilles de l’avenir. » Ce n’est pas comme si tout dans la vie aujourd’hui était condamnable parce qu’entaché d’erreur, corrompu ou fondamentalement en contradiction avec les besoins futurs – bien au contraire. Nos systèmes éducatifs sont inadaptés et pourtant des millions d’enfants vont à l’école.

Le Maître D. K. écrit (sous la plume d’Alice Bailey) qu’un adolescent de quatorze ans moyennement instruit aujourd’hui a une conscience équivalente à celle d’un érudit du Moyen Âge. Un érudit, à cette époque, était quelqu’un qui détenait ce qu’on appelle de nos jours un doctorat. Il parlait latin et grec, connaissait la philosophie et était probablement capable de réaliser toutes sortes d’expériences alchimiques ou pseudo-scientifiques. Malgré cela, cet érudit du Moyen Âge avait la conscience d’un adolescent scolarisé de quatorze ans tel que nous le connaissons aujourd’hui. Le progrès est phénoménal.

Allons-nous jeter à bas le système éducatif, tout rejeter, les livres, les enseignants, les connaissances et la sagesse dont nous avons hérité ? Allons-nous nous débarrasser de tous les laboratoires scientifiques du monde ? L’avenir sera-t-il dépourvu de technologie, de moyens de transport ? Bien sûr que non. Le monde a un besoin immense de tout ce que nous avons. Le problème, c’est que nous sommes trop gourmands. Nous possédons trop de choses en trop grandes quantités. Du moins, certains d’entre nous.

Le trésor du passé ne cesse jamais d’être utile. Les universités prestigieuses, les grandes bibliothèques doivent à coup sûr continuer d’exister. Notre monde serait certainement infiniment plus riche si la bibliothèque d’Alexandrie n’avait pas été détruite. Comment imaginer la somme d’enseignements, de connaissances ésotériques et philosophiques qui, à côté de nombreux ouvrages probablement sans intérêt, était contenue dans cette bibliothèque et qui est maintenant perdue pour l’humanité ? Si on vous laissait accéder à la bibliothèque du Vatican, vous seriez surpris des enseignements qui vous seraient révélés. Que font tous ces volumes au Vatican ? Pourquoi les enseignements qu’ils contiennent ne sont-ils pas mis à la disposition de l’humanité ?

Nous avons besoin du passé. Nous ne sortons pas du néant. Notre incarnation actuelle avec sa structure de rayons, ses idées, ses espoirs, ses peurs est le résultat de notre passé. Il n’existe pas d’être qui soit dépourvu de passé. Souvent même ce passé est si long, il remonte si loin en arrière que nous sommes incapables de nous en souvenir. Comme nous ne nous en souvenons pas, nous ne croyons pas en son existence.

La Bibliothèque d’Alexandrie, gravure de 1890

Nous devons conserver les trésors actuels – les aspects les meilleurs de la vie d’aujourd’hui, les institutions que nous avons élaborées, comme notre processus éducatif (non pas les théories actuelles en matière d’éducation, mais le processus lui-même), les transports, les systèmes de communication comme la radio et la télévision qui évolueront au point qu’ils n’auront plus rien de commun avec ce qu’ils étaient initialement.

Toute chose a un commencement. Avant l’électricité, il y avait le gaz ; avant le gaz, les lampes à huile ; avant les lampes à huile, les bougies ; avant les bougies, les chandelles à mèche de jonc. Et il fallait veiller à ce que le feu ne s’éteigne pas sinon on était privé de lumière. À l’électricité succédera une autre forme d’énergie, provenant directement du soleil. Nous disposerons de toute l’énergie dont nous aurons besoin. Cela ne sera réalisé qu’à partir de ce que nous possédons déjà. La technologie repose sur les technologies antérieures. La science est connaissance. On ne se débarrasse pas de ce que l’on a avant d’avoir autre chose.

Nous finirons par comprendre le pouvoir de l’énergie psychique – énergie dont tout être humain est doté. Prenons une photo de Maitreya à Nairobi. Une seconde avant qu’elle ne soit prise, il n’était pas là. Et soudain le voilà ! Quel prodige ! Après quoi, Il disparaît de nouveau, et c’est un autre prodige. Il ne s’agit pas d’un prodige isolé mais d’un pouvoir, d’une capacité d’agir, totalement dans les limites des lois de la vie, et démontrable sur une vaste échelle. Si nous voulons nous rendre en Australie, il nous suffira d’imaginer que nous y sommes pour nous y trouver – puis d’imaginer que nous la quittons pour revenir à notre point de départ. Nous pourrons voyager ainsi dans le monde entier, ce sera un merveilleux gain de temps et d’énergie.

Imaginons que nous avons une grosse valise qu’il nous faut transporter du point A au point B. Il nous suffira d’en supprimer la gravité pour la faire rebondir comme une balle. Tout ce qui est imaginable dans le monde est possible. Ces capacités, nous pourrons les acquérir. Il s’agit de pouvoirs divins, et non de trucs de charlatan.

Lorsque Saï Baba crée de la vibhûti, une bague ou un bracelet, ce n’est pas de la prestidigitation. Ceux qui ne croient pas en cette qualité de la vie humaine disent qu’il s’agit d’un tour de passe-passe. Mais si Saï Baba crée ainsi, c’est pour démontrer l’existence des pouvoirs divins. Il n’est pas divin autrement que vous ou moi ; ces pouvoirs, nous les possédons tous. Ils existent à l’état potentiel en chacun d’entre nous, et il viendra un jour où nous les manifesterons tous.

Grande photographie de Saï Baba recouverte d’une pluie de vibhuti, dans la chambre d’un disciple de l’ashram de Saï Baba à Puttaparthi, en Inde. Photo envoyée par P.L., Royaume-Uni. (Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que ce miracle est l’œuvre de Saï Baba.)

La qualité de notre vie dépendra de notre faculté d’adaptation au changement, et à la direction que prendra ce dernier. Notre conception de la science s’élargira. La science, par exemple, ne peut exister sans la religion. Par religion, je n’entends pas un ensemble de croyances mais une compréhension des lois de la vie et de l’amour. C’est cela, la religion. Et si les églises ne l’enseignent pas, c’est parce qu’elles ne la comprennent pas. Elles s’imaginent que la religion est une affaire de croyances alors qu’il s’agit de la science de l’esprit humain. Science et connaissance sont synonymes, et c’est la connaissance des qualités de la vie divine dans l’humanité qui constitue ce que nous appelons la science et la religion. Science et religion ne font qu’un.

La nouvelle science s’appuiera sur la compréhension religieuse des lois de la vie et de l’amour. La nouvelle religion s’appuiera sur ce que nous appellerions plus exotériquement la science. Le fossé entre les deux est artificiel ; en réalité, il a été créé par les groupes religieux parce qu’il leur semblait que les découvertes scientifiques allaient remettre en cause la validité de leur conception religieuse de la vie. La science ne remet la religion en question que dans la mesure où cette dernière repose sur la seule croyance. Or la science ne doit pas être basée sur la croyance mais sur la connaissance des lois de la vie et de l’amour. La science, cela consiste à mettre en œuvre les lois de la vie et de l’amour. Lorsque science et religion se combineront, nous verrons surgir les merveilles de l’avenir.

[La Mission de Maitreya tome III page 85]

 

Source : Source : Wikimedia Commons


Ovnis, la divulgation mensongère

par Douglas Griffin

sur le travail du Dr Steven Greer

La publication, début juillet 2026, d’une quatrième série de dossiers consacrés aux PAN (phénomènes anormaux non identifiés) par l’administration américaine suscite une frustration croissante chez de nombreux partisans de la divulgation, quant à la qualité des informations communiquées au public. Le vendredi 10 juillet 2026, un ensemble de vidéos, de documents, d’enregistrements audio et de photographies provenant de plusieurs organismes gouvernementaux, notamment le Pentagone, la NASA, la CIA, le FBI et le ministère de l’Énergie, a été publié sur le site war.gov.

Le journaliste d’investigation et auteur américain Dick Russell, qui s’intéresse depuis de nombreuses années au phénomène OVNI, a exprimé dans un article publié le 13 juillet 2026 sa déception face à cette dernière publication d’informations et d’éléments jusque-là non divulgués :

« Une fois encore, les dernières vidéos de petits objets flous, filmés pour la plupart par des caméras militaires, laissent trop de place à l’imagination. Les dossiers PURSUE, comme ils ont été baptisés (Presidential Unsealing and Reporting System for UAP Encounters – Système présidentiel de levée des restrictions et de signalement concernant les phénomènes anormaux non identifiés), n’ont toujours fourni aucun exemple clair d’objet présentant une technologie inhabituelle ou avancée. […]

Voici la question que je continue à me poser. Depuis que l’analyste du renseignement David Grusch a témoigné, à l’été 2023, au sujet de la récupération d’engins accidentés et même de corps extraterrestres, où sont les documents susceptibles d’étayer ce témoignage que le Congrès a jugé hautement crédible ?

Ces dernières années, nous en avons appris beaucoup sur ce que nos présidents savaient, ou sur les informations auxquelles l’accès leur était refusé, concernant le phénomène OVNI/PAN. Voyons ce que la CIA avait à dire sur l’intérêt porté à la question par le président Kennedy, puis par le président Carter, qui tous deux ont fait ce qu’ils pouvaient, à leur époque, pour favoriser la divulgation.

Nous devons aller au-delà des vidéos et des documents décrivant ce qui est déjà manifeste, pour nous intéresser aux raisons et aux tenants et aboutissants d’une dissimulation qui dure depuis 80 ans.[…] »

Le Dr Steven Greer, fondateur et directeur du Disclosure Project (projet de divulgation), s’est lui aussi exprimé sur la question, estimant que nous assistons en réalité à ce qu’il appelle une « divulgation catastrophique ». Il tire la sonnette d’alarme au sujet des commissions gouvernementales sur les PAN, qui semblent reproduire les mêmes méthodes trompeuses que celles employées dans les années 1950 et 1960 : détourner l’attention du public vers des enquêtes sans issue afin de dissimuler toute la vérité.

L’une des figures clés de ce processus d’obscurcissement organisé est Avi Loeb, de Harvard, qui dirige le nouveau Conseil scientifique consultatif sur les PAN nommé par le gouvernement et s’est montré particulièrement enthousiaste et élogieux à propos de la publication actuelle de ces dossiers.

S. Greer avertit qu’une divulgation partielle ou manipulée pourrait présenter les PAN/INH (intelligence non humaine) comme une « menace extraterrestre », ce qu’il qualifie de « divulgation catastrophique », avec même, selon ses propres termes, la possibilité de mettre en scène une « fausse invasion extraterrestre ». L’objectif serait de justifier le maintien du secret entourant des technologies avancées d’origine humaine, développées à partir d’engins extraterrestres, ainsi que des programmes financés par des « budgets noirs » et des opérations clandestines illégales.

Selon lui, le plus grand danger ne vient pas de la vie extraterrestre elle-même, mais d’une organisation secrète et transnationale opérant sans aucun contrôle légal, sans avoir à rendre de comptes au public et en dehors de toute autorité constitutionnelle : « C’est en réalité un gouvernement secret, un gouvernement de l’ombre, qui dirige le programme OVNI – ceci n’est pas une théorie du complot. »

Ce gouvernement de l’ombre disposerait de technologies avancées qui semblent dépasser de très loin les capacités des gouvernements et des forces militaires conventionnels, et cela constitue précisément le danger contre lequel le président Eisenhower nous avait mis en garde dans son célèbre discours d’adieu de 1961, lorsqu’il avait attiré l’attention sur la menace croissante que représentait le complexe militaro-industriel.

Et, comme S. Greer l’a déjà déclaré : « […] soyons réalistes : si le président des États-Unis, le directeur de la CIA, les hauts responsables du Pentagone, les généraux et amiraux que j’ai rencontrés, ainsi que le ministre de la Défense du Royaume-Uni se voient refuser l’accès à des projets menés sous leur propre autorité et sont induits en erreur à leur sujet alors qu’il s’agit de programmes spéciaux à accès restreint non reconnus officiellement, ces programmes sont, par définition, anticonstitutionnels et illégaux, et ils violent toutes les obligations de contrôle prévues par la Constitution et le National Security Act.[…] »

C’est dans ce contexte que le Dr Greer a adressé, le 29 juin 2026, une lettre de quatre pages au président D. Trump, aux membres du Congrès, aux responsables des services de renseignement, aux dirigeants militaires ainsi qu’à d’autres hauts responsables gouvernementaux. Cette lettre vise à signifier clairement que le Disclosure Project (projet Divulgation) entend rendre publiques ses propres preuves concernant les PAN, les programmes de rétro-ingénierie et les opérations clandestines illégales, à moins que le gouvernement, qui, selon S. Greer, a fait de la divulgation « une mascarade », ne réponde aux demandes formulées dans cette lettre.

Ayant pour objet : « Publication prévue de nouvelles preuves concernant les PAN/OVNI », la lettre de S. Greer précise notamment :

« […] Sauf instruction contraire dans un délai de 60 jours à compter de la date de cette lettre, nous entreprendrons de recueillir de nouvelles preuves tangibles et de les rendre publiques, et nous serons à l’abri de toute poursuite au titre des lois relatives à la sécurité nationale ou pour toute infraction à celles-ci. Je devrai avoir reçu, au plus tard le 29 août 2026, une lettre explicite émanant d’un représentant habilité du gouvernement des États-Unis et contestant cette appréciation. Si celle-ci est contestée, nous nous y opposerons, car nous pouvons prouver que ces programmes sont menés de manière criminelle.

Afin de protéger le gouvernement constitutionnel des États-Unis, ces informations doivent être intégralement et fidèlement divulguées au public, y compris l’existence de PAN d’origine humaine conçus à partir de la rétro-ingénierie d’engins extraterrestres. Ces appareils de fabrication humaine ont été et sont encore utilisés dans un large éventail d’opérations criminelles, aux États-Unis comme à l’étranger, notamment le trafic de drogue, la traite des êtres humains, le trafic d’armes et autres activités criminelles.[…] »

La lettre se conclut ainsi :

« Tous les projets et toutes les opérations, gouvernementaux ou privés, liés à la question des PAN/OVNI sont menés illégalement et en violation de la Constitution depuis le milieu ou la fin des années 1950. Puisqu’il s’agit d’une conspiration criminelle toujours en cours, aucun délai de prescription ne s’applique, et toutes les preuves et informations relatives à ces projets peuvent être et seront rendues publiques, sauf instruction contraire explicite et écrite. »

Steven Greer a ensuite accordé plusieurs interviews. Dans l’une d’elles, consacrée à la « divulgation catastrophique » et à la campagne actuelle visant à accréditer l’idée d’une menace extraterrestre imminente, il a notamment évoqué la prestation « consternante » du vice-président J. D. Vance, le 15 juillet 2026, dans The Joe Rogan Experience, généralement considéré comme l’un des podcasts les plus suivis au monde. L’émission, au cours de laquelle il a notamment été question des OVNI, a été vue jusqu’à présent plus de trois millions de fois.

Au cours de son échange avec J. Rogan, J. D. Vance a présenté les extraterrestres comme des démons, contribuant ainsi à ancrer davantage dans l’esprit du public cette vision effrayante d’un mal d’origine extraterrestre. Le vice-président serait par ailleurs membre de l’Opus Dei, une organisation ultraconservatrice, restreinte mais puissante, au sein de l’Église catholique, où ce genre de conception extrémiste et mal informée ne semble pas faire exception.

S. Greer annonce qu’il devrait rencontrer le secrétaire à la Guerre des États-Unis, Pete Hegseth, vraisemblablement avant l’échéance du 29 août, afin de continuer à faire pression en faveur d’une divulgation complète. Il craint que l’administration Trump ne repousse toute nouvelle initiative concernant la publication de dossiers plus importants sur les PAN jusqu’aux derniers mois de son mandat, en 2028.

Il considère que ce serait une erreur stratégique, car cela donnerait à ce prétendu gouvernement de l’ombre, qui dirigerait officieusement le programme OVNI, davantage de temps pour se réorganiser et éviter que ses activités ne soient exposées au-delà de la divulgation partielle et manipulée actuellement présentée au public.

Il ressort clairement de cette lettre et des différentes interviews accordées depuis par S. Greer que le directeur du Disclosure Project estime qu’il faut agir maintenant. Il affirme d’ailleurs que certaines personnes au sein du gouvernement ont discuté avec lui d’éventuelles opérations visant à placer ces programmes présumés sous un contrôle légitime dès que possible :

« Ce sont des gens qui savent ce qu’ils font, dans les milieux militaires et du renseignement, et qui travaillent en étroite collaboration avec nous. Nous leur avons fourni une feuille de route leur indiquant où se trouvent les preuves, quelles entreprises les détiennent, mais aussi l’emplacement précis des sites clandestins et des installations souterraines. En définitive, il faudra une action décisive, qui devra venir du plus haut niveau […] afin de placer ces ressources sous le contrôle du gouvernement légal et constitutionnel. »

Ce dernier développement, et en particulier la lettre UNOD, qui fait suite à la publication décevante de ces dossiers sur les PAN, marque un tournant important. Le site du DisclosureProject explique que « la formule « UNOD » est utilisée dans les milieux gouvernementaux et militaires et signifie que, sauf instruction contraire (Unless Otherwise Directed), la position adoptée et les actions annoncées sont considérées comme implicitement approuvées ».

L’objectif semble être de convaincre l’actuelle administration américaine de l’urgence de la situation et de l’amener à révéler au grand jour et à s’attaquer enfin à cette « conspiration criminelle toujours en cours » depuis 80 ans, qui prospère dans l’ombre du gouvernement constitutionnel, en profitant à son insu de sa protection et de ses financements.


Vous, le peuple, avez le pouvoir de rendre la vie libre et belle

Le film de Charlie Chaplin, Le Dictateur (1940), est à la fois une comédie et une vive condamnation du fascisme. Le personnage central est un humble barbier qui se trouve, à la suite d’une ressemblance physique et d’une erreur d’identité, forcé de se faire passer pour le dictateur. Dans la scène finale il est invité à s’adresser au peuple à la radio. Le monologue qui s’ensuit est sans doute l’un des discours les plus inspirés et les plus émouvants de l’histoire du cinéma. En raison de sa nature appropriée à notre temps nous en reproduisons ici une version abrégée.

Le Dictateur, 1940 – discours final

Je suis désolé, mais je ne veux pas être empereur, ce n’est pas mon affaire. Je ne veux ni diriger, ni conquérir personne. Je voudrais aider tout le monde dans la mesure du possible, juifs, chrétiens, païens, blancs et noirs. Nous voudrions tous nous aider, les êtres humains sont ainsi faits.

Nous voulons donner le bonheur à notre prochain, pas le malheur. Nous ne voulons ni haïr ni mépriser personne. Dans ce monde, chacun de nous a sa place et notre Terre est bien assez riche pour nourrir tous les êtres humains.

Nous pourrions tous avoir une vie belle et libre, mais nous avons pris une mauvaise voie. L’avidité a empoisonné l’âme des hommes, a barricadé le monde avec la haine, nous a fait sombrer dans la misère et les effusions de sang.

Nous avons développé la vitesse pour finir enfermés. Les machines qui nous apportent l’abondance nous laissent dans l’insatisfaction.

Notre savoir nous a fait devenir cyniques, notre intelligence nous a rendus durs et inhumains. Nous pensons beaucoup trop et ne ressentons pas assez. Plus que de machines nous avons besoin d’humanité.

Plus que d’intelligence nous avons besoin de bonté et de gentillesse. Sans ces qualités, la vie ne sera plus que violence et tout sera perdu.

Les avions, la radio nous ont rapprochés les uns des autres. Ces inventions ne trouveront leur vrai sens que dans la bonté de l’être humain, la fraternité universelle, l’amitié et l’unité de tous.

Charlie Chaplin à la fin du film Le Dictateur (1940)
(photo : domaine public, Wikimedia Commons)

En ce moment même, ma voix atteint des millions de gens à travers le monde, des millions d’hommes, de femmes, d’enfants désespérés, victimes d’un système où des hommes torturent et emprisonnent des innocents. Je dis à tous ceux qui m’entendent : Ne désespérez pas !

Le malheur qui est sur nous maintenant n’est que le produit éphémère de l’avidité, de l’amertume de ceux qui ont peur du progrès humain. La haine finira par disparaître, les dictateurs mourront, et le pouvoir qu’ils ont pris aux peuples retournera aux peuples. Et tant que des hommes mourront pour elle, la liberté ne pourra pas périr.

Soldats, ne vous donnez pas à ces brutes, des hommes qui vous méprisent et font de vous des esclaves, enrégimentent vos vies, vous disent ce que vous devez faire, ce que vous devez penser, ce que vous devez ressentir, qui vous dirigent, vous manœuvrent, vous traitent comme du bétail, comme de la chair à canons.

Ne donnez pas votre vie à ces êtres inhumains, ces hommes-machines avec une machine à la place du cerveau et une machine à la place du cœur. Vous n’êtes pas des machines. Vous n’êtes pas du bétail. Vous êtes des êtres humains. Vous avez l’amour de l’humanité dans le cœur. Vous n’avez pas de haine, seuls ceux qui manquent d’amour et qui sont inhumains haïssent. Soldats ne vous battez pas pour l’esclavage mais pour la liberté.

Il est écrit dans le septième chapitre de l’Evangile selon Saint-Luc : « Le Royaume de Dieu est dans l’être humain », pas dans un seul homme, ni dans un groupe, mais dans tous les hommes, en vous. Vous, le peuple, avez le pouvoir : le pouvoir de créer les machines, le pouvoir de créer le bonheur. Vous, le peuple, vous avez le pouvoir de rendre la vie libre et belle, d’en faire une merveilleuse aventure.

Alors au nom même de la Démocratie, utilisons ce pouvoir – unissons-nous. Luttons pour un monde nouveau, un monde décent et humain qui donnera à chacun l’opportunité de travailler, qui apportera un avenir à la jeunesse et à la vieillesse la sécurité. Ces brutes vous ont promis toutes ces choses pour que vous leur donniez le pouvoir, mais ils mentent. Ils ne tiendront pas leurs promesses, ils ne le feront jamais.

Les dictateurs s’affranchissent eux-mêmes en prenant le pouvoir mais ils réduisent le peuple en esclavage. Maintenant nous devons nous battre pour que ces promesses se réalisent. Il faut nous battre pour libérer le monde, pour abolir les frontières et les barrières raciales, pour en finir avec l’avidité, la haine et l’intolérance.

Il faut nous battre pour construire un monde de raison, un monde où la science et le progrès mèneront tous les hommes vers le bonheur.

Soldats, au nom de la Démocratie, unissons-nous ! […] Levez les yeux ! Les nuages se dissipent, le soleil perce. Nous émergeons des ténèbres pour entrer dans la lumière. Nous entrons dans un monde nouveau, un monde meilleur, où les hommes domineront leur haine, leur cupidité et leur brutalité. Levez les yeux ! L’âme de l’homme a reçu des ailes et elle commence enfin à voler. Elle vole vers l’arc-en-ciel, vers la lumière de l’espoir, vers l’avenir, l’avenir glorieux qui vous appartient à vous, à moi, à nous tous. Levez les yeux ! Levez les yeux !

Benjamin Creme répond à une question sur la source du discours de Charlie Chaplin

Question : Je viens de réentendre le merveilleux monologue final du film de Charlie Chaplin, le Dictateur, 1940. C’est un monologue inspiré et émouvant. Et il semble aussi approprié de nos jours qu’il l’était alors : il met en garde contre la guerre et la division et envisage un nouvel avenir brillant. Ce discours fut-il écrit sous l’inspiration d’un Maître ? Si oui, lequel ?

Réponse : Non, il fut inspiré à Charlie Chaplin par son âme.

 

 

 

 


Citations

Les hommes doivent se considérer comme des frères

Enfant bénéficiant d’une aide alimentaire complémentaire du Programme alimentaire mondial
(photo : PAM/Issa Al-Raghi, Wikimedia Commons)

En premier lieu, les hommes doivent se considérer comme des frères, fils du Père unique. Ceci est essentiel s’ils veulent progresser d’un pas vers la divinité. Dans le monde, des hommes, des femmes et des petits enfants n’ont même pas le minimum nécessaire pour survivre ; ils s’entassent dans les villes de nombre des pays les plus pauvres du monde. Ce crime me remplit de honte.

Mes frères, comment pouvez-vous regarder ces gens mourir sous vos yeux et vous considérer comme des hommes ?

Mon dessein est de les sauver, mes chers petits, d’une famine certaine et d’une mort inutile. Mon dessein est de vous montrer que la solution, pour venir à bout de vos problèmes, est d’écouter de nouveau la véritable voix de Dieu à l’intérieur de votre cœur, et de partager les ressources de ce monde des plus fertile avec vos frères et sœurs où qu’ils soient.

[Message de Maitreya n°11, janvier 1978]

 


Message de Maitreya

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Brève

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Courrier des lecteurs

Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.
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Rayons

Selon le Maître DK, un rayon est « le nom donné à une certaine force ou à un certain type d’énergie, considéré sous l’angle de la qualité qui en émane ». Les rayons transmettent ainsi leurs qualités à toute la création, y compris la constitution humaine. L’âme, la personnalité, le corps mental, le corps émotionnel et le corps physique, sont tous colorés par l’un ou l’autre des sept rayons. De manière à faciliter l’étude et la compréhension des rayons, le Maître de Benjamin Creme, au fil des ans, a accepté de répondre à des questions portant sur la structure de rayons (et le niveau d’évolution) de certaines personnalités mais, par discrétion, jamais pour des personnes en vie. Pour approfondir cette étude, nous renvoyons le lecteur aux enseignements d’Alice Bailey (Lucis Trust), aux ouvrages de Benjamin Creme et aux précédents numéros de Partage international.
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Dernière de couverture

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Cahier anniversaire

Le 19 juillet 1977, Maitreya, l’Instructeur mondial, est arrivé dans la communauté asiatique de Londres − son point d’attache dans le monde moderne − et le 22 juillet il a commencé sa mission. Trente ans plus tard, nous célébrons cet événement extraordinaire à travers les pages suivantes.
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Questions-réponses de Benjamin Creme

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Questions-réponses

Réponses de Benjamin Creme

Pourriez-vous parler de la nature de l’amour et de la conscience ?

Ce dont je parle, c’est de la manifestation de l’amour. L’amour n’est pas quelque chose qui fait naître un sentiment agréable, et qui vous fait dire, la main sur le cœur : « Je suis rempli d’amour. J’aime ma femme, mes enfants, mes grands-parents et les gens de ma communauté. Mais je hais les musulmans. Ce sont eux qui sont derrière l’attentat du 11 Septembre. J’en suis certain. Je les hais. » Cela, c’est l’amour tel que nous le connaissons.

L’amour n’a rien à voir avec tout cela. L’amour est action. C’est la capacité d’agir en accord avec les besoins de l’humanité. Nous devons apprendre à aimer le monde. S’aimer soi-même est facile. Aimer notre femme, nos enfants est facile, de même qu’aimer notre communauté, notre pays, même si cela devient difficile lorsqu’il s’agit des États-Unis. Tout cela est relativement facile. Apprendre à aimer le monde dans son ensemble, considérer tous les hommes comme un et respecter chacun, admettre que tous ont droit à ce que le monde peut offrir, c’est cela l’amour. Ce qui compte, c’est l’amour en action.

[Extrait d’une interview pour l’émission de radio Seeing Beyond, novembre 1992, L’Eveil de l’humanité, page 165]

À l’heure où nous parlons (novembre1992), le Japon achemine du plutonium vers ses côtes. Si ce navire devait être la cible d’un attentat terroriste ou entrer en collision avec un autre objet, les conséquences seraient catastrophiques. Selon la presse, des millions de personnes pourraient perdre la vie. Que dit Maitreya à ce sujet ? Je souhaite également évoquer les essais nucléaires qui se poursuivent dans le Nevada.

Les essais nucléaires comptent parmi les actes les plus insensés que nous commettons. Il est impossible de procéder à un essai nucléaire souterrain, et encore moins à un essai en surface, sans provoquer de séisme. Une grande partie des tremblements de terre qui surviennent dans le monde sont la conséquence directe de ces essais. Persister dans cette voie revient à se suicider.

Il en va de même pour la fission nucléaire. […] La voie à suivre dans un avenir immédiat est celle de la fusion nucléaire. Si les sommes consacrées à la fission nucléaire avaient été investies dans la fusion, nous aurions déjà mis au point cette technologie. De nombreux scientifiques ont démontré aujourd’hui que cela est possible. Il s’agit d’utiliser un isotope simple présent dans l’eau, une ressource abondante partout dans le monde. L’eau est disponible en quantités incalculables. Aucune nation ne pourra s’approprier ce type d’énergie. Un procédé de fusion froide, sûr et propre, représente l’avenir ; agir autrement serait de la folie.

Mais il existe des intérêts particuliers dans chaque pays. […] C’est toujours la même histoire : un mélange d’avidité, d’inertie, de peur et une absence totale de sens du collectif ou de décence. Tant que nous ne le comprendrons pas, nous continuerons à subir ces problèmes. Il n’y a pas d’autre solution que le partage, la coopération et l’établissement de relations justes. C’est la raison pour laquelle le Christ est parmi nous.

[Extrait d’une interview pour l’émission de radio Seeing Beyond, novembre 1992]

Selon les recommandations de la Hiérarchie, toutes les centrales nucléaires devraient être fermées dès que possible. (1) Les scientifiques affirment que l’énergie nucléaire est plus propre que l’énergie issue du carbone. (2) Il n’existe pas d’alternatives réellement efficaces. (3) Des sommes considérables sont investies dans l’industrie nucléaire, à tel point qu’il est pratiquement impossible de s’en affranchir. Pourriez-vous commenter ces points ?

(1) En termes d’émissions de carbone, oui, mais pas en termes de potentiel destructeur.

(2) L’alternative réside dans le processus de fusion nucléaire. Il ne repose pas sur la fission. C’est un procédé propre et « froid », qui ne génère pas de déchets et qui, selon le Maître Djwhal Khul (sous la plume d’Alice A. Bailey), ne nécessite qu’un simple isotope de l’eau, disponible partout dans le monde, pour répondre à nos besoins énergétiques. Il existe diverses formules pour ce processus de fusion, dont certaines ont déjà été rachetées par des branches de l’industrie pétrolière afin de protéger leurs intérêts.

(3) C’est vrai pour les nations industrielles les plus avancées, mais pas pour le monde entier. Nous n’avons pas besoin de centrales fondées sur la fission nucléaire. Elles sont obsolètes et extrêmement dangereuses.

Votre Maître pourrait-il nous dire comment les besoins mondiaux d’énergie pourront être satisfaits à court et à moyen terme, dans l’hypothèse où le monde suivrait l’avis de la hiérarchie et renoncerait à utiliser l’énergie nucléaire ?

Par le procédé de la fusion froide.

Si le gouvernement américain est réceptif aux énergies du mal, [1] ses membres en sont-ils dans une certaine mesure conscients ?  [2] Suivent-ils cette voie de leur plein gré ? [3] Sont-ils victimes de leur mirage ?

[1] Non.

[2] Oui.

[3] Oui.

[1] De quelle façon les hommes qui dirigent le « véritable » axe du mal sont-ils influencés – possession, médiumnité, etc. ?  [2] Si j’ai bien compris, Hitler était possédé. Certains leaders ou certains hommes influents sur la scène politique actuelle sont-ils également possédés ?

[1] Médiumnité.

[2] Non, pas de la même façon.

J’ai été choqué de vous entendre dire qu’Israël était un point du triangle du mal. Qu’est-ce que cela signifie ?

Je suis surpris que la personne qui pose cette question soit choquée, étant donné l’oppression brutale du peuple palestinien par Israël. Israël justifie son action comme faisant partie de la « guerre contre le terrorisme » comme l’a fait George W. Bush en attaquant l’Irak, qui n’était pas terroriste et ne constituait certainement pas une menace pour les États-Unis.

Après la victoire des Alliés sur les puissances de l’Axe en 1945, les « forces du mal » comme nous les appelons, les seigneurs de la matérialité, comme les appelle la Hiérarchie de lumière, furent graduellement scellées dans leur propre domaine : le maintien de l’aspect matière de la planète.

Avec la création de l’État d’Israël en 1948, par une action terroriste menée contre le mandat britannique et le peuple de Palestine, ce fut, selon le Maître D. K. « comme si les forces du mal avaient à nouveau mis un pied à la porte ». Israël est le point central d’un triangle du mal qui agit à travers Israël, le Pentagone aux États-Unis et certains États de l’Europe de l’Est.

Nous assistons actuellement à une explosion de cette force du mal qui doit être contrée et vaincue par l’humanité avec l’aide de la Hiérarchie de lumière, Maitreya et son groupe de Maîtres de Sagesse.

[Partage international, octobre 2004]

Pourquoi continuez-vous à désigner l’Israël des années 80 sous le nom de Palestine ? Pensez-vous que les Juifs n’existent pas ?

Les Juifs, en tant que groupe religieux, existent manifestement, tout comme l’État d’Israël, mais j’estime que la fondation d’un État d’Israël distinct fut une erreur tragique. En effet, depuis sa création en 1948, la menace d’une troisième guerre mondiale a été omniprésente. Pour les Maîtres de la Hiérarchie spirituelle, le Moyen-Orient constitue, depuis 1948, la « poudrière » d’une telle catastrophe.

Les Juifs, revendiquant un droit ancien mais impossible sur la Palestine, ont eu recours aux mêmes méthodes terroristes que celles qu’ils dénoncent aujourd’hui lorsqu’elles sont employées par les Arabes.

Ils ont spolié les Palestiniens de leur terre natale et, à mon sens, il n’y aura jamais de paix dans le monde tant que le peuple palestinien n’aura pas recouvré sa patrie.

Que l’on parvienne, grâce aux conseils du Christ, à une forme de partage du pouvoir ou à tout autre compromis, il est essentiel pour la paix mondiale que le problème palestinien soit résolu.

Quelles informations possédez-vous sur les personnages de l’Ancien Testament dont il est dit qu’ils ont vécu 900 ans ou plus, consécutivement, dans le même corps ? S’agissait-il d’une super-race ? D’une anomalie de la nature ? D’un plan de la Hiérarchie ?

Je suppose que la personne qui pose cette question pense à des figures comme Noé, dont on dit qu’ils ont vécu des centaines d’années. Le récit biblique du Déluge est une évocation symbolique de la destruction finale, il y a environ 16 000 ans, du dernier vestige du continent et de la civilisation de l’Atlantide : Poséidonis (les Açores d’aujourd’hui).

Noé était un Maître qui avertit la population de la catastrophe imminente et de la nécessité de gagner les hautes terres avant le déluge. C’est de là qu’est né le symbole de l’arche. Une telle longévité n’est pas rare chez les Maîtres, mais elle était alors, comme aujourd’hui, le fruit d’un accomplissement évolutif et non la règle générale.

[Partage international, décembre 1986]

Y a-t-il quelque chose de particulier que vous-même ou les Maîtres jugez souhaitable que nous fassions sur le terrain à cette époque particulière ? (États-Unis)

Oui. Agir davantage sur le terrain. Continuez à agir de la même façon, ou un peu mieux. Si vous avez brandi des banderoles comme vous l’avez fait, peut-être avez-vous hissé les mauvais drapeaux – trop de bannières étoilées et pas assez de drapeaux des Nations unies. Vous devez élargir votre horizon et cesser de penser à vous-mêmes, c’est-à-dire à l’Amérique.

Pensez au monde et à l’impact des États-Unis sur le monde aujourd’hui. Vous avez un gouvernement corrompu, un gouvernement fasciste, dangereux, nuisible pour l’Amérique ou qui que ce soit d’autre, excepté peut-être pour Israël et un ou deux pays d’Europe de l’Est. C’est un grand danger pour le monde.

Vous devez élargir votre concept d’allégeance et l’étendre au monde dans son ensemble. En termes pratiques, aux Nations unies – pas au Conseil de Sécurité, mais à l’Assemblée générale, qui est composée de presque tous les pays du monde. Votre gouvernement est en train de construire sciemment un empire. Je l’ai entendu dire à la radio aujourd’hui.

Je n’avais jamais auparavant entendu admettre aussi clairement le fait que les États-Unis considèrent comme normal que le nouvel empire soit un empire américain, que tout ceci se passe très bien et que cet empire deviendra plus grand et meilleur. Cette déclaration émanait d’un historien parlant de Napoléon qui avait créé un empire en Europe. Cet empire n’existe plus.

Les États-Unis sont en train de faire la même chose aujourd’hui. Ils possèdent plus de 2 000 bases dans le monde. En quoi avez-vous besoin de 2 000 bases étrangères ? Votre gouvernement les juge nécessaires à la sécurité américaine et vous payez des impôts pour les entretenir. Il ne s’agit pas réellement de sécurité. Il s’agit d’hégémonie. Il s’agit d’influence américaine et de la possibilité d’accéder au pétrole, aux marchés, ou à tout ce que le gouvernement ou les grandes sociétés jugent nécessaire pour avoir la main-mise et exercer un contrôle.

[Partage international, mars 2005]

Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.
[Article 25A de la Déclaration universelle des droits de l’homme, adopté par les Nations unies en décembre 1948]

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