juin 2026 – No 454
SOMMAIRE

- Le Christ et son enseignement par Le Maître –
- La fraternité essentielle de l’homme par Le Maître –
- Ce mois-ci dans Partage international
- Israël : la démocratie n’a jamais empêché le terrorisme raciste
- Le retour des valeurs des cultures autochtones par Elisa Graf
- Prix Goldman pour l’environnement 2026 : six champions de l’environnement sont à l’honneur
- Quand le monde dort : un livre de Francesca Albanese par Megan Scherer
- Somalie : privés de l’aide humanitaire américaine, des enfants meurent de faim par Jake Johnson
- Célébration du centième anniversaire de Sir David Attenborough
- Les avancées de la transition énergétique
- Des idées novatrices pour résoudre les problèmes mondiaux
- Des victoires pour les plus vulnérables
- Maitreya – comment le reconnaîtrons-nous ?
- Le Seigneur du Monde par Aart Jurriaanse
- Du banal au grandiose : un livre de Vera Stanley Alder par Phyllis Creme
- Dans le cœur de Maitreya
- Questions-réponses
- Vous avez parlé de la nécessité de formuler le message de manière à ce que les gens puissent l’insérer dans le contexte de leur expérience. Comment aborder la question de manière spécifique afin de pénétrer dans l’âme des gens plutôt que d’avoir une approche basée sur la peur comme c’est généralement le cas dans le militantisme ordinaire ? (États-Unis)
- Quel est l’aspect le plus important du service : son motif, ses modalités, ou l’attitude avec laquelle nous l’accomplissons ?
- La mise en œuvre des enseignements du Seigneur Maitreya apporte-t-elle également une solution aux problèmes de pollution de notre environnement ?
- Pourquoi le terrorisme existe-t-il ?
- Le problème ne réside-t-il pas dans notre façon de penser ?
Articles du Maître —
Depuis la création de la revue Partage international, le Maître de Benjamin Creme a rédigé un article chaque mois pendant près de 35 ans. Ces articles étaient destinés à être publiés non seulement au moment où ils étaient écrits, mais également chaque fois que les circonstances mondiales le justifient.Afin de tenter de répondre aux crises de notre époque et d'y offrir une solution appropriée, nous avons choisi de mettre en exergue à la fois les problèmes et les solutions en proposant plusieurs de ces articles. Les lecteurs remarqueront que deux d'entre eux sont présentés sous forme d'extraits, ce qui nous permet de mettre en lumière des défis spécifiques.Le Christ et son enseignement – [sommaire]
par l’entremise de Benjamin Creme, 10 février 2008
Beaucoup de gens attendent le Christ et guettent son apparition, mais se fourvoient profondément quant aux effets de son émergence sur l’humanité. Nombreux sont ceux qui, voyant en lui une sorte de magicien spirituel, s’imaginent qu’il neutralisera leurs imperfections et celles des autres, établissant ainsi la paix éternelle. C’est là une conception pour le moins passive d’un événement si prodigieux et si complexe. Maitreya lui-même y voit une opportunité d’entrer en interaction dynamique avec l’humanité, d’instaurer les principes du Plan divin, et d’inaugurer l’ère de la relation humaine juste.
Cela exige la mobilisation des hommes et femmes du monde entier, et leur pleine participation : il s’ensuivra, à l’échelle de la planète, un processus de changement continu des structures extérieures et des perceptions intérieures.
Maitreya ne considère pas comme particulièrement prometteuses et ouvertes à son enseignement les régions du monde où les chrétiens sont majoritaires. Les autres grandes religions ne lui inspirent pas non plus beaucoup d’espoir. Mais assurément, il existe dans toutes les religions des hommes et femmes qui sont prêts à répondre à son message, et à agir pour le bien de tous. De même, dans tous les milieux et tous les pays, des gens n’attendent qu’un signal pour passer à l’action en faveur de leurs frères et sœurs, connus et inconnus.
Beaucoup attendent le Christ comme un juge, envoyé pour corriger et châtier ceux qui enfreignent la loi. Maitreya le Christ est un Instructeur, et il est vrai qu’il enseignera aux hommes les Lois de la vie ; mais jamais il n’a été un juge, et le mot punition est étranger à son vocabulaire. Il aura à cœur d’inciter les hommes à se connaître eux-mêmes en tant qu’âmes en incarnation qui font ensemble le voyage de la découverte d’elles-mêmes, tout en s’entraidant sur le sentier. Il professera que la compétition est une entrave qui détourne les hommes de leur chemin, rendant stérile la moindre vision de la nature de l’âme.
La course au profit
Les hommes se sont grandement écartés de ce chemin. La course au profit prend l’humanité à la gorge, bannissant de sa vie la moindre pensée ou action généreuse. Les âmes humaines ne peuvent endurer bien plus longtemps cette oppression : réduites au désespoir, elles appellent au secours. Faut-il alors s’étonner de la montée de violence et de criminalité dans la jeunesse de tous les pays ?
Maitreya révélera l’origine des guerres et affrontements qui sévissent dans le monde entier. Il montrera comment le temps et le climat eux-mêmes entrent en rébellion. Les hommes ont beaucoup à apprendre sur les effets de leurs actes, et sur l’importance du cœur et de la discipline.
Le Christ vient pour enseigner. Les hommes, leur libre arbitre intact, doivent accepter cet enseignement pour grandir. Jamais le Christ, Maitreya, n’a recours à la force, même lorsque son usage pourrait accélérer notre apprentissage. Il sait que seuls les actes nés du libre arbitre humain sont conformes à la Loi, et ont des chances de porter leurs fruits.
[Partage international – mars 2008]
La fraternité essentielle de l’homme – [sommaire]
par l’entremise de Benjamin Creme, 17 janvier 2011
Depuis des temps immémoriaux les hommes n’ont cessé de parcourir la Terre en quête de subsistance, de richesses, de sécurité et de paix. Dès l’âge des tribus et jusqu’à ce jour, ils ont sillonné le monde en tous sens, une longue suite de peuples hétéroclites se combattant et se métissant entre eux.
L’aboutissement de cette errance sans fin est l’humanité une d’aujourd’hui. Quelles que soient leurs différences de couleur, de religion, de traditions ou de langue, tous les hommes descendent d’ancêtres communs, et tous sont passés par le même processus pour évoluer jusqu’à leur état actuel.
S’il est indéniable que certains groupes humains sont aujourd’hui plus favorisés que d’autres, cela n’est pas dû à une différence innée d’intelligence ou d’adaptabilité mais à la conjugaison de nombreux facteurs historiques. Tout au long de l’histoire, des groupes se sont hissés au premier plan pour une période plus ou moins longue avant de replonger dans les ténèbres, ne laissant que leur créativité témoigner de leur passage pour les générations suivantes.
Cela étant, il est essentiel que l’humanité actuelle se reconnaisse comme une, et ne voie dans ses différences d’aspect physique que la conséquence de conditions climatiques relativement récentes, auxquelles s’ajoutent les diverses influences des rayons qui se sont manifestés régulièrement à travers les types raciaux émergeants.
L’humanité continue d’évoluer en conscience comme un tout indivisible. Dans cette progression commune, chacune des races et sous-races apporte une qualité nouvelle à l’ensemble. Le processus des incarnations successives permet à tout individu de recueillir au fil du temps l’héritage de connaissance et de conscience propre à chaque époque. Si les hommes saisissaient vraiment la complexité et la beauté de ce processus, l’antipathie et la méfiance qui nourrissent le racisme actuel disparaitraient à jamais. Les hommes se rendraient compte qu’en vérité ils sont frères, et qu’ils cheminent ensemble dans un voyage apparemment sans fin de découverte de soi.
[Partage international numéro 383 – juillet 2020]
Le racisme aux États-Unis ne cesse de progresser malgré l’histoire de ce pays, ses héros, ses principes fondamentaux, sa Constitution et ses lois. Sur quoi repose une constatation aussi péremptoire ? Il existe de multiples réponses à cette question, et des millions de citoyens peuvent en témoigner par leurs propres expériences, souvent tristes et effrayantes. La pratique inquiétante et croissante du redécoupage électoral flagrant – associé à la radiation de certains électeurs des listes électorales – apporte des preuves supplémentaires.
Ailleurs dans le monde, en Europe par exemple, la discrimination raciale persistante a fait – et fait encore – de la Méditerranée le cimetière marin de centaines de milliers de personnes désespérées fuyant les conflits ou la répression dans leur pays. Au lieu d’accueillir ces étrangers affamés, épuisés et désespérés, nous permettons à nos gouvernements d’ériger des murs de béton ou de bureaucratie pour les tenir à l’écart.
En réponse et en opposition avec ces projets séparatistes et sordides conçus pour priver les gens de leurs droits et les marginaliser, nous proposons cette vision à très long terme de l’histoire humaine et les leçons qu’il faut en tirer.

Editorial
Ce mois-ci dans Partage international – [sommaire]
Intrigant et quelque peu déroutant – voilà l’une des nombreuses réactions suscitées par cette revue traduite dans de nombreuses langues. Elle existe maintenant depuis quarante cinq ans, et perdure sans aucune influence commerciale et sans publicité. La revue Partage international a toujours été hors norme, un cas à part. Sans affiliation religieuse, ses pages présentent pourtant l’existence d’une hiérarchie spirituelle de Maîtres, à la tête de laquelle se trouve Maitreya, l’Instructeur mondial. Et ceci tout en restant connectée, dans son contenu et par principe, aux questions économiques, aux préoccupations écologiques et politiques aussi bien aux niveaux international que local.
Elle interpelle par son engagement dans la lutte pour changer le monde, ou plutôt, les priorités du monde. Presque dans le même souffle, elle aborde la faim, la pauvreté, l’injustice, l’éducation, l’importance de la famille, le tout dans le but de favoriser le partage à l’échelle mondiale par le biais d’un changement structurel. Le champ qu’elle couvre est pour le moins inhabituel, sans parler de l’accent mis sur l’évolution de la conscience. Elle insiste sur le fait que nous, l’humanité, sommes essentiellement des êtres spirituels incarnés pour façonner notre propre destin et celui de cette planète – que nous considérons comme un être vivant et conscient s’inscrivant dans une sphère plus vaste d’existence sensible.
Partage international est un « manifeste d’espoir » : un avenir radieux nous attend si nous acceptons notre responsabilité et apportons les changements qui s’imposent de toute urgence. Les articles de ce mois-ci mettent en lumière des efforts en ce sens. Prenez par exemple la vie et les réalisations de Sir David Attenboroug. Lisez le récit du dévouement absolu à la loi, à la vérité, aux faits, à l’intégrité personnelle et morale dans la vie, les triomphes et le combat de Francesca Albanese pour établir les droits du peuple palestinien et mener à bien sa mission dans le cadre du droit international et des traités relatifs aux droits de l’homme.
Partage international est un « guide pratique consacré à Maitreya », ses enseignements, son être extraordinaire, sa sagesse, son dévouement et son cœur. En dernière page, nous citons Benjamin Creme décrivant de manière émouvante la joie et la tristesse de Maitreya.
C’est aussi est un « guide du processus évolutif », riche de la sagesse tirée des écrits du Maître de Benjamin Creme, de Maitreya et de Benjamin Creme lui-même – qui explique comment chacun peut prendre en main sa propre évolution et approfondir sa compréhension de la vie – tant intérieure qu’extérieure – ainsi que le processus qui permet de les harmoniser.
Cette publication est un « manuel des instructeurs de vol » qui, s’il est suivi assidûment, pourrait conduire le lecteur vers de nouveaux sommets – bien au-delà des limites de notre planète. C’est un manuel scientifique qui nous plonge au cœur de la vie subatomique – comme on peut le vivre par procuration dans le compte rendu de lecture du livre de Vera Stanley Alder, From the Mundane to the Magnificent (Du banal au grandiose, non traduit).
Partage international offre des lignes directrices pour l’avenir transmises au lecteur d’aujourd’hui à partir du savoir ancestral des peuples autochtones. Voyez le compte rendu d’un entretien mené par la brillante économiste du futur Clara Mattei avec le cinéaste autochtone Roberto Mendoza.
Cette revue constitue enfin un « mode d’emploi sur le service » – expliquant la nature et l’importance du service pour créer le changement et l’évolution dans la société et en soi-même. Benjamin Creme nous donne une réponse très complète sur le rôle et l’importance du service.
Nos lecteurs peuvent s’attendre à se trouver perplexes, intrigués, interpellés et transformés.
Ce mois-ci dans Partage international
Point de vue
Israël : la démocratie n’a jamais empêché le terrorisme raciste – [sommaire]
par Yakov M. Rabkin1, Montréal, Canada, le 24 mai 2026
Israël est une démocratie. Il est donc difficile de cacher le fait gênant que le pays est profondément raciste. L’épisode récent dans lequel le ministre Itamar Ben-Gvir se moque d’un groupe international de militants pro-palestiniens est révélateur à bien des égards. Les militants se trouvaient à bord de bateaux non armés transportant de la nourriture et des fournitures médicales aux Palestiniens de Gaza depuis longtemps assiégés lorsque les forces israéliennes ont saisi les bateaux dans les eaux internationales, puis ont kidnappé et amené les militants en Israël. Le ministre a brandi un drapeau israélien devant les détenus agenouillés, dont les mains étaient liées derrière le dos, et a proclamé sarcastiquement : « Bienvenue en Israël. Nous sommes les propriétaires ici. »

En fait, les souffrances des militants arrêtés en mer sont dérisoires en comparaison de ce qui est fait aux Palestiniens. Un récent article du New York Times révèle des abus sexuels systématiques, notamment l’utilisation de chiens spécialement dressés pour violer des prisonniers. Cette méthode sadique surpasse les « exploits » des tortionnaires nazis, par ailleurs sophistiqués en humiliant leurs victimes.
Le ministre I. Ben-Gvir s’est produit en hébreu et a publié sa vidéo à la vue de tous. Le public ciblé était constitué d’Israéliens ordinaires. Le pays se prépare à des élections et l’épisode a été diffusé pour lui rapporter des voix. Les centaines de clips que les militaires israéliens ont postés les montrant jubilant et scandant pendant qu’ils faisaient exploser des maisons, des hôpitaux et des écoles à Gaza suggèrent clairement qu’ils s’attendent à de l’admiration plutôt qu’à l’opprobre de la part de leur société.
Comme d’habitude, Israël et ses vassaux ont traité cela comme un problème de relations publiques. L’ambassadeur israélien à Washington a qualifié cela de coup dur porté aux efforts diplomatiques d’Israël visant à redorer son blason. Le premier ministre B. Netanyahu et le ministre des Affaires étrangères G. Sa’ar ont également critiqué la performance de I. Ben-Gvir. Même l’ambassadeur américain, le révérend Huckabee – qui est souvent plus pro-israélien qu’Israël – a déploré le spectacle. Ces mesures de contrôle des dégâts se concentrent sur l’épisode lui-même et, comme on pouvait s’y attendre, ignorent son contexte et son objectif.
Il y a quelques années, I. Ben-Gvir s’est présenté aux élections sous le slogan « Personne n’est à ma droite » et il en est sorti triomphant. Il est souvent présenté dans les grands médias occidentaux comme une exception regrettable. Le ministre de la Sécurité nationale connaît sa société et en incarne les tendances dominantes. C’est pourquoi il montre à quel point il est dur non seulement envers les Palestiniens mais aussi envers leurs soutiens étrangers. La cruauté et la vindicte sont des stratégies gagnantes en Israël.
Il ne manque jamais une occasion d’afficher ces qualités. I. Ben-Gvir a été l’un des promoteurs de la récente loi autorisant la peine de mort par pendaison pour les Palestiniens. La loi a été approuvée par le Parlement israélien qui, grâce au système de vote proportionnel, reflète fidèlement l’opinion publique du pays. I. Ben-Gvir a célébré cette réalisation démocratique avec du champagne apporté dans les chambres parlementaires et – il va sans dire – toute la scène de liesse était à la vue du public.
Mais ce n’était pas la fin. Peu de temps après, l’honorable député célébrait son 50e anniversaire. Sa femme lui a offert un gâteau d’anniversaire décoré d’un nœud coulant, et cela a également été diffusé à la vue de tous. Il n’existe aucune trace de Mme Himmler offrant à son mari, le chef des SS, un gâteau d’anniversaire en forme de crématorium. En fait, les nazis ont tenté de cacher le génocide qu’ils commettaient. Ils craignaient que les citoyens allemands ne l’approuvent pas. En revanche, les dirigeants israéliens n’ont rien à craindre.
Enfin, quelques mots sur les réactions occidentales. Le Canada, la France, l’Allemagne, l’Italie et les États-Unis – tous complices du génocide à Gaza – ont déploré les mauvais traitements infligés aux militants par Israël dans des termes plus forts qu’ils n’ont jamais réagi à la torture et au massacre de Palestiniens par Israël. Cela montre une fois de plus l’hypocrisie raciste de leur engagement en faveur des droits de l’homme. Les Palestiniens, les Libanais, les Iraniens et les autres peuples « moins blancs » ne méritent pas les mêmes droits humains que les Européens et leurs descendants installés ailleurs, généralement en perpétrant leur propre génocide contre les peuples locaux.

On ne peut qu’admirer la perspicacité du poète martiniquais Aimé Césaire, qui écrivait en 1955 dans son Discours sur le colonialisme : « Ce qu’il [l’homme blanc] ne pardonne pas à Hitler, ce n’est pas le crime en soi, le crime contre l’homme, ce n’est pas l’humiliation de l’homme en soi, c’est le crime contre l’homme blanc, c’est l’humiliation de l’homme blanc, et d’avoir appliqué à l’Europe des procédés colonialistes dont ne relevaient jusqu’ici que les Arabes d’Algérie, les coolies de l’Inde et les nègres d’Afrique. »
Le sentiment anticolonial a brièvement prévalu au cours des quelques décennies de la guerre froide. L’Union soviétique soutenait depuis longtemps la lutte anticoloniale et l’Occident ne voulait pas « perdre l’Afrique au profit des Russes ». Les temps ont changé. Il est significatif que ce soit au crépuscule de l’URSS que l’Assemblée générale des Nations Unies a révoqué sa résolution de 1975 assimilant le sionisme au racisme. Plus tard, un président français a appelé ses compatriotes à être fiers des réalisations que la France a apportées à ses anciennes colonies. Et lors de la récente conférence sur la sécurité à Munich, le secrétaire d’État américain Rubio a salué la colonisation européenne de l’Amérique comme « un héritage sacré ». Il a également appelé les Européens à être « décomplexés et fiers de cet héritage commun ».
Il n’est pas étonnant que le projet colonial d’Israël continue de bénéficier de l’impunité de la part de la plupart des gouvernements occidentaux. Ces régimes démocratiques continuent de vendre des armes à Israël et autorisent le survol d’avions de transport américains transportant des bombes pour tuer des Palestiniens, des Libanais et des Iraniens. Après tout, cet État qui terrorise toute la région est « la seule démocratie au Moyen-Orient ». En effet, la démocratie n’a jamais empêché le terrorisme raciste.
1. Yakov M. Rabkin est professeur émérite d’histoire à l’Université de Montréal et membre fondateur de l’association Independent Jewish Voices (la voix des juifs indépendant) (Canada). Il a publié plus de 300 articles et plusieurs ouvrages, dont les livres suivants qui existent en français : Le sionisme en 101 citations, Au nom de la Torah : une histoire de l’opposition juive au sionisme, Aux origines d’Israël : entre nationalisme et socialisme, Judaïsme, islam et modernités, Qu’est-ce que l’Israël moderne ?, Comprendre l’État d’Israël, Israël et la Palestine rejets de la colonisation sioniste au nom du judaïsme. Il a travaillé comme consultant pour, entre autres, l’OCDE, l’OTAN, l’UNESCO et la Banque mondiale.
E-mail : yakov.rabkin@umontreal.ca.
Site web : www.yakovrabkin.ca
Source : https://www.pressenza.com/2026/05/israel-democracy-does-not-impede-racist-terror/]
Compte rendu de lecture
Quand le monde dort : un livre de Francesca Albanese – [sommaire]
Compte rendu de lecture de Megan Scherer
Juriste italienne spécialiste des droits de l’homme, Francesca Albanese, née en 1977 et mère de deux enfants, est titulaire d’une licence en droit avec mention de l’université de Pise et d’un master en droit spécialisé en droits de l’homme de l’université SOAS de Londres. Depuis mai 2022, elle est la première femme à occuper le poste de rapporteuse spéciale des Nations unies pour les territoires palestiniens occupés. Elle est reconnue pour sa liberté de parole sur l’occupation de la Palestine, et elle est considérée comme une voix qui ose dire la vérité aux dirigeants.

Son livre Quand le monde dort : récits, voix et blessures de la Palestine (Mémoire d’Encrier, 2025), relate son expérience de vie en Palestine et en dehors de celle-ci, ainsi que l’histoire de l’occupation et la souffrance du peuple palestinien. S’acquittant de son mandat onusien avec objectivité, notamment par des enquêtes et des recherches rigoureuses pour la rédaction de ses rapports, elle fait face à une résistance grandissante de la part de ceux qui contestent ses conclusions et ses opinions, et elle continue de bénéficier d’une forte couverture médiatique.

Elle commence la préface de son livre en expliquant qu’elle vient d’être sanctionnée par le département du Trésor américain (en juillet 2025), officiellement en raison de sa collaboration avec la Cour pénale internationale elle-même sanctionnée, officieusement en représailles à ses rapports sur les violations des droits humains des Palestiniens par Israël. Cette sanction, la première de cet ordre envers un fonctionnaire des Nations unies¹, impliquait le gel de ses avoirs aux Etats-Unis et l’interdiction pour les citoyens et les entreprises américains d’entretenir des relations avec elle (y compris sa propre fille).
Elle poursuit en partageant l’histoire de son enfance et du début de sa carrière, d’abord ses quatre années au bureau du haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, puis son installation en Palestine pour travailler avec l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine au Proche Orient (UNRWA).
En qualité de juriste des Nations unies en Palestine, elle fut le témoin de la dissonance entre les principes du droit international que sont l’égalité, la justice et la dignité, et la réalité sur le terrain. Déçue par le système, elle a quitté les Nations unies pour chercher un autre emploi et entrepris des recherches indépendantes. Les bombardements de Gaza en 2012 et 2014 l’ont incité à s’engager de nouveau et elle a écrit un livre publié par Oxford University Press en 2020, intitulé Palestinian Refugees in International Law (Les réfugiés palestiniens et le droit international, non traduit).
En 2022, après avoir vécu deux ans en Palestine avec son mari comme fonctionnaire internationale, F. Albanese fut choisie pour occuper le poste bénévole de rapporteuse spéciale des Nations unies, créé pour documenter et rendre compte des violations commises par Israël en tant que puissance occupante à Gaza, en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Comme la cinquantaine d’experts indépendants des Nations unies, elle s’est engagée à témoigner avec honnêteté. Dans le cas de la Palestine, cet engagement a impliqué de mettre en lumière l’immense disparité entre occupants et occupés, une situation que la réticence de la communauté internationale à agir a normalisé.
Elle parle des horreurs sans précédent se déroulant à Gaza et déplore que les protestations des Palestiniens contre le régime d’apartheid qui les oppresse depuis des générations reste inaudible. Elle mentionne que de nombreuses voix soutiennent son analyse juridique selon laquelle l’État d’Israël se rend coupable de génocide, d’occupation illégale et d’apartheid, et ajoute que la répression dont elle fait l’objet tout comme celle dont sont victimes de nombreuses autres personnes, a pris des proportions sans précédent.
Il est difficile de contester son affirmation selon laquelle la liberté d’expression est fondamentale et devrait constituer un des fondements des démocraties libérales : en quoi consiste une démocratie s’il n’y a pas de place pour le débat ?
L’écriture de F. Albanese est claire et éloquente, fondée sur une profonde connaissance et une véritable compassion pour ceux qui subissent l’occupation. Le livre est constitué de dix récits centrés sur des personnages importants qu’elle a rencontrés et avec lesquels elle a travaillé, dessinant un tableau de l’histoire présente et future de la Palestine. Leurs noms utilisés comme titres de chapitre, sont suivis des thèmes qui y sont illustrés :
Qu’est-ce que l’enfance en Palestine ?
Quelles sont les conséquences de l’occupation ?
Que signifie vivre à Jérusalem ?
Comment reconnaît-on l’antisémitisme ?
Comment abolir l’apartheid ?
Jusqu’où la cruauté du génocide peut-elle aller ?
Comment évaluer les conditions qui mènent à la destruction d’un peuple ?
Où trouver un foyer pour un réfugié ?
Pourquoi est-il si important de préserver la mémoire d’un peuple ?
Le tango se danse à deux (à propos de son mari Max)
Bien que ces récits témoignent de la souffrance et du désespoir, elle espère qu’ils serviront à soutenir l’idée que la paix en Palestine et dans toute la région est possible, si elle est construite sur la base de la justice et de la responsabilité.
« Une paix véritable ne peut être construite que sur l’égalité et la liberté pour tous, enracinée dans une vision de justice universelle procurant des droits et des responsabilités à tous, quelle que soit la race ou la nationalité. »
Une réelle humanité se dégage de la manière dont elle partage ses histoires. L’aspect sinistre de la situation est contrebalancé par la description des personnages qu’elle a rencontrés durant son parcours, dans la beauté de certains lieux qu’elle a visités, et dans la manière dont les gens, même lorsque leur liberté est entravée, font tout ce qu’ils peuvent pour créer de la communauté et de la chaleur humaine.
Grâce à son écriture passionnée et pleine de bon sens, le lecteur acquiert une vision objective sur la situation dans les territoires palestiniens occupés. Par son exemple, F. Albanese encourage ceux qui sont témoins d’injustice à parler.
« Quand le monde dort, il nous incombe à nous, le peuple, de le réveiller, et aujourd’hui plus que jamais, le monde a besoin de se réveiller. »
1. Le 13 mai 2026, un juge fédéral de Washington DC a bloqué temporairement ces sanctions, qu’il a jugé être en violation des droits de F. Albanese garantis par le premier amendement de la Constitution.
Image de la couverture du livre :
https://www.unitybooks.co.nz/products/when-the-world-sleeps-stories-words-and-wounds-of-palestine
En français :
https://memoiredencrier.com/catalogue/quand-le-monde-dort/
https://www.fnac.com/a22125036/Francesca-Albanese-Quand-le-monde-dort-Recits-voix-et-blessures-de-la-Palestine
Du banal au grandiose : un livre de Vera Stanley Alder – [sommaire]
Dans l’introduction, l’auteur de cet ouvrage s’interroge : « Nous sera-t-il possible un jour d’apprendre à connecter nos esprits à différentes longueurs d’ondes dont certaines viennent d’au-delà de notre système solaire ? Pourquoi pas ? Une telle prouesse demanderait certainement un entraînement qui n’est pas encore disponible, mais s’il l’était ? »
From the Mundane to the Magnificent (Du banal au grandiose, non traduit), publié en 1979, décrit les merveilles d’un tel apprentissage. Ce livre autobiographique extraordinaire fut écrit assez tard dans sa vie par Vera Stanley Alder (1898/1984). Elle est elle-même une personne extraordinaire, autrice d’autres ouvrages antérieurs moins personnels sur la Sagesse éternelle.

Le terme « mundane » (banal, ordinaire) se réfère à la vie sociale de deux femmes, Vera Stanley Alder (de son surnom d’enfance Verity, utilisé tout au long du livre), et sa cousine Marion qui vivent à la campagne pendant la Seconde Guerre mondiale, et cultivent un potager pour subvenir à leurs besoins en ces temps de sévère rationnement. Elles partagent leur maison avec une mascotte, un lièvre tibétain nommé Bin, remarquablement intelligent et sensible aux besoins humains. A un moment donné elles durent accueillir et nourrir une section de l’armée postée chez elles. Mais cette vie « banale » finit par sembler irréelle à Verity.
Le terme « magnificent » (magnifique, grandiose) se réfère aux rencontres de Verity avec un visiteur astral nommé Raphaël, et aux visions qu’il lui révèle de la vitalité du monde éthérique et du futur de la Terre. Elle commence à vivre une sorte de double vie, entre le quotidien avec sa cousine pragmatique, et l’expérience graduelle des révélations de Raphaël.
Mais malgré une grande réussite avec ses cultures elle n’est pas satisfaite. La guerre se poursuit et génère en elle des questions difficiles et déprimantes sur la cruauté humaine. Elle réalise alors que toute sa connaissance est abstraite. En dépit de sa compréhension des lois de la Sagesse éternelle, de la réincarnation et du karma, qui ont répondu à beaucoup de ses questions, elle se demande pourquoi l’humanité est si confuse. « Je veux voir la vérité par moi-même au lieu de dépendre de tous ces enseignements. » En proie au désespoir, elle reçoit la visite inattendue de Raphaël « une grande silhouette, silencieuse, barbue » qui s’adresse à elle en l’appelant Verity, sans qu’elle en soit effrayée. Son visiteur lui annonce qu’elle souffre d’un « mécontentement divin, une bonne maladie ».
Lorsqu’elle déclare qu’elle veut connaître, comprendre « les choses radicales » qui rendraient la vie meilleure et pourraient aider l’humanité, elle semble passer un test. Elle ressent immédiatement la sensation de flotter au-dessus de son propre corps allongé sur le canapé et voit son « double éthérique […] le corps sur le lit, devenir flou et plus éthéré. Au même moment la lumière bleue qui l’imprégnait devint plus forte […] Elle se répandit uniformément d’environ 2,5 centimètres sur l’extérieur de la peau. Elle semblait scintiller légèrement et frémir de vie. » Après un certain temps, elle réalise que ce qu’elle voit est « un second corps entremêlé avec mon propre corps physique, composé de millions de minuscules fils entrelacés, aussi fins que les fils les plus fins d’une toile d’araignée. »
Tandis qu’elle demeure dans son corps astral, elle découvre qu’elle peut se mouvoir instantanément par la pensée, et il lui est donné une autre sorte de vision, celle d’elle-même comme une espèce de fantôme. Elle en vient à réaliser que son aura n’est pas pure, car elle souffre d’un « tempérament passionné ». La leçon du jour enfin terminée, elle retourne dans son corps physique grâce à un fil, le fil de vie, et constate la disparition de Raphaël. (Ce passage ainsi que les nombreuses visions suivantes ne peuvent être résumés aussi j’encourage les personnes intéressées à lire le livre.)
Dans les semaines qui suivent, Verity vit beaucoup d’autres expériences merveilleuses éclairantes avec Raphaël. Elle est emmenée au-delà de la planète dans son corps astral avec peut-être le même émerveillement que celui vécu par les astronautes d’Artémis 2, cette année-là. Mais elle voit plus encore. Elle voit que le magnifique corps astral de la Terre est perturbé et souillé par la stupidité et l’inconséquence humaines.
Raphaël est également capable de « rétrécir » Verity pour qu’elle voie les cellules mêmes dont la vie est constituée. Il l’emmène dans un hôpital psychiatrique explorer l’aura d’une infirmière puis à l’intérieur de son propre corps. Elle voit les élémentaux responsables des fonctions du corps et la grande beauté du cœur humain qui, selon les explications de Raphaël, constitue le centre de l’énergie d’amour, expression du dessein de tout le système solaire. Au cours de ses voyages astraux suivants, Verity a un aperçu extraordinaire sur de nombreux aspects de la maladie, de la santé et du rêve, le plus souvent visuellement, dont certains ont été illustrés en détail grâce à ses talents de peintre.
Dans le chapitre final, Verity décrit le départ de Raphaël de sa vie et la vision qu’il lui donne du futur qui implique « l’entrée complète du royaume spirituel dans le monde physique conscient pour qu’il n’y ait plus aucune division. » Depuis ce qui semble être un dirigeable, ils voient l’Angleterre transformée en un paysage accueillant, avec des villes communautaires qui pourvoient à tous les besoins. Il prédit que tout ceci se réalisera lorsque les peurs et la cupidité de l’homme auront disparu. Raphaël transmet à Verity le même message que celui de Benjamin Creme des décennies plus tard : la deuxième venue du Christ, l’instructeur attendu par toutes les religions, se produira lorsque la Terre entrera dans l’ère du verseau, mais sans être épargnée auparavant par le tumulte et la souffrance. Il lui présente une vision des nouveaux enseignements pour l’humanité et dit à Verity de se préparer à apprendre « comment être consciente des êtres non physiques, du monde élevé des Dévas à l’univers involutif des esprits de la nature, et à véritablement communiquer avec eux. »

Raphaël prépare également Verity pour son propre futur : « A chaque fois que tu souffres et que tu es tentée d’abandonner, relève-toi et souviens-toi de qui tu es et de ce que tu es, et poursuis ton dessein de travail avec une vigueur et une vision renouvelées. Rappelle-toi toujours que tu es sur le chemin de ta deuxième naissance, celle qui échappe aux entrailles de l’ignorance et du matérialisme pour entrer dans la liberté de la divinité sur Terre. » Tandis qu’il disparaît de sa vie en tant qu’être physique, il offre à Verity une expérience de paix absolue, baigné dans sa lumière dorée qui devient également la sienne. Il lui promet cependant qu’ayant appris à se synchroniser avec lui par la méditation, elle sera à l’unisson non seulement avec lui mais également avec son maître.
Le travail de Verity avec Raphaël sur le plan physique était terminé, mais elle fut transformée et en mesure d’écrire ce livre éclairant et visionnaire.
Réponses de Benjamin Creme aux questions sur Vera Stanley Alder :
Question. À la fin de votre ouvrage La Réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse, dans la section Lectures conseillées, vous citez des ouvrages de Vera Stanley Alder, l’ésotériste anglaise. Pourriez-vous indiquer sa structure de rayon et son niveau d’évolution ?
Réponse. Âme 2 ; personnalité 4, sous-rayon 6 ; corps mental 3, sous-rayon 6 ; corps astral 4, sous-rayon 6 ; corps physique 3, sous-rayon 7. Elle était initiée de 1,65 degré.
Q. [1] Raphaël dans le livre de Vera Stanley Alder, From the Mundane to the Magnificent (Du banal au grandiose) est-il un Maître de sagesse ? [2] Était-il le disciple d’un Maître travaillant sur les plans intérieurs ?
R. [1] Non. [2] Oui
Q. Dans son dernier livre, Du banal au grandiose (1979), l’ésotériste Vera Stanley Alder décrit un étonnant épisode de sa vie se situant en 1942. Elle relate comment un « être avancé », qu’elle appelle Raphaël, prit sur lui de lui révéler des aspects de la réalité en une série d’expériences de « transmission » de façon intime. Dans la dernière de ces leçons, il exauça son vœu de voir l’avenir. Quand elle demanda comment un futur aussi brillant pourrait se réaliser, Raphaël lui assura que cela serait possible grâce à l’intervention, dans un futur proche, de « Celui qui doit venir », le Christ, connu en Orient sous le nom de Maitreya Bouddha. [1] Pouvez-vous dire si cette expérience eut lieu en 1942, trois ans avant la décision de Maitreya de revenir au meilleur moment possible ? [2] Est-ce que Raphaël liquidait simplement une dette karmique, comme il l’a dit à Vera Alder, ou avait-il ou a-t-il une part spécifique à jouer quant au retour de Maitreya ? [3] Savez-vous si Mme Alder a jamais reçu confirmation de son expérience grâce à vous, avant sa mort en 1984 ?
R. [1] Oui. En dehors du cerveau physique, le temps n’existe pas. [2] Les deux. [3] Oui. Elle m’a contacté et je l’ai rencontrée chez elle à Bournemouth, en Angleterre.
[Partage international no 163 – mars 2002]
Compilation
Nous publions dans cette rubrique une sélection de citations de Maitreya (Messages de Maitreya le Christ et Enseignements de Maitreya : Les Lois de la Vie), du Maître de Benjamin Creme (Un Maître parle) et de Benjamin Creme (divers ouvrages).Maitreya – comment le reconnaîtrons-nous ? – [sommaire]
Il appartiendra à chacun de le reconnaître individuellement. Le Christ est l’incarnation de l’énergie que nous appelons conscience christique, ou principe christique, l’énergie du Christ cosmique. Elle est diffusée pour nous dans le monde par Maitreya, le Christ, et nous le reconnaîtrons dans la mesure où cette énergie se manifeste en nous.
Le Christ montrera que notre vie politique et sociale doit prendre une direction totalement nouvelle, et devenir l’activité spirituelle qu’elle est en essence ; notre système éducatif, notre science et notre culture doivent prendre une connotation spirituelle nouvelle. Son discours embrassera la totalité de l’activité humaine, et c’est à l’ampleur de son enseignement, à l’universalité de son point de vue, à son immense puissance spirituelle, à son extraordinaire aura de pureté, de sainteté, à son amour manifeste et son aptitude à servir, que nous pourrons le reconnaître.
[Benjamin Creme – La Réapparition du Christ et des Maîtres de sagesse, page 68]
Maitreya, en se présentant comme un homme entre les hommes, ne revendiquera nul statut, ne réclamera nulle allégeance. Son contact sera simple et direct, son attitude calme et modérée. Sa clarté d’esprit retiendra l’attention. Sa sagesse l’emportera sur les peurs des hommes. La sincérité de ses propos leur fera fondre le cœur, et les soulagera de leur fardeau de haine et de cupidité. Ainsi les hommes feront-ils l’expérience d’un nouvel aspect de la divinité, qui les inclut dans sa manifestation et ne connaît ni distance ni séparation.
[Le Maître de Benjamin Creme – La tâche de Maitreya, Un Maître parle page 478]
Nombreux sont les moyens vous permettant de me reconnaître. Recherchez-moi, mes amis, comme un instructeur des hommes, soulignant les possibilités des temps nouveaux. Souvenez-vous que je suis un homme parmi les hommes, aussi bien qu’un véritable Fils de Dieu. Mes Maîtres aussi sont des hommes simples, et c’est en tant que tels qu’ils viennent vivre parmi vous. Rien ne nous sépare de vous. Nous vivrons et travaillerons parmi vous comme des frères. Gardez cela présent à l’esprit et ne cherchez pas des Dieux.
[Les Messages de Maitreya n° 47]
Maitreya est expert dans l’art de rendre clair ce qui est complexe. C’est pourquoi il est l’Instructeur mondial. Lorsque vous le verrez, vous trouverez en lui un instructeur dont la simplicité plaît aux hommes. Maitreya peut énoncer la vérité la plus profonde de la manière la plus simple, en touchant le cœur et l’entendement et, de ce fait, l’intuition des gens de niveau très moyen.
Je connais un homme qui a souvent rencontré Maitreya et l’a entendu parler. Il me dit toujours, en toute franchise : « Vous, M. Creme, vous utilisez beaucoup de mots. » (Il ne comprend jamais rien à ce que je lui raconte. Il me demande ce que Maitreya veut dire, mais ne comprend jamais mes réponses ; il écoute à peine.) « Mais avec Maitreya, ajoute-t-il, on n’a pas vraiment besoin d’écouter. Avec sa façon de parler, on est touché intérieurement. » Notre conscience s’ouvre automatiquement. On croit ce qu’on entend parce qu’on sent que c’est vrai.
[La Mission de Maitreya, tome III (Benjamin Creme) page 51]
Les instructeurs spirituels du passé ne se préoccupaient pas de politique mais étaient focalisés sur le développement spirituel. Je suis perplexe devant votre focalisation sur la politique. Pourriez-vous m’éclairer ?
Je m’intéresse à la politique parce que je m’intéresse à l’amour, à la justice et à la liberté pour tous. La politique, l’économie, c’est cela la réalité. C’est cela, le spirituel. Où cesse-t-on d’être spirituel ? Quand cesse-t-on d’être spirituel ? Comment mesurer le degré de spiritualité d’une personne ?
Tout dans la vie est spirituel – nous vivons dans un univers spirituel. Il ne pourrait en être autrement. L’ennui, c’est que nous ne le rendons pas spirituel. Nous avons la politique la plus corrompue qui ait jamais existé, les structures économiques les plus corrompues que l’homme ait jamais créées. Elles ne sont pas spirituelles mais elles devraient l’être, elles doivent l’être.
Ce dont je parle, c’est d’une politique et d’une économie spirituelles et vous verrez que le Christ lui-même, le Seigneur Maitreya, l’Instructeur du monde, se concentrera au début sur les questions politiques et économiques. Ce que je dis vient de lui. Ce sont ses pensées, ses idées. La politique, l’économie devraient être ce qu’il y a de plus spirituel. La politique concerne la manière dont les gens vivent ensemble et l’économie la manière dont les ressources mondiales sont réparties. Quand on n’est pas spirituel, on fait une mauvaise économie et une mauvaise politique.
C’est le cas aujourd’hui. Qui est spirituel, ces instructeurs spirituels dont vous parlez, ou moi qui m’intéresse à la manière dont les gens vivent ? On ne peut pas parler de développement spirituel à des gens qui sont obligés de travailler seize heures par jour pour un dollar simplement pour éviter que leur famille ne meure de faim. La crise actuelle est une crise spirituelle, mais elle se focalise dans les domaines politiques et économiques et ne peut être résolue que dans ces domaines.
[L’Éveil de l’humanité, (Benjamin Creme) page 100]
En quoi le message actuel du Christ est-il différent de son message d’il y a 2 000 ans ? (mars 1989)
Il s’adresse à une humanité différente, les éléments sur lesquels il met l’accent sont donc nécessairement différents. Il s’adressait alors à des bergers, pêcheurs, paysans relativement peu nombreux, etc., qui étaient sans instruction, analphabètes, totalement sous l’emprise des prêtres et très superstitieux. Aujourd’hui, par l’intermédiaire des médias modernes, il s’adressera directement à un vaste auditoire de personnes instruites, sachant lire et écrire, capables de réfléchir et de prendre elles-mêmes leurs propres décisions.
Sa fonction est donc celle d’un Instructeur plutôt que d’un Sauveur. La crise spirituelle actuelle se focalise dans les domaines politique et économique, et c’est dans ces domaines qu’elle doit être résolue. S’il n’en va pas ainsi, il ne restera plus d’humanité à sauver et à enseigner. Son message de justice et de partage a pour but d’amener l’humanité à prendre conscience de son unité.
Néanmoins, on s’apercevra que, pour l’essentiel, le message actuel est le même que celui qui fut transmis par l’intermédiaire de Jésus : l’humanité est une ; nous sommes tous les enfants du même Père ; Dieu est amour ; aime ton prochain ; le Royaume des Cieux est en nous (c’est un état d’Etre) ; l’homme est une âme en incarnation ; connais-moi (c’est-à-dire fais l’expérience de ma présence dans ton cœur) et tu connaîtras le Père. Le message transmis par Jésus il y a deux mille ans : « Pais mes brebis », devient aujourd’hui : « Sauve les millions d’affamés. »
[La Mission de Maitreya, tome II (Benjamin Creme) page 279]
Nous devons reconnaître Maitreya, non pas parce que nous pensons qu’il est Maitreya, le Christ, le Messie ou autre, mais parce que nous sommes d’accord avec ce qu’il dit, que nous voulons pour le monde ce qu’il déclare nécessaire pour le monde – justice, partage et liberté pour tous – et non parce que nous pensons qu’il est l’Instructeur mondial ou un quelconque grand être spirituel.
[L’Éveil de l’humanité (Benjamin Creme) page 68]
Quand Maitreya apparaîtra aux yeux de tous, les gens se rendront compte qu’ils l’ont déjà connu dans le passé et que son enseignement n’a rien d’étrange, rien qui dépasse leur entendement. Il s’exprimera si simplement que tous le comprendront.
En vérité, cette simplicité même suscitera l’étonnement. Toutefois, il apparaîtra aussi que la plupart des gens recevront ses paroles d’une façon nouvelle et y trouveront la lumière naissante d’une vérité insoupçonnée qui les touchera en profondeur. Si simples que puissent être ses idées, elles trouveront une résonance dans les cœurs et les feront vibrer d’une vie nouvelle.
Ainsi en sera-t-il. Ainsi Maitreya touchera-t-il le cœur des hommes, les exhortant à s’aider eux-mêmes en aidant leurs frères et sœurs à travers le monde. Ses paroles susciteront de profondes réflexions, et l’on se sentira étrangement ému à l’écoute de propos bien connus. Les hommes répondront par le cœur comme jamais auparavant, et une compréhension nouvelle de l’urgence de la situation donnera force à cette réponse.
[Le Maître de Benjamin Creme – Les premiers pas, Un Maître parle page 511]
Comme un frère parmi ses frères, je parlerai pour vous tous, ma voix exprimera vos aspirations et vos espoirs. Faites connaître le désir de tous les hommes de vivre dans un monde de paix, de manifester un juste et noble empressement à partager, de créer une société fondée sur la liberté et l’amour. Par l’énonciation que je ferai de ces principes, vous me connaîtrez et me découvrirez.
[Message de Maitreya n° 61)
Afin d’aider les hommes dans leur tâche, le Christ a énoncé certaines priorités qui, lorsqu’elles seront mises en œuvre, établiront l’ordre et l’équilibre, créant ainsi l’harmonie dont dépendent le bien-être et la paix. Bien que simples et évidentes en soi, ces priorités ne sont pourtant vraiment appliquées nulle part. Elles couvrent les besoins essentiels de chaque homme, de chaque femme, de chaque enfant : d’abord une nourriture saine et suffisante, ensuite un logement décent pour tous, enfin la reconnaissance universelle du droit de chacun aux soins médicaux et à l’éducation.
Telles sont les conditions minimales qui garantiront un monde plus stable et dont la mise en œuvre deviendra la première tâche des gouvernements. En dépit de leur simplicité, ces mesures auront des effets d’une portée considérable et inaugureront une nouvelle ère pour cette Terre.
[Le Maître de Benjamin Creme – Le réajustement des priorités, Un Maitre parle page 153]
Mes amis, je ne suis pas éloigné de vos vies. Je prends en considération chaque pensée et chaque aspiration. Cherchez-moi tout simplement comme un homme qui peut répondre à vos questions profondes et difficiles. Cherchez au fond de votre cœur de quelles façons manifester l’amour. Je suis venu dans vos vies ni trop tôt, ni trop tard, mais au bon moment. Cherchez-moi, donc, dans l’avenir immédiat, et si je touche votre cœur, suivez-moi.
[Partage international, juin 2004]
Le Christ sera le porte-parole de tous ces groupes, à l’échelle la plus vaste, indiquant les réponses aux problèmes qui se posent dans tous les domaines, à un niveau universel. Il fera preuve de tant d’amour et d’une telle largeur de vue, il aura une telle capacité de lire dans la pensée des différents types d’individus, il s’exprimera avec une simplicité telle, dans des termes de tous les jours, que tous les hommes le comprendront. Cherchez cet homme. Vous verrez qu’il attirera à lui, partout dans le monde, des hommes et des femmes qui partagent ces croyances. Ils se rassembleront autour de lui et il travaillera à travers eux.
[Benjamin Creme – La Réapparition du Christ et des Maîtres de sagesse page 68]
Lorsque Maitreya apparaîtra au grand jour aux yeux de tous, il inspirera une attitude plus saine face à la vie, fondée sur le service et la satisfaction des besoins des hommes et des femmes partout dans le monde. Il montrera que les conflits d’aujourd’hui ne sont pas inévitables. Que les dirigeants des nations sont responsables devant l’humanité tout entière et pas seulement devant leurs convictions personnelles ou leur idéologie. Il appellera à la prudence et à la sagesse en ce qui concerne les armes de destruction massive d’aujourd’hui, et montrera l’inutilité de la guerre « pour avoir la paix ». La paix, soulignera-t-il, n’est pas difficile à trouver quand on la recherche honnêtement. La paix, affirmera-t-il, ne pourra être obtenue qu’avec l’instauration de la justice et de la liberté pour tous.
Ainsi Maitreya fixera-t-il les objectifs du changement. Ainsi, sous son inspiration, les hommes feront-ils un premier pas dans l’inconnu et verront-ils s’accomplir les rêves et les aspirations de paix qu’ils portent depuis si longtemps dans leur cœur.
[Le Maître de Benjamin Creme – Une perspective plus saine, Un Maître parle page 435]
Connaissez-moi par la simplicité de mon expression. Connaissez-moi par l’amour de mon cœur, par mes actions salvatrices, par mon appel à tous les hommes à partager et à vivre en paix. Connaissez-moi ainsi, mes amis, et apportez-moi votre aide. Ce n’est pas uniquement de votre foi que j’ai besoin, mais de votre bon vouloir pour travailler à la concrétisation du Plan de Dieu. Ce Plan béni, je vous le révélerai et, ensemble dans l’amour, nous en verrons l’accomplissement.
[Message de Maitreya n° 59]
De nos correspondants
Dossier
Signes des temps
Certains des « signes d’espoir » et des « signes des temps » que nous présentons ici n’ont pas été confirmés par le Maître de Benjamin Creme. Nous les soumettons à votre seule considération car nous ne sommes pas en mesure de vérifier leur nature « miraculeuse »
S.O.P. — Sauvons notre planète
« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade… Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, le 8 septembre 2012.Les avancées de la transition énergétique – [sommaire]
Le déclin continu des énergies fossiles
Le titre d’un rapport publié en avril 2026 par Ember, un groupe de réflexion sur l’énergie, en dit long : « Le déclin mondial des énergies fossiles a commencé. » Ce déclin concerne les 38 pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ainsi que des pays qui n’en sont pas membres.

Dans les pays de l’OCDE, la production d’énergie à partir de combustibles fossiles a atteint son pic en 2007 ; en 2025, elle a chuté de 19 % par rapport à ce pic. Cette transition a permis de réduire de 28 % les émissions du secteur de l’électricité de l’OCDE. Deux États membre – l’Islande et le Costa Rica – exploitent désormais des réseaux électriques à zéro émission.
En dehors de l’OCDE, 2025 a été la première année de ce siècle où la production d’énergie à partir de combustibles fossiles a baissé (à l’exception de 2020, où la Covid a faussé les résultats). Cette transition a été menée par la Chine, grâce à l’expansion rapide de son énergie solaire, et par l’Inde, qui passe directement à l’énergie propre en contournant le modèle économique fortement dépendant du charbon que les pays industrialisés ont utilisé.
Sodium : une avancée majeure pour les batteries
Jusqu’à présent, les alternatives au lithium, composant essentiel des batteries, n’avaient pas permis d’atteindre la densité énergétique nécessaire pour être compétitives dans le domaine des véhicules électriques (VE) ou du stockage d’énergie. En avril 2026, cependant, Contemporary Amperex Technology Co. Ltd. (CATL), premier fabricant mondial de batteries pour VE, a signé un contrat de 60 GWh de batteries sodium-ion avec HyperStrong, intégrateur de premier plan dans le domaine du stockage d’énergie. Il s’agissait de la plus importante commande de batteries sodium-ion jamais passée.
CATL affirme avoir surmonté les principaux obstacles à la fabrication, et que cet accord témoigne de sa capacité de production à grande échelle de la technologie sodium-ion. L’entreprise prévoit de lancer la production en série de véhicules électriques utilisant cette technologie d’ici fin 2026.
Les avantages du sodium par rapport au lithium comme porteur de charge dans les batteries résident dans son abondance (1000 fois plus abondant que le lithium), son faible coût et sa capacité à fonctionner dans une plage de températures plus étendue (de -40°C à 70°C). Les batteries au sodium constituent également une protection contre la volatilité des prix du lithium, qui ont augmenté de près de 190 % en Chine entre juin 2025 et avril 2026.
Les cellules sodium-ion n’offrent pas encore la même densité énergétique que les cellules lithium-ion et sont donc moins intéressantes pour les véhicules électriques, mais elles représentent une alternative particulièrement intéressante pour les applications où le coût est primordial, comme le stockage d’énergie pour le réseau. Electrek affirme : « Si la technologie sodium-ion peut fournir plus de 15 000 cycles pour un coût de matière première bien inférieur à celui du lithium, elle pourrait transformer en profondeur l’économie du stockage à grande échelle […] sans doute le principal frein au développement des énergies renouvelables »
L’électricité est moins chère grâce aux énergies renouvelables
L’Europe est actuellement confrontée à une crise énergétique due aux événements du Moyen-Orient, qui font grimper les prix du pétrole et du gaz. Cependant, un nouveau rapport révèle que l’électricité dans certains pays européens a été près de 25 % moins chère entre 2023 et 2025 grâce aux énergies renouvelables. De plus, une analyse de SolarPower Europe a révélé que l’énergie solaire a permis à l’Europe d’économiser plus de 100 millions d’euros par jour en 2026 depuis le 1er mars, soit une économie totale de plus de 3 milliards d’euros. Si les prix du gaz restent élevés, les experts estiment que les économies totales en 2026 pourraient atteindre 67,5 milliards d’euros.

Les données montrent également que l’impact sur les prix s’accentue à mesure que de nouvelles capacités renouvelables sont mises en service. Ces conclusions indiquent que l’électrification de l’économie – un pilier essentiel de la transition énergétique – réduirait la vulnérabilité de l’Europe aux chocs liés aux combustibles fossiles et rendrait ainsi plus attractifs les investissements supplémentaires dans les énergies renouvelables.
La Conférence sur la transition énergétique pour se passer des énergies fossiles ouvre une nouvelle voie
De l’avis général, la première Conférence sur la transition énergétique a été un franc succès. Organisée du 24 au 29 avril 2026 à Santa Marta, en Colombie, sous l’égide de la Colombie et des Pays-Bas, elle a réuni 57 pays, représentant un tiers de l’économie mondiale, afin de soutenir les engagements pris dans le cadre de l’Accord de Paris. Étaient également représentés des gouvernements infranationaux, des universitaires, des mouvements sociaux, des ONG, des syndicats, des parlementaires, le secteur privé, des banques multilatérales de développement, des peuples autochtones, des personnes d’ascendance africaine, des paysans, ainsi que des femmes, des enfants et des jeunes gens.

L’enthousiasme des délégués était palpable, ravis qu’ils étaient de pouvoir enfin se concentrer sur des solutions concrètes. Cet optimisme pourrait s’expliquer en partie par l’absence de pays n’ayant manifesté aucun intérêt à faire partie de cette « coalition des volontaires ». La Colombie souhaitait éviter de raviver les débats stériles de la COP 30 et n’a donc pas invité la Chine, la Russie, les États-Unis ou l’Inde, entre autres.
Les quatre premiers jours de la conférence ont été consacrés à une pré-conférence scientifique, une assemblée des peuples et des réunions de gouvernements infranationaux, de syndicats et du secteur privé. Un sommet des peuples, distinct des réunions colombiennes, s’est également tenu durant cette période.
Le panel scientifique pré-conférence
Le panel scientifique pré-conférence a annoncé trois nouvelles initiatives scientifiques : la création d’un nouveau panel scientifique mondial, dirigé par le Dr Johan Rockström, directeur de l’Institut de Potsdam pour la recherche sur l’impact du climat en Allemagne, et le Dr Carlos Nobre, chercheur spécialiste de la forêt amazonienne à l’Université de Sao Paulo au Brésil.
Ce panel, composé de 50 à 100 scientifiques du monde entier, fournira une analyse rapide des modalités de transition énergétique, en se concentrant sur les stratégies de transition, les solutions technologiques, la conception et l’évaluation des politiques, ainsi que les instruments financiers et le rôle des gouvernements. Elle sera totalement indépendante et en mesure de fournir des mises à jour annuelles, contrairement au Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).
La deuxième initiative scientifique a consisté en un nouveau rapport de synthèse proposant douze pistes d’action pour aider les pays à se détourner des énergies fossiles. Par exemple, il est recommandé de stopper toute nouvelle expansion des énergies fossiles et d’interdire la publicité pour les énergies fossiles, reconnaissant ainsi leur nocivité pour la santé.
La troisième initiative a été l’élaboration d’une nouvelle feuille de route pour la transition énergétique de la Colombie. Ce document démontre qu’en suivant cette feuille de route, le pays pourrait réaliser des économies nettes à l’échelle de son économie pouvant atteindre 23 milliards de dollars par an d’ici 2050. Les principaux défis auxquels sont confrontés les pays étant d’ordre économique et liés au coût de la vie, cette initiative illustre l’importance de présenter les feuilles de route nationales sous un angle économique.
Participation des peuples autochtones et de la société civile
Le gouvernement colombien a réuni une « Assemblée populaire », rassemblant des centaines de représentants des peuples autochtones, des Afro-descendants, des paysans, des représentants du domaine commercial et d’autres membres de la société civile. L’objectif était de recueillir leurs avis sur les principaux objectifs de la conférence. Ils ont également eu l’occasion de s’exprimer lors des séances de haut niveau du sommet, aux côtés des ministres, lors des séances plénières d’ouverture et de clôture, et non à la fin.
Outre l’assemblée organisée par le gouvernement colombien, la société civile a également organisé son propre « sommet populaire », réunissant 900 organisations et réseaux. Ce sommet a également permis de recueillir les points de vue de représentants de différents groupes, et a abouti à une déclaration commune affirmant que la transition énergétique doit être fondée sur les droits de tous, qu’il faut la financer, et qu’elle doit conduire au démantèlement des systèmes dépendants des combustibles fossiles, responsables de dommages et de destructions.
Séances de haut niveau
Les deux derniers jours, les 28 et 29 avril, ont été consacrés à des séances de haut niveau, comprenant une séance plénière et des ateliers à huis clos. Des groupes autochtones, des membres de la société civile et d’autres parties prenantes ont également participé à ces séances et ont eu la possibilité de s’exprimer sur un pied d’égalité. Les échanges ont été libres et informels, l’utilisation d’ordinateurs étant interdite, et les participants ont été invités à s’exprimer librement et spontanément. Cette formule inhabituelle a été décrite comme « novatrice », « couronnée de succès » et « révolutionnaire ».
Principaux résultats pour définir une orientation concrète
Le premier résultat de la conférence a été la confirmation que Tuvalu et l’Irlande co-organiseront une deuxième conférence sur la transition énergétique, en vue de l’abandon des énergies fossiles, à Tuvalu en 2027, précédée d’une réunion préparatoire en Irlande.
Un deuxième résultat a été la mise en place de trois axes de travail distincts, axés sur des opportunités concrètes et des voies de coopération pour surmonter la dépendance aux énergies fossiles :
1) l’élaboration de feuilles de route nationales et régionales pour l’abandon des énergies fossiles.
2) la réforme du système financier pour faciliter la transition énergétique.
3) l’accélération des progrès vers un système d’échange de quotas d’émission exempt d’énergies fossiles.
Le troisième résultat a été la création d’un groupe de coordination pour assurer la continuité des travaux en vue de la deuxième conférence et des suivantes.
Le quatrième résultat a consisté à définir des actions pour garantir que le processus de Santa Marta complète les activités des autres agences des Nations Unies et les cadres existants, et qu’il maintienne sa dynamique. Le cinquième résultat a été clairement énoncé par la ministre colombienne de l’Environnement, Irene Vélez Torres : « La conviction profonde des pays présents est qu’il nous faut revenir à la science et […] fonder nos décisions, nos processus et nos orientations sur des données scientifiques. » Le mécanisme visant à mettre l’accent sur la science a été lancé lors de la pré-conférence scientifique sous le nom de Groupe scientifique pour la transition énergétique mondiale.
De graves problèmes à résoudre
La crise de la dette des pays du Sud est l’un des enjeux les plus cruciaux, car bon nombre de ces pays souhaitent investir dans les énergies renouvelables mais en sont empêchés par le poids des remboursements d’intérêts sur les emprunts qu’ils ont contractés et leurs importations de combustibles fossiles. Il faudra restructurer l’architecture financière mondiale, et réorienter les subventions publiques des combustibles fossiles vers les énergies renouvelables et la réduction de la dette.
Un deuxième obstacle est le règlement des différends entre investisseurs et États (RDIE), un mécanisme juridique prévu dans de nombreux accords commerciaux qui permet aux entreprises de poursuivre les gouvernements devant des tribunaux secrets pour leur perte de revenus si les gouvernements tentent de réduire leur dépendance au charbon, au pétrole ou au gaz ou adoptent des mesures favorisant les énergies renouvelables. Cela a donné lieu à des affaires représentant au moins 100 milliards de dollars, dans lesquelles des entreprises ont reçu une indemnisation pour leur perte de revenus.
Le troisième défi réside dans la nécessité de disposer d’une économie solide fondée sur les énergies renouvelables vers laquelle opérer la transition, ce qui exigera des minéraux essentiels pour construire les milliards d’éoliennes, de panneaux solaires, de véhicules électriques et les batteries qui seront nécessaires. Le problème ici réside dans les violations des droits humains et la destruction des paysages naturels associées à l’exploitation minière de ces minéraux. L’objectif serait d’assurer la protection des travailleurs et de mettre en place une réglementation adéquate pour garantir une transition énergétique propre et équitable.
Enfin, à Santa Marta, en Colombie, pour la première fois, des représentants des populations autochtones ont élaboré leurs propositions dans un espace de débat autonome et ont participé à des réunions de haut niveau. Ils ont pu ainsi demander directement aux ministres d’accorder davantage d’attention aux savoirs autochtones, de protéger les droits des peuples autochtones et de préserver la nature pendant la transition. Oswaldo Muca Castizo, coordinateur général de l’Organisation des peuples autochtones de l’Amazonie colombienne, a résumé la situation en ces termes : « Nos territoires sont essentiels au maintien de la vie sur cette planète. Là où nos droits sont respectés, la nature est protégée. »
Globalement, la conférence a constitué un début prometteur pour une approche novatrice de la crise climatique, à la fois rapide, équitable et efficace, à l’échelle internationale.
Une étude suggère que les microplastiques en suspension dans l’air contribuent au réchauffement climatique
Une nouvelle étude, publiée le 4 mai 2026 dans la revue Nature Climate Change, suggère que les microplastiques en suspension dans l’air pourraient aggraver le changement climatique en contribuant à l’augmentation des températures du globe. En analysant les propriétés optiques de différents microplastiques en laboratoire et en simulant leur effet à l’échelle planétaire, des chercheurs de l’université de Fudan, en Chine, ont constaté que ces particules pourraient avoir un impact significatif sur le réchauffement.
L’équipe de chercheurs souligne que ces particules ne sont pas prises en compte dans les évaluations climatiques mondiales, telles que celles publiées par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). « Nos travaux suggèrent que les modèles climatiques doivent être mis à jour », a déclaré Hongbo Fu, professeur de sciences environnementales et de chimie atmosphérique et co-auteur du rapport. « Le GIEC devrait en tenir compte. »
Plus largement, selon Steve Allen, chercheur spécialisé dans les microplastiques au sein de l’organisation de défense de l’environnement Healthy Earth, ces résultats mettent en évidence la nécessité de réduire notre dépendance aux plastiques, souvent fabriqués à partir de sous-produits de la production d’énergies fossiles. « Il faut examiner les émissions de carbone tout au long du cycle de vie de la production de plastique, qui contribuent à l’impact global sur le changement climatique, explique-t-il. Le message à retenir est que nous pouvons réduire le changement climatique en éliminant le plastique de notre vie ».
Un nouveau rapport de l’UNESCO souligne le rôle crucial des sites désignés pour la biodiversité, la résilience climatique et les communautés
Ce nouveau rapport de l’UNESCO (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture), intitulé « Les populations et la nature dans les sites désignés par l’UNESCO : contributions mondiales et locale », est le premier à évaluer les sites du patrimoine mondial, les réserves de biosphère et les géoparcs mondiaux de l’UNESCO comme un réseau mondial unique. Comptant plus de 2 260 sites et couvrant plus de 13 millions de kilomètres carrés, ce réseau représente une superficie supérieure à celle de la Chine et de l’Inde réunies.
S’appuyant sur des partenariats avec plus de 20 institutions de recherche de premier plan à travers le monde, le rapport met en lumière le rôle essentiel que jouent les sites désignés par l’UNESCO dans la protection de la biodiversité, le soutien aux communautés et le renforcement de leur résilience face aux changements climatiques. A titre d’exemple, alors que les populations d’animaux sauvages à l’échelle mondiale sont en déclin (de 73 % depuis 1970), celles vivant dans les sites désignés par l’UNESCO sont restées relativement stables. De plus, ces sites abritent plus de 60 % des espèces recensées dans le monde, dont environ 40 % sont endémiques.
Le rapport souligne également l’importance environnementale des sites désignés par l’UNESCO. Collectivement, ces sites stockent environ 240 gigatonnes de carbone, soit l’équivalent de près de vingt ans d’émissions mondiales actuelles si elles étaient libérées. Pourtant, sans mesures plus énergiques, plus d’un site UNESCO sur quatre pourrait atteindre des points de basculement critiques d’ici 2050, avec des conséquences potentiellement irréversibles : fonte des glaciers, effondrement des récifs coralliens, déplacement d’espèces, stress hydrique et transformation des forêts, qui étaient des puits de carbone, en sources de carbone.
Les sites désignés par l’UNESCO sont également des carrefours essentiels pour l’humanité. Dix pour cent de la population mondiale, soit près de 900 millions de personnes, vivent sur ces sites ou dans leurs environs, et plus de 1 000 langues y sont recensées. Ils constituent des bastions culturels, car au moins un quart d’entre eux chevauchent les terres et territoires des peuples autochtones. Cette proportion atteint près de la moitié d’entre eux en Afrique, dans les Caraïbes et en Amérique latine. Le rapport constate également qu’environ 10 % du PIB mondial est généré sur les sites désignés par l’UNESCO et dans les zones environnantes, soulignant ainsi leur importance socio-économique considérable.
Si ces sites témoignent des résultats possibles grâce à une protection à long terme, à la collaboration et à une gestion locale responsable, le rapport souligne également qu’ils subissent des pressions croissantes. Près de 90 % des sites classés par l’UNESCO sont confrontés à un stress environnemental important, tandis que les risques liés au changement climatique ont augmenté de 40 % au cours de la dernière décennie.
Le rapport définit donc quatre domaines d’action prioritaires :
- restaurer les écosystèmes pour renforcer leur résilience
- soutenir le développement durable, notamment par la coopération transfrontalière
- mieux intégrer les sites désignés par l’UNESCO dans les politiques et la planification climatiques
- renforcer la gouvernance inclusive avec les peuples autochtones et les communautés locales
Le Directeur général de l’UNESCO, Khaled El-Enany, déclare à propos du rapport : « Les conclusions sont claires : les sites de l’UNESCO sont bénéfiques à la fois pour les populations et pour la nature. Sur ces territoires, les communautés prospèrent, le patrimoine de l’humanité perdure et la biodiversité se maintient alors qu’elle s’effondre ailleurs. En mesurant la valeur et les contributions mondiales de ces sites, ce rapport révèle ce que nous risquons de perdre si nous ne leur accordons pas la priorité. C’est un appel urgent à revoir nos ambitions à la hausse, à reconnaître les sites de l’UNESCO comme des atouts stratégiques pour lutter contre le changement climatique et l’érosion de la biodiversité, et à investir dès maintenant pour protéger les écosystèmes, les cultures et les moyens de subsistance des générations futures »
Les forêts tropicales se régénèrent beaucoup plus vite qu’on ne l’imaginait
Les scientifiques pensaient qu’il faudrait plus d’un siècle pour que les animaux reviennent sur des terres déboisées sous les tropiques. Or, une nouvelle étude publiée dans la revue Nature conclut que la restauration des écosystèmes peut se produire en seulement quelques décennies.
On pensait généralement qu’il faudrait que les arbres et les plantes se régénèrent complètement jusqu’au niveau de l’ancienne forêt originelle avant que les populations animales ne se reconstituent, mais, à la surprise des scientifiques, la vie animale se reconstitue beaucoup plus rapidement que les arbres.
Ce projet de recherche, mené sur quatre ans dans deux réserves naturelles en Équateur, a mobilisé des dizaines de scientifiques aux spécialités très diverses et a concerné 45 îlots forestiers qui avaient été autrefois défrichés pour des plantations de cacao ou des pâturages à bétail, et se trouvaient à des stades de régénération différents.
Les chercheurs ont étudié 16 types d’animaux et de plantes, notamment des chauves-souris, des insectes, des mammifères terrestres, des oiseaux, des bactéries, des arbres et des jeunes pousses. Ils les ont ensuite comparés à plus d’une douzaine de forêts anciennes intactes.
L’aide des populations locales a été essentielle à la réussite du projet : les habitants ont partagé l’histoire du territoire, ont servi de guides dans la forêt et ont apporté leur aide aux scientifiques en les autorisant par exemple à mener des expériences sur leurs terres.
L’étude a pu montrer la vitesse à laquelle un écosystème forestier tropical se régénère. La majorité des animaux reviennent en seulement trois décennies, avec des effectifs et des niveaux de diversité très similaires à ceux des écosystèmes intacts.
Lourens Poorter, professeur d’écologie des forêts tropicales à l’université de Wageningen aux Pays-Bas, a déclaré que bien que des études antérieures aient commencé à faire évoluer l’idée reçue selon laquelle les forêts tropicales mettent des siècles à se régénérer, il faut beaucoup de temps pour que de telles idées modifient la vision scientifique : « C’est un message d’espoir […] ce qui est passionnant, c’est que la nature est capable de se régénérer seule. »
Les auteurs de l’étude ont précisé que ces résultats ne doivent pas servir de prétexte pour continuer à détruire les forêts tropicales, car ce sont les forêts anciennes qui permettent la régénération des jeunes forêts. L’étude a été menée dans une mosaïque de forêts anciennes intactes et de forêts en cours de régénération, coexistant côte à côte, un phénomène courant en Amérique centrale et en Amérique du Sud.
Bien que ces résultats soient une bonne nouvelle pour de nombreuses régions tropicales, les zones les plus endommagées pourraient ne pas être en mesure de se rétablir de la même manière. De nombreuses régions sont tellement dégradées qu’il ne reste pratiquement plus de forêt tropicale en bonne santé. Dans ces cas-là, la régénération nécessitera probablement une intervention humaine et prendra plus de temps.
Source : theguardian.com; static1.squarespace.com; carbonbrief.org; nytimes.com
Tendances
Dans le monde actuel s’affirme une tendance de plus en plus prononcée à la synthèse, au partage, à la coopération, à de nouvelles approches et avancées technologiques pour la sauvegarde de la planète et le bien-être de l’humanité. Cette rubrique présente des événements et courants de pensée révélateurs d’une telle évolution.Des idées novatrices pour résoudre les problèmes mondiaux – [sommaire]
Lier les promotions professionnelles à la décarbonation
La Chine annonce que les promotions des dirigeants provinciaux seront désormais liées à leurs performances en matière de climat, notamment le respect des pics d’émissions, le recours aux énergies propres et la limitation de la consommation d’énergies fossiles. Ce nouveau système, lié à la décarbonation, accélérera sans aucun doute la transition énergétique déjà bien engagée du pays.
Déployer une solution économique contre l’empoisonnement à l’arsenic
La présence d’arsenic dans l’eau potable menace plus de 200 millions de personnes, provoquant handicaps et parfois même décès. Bien qu’il existe de nombreuses méthodes pour éliminer l’arsenic de l’eau potable, la plupart sont trop coûteuses ou complexes pour être utiles aux populations concernées. Un lycéen stagiaire, en collaboration avec des professeurs de l’Université de la Ville de New York, a cependant mis au point une solution économique : un sachet de thé modifié.
Vick Tan, stagiaire et auteur de l’étude, explique : « L’accès à l’eau potable ne devrait pas dépendre d’infrastructures coûteuses. Nos recherches montrent que des matériaux simples et peu coûteux peuvent être utilisés pour créer des solutions à grande échelle de traitement de l’arsenic dans l’eau potable, l’un des problèmes de santé publique les plus urgents au monde ».
L’étude montre que des coquilles d’œuf broyées, placées dans un sachet de thé imprégné de nanoparticules d’oxyde de fer, peuvent éliminer 90 % de l’arsenic présent dans l’eau. Les chercheurs ont également annoncé un test de concentration d’arsenic ne nécessitant pas d’équipement de laboratoire sophistiqué. Ce test indique si l’eau doit être purifiée et, le cas échéant, la durée d’infusion requise. Les auteurs estiment le coût d’un sachet de thé purificateur à 0,07 $ US. Rincé et lavé dans une solution alcaline, un sachet peut être réutilisé jusqu’à cinq fois.
L’écotourisme au service de la protection des espèces menacées

En Ouganda, les communautés vivant à proximité de la forêt impénétrable de Bwindi, où vivent encore à l’état sauvage des gorilles de montagne en danger critique d’extinction, les braconnaient, leur transmettaient des maladies et détruisaient leur habitat. Grâce au travail de la Doctoresse Gladys Kalema-Zikusoka et de l’organisation Conservation Through Public Health, les villageois sont désormais organisés en équipes de conservation et bénéficient de l’écotourisme ainsi que d’autres activités, comme la culture de café haut de gamme.
Des équipes sanitaires villageoises contribuent à prévenir la transmission de maladies et d’infections entre les gorilles et les populations humaines, tandis que d’autres équipes utilisent des techniques non invasives pour empêcher les gorilles d’accéder aux exploitations agricoles lorsqu’ils sortent de la forêt. Ces dernières années, la population de gorilles a augmenté et l’espèce n’est plus considérée comme en danger critique d’extinction.
Mise en place d’un filet de sécurité sociale pour les plus démunis
La Tanzanie a bénéficié du projet de filet de sécurité sociale productif du Groupe de la Banque mondiale ces dernières années et s’apprête à entrer dans sa troisième phase. Ce projet vise à soutenir les ménages les plus pauvres de Tanzanie en leur donnant accès à la protection sociale et à de meilleurs emplois, et ce de deux manières principales. Premièrement, des transferts monétaires sont mis en place, accompagnés de mesures incitant les familles à épargner, à investir dans la santé et l’éducation de leurs enfants et à développer des compétences en vue de l’auto-emploi. Cela inclut des subventions à la création d’entreprises et des formations à l’entrepreneuriat pour les jeunes.

Deuxièmement, des travaux publics respectueux du climat sont réalisés, créant des emplois temporaires et contribuant au développement d’infrastructures communautaires telles que des systèmes de collecte des eaux de pluie à petite échelle et de gestion des pâturages.
La deuxième phase a bénéficié à 5,2 millions de personnes réparties dans 1,36 million de ménages. Elle a permis de réduire la pauvreté de 10 % parmi les participants, d’augmenter de 6 % le taux de scolarisation, d’améliorer la sécurité alimentaire et le recours aux services de santé, et 71 % des aides ont effectivement atteint les 20 % les plus pauvres de la population. La phase III devrait bénéficier à environ 2,2 millions de personnes extrêmement pauvres et vulnérables, réparties dans une centaine des zones les plus défavorisées sur le continent et à Zanzibar.
Mise en place d’un échange de dette contre nature
L’Équateur a finalisé un échange de dette contre nature fin 2024, avec le soutien de The Nature Conservancy, de la Société américaine de financement du développement international (DFC), de la Banque interaméricaine de développement (BID) et de Bank of America. Cette conversion de dette a permis de refinancer environ 1,53 milliard de dollars d’obligations internationales de l’Équateur, générant ainsi plus de 800 millions de dollars d’économies budgétaires nettes pour le pays d’ici 2035. Cet échange devrait également générer environ 460 millions de dollars pour la conservation de l’Amazonie au cours des 17 prochaines années.

En 2026, le Fonds du biocorridor amazonien a lancé son premier appel à projets. Ce fonds gérera des subventions pour des projets visant à améliorer la gestion des aires protégées, à préserver les forêts et les zones humides, et à protéger les cours d’eau de l’Amazonie équatorienne. Afin de garantir leur participation aux décisions qui affectent leurs territoires et leur bien-être, les peuples et nationalités autochtones sont associés à la conception des efforts de conservation du Programme de biocorridor amazonien.

Ce type de refinancement constitue une excellente solution aux crises de la dette dans les pays du Sud, qui limitent leur capacité à lutter contre le changement climatique et à protéger leurs ressources naturelles de manière équitable et efficace.
Un immense banc d’huîtres réintroduit en mer du Nord
Quelque 15 millions de naissains d’huîtres vont être relâchés dans les Orcades, en mer du Nord, dans le cadre de l’un des plus grands projets de « renaturation » menés dans les eaux britanniques.
Ce projet contribuera à la restauration des écosystèmes marins endommagés, tout en permettant de séquestrer une importante quantité de carbone.
Géré par la Green Britain Foundation, le Nature Restoration Fund, le Marine Fund Scotland et North Bay Innovations, ce projet servira de modèle pour la revitalisation des parcs à huîtres dans les zones côtières du Royaume-Uni.
L’idée consiste à implanter un immense parc à huîtres naturel, qui, selon les experts, profitera non seulement aux poissons, aux mammifères marins, aux oiseaux marins mais aussi à l’écosystème de la baie dans son ensemble.
La surpêche, le changement climatique, la pollution et le défrichage de zones pour créer des chenaux de navigation ont eu un impact considérable sur les populations d’huîtres et les sous-espèces qui dépendaient des bancs d’huîtres, avec pour résultat une destruction des écosystèmes marins.

Les projets de restauration comme celui mené près des Orcades offrent la possibilité de reconstituer la vie marine tout en contribuant à lutter contre la crise climatique.
Dale Vince, fondateur de la Green Britain Foundation et l’un des promoteurs du projet, a déclaré que les recherches suggèrent que les récifs d’huîtres peuvent séquestrer des quantités importantes de CO2, gaz à effet de serre. 15 millions d’huîtres sur un banc de 100 hectares peuvent séquestrer jusqu’à 76 tonnes de CO2 chaque année. L’objectif réel est de stimuler la reproduction naturelle des bancs. S’ils étaient implantés le long des côtes, le potentiel de capture du carbone augmenterait « de plus de 1 000 fois par an au bout d’environ 15 ans ».
Alistair Carmichael, député libéral-démocrate des Orcades et des Shetland, a salué ce projet.
« Les Orcades ont une longue et fructueuse tradition d’exploitation des mers qui nous entourent. Il est dans l’intérêt de tous de trouver un équilibre entre les besoins des populations et les pressions pesant sur nos eaux et nos fonds marins, afin que chacun puisse continuer d’en bénéficier dans les générations à venir. »
Source : :theguardian.com
Vers un meilleur avenir pour tous
Entretien
Environnement
Esotérisme
Le Seigneur du Monde – [sommaire]
Le Logos planétaire, sur son propre plan, est à Sanat Kumara ce que l’âme de l’être humain est à sa personnalité triple. Autre analogie : le Seigneur du Monde, Sanat Kumara, est un disciple personnel du Logos solaire sur les plans suprêmes, tout comme un disciple humain œuvre sous la guidance d’un Maître de Sagesse.
De même qu’une âme cherche à s’incarner dans un corps physique afin d’acquérir les expériences devant finalement mener à la réalisation d’une conscience supérieure ou à l’initiation, de même Sanat Kumara s’est incarné sur la planète Terre selon son propre dessein spécifique, qui doit également le mener à une initiation supérieure sur son sentier d’évolution.
C’est durant l’époque lémurienne, il y a environ 18,5 millions d’années, que le Logos planétaire a pris possession de son véhicule physique, notre planète Terre, sous les traits du Seigneur du Monde, Sanat Kumara. Notre Seigneur n’a jamais assumé de corps physique dense, mais, depuis cette époque lointaine, il a toujours agi sur les plans éthériques. « En lui nous vivons, nous mouvons et avons notre être, et nul d’entre nous ne peut sortir de son aura. »
Au départ, Sanat Kumara fut assisté de plusieurs entités hautement évoluées, ou Kumaras, qui servaient de points focaux pour la force planétaire, contribuant ainsi au déploiement du grand Plan pour le développement de la conscience de toute vie. De ce groupe originel, six demeurent aujourd’hui encore auprès de lui, agissant comme membres du Conseil central à Shamballa. Sanat Kumara et ces six Kumaras constituent sept centres directeurs de force qui diffusent les énergies à travers le tissu planétaire. Ils agissent également comme agents de direction et de coordination, reliant tous les centres et organes de vie dans l’ensemble du corps de la Terre.
Le Tibétain (Djwhal Khul) souligne que Sanat Kumara et les membres de son Conseil ont tous, dans des âges très anciens, suivi le chemin de l’évolution humaine, car le principe de vie ne peut être fusionné efficacement avec l’intellect raisonnant que lorsqu’il s’exprime à travers un instrument humain. Ce n’est qu’au moyen de cet instrument que peuvent être consciemment créés les différents stades de la vie manifestée nécessaires à l’évolution du mental raisonnant. La seule conclusion que l’on puisse en tirer est que la Terre ne peut être l’unique source des êtres humains, et que des humains existent également, ou du moins ont existé dans des temps reculés, sur d’autres planètes ou sur des corps célestes au-delà de notre système solaire.
Au moment de l’incarnation du Seigneur du Monde, le règne animal était déjà bien établi sur Terre, et l’homme-animal présentait sa forme de développement la plus élevée. Cet animal raffiné possédait un corps physique puissant, avec un corps émotionnel bien coordonné permettant d’enregistrer sensations et sentiments, mais n’était équipé que des premiers rudiments du mental, sans toutefois la conscience de soi. Cette caractéristique manquante nécessaire pour élever l’homme-animal jusqu’au règne humain fut également apportée par le Logos planétaire, qui fournit des canaux appropriés pour la manifestation des Monades humaines.
La Monade, agissant par l’intermédiaire de sa Triade spirituelle (reflétant la Volonté spirituelle, l’Intuition ou Sagesse, et le Mental supérieur), puis à travers l’âme s’incarnant dans le corps physique dense, apporta ce dernier élément essentiel qui permet d’accéder au règne humain : la conscience de soi. L’homme, en tant qu’unité rationnelle et consciente de soi, bien qu’encore peu avancé sur l’échelle mentale, pouvait désormais poursuivre son évolution, tout en fournissant le champ d’expérience physique nécessaire à la Monade.
Le Seigneur du Monde, en tant que représentant direct du Logos planétaire sur la Terre, conserve entre ses mains les rênes du gouvernement de tous les départements fonctionnels, tout en portant la responsabilité des aspects évolutifs – non seulement de la race humaine et des dévas, mais aussi de toute la création. Sanat Kumara assure également le lien direct entre la Terre et les forces extra planétaires en maintenant un contact étroit avec les autres Logos planétaires de notre système solaire. Sa tâche consiste à imprégner les membres de son Grand Conseil des énergies reçues de l’espace extérieur à la Terre et à leur révéler la phase suivante du Dessein en devenir, qu’ils transmettront ensuite à la Hiérarchie des Maîtres.
Sanat Kumara est donc celui qui dispense la Vie à tous les hommes, et qui porte et guide toute la création sur son chemin évolutif jusqu’à son accomplissement final. Avec une patience inlassable, jour après jour, année après année, ère après ère, il ne cesse de rayonner ses énergies de Lumière, de Sagesse, d’Amour et de Compréhension dans l’esprit des hommes, infusant progressivement en eux sa Volonté et son Dessein, et mettant ainsi en œuvre le Plan pour l’humanité.
Shamballa
Le terme « Shamballa » (ou « la Maison du Père ») revêt parfois des significations différentes selon le contexte dans lequel il est employé. Il désigne principalement le siège éthérique de la Hiérarchie spirituelle, le quartier général du Seigneur du Monde et de son entourage. Selon ce schéma, Shamballa est également considéré comme l’un des sept centres d’énergie dans le corps éthérique du Logos planétaire, formant un triangle avec deux autres centres étroitement liés : la Hiérarchie des Maîtres et l’Humanité. C’est « le Centre où la Volonté de Dieu est connue », et d’où la Hiérarchie tire sa Vie.
Le Centre de Shamballa est activé par le 1er rayon de Volonté et de Pouvoir, dont la fonction principale est de transmettre, faire circuler et diffuser le principe fondamental de la Vie à toutes les formes au sein de la Vie manifestée de notre Logos. C’est de là que le Dessein divin est orienté, et c’est aussi la source d’où émanent tous les grands mouvements politiques, ainsi que le point à partir duquel sont déterminés le destin et le progrès des races et des nations.
Dans la littérature ésotérique, « Shamballa » est souvent employé dans un sens global, comme une entité possédant sa propre vie et sa propre intention, et comme la source de « l’Énergie et de la Volonté de Shamballa ». Il ne s’agit bien sûr que d’une référence symbolique et synthétique aux pouvoirs du Seigneur du Monde agissant à travers son Conseil et ses autres assistants, tous centrés en Shamballa et faisant rayonner leurs forces depuis ce centre en tant qu’unité synthétisée. Shamballa est le principal agent récepteur de la Terre pour l’afflux des énergies solaires et cosmiques ; il agit comme centre de transmutation afin de transmettre, après les avoir modérées, ces énergies aux règnes humain et inférieurs de la nature.
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Faits et prévisions
Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.
Fenêtre sur le monde
La voix de la raison
« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Source : Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012
La voix des peuples
Cette rubrique est consacrée à une force en plein développement dans le monde. La voix du peuple ne cessera de s’amplifier jusqu’à ce que, guidés par la sagesse de Maitreya, les peuples conduisent leurs gouvernements à créer une société juste dans laquelle seront respectés les droits et les besoins de tous.
Le point de vue de Maitreya
Le respect de la loi
« Chaque fois qu’il y a affaiblissement de la loi… et accroissement général du désordre, alors je me manifeste. » (Bhagavad Gita). La promesse de Krishna, l’Avatar, semble particulièrement d’actualité. C’est pour tenir cette promesse que Maitreya, l’Avatar de notre ère, est présent dans le monde à une époque où l’anarchie est si répandue.Lorsqu’une nation parvient à l’âge adulte, à la maturité, les relations qu’elle établit avec les autres changent du tout au tout. Elle commence à respecter l’autorité de la loi qui unit toutes les nations, les liant dans leurs responsabilités et leurs besoins mutuels. Le développement vers la maturité se signale précisément par un tel respect des lois que les hommes ont estimées nécessaires pour vivre ensemble en paix… Lorsque, parmi les nations, l’on ignore l’autorité de la loi, c’est le monde entier qui en souffre. » (Le Maître — PI, avril 2004) Actuellement, les traités et les résolutions de l’Onu sont méprisés, et les lois nationales et internationales sont bafouées. Dans ce contexte, nous présentons des brèves mettant en exergue la nécessité d’un respect renouvelé de la loi.
Les enseignements de Maitreya
Les mensonges dévoilés
Le 15 février 2003, à Londres, Maitreya a été filmé sous les traits d’un Antillais, lors de la marche pour la paix (voir PI, avril 2003). « Je suis fier aujourd’hui d’entendre mes frères et mes sœurs dire la vérité et dénoncer les mensonges. C’est tellement magnifique ! » a-t-il déclaré. Depuis, les mensonges sont de plus en plus dénoncés.
Les priorités de Maitreya
« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.
L’humanité une
Lorsque l’homme acceptera vraiment le fait que l’humanité est une et que les hommes, entre eux, sont frères, quand il traduira ces vérités en actes, toutes choses pourront en toute sécurité lui appartenir. Son héritage l’attend. Ainsi les hommes devront-ils apporter la preuve qu’ils sont prêts pour la paix, prêts à pénétrer ensemble dans l’avenir, sans effusion de sang ni compétition. Ils devront se réjouir de partager et de travailler en harmonie pour le bien de tous. Quand les hommes, d’eux-mêmes, seront dans ces dispositions, ils en appelleront à Maitreya (quel que soit le nom sous lequel ils le connaîtront) pour leur montrer le chemin, les faire sortir du chaos, et les conduire vers une ère de paix. (L’héritage de l’homme, par le Maître de Benjamin Creme).
L’Unité dans la diversité
« Le but de notre vie, que nous en ayons pris conscience ou non, est l’instauration de l’unité, la manifestation de l’unité qui existe déjà. Chaque atome de l’univers est relié à tous les autres atomes. » Benjamin Creme, L’Unité dans la diversité.
Regard sur le monde
Dans cette rubrique, Partage international met en lumière certains problèmes urgents qui nécessitent une nouvelle approche et des solutions durables.Des victoires pour les plus vulnérables – [sommaire]
Repenser le rapport de forces
Un précédent juridique majeur a été établi en novembre 2025, lorsque la Haute Cour du Kenya a invalidé certaines dispositions de la loi de 2012 sur les semences et les variétés végétales, qui interdisait une pratique agricole traditionnelle consistant à conserver, vendre ou échanger des semences indigènes. Les petits agriculteurs, dont beaucoup sont des femmes, produisent 80 % de la nourriture du pays et dépendent de ce système ancestral, mais la nouvelle législation les exposait à des amendes inabordables ou à des peines de prison s’ils ne s’y conformaient pas. Dans leur contestation de cette décision, ils ont été soutenus par une large coalition de groupes militants préoccupés par les implications de la domination de l’agro-industrie qui souhaitait standardiser la chaîne alimentaire, avec pour seul objectif son propre profit et certainement pas le bien de la planète.
Le gouvernement a interjeté appel de cette décision fin 2025. Greenpeace a néanmoins salué ce verdict comme une affirmation selon laquelle les droits ancestraux priment sur les intérêts commerciaux, « redéfinissant ainsi l’équilibre juridique des pouvoirs entre les communautés et l’agro-industrie à l’échelle mondiale ».
Énumérant certaines des nombreuses raisons de résister à la pression des entreprises visant à modifier les pratiques agricoles, Global Justice Now a déclaré : « Lorsque les agriculteurs plantent une variété de semences dans leurs champs, ils sont considérés comme arriérés par les entreprises agroalimentaires qui soutiennent que les variétés génétiquement modifiées (OGM) et hybrides sont l’avenir de l’agriculture. Pourtant, grâce à des millénaires de sélection traditionnelle des semences, les humains ont développé des milliers de variétés différentes de cultures vivrières à travers le monde. La diversité des semences permet aux agriculteurs de contrôler leur système alimentaire, protège la biodiversité et renforce la résilience face au changement climatique. »
La diversité de la production agricole réduit le recours aux herbicides et aux pesticides, et des recherches menées au Malawi montrent que là où cette diversité prévaut, on observe également une plus grande diversité alimentaire – un indicateur clé de la santé et de la nutrition.
Les agriculteurs ont fait valoir que la loi menaçait leurs moyens de subsistance, leur statut social et leur vie privée. Ils se sont retrouvés passibles d’amendes punitives ou d’emprisonnement s’ils continuaient à utiliser, vendre ou partager les semences qu’ils connaissaient et en lesquelles ils avaient confiance pour répondre aux besoins liés à leurs conditions climatiques, notamment la sécheresse. Ils étaient tenus de s’enregistrer en tant que marchands de semences, mais les frais d’enregistrement dépassaient de loin leurs revenus potentiels ; leurs domiciles pouvaient faire l’objet d’inspections visant à vérifier qu’ils ne stockaient pas leurs propres semences comme ils l’avaient toujours fait.
L’intention de la loi était, selon ses auteurs, de protéger l’intégrité des semences contre la fraude intentionnelle et de maximiser les rendements, mais Wambugu Wanjohi, de la Law Society of Kenya, affirme que certaines parties de la loi « favorisaient clairement les intérêts des grandes entreprises et des sociétés au détriment des droits des agriculteurs ».
Au moment du verdict, Elizabeth Atieno, de Greenpeace Afrique, a déclaré : « Aujourd’hui, les agriculteurs kenyans ont été libérés de leurs chaînes. La cour a confirmé ce que nous savions depuis toujours : les semences sont souveraines. Il ne s’agit pas seulement d’une victoire juridique ; c’est une victoire pour notre culture, notre résilience et notre avenir. En validant les semences indigènes, la cour a porté un coup dur à la mainmise des entreprises sur notre système alimentaire. Nous pouvons enfin affirmer qu’au Kenya, nourrir sa communauté avec des semences résistant au changement climatique et adaptées au contexte local n’est plus un crime. »
Le droit des plantes grasses à exister
Une affaire judiciaire sans précédent s’est déroulée en Italie. Pour la première fois, une organisation de protection de la nature s’est vu accorder des dommages-intérêts parce que son action visant à prévenir la perte de biodiversité avait été gravement compromise.
« Ce qui rend cette affaire absolument unique, c’est que, pour la première fois de l’histoire, un tribunal a condamné les responsables à verser des dommages-intérêts à une organisation – notre association – pour avoir porté atteinte à sa mission de protection de la nature », a déclaré le botaniste Andrea Cattabriga, de l’Associazione per la Biodiversità e la sua Conservazione, l’ONG à l’origine de l’action en justice.
Au cœur de ce litige civil se trouvent les Copiapoa, des cactus parmi les plus rares au monde qui ne poussent que sur les collines escarpées et extrêmement arides entourant la ville côtière de Paposo, dans le désert d’Atacama, au nord du Chili. Ces plantes tirent la quasi-totalité de leur eau du brouillard marin, qui alimente ce que le Centre for Biological Diversity décrit comme « une biodiversité surprenante dans une région par ailleurs hostile ».

Déjà soumises à des stress extrêmes par le changement climatique, qui entraîne une hausse des températures, des vents plus secs et une diminution du brouillard, elles sont aujourd’hui en voie d’extinction en raison de la persistance de leur commerce international illégal – et ce, malgré le traité mondial censé réglementer le commerce transfrontalier des espèces menacées.
Le botaniste Pablo Guerrero, de l’université de Concepción, explique : « La demande provient d’amateurs qui souhaitent posséder un morceau du désert – idéalement avec toutes les marques de la nature sauvage. » Pour de nombreux collectionneurs, les Copiapoa sont devenues des symboles de statut social, en particulier lorsque les plantes proviennent directement de leur habitat naturel. Les acheteurs choisissent même les plantes eux-mêmes, tandis que les commerçants diffusent des vidéos en direct sur Instagram ou Facebook depuis le désert pour leur demander quelles plantes ils devraient déterrer.
Une étude réalisée en 2015 a révélé que 31 % de toutes les espèces de cactus dans le monde sont menacées par le braconnage – l’un des taux les plus élevés parmi les groupes de plantes. La situation est encore pire aujourd’hui. Mais ce ne sont pas seulement les Copiapoa qui sont en voie de disparition dans l’Atacama. C’est le microclimat qu’ils créent, offrant refuge et subsistance à diverses petites créatures. Sans ces cactus, ce désert serait véritablement un endroit mort.
Selon Mme Cattabriga, cette décision de justice a symboliquement reconnu que la nature a le droit d’exister, et ce, dans toutes ses composantes : les plantes, les animaux, mais aussi les rivières, les forêts, les écosystèmes entiers…
Une nouvelle étape importante pour les droits de l’homme dans l’Union européenne
Quelques jours après que les électeurs ont chassé du pouvoir le premier ministre hongrois Viktor Orbán en avril 2026, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a jugé que la loi hongroise sur la propagande anti-LGBTQ violait l’article 2 du Traité sur l’Union européenne ainsi que ses valeurs fondatrices d’égalité et de droits de l’homme.
Selon le communiqué de presse, « […] cette loi est contraire à l’identité même de l’Union (européenne) en tant qu’ordre juridique commun au sein d’une société où prévaut le pluralisme. La Hongrie ne peut valablement invoquer son identité nationale pour justifier l’adoption d’une loi qui enfreint les valeurs susmentionnées. »
Lorsqu’elle a été promulguée par le gouvernement Orbán, cette loi avait intensifié la campagne menée par ce dernier contre les droits des personnes LGBTQ, exacerbant l’hostilité sociale et alimentant les agressions commises par des justiciers à l’encontre des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres. Elle avait été adoptée en 2021 sous le prétexte de mesures de protection de l’enfance visant à défendre les « valeurs catholiques traditionnelles » de la famille.
La directrice adjointe de l’ILGA-Europe, Katrin Hugendubel, a exhorté le nouveau premier ministre hongrois à abroger cette loi, déclarant : « Si Péter Magyar souhaite véritablement être pro-UE, il doit placer cette question en tête de son programme pour ses 100 premiers jours au pouvoir, en tant qu’élément essentiel de ses réformes tournées vers l’UE ».
Un fonds de pension néo-zélandais reconnu coupable d’avoir investi dans des entreprises qui bafouent les droits de l’homme
La Haute Cour de Nouvelle-Zélande a statué que le fonds néo-zélandais de financement des retraites avait fonctionné selon des règles « illégales » et « déraisonnables », en investissant dans des entreprises qui exercent leurs activités dans les territoires palestiniens occupés (TPO).
La décision de la Haute Cour oblige les administrateurs du fonds à réviser les normes régissant l’affectation des fonds de retraite, en particulier en ce qui concerne les entreprises accusées de contribuer à des violations des droits de l’homme.
Le recours judiciaire devant la Haute Cour d’Auckland, en Nouvelle-Zélande, a été introduit par des représentants du réseau local de solidarité avec la Palestine (PSNA), qui ont fait valoir que le fonds devait se désinvestir de quatre grandes entreprises : Airbnb, Booking.com, Motorola et Expedia, qui opèrent toutes dans les TPO et figurent dans une base de données des Nations Unies répertoriant les entreprises liées aux colonies israéliennes.
Airbnb et Booking.com proposent par exemple des logements à louer dans les colonies israéliennes, tandis que Motorola participe à la surveillance des Palestiniens dans les territoires occupés.
La Cour a appris que les administrateurs du fonds avaient exclu cinq banques israéliennes en 2021 au motif qu’elles finançaient la construction de colonies israéliennes illégales dans les territoires palestiniens occupés. Cependant, ils avaient auparavant refusé de se désengager de Motorola, Booking.com, Airbnb et Expedia, affirmant que ces entreprises n’atteignaient pas le « seuil d’exclusion ».
L’un des représentants du PSNA, John Minto, a qualifié cette décision de victoire importante qui « provoquera une onde de choc » au sein de la communauté des investisseurs néo-zélandais.
Source : Devex ; Global Justice Now ; Greenpeace ; Reuters ; TheRevelator.org ; washingtonblade.com ; The Guardian ; stuff.co.nz
Divers
Le retour des valeurs des cultures autochtones – [sommaire]
compte-rendu d’un épisode de podcast
FREE (Forum pour une réelle émancipation économique) est un groupe pour lequel : « L’économie n’est pas seulement une théorie c’est notre loyer, nos emplois, notre quartier, notre histoire et notre avenir. L’économie n’est pas un objet lointain que seuls quelques-uns peuvent modéliser dans l’abstrait, l’économie, c’est nous : des personnes bien réelles, nos relations et nos luttes. »
Représentant une communauté de voisins, d’organisateurs et de penseurs qui travaillent ensemble, « pour découvrir et comprendre les systèmes économiques et sociaux qui façonnent nos vies et pour en construire de nouveaux, fondés sur la solidarité et non sur le contrôle », le groupe vise à ouvrir un dialogue avec le public, à démocratiser l’économie et à apprendre aux gens à reprendre leur destin en main face à cette question profondément politique. Le site web de FREE explique : « Nous étudions comment les problèmes locaux reflètent et influencent les systèmes mondiaux. Nous imaginons comment ils pourraient fonctionner différemment. Et nous menons ce travail en public, pour et avec les personnes les plus touchées. »
Un épisode récent du podcast de FREE sur YouTube, intitulé « Les erreurs de la gauche américaine : le diagnostic d’un aîné autochtone », présente un entretien mené par l’économiste et universitaire Clara Mattei avec Roberto Mendoza, cinéaste autochtone, militant et organisateur de longue date. Ils abordent, entre autres sujets connexes, le contraste entre les valeurs du capitalisme et celles des cultures autochtones, telles que celles des tribus amérindiennes. L’entretien offre des perspectives importantes sur des paradigmes tels que le communalisme, qui organise l’économie autour du travail coopératif, de la richesse partagée et de la gestion collective des ressources locales.
Mendoza, né en 1943, est membre de la tribu Muscogee et fut profondément impliqué dans le mouvement de libération autochtone, en particulier dans les années 1960 et 1970.

La conversation s’ouvre sur ce que R. Mendoza considère comme les principales faiblesses des mouvements de gauche radicale des années 1960 et 70, avec leur aspect patriarcal qui se traduisait par un sexisme flagrant, mais qui était alors considéré comme normal ou socialement acceptable. Il explique ensuite que c’est John Mohawk, une figure de proue de la pensée autochtone, qui l’a amené à réfléchir plus profondément aux valeurs des peuples autochtones.
Citant l’article de Martin Luther King sur le Vietnam : « En tant que nation, nous devons opérer une révolution radicale des valeurs », R. Mendoza explique que cet appel l’a interpellé : « Quelles sont ces valeurs ? Il n’a pas eu l’occasion de le préciser clairement. J’ai donc pris l’initiative de déterminer plus en détail quelles étaient nos valeurs, et quelles étaient les valeurs capitalistes. » Il a ensuite rédigé un article présentant ces deux paradigmes et leurs contrastes marqués, dont voici un résumé :
VALEURS AUTOCHTONES : Générosité, partage, refus de l’accumulation.
VALEURS CAPITALISTES: Cupidité, accumulation des profits.
VALEURS AUTOCHTONES : Coopération, travailler ensemble.
VALEURS CAPITALISTES : Compétition, les loups se mangent entre eux.
VALEURS AUTOCHTONES : Communauté, nous sommes tous reliés, cela inclut les plantes et les animaux.
VALEURS CAPITALISTES : Individualisme, moi d’abord, débrouille-toi tout seul.
VALEURS AUTOCHTONES : Réciprocité ; si l’on prend, il faut rendre en retour d’une manière ou d’une autre, non seulement les biens matériels, mais aussi l’énergie.
VALEURS CAPITALISTES : Exploitation des personnes, de la terre et des êtres vivants ; prendre plus que ce dont on a besoin.
VALEURS AUTOCHTONES : Égalité entre les sexes, les femmes sont respectées et honorées, la filiation se transmet par la mère, les femmes peuvent occuper des postes de direction et sont respectées. Les biens communs appartiennent à tous ; la terre, l’eau, le sol ; rien de tout cela ne peut être acheté ou vendu (c’est essentiel).
VALEURS CAPITALISTES : Patriarcat, les femmes sont subordonnées aux hommes ; les religions ont des prêtres masculins, les hommes peuvent contrôler et utiliser les femmes et les filles. Propriété privée ; les propriétaires peuvent délimiter, puis exploiter et extraire pour leur profit personnel.
C. Mattei souligne qu’en examinant ces valeurs, on se rend compte à quel point la société est conditionnée à se comporter d’une manière que reflète nos institutions économiques, par exemple : « Le bien commun face à la propriété privée, et donc l’idée d’exploiter la propriété privée plutôt que de prendre soin du bien commun. Les valeurs autochtones : une spiritualité centrée sur la Terre, selon laquelle tous les êtres vivants sont sacrés et doivent être chéris et protégés. D’autre part, les valeurs capitalistes – le matérialisme, la Terre considérée comme un bien immobilier, les êtres humains comme des marchandises, tout peut être acheté ou vendu dans les Amériques. »
Elle relève également l’incompatibilité intrinsèque de ces deux approches et remarque que les valeurs autochtones privilégient la souveraineté alimentaire, les potagers biologiques locaux et les petites exploitations agricoles, tandis que les valeurs capitalistes privilégient l’élevage industriel à grande échelle, ainsi que l’utilisation de pesticides, d’herbicides et d’antibiotiques.
« Et, ce qui est très important », explique-t-elle, « les valeurs autochtones reposent sur une démocratie directe horizontale, régie par le consensus, et sur un équilibre entre les dirigeants masculins et féminins. » Évoquant le capitalisme, elle montre que : « D’un autre côté, nous avons la hiérarchie, une gouvernance autoritaire descendante, la démocratie représentative qui est, encore une fois, un voile destiné à masquer le fonctionnement non démocratique de notre économie. L’État détient le monopole du pouvoir, avec des dirigeants majoritairement masculins. »
R. Mendoza ajoute : « Oui, je vois ça comme les fondations d’une maison. Tout repose sur ces valeurs – consciemment ou inconsciemment. Et si je les ai mises en avant pour le mouvement, c’est parce que j’ai réalisé que nous avions tous, moi y compris, été élevés dans le respect des valeurs capitalistes. Nous adhérons inconsciemment à ces valeurs. Nous commençons à nous en détacher, bien sûr, lorsque nous nous engageons dans le mouvement. Mais pas complètement. Et parfois, dans les années 1960 et 70, les valeurs capitalistes continuaient d’influencer la façon dont les hommes travaillaient, notamment la manière dont ils traitaient les femmes. Et la façon dont ils pouvaient haïr les personnes homosexuelles. Ainsi, la source de tous les sentiments négatifs que sont le racisme, le sexisme et le patriarcat réside dans les valeurs du système capitaliste. »
L’entretien se poursuit et explore des alternatives telles que le communalisme. A ce propos, R. Mendoza cite les Zapatistes du sud du Mexique et les Kurdes du Rojava (nord de la Syrie) comme des exemples de réussite contemporains. Ces deux groupes ont rejeté le modèle traditionnel et hiérarchique de construction d’un « État-nation » au profit d’une autonomie horizontale, d’une démocratie directe et (en particulier au Rojava) d’un engagement militant en faveur de la libération des femmes.
R. Mendoza explique qu’au fond, ce sont les relations, et non le matérialisme, que les cultures autochtones considèrent comme la source du bonheur : «De bonnes relations, non seulement avec sa famille, ses amis et ses frères et sœurs autochtones, mais avec tout le monde ; et je suis allé encore plus loin en affirmant qu’il m’était apparu clairement que nous devions entretenir de bonnes relations avec la Terre et avec tous les êtres vivants.
Nos chefs et nos penseurs avaient ces valeurs, celle de voir au-delà de leur tribu ou de leur famille, et de considérer le monde dans son ensemble. Black Elk [1863-1950, visionnaire spirituel] a mis en avant l’idée que nous, les peuples autochtones, faisons partie d’un cercle de personnes à travers le monde. Et nous formons tous un seul peuple qui doit se rassembler, s’entraider et agir selon ces valeurs autochtones.»
Source : https://www.youtube.com/watch?v=lisua-os6Mk ; FREE
Prix Goldman pour l’environnement 2026 : six champions de l’environnement sont à l’honneur – [sommaire]
« Nous avons besoin de tout le monde, sans exception. Personne n’est trop insignifiant ou trop jeune pour prendre part à ce Grand Plan visant à sauver et à restaurer notre monde. »
Maitreya, l’Instructeur mondial.
Cette citation s’inscrit dans le thème des prix Goldman pour l’environnement de cette année : « Le changement commence là où vous vous trouvez. »
« Cela signifie que nous sommes tous des acteurs du changement, chacun d’entre nous », a déclaré la journaliste Vanessa Hauc, animatrice de la cérémonie de remise des prix.
« Le changement naît des choix que nous faisons chaque jour. Il jaillit de la conviction, du refus d’accepter l’injustice comme inévitable, des voix qui ne se laisseront pas réduire au silence. Il commence à côté de chez soi, chez nos voisins, au bout de la rue, au sein de nos communautés […] et il prend de l’ampleur lorsque des gens ordinaires décident qu’ils ne peuvent plus rester les bras croisés. Le changement est une question de courage. C’est se lever quand c’est difficile, s’exprimer même quand c’est risqué, et persévérer face à l’adversité. »
Lors de la cérémonie de remise des prix à San Francisco, Vanessa Hauc a également salué la présence de 350 futurs leaders, des jeunes de toute la région « qui vont hériter de notre planète et forment la prochaine génération de défenseurs de l’environnement. »
Le Prix Goldman, décerné chaque année à des héros de l’environnement issus de chacun des six continents, rend hommage aux réalisations et au leadership de militants écologistes de terrain du monde entier, inspirant ainsi les populations à agir pour protéger la planète.

En 37 ans, le Prix a récompensé 239 lauréats issus de 98 pays, dont 112 femmes. Beaucoup ont ensuite occupé des postes à responsabilité gouvernementale, de chefs d’État, de dirigeants d’ONG et de lauréats du prix Nobel.
Cette année, pour la première fois, les six lauréats sont des femmes, témoignant de leur rôle essentiel dans le mouvement écologiste.
Chacune des lauréates de cette année – originaires du Nigeria, de Corée du Sud, des États-Unis, de Colombie, du Royaume-Uni et de Papouasie-Nouvelle-Guinée – a reçu un soutien financier pour poursuivre son travail en faveur de l’environnement.
Protéger les forêts tropicales et les chauves-souris au Nigeria
La réserve naturelle des monts d’Afi, d’une superficie de 10 120 hectares et située dans le sud-est du Nigeria, abrite certaines des dernières forêts tropicales primaires d’Afrique de l’Ouest.
Véritable pôle de biodiversité, elle accueille de nombreux animaux endémiques et menacés, dont plusieurs espèces de chauves-souris. Les feux de forêt constituent désormais une menace croissante tant pour la forêt tropicale que pour les 16 communautés agricoles environnantes.
« Le problème avec les feux de forêt, c’est qu’ils prennent naissance dans les exploitations agricoles et que ce n’est pas intentionnel », explique Iroro Tanshi, écologiste spécialisée dans la conservation. « Auparavant, les agriculteurs pratiquaient tous les ans le brûlage dirigé pour nettoyer leurs terres, mais le changement climatique a complètement bouleversé le régime des précipitations et il est devenu impossible de prévoir en toute sécurité les périodes propices aux brûlages dirigés. »
Avec son mari Ben, elle a cofondé la Small Mammal Conservation Organization, ou Organisation de conservation des petits mammifères (SMACO), afin de protéger l’habitat des petits mammifères en Afrique de l’Ouest, en mettant l’accent sur la recherche et la sensibilisation concernant les chauves-souris.
« Les gens n’accordent pas aux chauves-souris toute l’importance qu’elles méritent », explique I. Tanshi. « Elles sont importantes car elles sèment des graines. Elles pollinisent de nombreuses fleurs et rendent ainsi de précieux services à l’écosystème. »
En 2016, elle a découvert dans les monts d’Afi la présence de chauves-souris à queue courte et à oreilles rondes, que l’on croyait éteintes dans la région et gravement menacées d’extinction à l’échelle mondiale.
Mais un incendie dévastateur a ravagé la forêt quelques jours seulement après cette découverte. « Cet incendie, qui nous a obligés à partir en 2016, a brûlé les terres jusqu’à l’arrivée des pluies. Il n’y avait aucun moyen de l’éteindre. La moitié du parc a été touchée. »
Cet incident a été un véritable électrochoc pour son équipe. S’ils ne parvenaient pas à réduire les incendies de forêt dans la région, les chauves-souris à queue courte et à oreilles rondes ainsi que d’autres animaux menacés d’extinction risquaient de disparaître à jamais.
C’est ainsi qu’en 2017, I. Tanshi a présenté l’idée d’une campagne Zéro incendie aux habitants de la région. « Nous avons organisé une réunion communautaire et les gens sont venus en masse. On sentait qu’on touchait un point sensible. Les gens voulaient parler des incendies, car si nous étions préoccupés par les incendies de forêt pour les chauves-souris, les habitants craignaient surtout que les incendies ne détruisent leurs fermes. »

Bénéficiant du soutien total de la communauté, la campagne Zéro incendie a collaboré avec les chefs de village pour renforcer les lois existantes en matière de prévention des incendies. L’équipe d’I. Tanshi a également mis en œuvre une campagne de sensibilisation auprès des communautés locales afin de les informer sur les incendies et la conservation de la nature.
« Comme nous cherchions aussi à sensibiliser le public aux chauves-souris, c’était une situation gagnante-gagnante pour les chauves-souris et pour la prévention des incendies. Nous avons alors décidé de collecter des données météorologiques afin de pouvoir détecter les départs de feu. »
En installant des stations météorologiques et en étudiant les tendances climatiques, l’équipe d’I. Tanshi a pu prédire avec précision les jours propices et les jours défavorables aux brûlages dirigés nécessaires pour les exploitations agricoles. Mais son équipe avait besoin d’un moyen de communiquer ces informations aux agriculteurs. Elle a donc mis en place des systèmes d’alerte incendie, notamment une signalétique inspirée des pratiques de prévention des incendies utilisées aux États-Unis.
« Nous collectons les données, les analysons, évaluons les risques, puis nous communiquons ces informations. Mais comme nous voulions réduire à zéro le nombre d’incendies de forêt, nous avons mis en place un système de gardiens de la forêt dans les villages, capables d’intervenir immédiatement en cas de départ de feu. Nous les équipons de matériel de lutte contre les incendies à distance et ils se tiennent prêts à intervenir les jours de haut risque. »
De 2022 à 2025, les gardiens de la forêt ont éteint 74 foyers d’incendie, concrétisant ainsi la vision d’I. Tanshi d’un monde sans feu de forêt dans les monts d’Afi.
La collaboration entre son équipe et les communautés locales a contribué à préserver ce refuge de biodiversité pour les chauves-souris à queue courte et à oreilles rondes ainsi que de nombreuses autres espèces menacées, tout en protégeant les exploitations agricoles et en créant de nouveaux emplois pour les habitants.
Lorsqu’elle a reçu son prix, I. Tanshi a déclaré : « Notre planète est en feu et nous devrions tous nous mobiliser. »
Sous la pression du changement climatique, les incendies dévastateurs sont désormais la principale cause de déforestation, contribuant davantage au carbone atmosphérique que toutes les émissions de véhicules réunies.
« Mais la bonne nouvelle, c’est que nous pouvons mettre fin à ces incendies. J’espère… Non, je vous promets que nous mettrons fin à ces incendies. Pourquoi suis-je si confiante ? Parce que cette mise en lumière par le Prix Goldman inspirera un garde forestier dans une région rurale de Madagascar. Une petite fille quelque part au Congo rêvera de sauver la forêt de ses ancêtres. Et un agriculteur au Brésil imaginera une autre façon de protéger ses cultures. »
Corée du Sud : victoire historique dans un procès environnemental
La Corée du Sud est l’un des pays les plus densément peuplés de la planète. Malgré sa superficie relativement restreinte, le pays figure parmi les plus grands émetteurs de gaz à effet de serre au monde, en raison de sa forte dépendance aux importations d’énergies fossiles et de ses investissements historiques dans le charbon à l’étranger. À mesure que les températures mondiales augmentent, des phénomènes climatiques extrêmes tels que les vagues de chaleur, les moussons et les inondations frappent déjà la Corée du Sud de plus en plus fréquemment.
Kim Borum était étudiante à l’université lorsqu’une vague de chaleur dévastatrice a frappé Séoul en 2018, provoquant des milliers de maladies et causant la mort de dizaines de personnes, dont une femme de la région qui avait à peu près l’âge de sa mère.
K. Borum et ses camarades ont alors commencé à organiser des grèves pour le climat et des journées sans cours en signe de protestation. En mars 2020, K. Borum et son équipe ont rassemblé 19 jeunes plaignants pour engager une procédure contre le gouvernement, arguant que son inaction face au changement climatique violait fondamentalement les droits des générations futures.
Ensuite, K. Borum et son groupe, Jeunesse pour l’action pour le climat, ont organisé une vaste campagne de courriers, coordonné des actions publiques et aidé plus d’une centaine de plaignants issus de toute la société civile à déposer des recours en justice en s’appuyant sur la plainte constitutionnelle initiale.

Au fur et à mesure que la procédure judiciaire avançait lentement, le plaidoyer acharné de K. Borum a permis de mobiliser des milliers de personnes, transformant l’action pour le climat en un mouvement social qui a trouvé un écho dans toute la Corée du Sud.
En août 2024, la Cour constitutionnelle sud-coréenne a statué à l’unanimité que les politiques climatiques du gouvernement étaient inconstitutionnelles et violaient les droits des citoyens.
La décision a imposé au législateur sud-coréen d’élaborer des objectifs de réduction des émissions fondés sur un plan scientifique visant à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Si elle est mise en œuvre, cette décision pourrait permettre d’éviter plus de 1,5 milliard de tonnes d’émissions de carbone, soit l’équivalent des émissions annuelles d’environ 500 centrales à charbon, au cours des 25 prochaines années. Elle a également inspiré dans toute l’Asie des actions en justice similaires menées par des jeunes.
K. Borum a déclaré : « J’ai commencé mon parcours dans l’activisme climatique avec un espoir simple mais désespéré : susciter un véritable changement. Au cours des huit dernières années, j’ai pris conscience que la crise climatique n’est pas seulement une question de hausse des températures. Dans une société où la combustion des énergies fossiles et les émissions de gaz à effet de serre restent prioritaires, les catastrophes sont perçues comme des tragédies individuelles que chacun doit endurer seul. […]
Ceux qui n’ont aucun pouvoir ne sont même pas reconnus comme ayant des droits, comme celui de vivre en sécurité malgré la détérioration de l’environnement. Au sein d’un système où les risques ne cessent de croître de manière irréversible, les plus vulnérables, et même la vie quotidienne de ceux qui m’entourent, sont exposés au danger. […] C’est pourquoi je suis tant attachée à l’idée que chacun doit avoir un droit égal à la sécurité face à cette immense menace. »
Mettre fin à un gigantesque projet minier en Alaska
Dans le sud-ouest de l’Alaska, le bassin versant de la baie de Bristol abrite un paysage extraordinaire et riche en biodiversité. Son vaste réseau de cours d’eau interconnectés est le berceau de la plus grande migration de saumons rouges sauvages de la planète. Le saumon est au cœur des pratiques traditionnelles des Yupiks et d’autres peuples autochtones qui habitent ces terres depuis des milliers d’années.
Agissant au nom de 15 nations tribales, la dirigeante yupik Alannah Acaq Hurley a mené une campagne qui a permis de bloquer le mégaprojet minier de Pebble Mine dans la région de la baie de Bristol, en Alaska. En tant que directrice générale de l’organisation des tribus unies de la Baie de Bristol, ou UTBB, Alannah et une large coalition ont obtenu, en janvier 2023, un veto historique de l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) contre ce projet d’exploitation minière de cuivre et d’or.

Cette victoire préserve la baie de Bristol et son bassin versant de la construction de ce qui aurait été la plus grande mine à ciel ouvert d’Amérique du Nord. A. A. Hurley et l’UTBB poursuivent leurs efforts pour protéger la baie de l’expansion urbaine.
« Au final, c’est un combat pour l’humanité et, honnêtement, pour notre capacité à continuer d’exister en tant qu’êtres humains sur cette planète », a-t-elle déclaré.
En recevant le prix, A. A. Hurley a déclaré : « J’accepte ce prix au nom de nos chefs tribaux, des habitants de la baie de Bristol, de mes nombreux mentors et alliés, ainsi que de mes amis et de ma merveilleuse famille. […]
Ce prix nous honore tous ; ceux qui ont tenu bon malgré l’adversité ; ceux qui n’ont jamais faibli dans leur lutte contre l’avidité et la destruction […] Il honore ceux qui, année après année, se sont mobilisés en écrivant des lettres, en témoignant lors d’audiences, en manifestant et en éduquant leurs enfants à valoriser l’humain plutôt que le profit. […]
Ce prix honore nos chefs tribaux, présents ce soir pour représenter tant d’autres à Bristol Bay. […] Ce prix rend hommage au courage, au dévouement et aux sacrifices consentis pour nos communautés. Il honore celles et ceux qui, au sein de nos communautés, vivent chaque jour selon nos valeurs ancestrales, qui perpétuent et transmettent nos traditions sacrées, dont la vie même témoigne des enseignements sacrés de nos ancêtres sur l’art d’être en harmonie avec toute vie sur Terre, dans le respect, la gratitude et l’équilibre. […] Le monde a cruellement besoin de ces enseignements face aux ravages de l’avidité et de l’individualisme. […]
Ce prix rend hommage à nos nombreux aînés et aux dirigeants qui ont rejoint nos ancêtres au cœur de ce combat. Ils ont veillé à ce que nous sachions qui nous sommes, d’où nous venons, et que nous fassions tout notre possible pour protéger et transmettre nos traditions aux générations futures. Leur héritage perdure à travers ce travail essentiel et chez les jeunes qui se préparent à prendre le relais en tant que gardiens et protecteurs de nos terres ancestrales»
Mobilisation contre la fracturation hydraulique en Colombie
Le fleuve Magdalena s’écoule sur plus de 1 600 kilomètres, des Andes à la mer des Caraïbes, et constitue l’un des cours d’eau les plus riches en biodiversité de Colombie. C’est également un axe économique majeur.
Dans une région connue sous le nom de Magdalena Medio, Ecopetrol, la plus grande entreprise colombienne, exploite une immense raffinerie de pétrole qui s’étend sur plus d’un kilomètre et demi. Juste en aval de cette raffinerie, se trouve la communauté de Puerto Wilchess.

Fille d’un artisan pêcheur, Yuvelis Morales Blanco a grandi à Puerto Wilchess. Jeune adulte, elle a contribué à mobiliser sa communauté contre deux projets de forage importants, empêchant ainsi l’introduction de la fracturation hydraulique commerciale en Colombie.
En 2022, la fracturation hydraulique étant devenue un enjeu au niveau national, Ecopetrol a suspendu ses contrats relatifs à ses projets pilotes. En août 2024, alors que les projets étaient toujours à l’arrêt, la Cour constitutionnelle colombienne, en réponse à un recours déposé par une organisation locale, a confirmé que ces projets avaient violé le droit de la communauté afro-colombienne de Puerto Wilches à un consentement libre, préalable et éclairé.
Y. M. Blanco a déclaré : « Les jeunes et les enfants nous appellent à imaginer un monde sans les énergies fossiles, à croire que c’est possible et à en faire une réalité. Notre génération a vécu uniquement dans l’ère des combustibles fossiles ; mais bon sang ! voici un appel direct lancé depuis le Magdalena Medio : nous continuons à résister à la fracturation hydraulique, en puisant nos rêves de paix dans les rivières de la vie. »
Arrêt des forages pétroliers dans le sud-est de l’Angleterre
Malgré l’urgence de réduire les émissions mondiales de carbone, le Royaume-Uni, l’un des plus grands producteurs de pétrole et de gaz d’Europe, poursuit le développement de ses infrastructures liées aux énergies fossiles. Alors que la plupart des combustibles sont extraits de la mer du Nord, la région du Weald d’une superficie de 130 000 hectares, située dans le sud-est de l’Angleterre, recèle d’importantes réserves de pétrole et de gaz.
L’écologiste et écrivaine Sarah Finch et le Weald Action Group qu’elle a cofondé, ont mené une campagne inlassable contre les forages pétroliers dans la région pendant plus d’une décennie. Ils ont persévéré pendant cinq années de batailles juridiques de plus en plus intenses contre un projet de forage pétrolier dans le comté de Surrey, jusqu’à ce que la coalition obtienne, en juin 2024, une décision de la Cour suprême qui a finalement contraint le projet à s’arrêter.

L’arrêt Finch qui en a résulté stipule que, avant d’autoriser leur extraction, les autorités doivent tenir compte des impacts que les énergies fossiles auront sur le climat mondial. Ce précédent juridique a déjà bloqué des projets d’extraction de combustibles fossiles et d’autres projets de développements industriels au Royaume-Uni, et pourrait influencer la politique de l’UE à l’avenir.
Lors de la remise du prix, S. Finch a déclaré : « Après de nombreuses années de mobilisation communautaire, de manifestations populaires et une victoire juridique historique, nous avons contribué à changer l’avenir des énergies fossiles au Royaume-Uni. […] Il a fallu cinq ans de procédures judiciaires pour y parvenir. C’est un énorme pas en avant, mais nous avons encore besoin que notre gouvernement et d’autres à travers le monde réduisent progressivement la production de combustibles fossiles et investissent dans les énergies propres qui apporteront une véritable prospérité. […]
Alors, vous tous ici présents et vous tous qui nous regardez, continuez à vous mobiliser pour cette cause là où vous vivez. Écrivez à vos élus locaux et nationaux au sujet du changement climatique. Parlez-leur des impacts que vous avez subis. Unissez vos forces à celles d’autres groupes qui travaillent dans ce domaine. Aucun secteur de la société ne sera épargné par l’urgence climatique, et nous devons nous assurer qu’elle figure en tête des priorités de chacun. »
Une société minière de Papouasie-Nouvelle-Guinée contrainte de dépolluer ses sites
Bougainville est la plus grande île de la région autonome de Bougainville, en Papouasie-Nouvelle-Guinée (PNG). D’une superficie d’environ 933 000 hectares, elle compte une population estimée à 350 000 habitants. L’île recèle d’importantes réserves de cuivre et d’or, des terres fertiles propices à la culture du cacao et de la noix de coco, ainsi que d’abondantes ressources marines.
La mine de cuivre et d’or de Panguna, située dans une région rurale et montagneuse du centre de l’île, a été développée par Rio Tinto, la deuxième plus grande compagnie minière au monde, et exploitée par l’intermédiaire d’une filiale de 1972 à 1989. Durant cette période, elle a été l’une des plus grandes mines à ciel ouvert au monde et a représenté 44 % des recettes d’exportation de la PNG.
Theonila Roka Matbob a mené avec succès une campagne qui a contraint Rio Tinto à signer, en novembre 2024, un protocole d’accord historique afin de remédier aux ravages environnementaux et sociaux causés par sa mine de Panguna, à l’arrêt depuis longtemps.

Bien qu’elle ait abandonné le site 35 ans plus tôt à la suite d’un soulèvement social contre la mine, la société a officiellement reconnu l’ampleur des dommages causés par la mine et a entamé un processus collaboratif de dépollution visant à traiter les risques urgents et à mettre en place un mécanisme de réparation à long terme.
T. R. Matbob a déclaré : « Nous menons un long combat pour la justice depuis le début de l’exploitation de la mine. C’est un combat que j’ai entrepris afin que mes enfants puissent hériter d’un monde différent de celui dans lequel j’ai grandi […] Ce prix me donne de l’espoir et me donne la force de continuer malgré tous les obstacles auxquels nous sommes confrontés. Il nous rappelle que nous ne sommes pas seuls dans cette lutte. Partout dans le monde, des personnes comme vous nous soutiennent. »
Source : goldmanprize.org
Somalie : privés de l’aide humanitaire américaine, des enfants meurent de faim – [sommaire]
Un rapport publié le 14 mai 2026, révélant que la Somalie sombre inexorablement dans la famine, a mis en évidence les conséquences désastreuses du démantèlement illégal de l’Agence américaine pour le développement international (USAID), une agence que le président Donald Trump et le milliardaire Elon Musk ont prise pour cible dans le cadre d’une offensive plus large menée contre le gouvernement fédéral.
De nouvelles données provenant de la Classification intégrée des phases de la sécurité alimentaire (Integrated Food Security Phase Classification ou IPC) ont montré que plus de six millions de personnes – soit environ un tiers de la population somalienne – sont confrontées à une famine aiguë. La sécheresse, les conflits et les réductions de l’aide humanitaire créent une crise humanitaire dévastatrice. Selon un rapport de l’IPC, environ 1,9 million d’enfants en Somalie « devraient avoir besoin d’un traitement contre la malnutrition aiguë en 2026 », et certaines régions du pays sont exposées à un risque grave de famine.
« L’aide humanitaire demeure essentielle, mais elle est loin d’être suffisante, car elle ne touche que 12 % des personnes se trouvant en phase 3 ou au-delà », explique le rapport de l’IPC, – organisme résultant d’un partenariat entre des organisations humanitaires et des agences des Nations unies. « Une intensification rapide et soutenue de l’aide multisectorielle – en particulier dans les zones sensibles telles que Burhakaba – est nécessaire de toute urgence pour éviter une nouvelle détérioration de la situation et des pertes en vies humaines. »
L’agence de presse Reuters a noté que « les coupes mondiales dans l’aide étrangère, notamment de la part des États-Unis, ont considérablement réduit le soutien à la Somalie ». Elle a ajouté que « les répercussions de la guerre américano-israélienne contre l’Iran compliquent les efforts visant à répondre aux pénuries alimentaires causées par plusieurs saisons des pluies déficitaires et l’insécurité persistante. »
Mohamed Mohamud Hassan, directeur de Save the Children (Sauver les enfants) en Somalie, a déclaré dans un communiqué publié le 14 mai 2026 que le pays était « en proie à une catastrophe humanitaire qui ne cesse de s’aggraver et que la fenêtre d’opportunité pour prévenir la famine […] va très vite se refermer ».
« Des enfants meurent de causes évitables – malnutrition, maladies, déplacements de population – alors que les fonds dont nous disposons sont bien loin de répondre aux besoins urgents, a ajouté M. Hassan. Nous appelons la communauté internationale à agir immédiatement, à intensifier l’aide vitale et à veiller à ce qu’aucun enfant ne meure parce que le monde a détourné le regard. »

Les États-Unis ont toujours été le principal contributeur à l’aide humanitaire en Somalie, mais la fermeture de l’USAID par l’administration Trump a coupé une grande partie de l’aide alimentaire et médicale américaine qui affluait vers ce pays d’Afrique de l’Est. Le démantèlement de l’USAID par l’administration Trump a également nui gravement à l’économie somalienne.
« La Somalie se trouve une fois de plus au bord de la catastrophe », a déclaré Richard Crothers, directeur national pour la Somalie au Comité international de secours (International Rescue Committee ou IRC). « Il s’agit d’une crise d’accès à l’aide, de moyens financiers et d’échec de la politique mondiale. Sans une action urgente immédiate, la Somalie risque de devenir l’un des exemples les plus frappants de ce qui se passe lorsqu’on ignore les alertes précoces et que l’on laisse les systèmes humanitaires se dégrader. »
Selon des experts, la fermeture de l’USAID en 2025 est déjà responsable de centaines de milliers de décès qui auraient pu être évités, et des chercheurs ont averti que des millions d’autres personnes pourraient mourir d’ici 2030 si l’aide n’est pas rétablie.
Outre l’alerte lancée à propos de la Somalie, l’IPC a publié cette semaine des rapports détaillant une situation alimentaire de plus en plus critique en République démocratique du Congo (RDC) et au Soudan – des pays qui ont également été durement touchés par la suppression de l’USAID.
« L’USAID était le principal donateur dans ce pays et la plupart des organisations humanitaires comptaient sur son financement pour permettre aux populations de survivre et de reconstruire leur vie », a déclaré Manenji Mangundu, directeur national d’Oxfam International en RDC. « Sans elle, les organisations humanitaires ont été contraintes de prendre des décisions terribles, notamment pour déterminer qui vivra et qui risque de mourir injustement. »
« Le monde ne peut continuer à détourner le regard : la situation est désastreuse », a ajouté M. Mangundu.
Source : Common Dreams
Célébration du centième anniversaire de Sir David Attenborough – [sommaire]
Le 8 mai 2026, l’une des personnalités les plus admirées, les plus dignes de confiance et les plus respectées de la planète a été saluée par le journal The Guardian comme le « plus grand ambassadeur de la vie sur Terre ». Un événement d’envergure a été organisé au Royal Albert Hall de Londres, avec un large éventail de prestations (voir le lien ci-dessous). D’autres hommages ont été rendus dans les journaux et à la télévision. Les abonnés de l’émission Passport de PBS ont eu le privilège de découvrir l’incroyable histoire de la réalisation de la première série documentaire de sir Attenborough, Life on Earth. Et un message d’anniversaire original a été envoyé par le roi Charles III par une série insolite de messagers.

Grâce à notre nouveau format en ligne, nous pouvons laisser l’histoire se raconter d’elle-même à travers les moments forts d’une journée à laquelle sir David ne pouvait s’attendre :
« Le plus grand ambassadeur de la vie sur Terre » : hommages rendus à David Attenborough à l’occasion de son centième anniversaire [journal The Guardian, 8 mai 2026]
https://www.theguardian.com/tv-and-radio/2026/may/08/david-attenborough-100th-birthday
Les 100 séquences les plus spectaculaires de David Attenborough [Journal The Guardian, 8 mai 2026]
Pour célébrer le centième anniversaire de sir David, Sa Majesté le roi Charles III s’est entouré d’une pléiade de personnalités issues du monde de la nature afin de lui transmettre un message manuscrit à l’occasion de la cérémonie du Royal Albert Hall. [Journal The Guardian, 8 mai 2026]
Cet épisode captivant de la chaine PBS (Public Broadcasting Service) dans lequel David Attenborough raconte les coulisses de la série documentaire à succès Life on Earth, qui allait changer sa vie à tout jamais.
Une soirée pour célébrer le centième anniversaire de sir David Attenborough [BBC.com Media Centre]
https://www.bbc.com/mediacentre/2026/sir-david-attenborough-celebration-royal-albert-hall
Sir David présente une œuvre originale de Bergen Chamber -, CC BY-SA 4.0,
https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=191611973

Source : site web du ministère des Affaires étrangères et du Commerce – www.dfat.gov.au, CC
Citation
Message de Maitreya
Brève
Courrier des lecteurs
Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.
Rayons
Selon le Maître DK, un rayon est « le nom donné à une certaine force ou à un certain type d’énergie, considéré sous l’angle de la qualité qui en émane ». Les rayons transmettent ainsi leurs qualités à toute la création, y compris la constitution humaine. L’âme, la personnalité, le corps mental, le corps émotionnel et le corps physique, sont tous colorés par l’un ou l’autre des sept rayons. De manière à faciliter l’étude et la compréhension des rayons, le Maître de Benjamin Creme, au fil des ans, a accepté de répondre à des questions portant sur la structure de rayons (et le niveau d’évolution) de certaines personnalités mais, par discrétion, jamais pour des personnes en vie. Pour approfondir cette étude, nous renvoyons le lecteur aux enseignements d’Alice Bailey (Lucis Trust), aux ouvrages de Benjamin Creme et aux précédents numéros de Partage international.
Dernière de couverture
Dans le cœur de Maitreya – [sommaire]

La joie, qui est notre droit de naissance, est sans cesse présente dans l’esprit de Maitreya. Mais si vous pouviez voir dans son cœur, vous verriez la douleur, la souffrance, la terrible agonie de millions d’êtres, leurs cris, leur aspiration, à la mort parfois, ou à une vie meilleure, à davantage d’amour, davantage d’opportunités, d’éducation, de connaissances pour nourrir leurs familles. Des millions d’hommes se trouvent dans cette situation et, jour après jour, sont remplis d’une angoisse et d’une souffrance que nous-mêmes, avec nos petits problèmes, connaissons rarement. Ce sont des souffrances perpétuelles dont la plupart des gens en Occident ne font jamais l’expérience, mais c’est l’expérience quotidienne des deux tiers de la population mondiale. C’est ce que Maitreya voit. C’est la perception consciente de Maitreya, à chaque instant. Si vous pouviez regarder dans sa vie, vous verriez toute cette souffrance dans son cœur ; il la transporte avec lui. Mais en même temps il transporte avec lui son sentiment de joie, sa joie en tant que Maître, en tant qu’être divin dont la nature est la joie, et cette souffrance et cette joie existent simultanément dans son expérience. Il sait qu’il pourrait être mis un terme à la douleur, à l’agonie de la plupart de ceux qui souffrent dans le monde avec peu de chose : simplement un peu plus de nourriture, un peu plus d’argent, un peu plus de biens matériels, ou quoi que ce soit dont ils ont besoin. « Cette joie, il aspire à vous la restituer dans sa pleine et juste mesure. C’est pour cela qu’il est parmi vous. »
[Maitreya entre en scène, décembre 2001(le Maître)]
Cahier anniversaire
Le 19 juillet 1977, Maitreya, l’Instructeur mondial, est arrivé dans la communauté asiatique de Londres − son point d’attache dans le monde moderne − et le 22 juillet il a commencé sa mission. Trente ans plus tard, nous célébrons cet événement extraordinaire à travers les pages suivantes.
Questions-réponses de Benjamin Creme
Questions-réponses
Réponses de Benjamin CremeVous avez parlé de la nécessité de formuler le message de manière à ce que les gens puissent l’insérer dans le contexte de leur expérience. Comment aborder la question de manière spécifique afin de pénétrer dans l’âme des gens plutôt que d’avoir une approche basée sur la peur comme c’est généralement le cas dans le militantisme ordinaire ? (États-Unis) – [sommaire]
Il est impossible de parler de la réapparition du Christ et des Maîtres sans pénétrer dans l’âme de ses interlocuteurs, sans invoquer l’expérience de l’âme et l’intuition de la personne à laquelle on s’adresse. Il faut procéder par tâtonnements. Ce qui marche avec certaines personnes ne réussit pas avec d’autres. Lorsque vous essayez vous-même de travailler en tant qu’âme, de voir les choses du point de vue de l’âme, il ne s’agit pas de voir les choses de façon mystique. L’âme n’est pas mystique. Il existe des âmes mystiques de sixième rayon, mais celles-ci mises à part, l’âme elle-même n’est pas mystique. C’est un grand mystère pour la plupart des gens, mais la Réapparition du Christ n’est pas une idée mystique.
Lorsque les gens pensent à une approche en tant qu’âme, ils ont tendance à croire qu’il s’agit d’une approche très élevée ayant une intonation mystique. Il n’en est rien. Vous pouvez, et vous devriez, être aussi réaliste que je le suis lorsque vous communiquez ce message. Certaines personnes viennent à mes conférences et disent : « Je pensais qu’il allait s’agir de la réapparition du Christ. En fait, il n’est question que de politique et d’économie. » Il est question des deux. La politique et l’économie sont des idées spirituelles. La crise mondiale actuelle est une crise spirituelle. C’est une crise de l’ l’Être. L’humanité ne sait pas qui elle est, ce qu’elle est, d’où elle vient, où elle va. C’est une crise spirituelle concernant le monde entier. Cette crise spirituelle est aujourd’hui focalisée dans le domaine politique et le domaine économique.
Nous, les Occidentaux, faisons preuve d’une totale indifférence. Nous savons et cependant nous acceptons que des millions d’hommes meurent de faim en Orient, en Afrique, par manque d’une nourriture qui pourrit dans les entrepôts de l’Occident. C’est une réalité spirituelle.
Le fait que nous puissions l’accepter est une erreur spirituelle. Ce n’est pas simplement un manque de bon sens, une erreur de distribution ou de gestion, comme si nous laissions ces hommes en dehors du circuit et que pour une raison ou une autre la nourriture ne leur parvenait pas. Ce n’est pas ce genre d’erreur. C’est l’effet d’un manque spirituel en nous. Nous ne sommes pas ce que nous pensons être.
Nous pensons être intelligents, avisés, capables de diriger nos vies et la vie de notre pays d’une manière bénéfique pour tous. Ce n’est pas vrai. Vous pouvez être intelligent et avisé. Vous pouvez avoir de bonnes idées. Vous pouvez avoir les meilleures intentions. Mais à moins d’être spirituel au sens réel, au sens pratique, vous ne manifestez pas ces qualités, l’habileté, l’intelligence, le souci des autres. Vous êtes auto-satisfaits. Vous pensez : « Cela va bien, nous avons plutôt bien agi ici. Qu’est-ce qui ne va pas dans notre pays ? C’est un grand pays. Nous devons faire une guerre de temps à autre simplement pour donner une leçon à quelqu’un qui se fait trop remarquer, mais à part cela, tout va bien », en oubliant totalement que vous n’êtes qu’une partie du monde.
Etre spirituel signifie réellement considérer le monde comme un tout, voir les choses de manière globale. Ceci est particulièrement nécessaire à l’époque actuelle. Tous les gouvernements devraient subir la pression des citoyens éduqués afin d’avoir une vision plus large, et de prendre conscience de la nécessité de justes relations humaines au sens politique et économique, pas seulement dans un sens agréable, amical, exclusif.
L’un n’empêche pas l’autre, naturellement. Vous avez besoin de relations agréables, amicales, personnelles. Mais en fait la Grande-Bretagne, la France, les États-Unis, le Japon, tous les pays développés devraient avoir les mêmes sentiments envers les Africains, les Indiens, les gens qui souffrent, qui vivent avec un dollar par jour – un cinquième de la population mondiale. C’est incroyable. Il y a 1, 3 milliard de gens dans le monde qui vivent avec un dollar par jour. Parmi eux, des millions meurent de faim chaque jour, à chaque heure, à chaque instant.
La crise spirituelle réside dans le fait que nous permettions qu’une telle chose puisse arriver. Nous avons tendance à penser à ces problèmes uniquement en termes économiques et politiques. Mais la réalité économique et politique est la crise spirituelle. Nous devons voir ce qui est au cœur de cette crise. Au cœur se trouvent les mauvaises relations humaines. Nous avons tendance à ne pas savoir ou à oublier que l’humanité est une. Il n’existe qu’une seule humanité, un groupe appelé humanité, le règne humain. Ce n’est pas le seul règne, ni même le plus important. Mais nous considérons seulement une partie de celui-ci, le monde développé, comme la partie la plus importante.
Du point de vue des Maîtres, le règne humain est simplement un règne parmi d’autres, d’une grande importance, mais faisant partie de l’évolution de la planète Terre. Et la planète Terre fait partie de l’évolution du système solaire, et cela continue ainsi, à un niveau de plus en plus élevé. Il n’existe pas d’interruption. Il n’existe aucun endroit où vous pourriez couper la chaîne et dire : « Arrêtons-nous ici. C’est l’Amérique, occupons-nous seulement de l’Amérique. » C’est ce que l’Amérique a tendance à faire, s’occuper de l’Amérique. C’est ce que la Grande-Bretagne a tendance à faire, s’occuper des intérêts britanniques. Est-ce dans l’intérêt des Britanniques, des Américains, des Français, des Italiens, des Japonais ou des Russes d’agir ainsi ?
Nous mettons toujours en avant ces intérêts spécifiques, et non l’intérêt mondial. Les intérêts spécifiques des Américains, des Russes ou des Britanniques n’existent pas. Il y a les intérêts mondiaux, humains, et si ceux-ci ne sont pas satisfaits, il n’y aura pas d’humains dans le monde. C’est ce que nous devons saisir et ce que vous pouvez mettre en avant.
C’est cela le langage de l’âme. C’est de cette manière que l’âme considère le monde. Lorsque les gens le comprennent, ils disent : « Vous avez raison », car leur âme leur dit que vous exprimez la vérité. Ils voient alors les choses en tant qu’âmes.
A moins de percevoir les choses en tant qu’âme, vous ne voyez pas que la crise est spirituelle, vous la voyez simplement comme une crise économique ou politique. Il s’agit effectivement d’une crise politique et économique, mais la politique et l’économie sont les domaines où la crise spirituelle est focalisée.
[Partage international, mars 2005 (B. Creme)]
« La crise mondiale actuelle est une crise spirituelle. C’est une crise de l’Etre. L’humanité ne sait pas qui elle est, ce qu’elle est, d’où elle vient, où elle va. C’est une crise spirituelle concernant le monde entier. Cette crise spirituelle est aujourd’hui focalisée dans le domaine politique et le domaine économique. »
[Share International, janvier/février 2005]
Quel est l’aspect le plus important du service : son motif, ses modalités, ou l’attitude avec laquelle nous l’accomplissons ? – [sommaire]
On ne saurait placer trop haut le service, comme voie menant à l’illumination spirituelle, car l’illumination elle-même éveille au rôle du service. Les Maîtres appellent leur travail le Grand Service, et à mesure que nous progressons vers la maîtrise, nous réalisons qu’à travers le cosmos, il n’y a réellement qu’une seule grande loi gouvernant l’ensemble de l’activité de ce que nous appelons la divinité, c’est le service. Dieu s’incarne, crée l’univers manifesté, et les parcelles de Dieu, dont nous sommes le reflet, s’incarnent dans le but précis de servir. Il n’y a pas d’autre motif. C’est pour servir le Plan, qui lui-même est un service.
Nous sommes tous, presque exclusivement, enfermés dans le sentiment de notre propre réalité indépendante : notre soi séparé. C’est de fait, une hérésie. C’est un mythe. Cela ne repose que sur la conscience cérébrale de ce que nous sommes, et sur la conception de nos vies perçues par notre personnalité. La méditation et le service n’ont pour rôle que de nous faire passer de cette vision à celle de la seule réalité, où il n’y a aucune séparation, parce que, fondamentalement, la séparation n’existe pas.
Il n’y a qu’une seule grande Sur-âme, dont nous sommes les parties individualisées. Notre sentiment de séparation est tout à fait erroné et provient de ce que nous nous identifions à l’aspect le plus inférieur de nous-mêmes, le corps physique. Prendre conscience de cela constitue le premier pas véritable vers la réalité. Nous découvrons alors que la nature même de cette réalité est le service. Le Logos de notre planète sert le Plan du Logos solaire en se créant un corps d’expression, que nous appelons la planète Terre.
Tout ce que l’on voit sur cette planète – les gens, les arbres, etc. – provient en fait de formes-pensées générées dans l’esprit du Logos créateur. Il fait cela comme un acte de service dans le cadre du Plan plus vaste du Logos solaire qui, à son tour, fait de même à une échelle plus large, pour le Logos plus grand qui se trouve au centre de la galaxie. Le Logos solaire ne connaît probablement qu’une partie de ce Plan, mais ce qu’il fait, il le fait pour servir la partie du Plan qu’il connaît. Ainsi, tout n’est réellement que service.
En tant qu’âmes, nous sommes ici pour servir. Le mécanisme de notre incarnation est l’attraction magnétique du karma, à travers la loi de cause et d’effet, mais son motif fondamental est de servir le Plan.
Ce qui importe par-dessus tout dans le service, c’est le motif qui le sous-tend. Ce n’est pas ce que l’on fait. Peu importe le service rendu. Tout peut être service. Chacune de vos actions peut être un service. La façon dont on le rend a aussi son importance. Le service devrait être impersonnel. Le service basé sur un motif personnel n’est pas un service. Ce n’est que le service à son soi séparé. Le service impersonnel – il ne peut être autrement – le service altruiste, voilà le but. Cela entraîne la loi du service, qui a pour résultat de nous détourner de nous-mêmes, alors que le service égoïste ne fait que renforcer le sentiment de séparation. Le motif est donc absolument crucial.
[La Mission de Maitreya Tome I (B. Creme)]
La mise en œuvre des enseignements du Seigneur Maitreya apporte-t-elle également une solution aux problèmes de pollution de notre environnement ? – [sommaire]
Oui, très certainement. Vous verrez qu’à la base de l’enseignement de Maitreya se trouve l’établissement des relations justes : entre les êtres humains, entre l’homme et la femme, entre l’être humain et Dieu et entre l’être humain et son environnement, la planète. Nous serons amenés à comprendre que l’être humain, la nature et Dieu sont Un, et qu’une meilleure préservation de la planète et de tous les règnes qui s’y trouvent est essentielle au bien-être de l’ensemble.
En termes pratiques, nous pouvons, dans les pays développés, nous attendre à un style de vie plus simple, sans cette surproduction choquante, due à la compétition et au gaspillage des ressources que nous connaissons actuellement.
Cette tendance innée qui fait tellement partie de notre politique industrielle moderne doit être remplacée, pour assurer la conservation des matières premières et de l’environnement.
La pollution par le bruit qui, de toutes, est la plus nuisible pour la santé, à cause de ses effets sur le corps éthérique et le système nerveux, ce qui est rarement souligné, est relativement facile à résoudre.
[La Mission de Maitreya Tome I (B.Creme)]
Pourquoi le terrorisme existe-t-il ? – [sommaire]
L’Amérique du Nord et l’Europe, les pays développés en général, ne se posent pas les bonnes questions. Ils ne se demandent pas pourquoi le terrorisme existe. Le terrorisme est un symptôme. C’est le signe de l’injustice dans le monde – où un tiers de la population s’accapare et possède tout et le reste n’a presque rien. C’est comme si vous décidiez que toute la nourriture que vous mangez ne servirait qu’à nourrir le côté droit de votre corps pendant que l’autre moitié meurt de faim. Vous ressembleriez bientôt à un monstre, gonflé d’un côté et mourant de l’autre.
C’est ce que nous infligeons au monde. Nous créons un monstre et le résultat en est le terrorisme. Il existe davantage de facteurs qui entrent en jeu dans le terrorisme que je n’en mentionne ici, mais la cause principale est l’injustice, l’écart dans les niveaux de vie, dans nos façons de penser, de vivre et de voir le monde, entre le monde développé et le monde en développement.
De toute évidence, je ne soutiens pas le terrorisme. Je l’abhorre. Mais c’est un symptôme de désordre dans le corps politique du monde. Nous avons un monde à reconstruire. La chose la plus importante que nous ayons à apprendre est de vivre en paix – et pour y parvenir, nous devons instaurer la justice mondiale. Tant qu’il n’y aura pas de justice pour tous, il n’y aura pas de paix. Pour obtenir la justice, nous devons partager les ressources mondiales.
Si vous n’aimez pas ce que je dis, vous n’aimerez pas le message de Maitreya, mais lui, il vous fera réfléchir. Ce n’est pas très important que je vous fasse réfléchir, mais lorsque Maitreya parlera, il est important que vous réfléchissiez à ce qu’il dira. Chacun aura l’occasion d’« adhérer à ses idées » comme l’affirme Maitreya.
[PI juin 2019 (B. Creme)]
Le problème ne réside-t-il pas dans notre façon de penser ? – [sommaire]
Je n’ai évoqué que les préoccupations politiques, économiques et sociales de Maitreya ; ce sont ses préoccupations principales et initiales. Ce sont les plus importantes car nous traversons une crise spirituelle qui se concentre dans les domaines politique et économique et nos problèmes ne peuvent être résolus que dans ces domaines.
Pourquoi est-ce important ? Parce que nous ne savons pas qui nous sommes. Nous ne savons pas pourquoi nous sommes ici, d’où nous venons, si nous avons vécu avant, où nous allons quand nous mourons. Nous ne savons rien de nous-mêmes. Si vous ne savez pas qui vous êtes, comment pouvez-vous savoir comment vivre ensemble ? Comment pouvez-vous savoir comment instaurer la paix ?
Parce que nous ne savons pas qui nous sommes, nous créons des institutions qui permettent à certains de vivre très bien, d’autres moins bien et d’autres difficilement. Et nous considérons cela comme normal. Notre attitude est : « C’est comme ça, ce sont les forces du marché. C’est la vie. » Et la maladie dans laquelle nous sommes tombés, c’est le matérialisme.
Maitreya est ici pour nous élever vers un état plus spirituel afin que nous puissions appréhender les réalités. Et pour cela, nous devons constater que le chemin du matérialisme est une impasse. Il ne mène qu’à la mort. Les forces du marché ont tellement accaparé les organes de l’humanité – son cœur, etc. – qu’elle est prisonnière du matérialisme, presque sans pouvoir n’y rien changer. L’humanité est si hystérique dans son désir de s’enrichir toujours davantage, que presque rien ne peut l’arrêter. La seule chose qui puisse l’arrêter est un krach boursier qui nous mettra face aux réalités de la vie.
Ensuite, nous écouterons Maitreya. Quand vous n’aurez plus nulle part où aller, vous vous tournerez vers la source [de la sagesse], vers les Maîtres qui détiennent les réponses à nos problèmes.
[PI juin 2019 (B. Creme)]
