Q : Je rentre de mon premier voyage en Inde via Rishikesh, où j’ai séjourné dans un ashram. J’y ai été témoin de grands moments de joie, d’harmonie et de dévotion. Tout en ayant le plus grand respect pour les moines et les swamis de l’ashram, je me demande si cette « dévotion » rituelle ne confine pas dans une certaine mesure à de « l’attachement ». Je me demande également si de telles pratiques dévotionnelles (répétition intensive du nom de Dieu sous toutes ses formes et activités connexes) contribuent vraiment à « l’expansion de conscience » des adeptes. Avant ce voyage, j’avais cru comprendre que « service et méditation » étaient les moyens essentiels par lesquels on pouvait élever son niveau de conscience. Les activités dévotionnelles contribuent-elles également à l’expansion de conscience, et, si tel est le cas, où ces pratiques se situent-elles par rapport à la méditation de transmission et au service ?

Partage international no 295mars 2013

Dans une certaine mesure. Du point de vue ésotérique, les sentiers menant à la conscience divine sont au nombre de deux : le sentier de la dévotion, et le sentier du « Gnani », du Connaissant. La plupart des aspirants commencent par la dévotion, qui, à terme, mène au sentier du Connaissant. Les activités dévotionnelles s’adressent donc aux aspirants « plus jeunes ».

Réponses données par Benjamin Creme