Q : Une étude faite par des chercheurs de la Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health, à Baltimore (Etats-Unis), et publiée dans le journal médical The Lancet a montré une augmentation croissante du nombre de décès parmi les civils irakiens depuis l’invasion américano/britannique de mars 2003. La plupart des morts sont des femmes et des enfants, et la majorité d’entre eux a péri de mort violente – la plupart au cours des frappes aériennes de la coalition. L’étude estime à 100 000 le nombre de décès dus à la guerre dans la population civile. Jack Straw, ministre britannique des Affaires étrangères, a, pour sa part, estimé ce nombre à 10 000 et le Irak Body Count basé en Grande-Bretagne situe ce nombre entre 14 000 et 16 000. Dans le numéro de septembre 2004 de Partage international, vous avez donné le chiffre de 25 000 au 29 juin 2004 ? [1] Le chiffre actuel de 100 000 donné par les chercheurs américains est-il exact ? [2] Leurs méthodes de recherche sont-elles fiables ?

Partage international no 196décembre 2004

[1] Approximativement. D’après mes informations on atteint maintenant le chiffre de 88 000 civils tués en Irak. [2] Oui, la méthode de recherche est la plus exacte disponible mais elle a couvert seulement 350 petites agglomérations réparties dans presque tout l’Irak. Si davantage d’agglomérations pouvaient être couvertes sans danger par cette étude cela ajouterait à son exactitude.

Réponses données par Benjamin Creme