Partage international no 188 – avril 2004
Cette réaction illustre parfaitement la manière dont une réponse sensitive aux idées, aux pensées, et à la signification intérieure des paroles de Maitreya ouvre le cœur. Notre correspondant répond de manière juste à ce que Maitreya appelle « l'honnêteté du mental et la sincérité de l'esprit » inhérentes en chacun de nous, mais malheureusement rarement aussi bien montrées. C'est l'expression de l'unité sous-jacente de l'humanité. Maitreya, cependant, recommande également le détachement, ce que les bouddhistes je crois appellent l'équanimité, et dont l'absence fait que notre correspondant vit une période si difficile. Il peut apprendre à ressentir vivement toute la douleur et toute la souffrance du monde, mais lorsque la décision est prise de faire quelque chose pour y remédier, de s'impliquer dans la guérison, le premier pas peut être fait vers le détachement. Lorsque les médecins et les infirmières apprennent à faire face aux expériences les plus éprouvantes sans s'impliquer émotionnellement, leur détachement leur permet de mener à bien la tâche nécessaire. C'est pourquoi Maitreya place si haut le détachement parmi les qualités à acquérir. Lui-même est omniprésent, il fait à chaque instant l'expérience de la douleur et de la souffrance, de l'agonie terrible, incessante, de millions d'êtres de par le monde, mais il reste cependant détaché et plein de joie ; sinon il ne pourrait les aider ni accomplir sa mission.
L'engagement dans le service est la voie idéale pour parvenir au détachement. Notre correspondant pourrait envisager de se joindre à un groupe de transmission comme premier pas dans cette direction.
Si je puis m'exprimer ainsi, je trouve que cette lettre est une réponse très belle et parfaitement juste aux pensées et aux idées de Maitreya, le Seigneur de l'Amour.
