Partage international no 163 – mars 2002
S’il y a un krach boursier mondial, cela ne signifie pas qu’il y aura un grain de riz ou de blé, ou une pomme en moins dans le monde. Les mêmes choses seront fabriquées, la même quantité de pain sera produite. Cela n’a rien à voir avec l’effondrement des marchés boursiers. De toutes les transactions boursières dans le monde, 97,5 % sont en fait des transactions monétaires, elles n’ont rien à voir avec l’économie réelle du monde. Les Bourses sont simplement des casinos, qui permettent aux gens de jouer, tout comme on peut jouer à la roulette à Biarritz ou Monte-Carlo. Le monde est régi et contrôlé par environ deux cents personnes, dans chaque pays du monde, qui ne font rien d’autre que d’investir à la Bourse des milliards de livres ou de dollars. Elles restent assises toute la journée en répétant : « Achetez, vendez, achetez. » La même somme d’argent peut être investie sur une monnaie donnée pendant une heure, ou une demi-journée, et le lendemain sur une autre monnaie. Elle se déplace sur la monnaie qui est en hausse, quelle qu’elle soit, et elle est retirée de la monnaie qui est en baisse et réinvestie ailleurs. Si l’on sait comment jouer à ce jeu, c’est le meilleur moyen de gagner beaucoup d’argent.
Si nous, en Occident, décidons de partager nos ressources avec le reste du monde, cela ne dépend nullement de l’état des marchés boursiers. Ils ne présentent aucun intérêt réel.
