Partage international no 100 – décembre 1996
Le but de la Hiérarchie sera d’inspirer l’humanité. Les Maîtres ne mettront en place aucune forme particulière d’organisation, de gouvernement ou de système économique ; c’est à nous qu’il revient de le faire. Ils se contenteront de nous conseiller et de nous guider. Parmi leurs disciples, certains ont appris le meilleur moyen de parvenir aux meilleurs résultats et, par le processus démocratique normal, ils seront élus pour occuper des postes d’autorité et de pouvoir. Ainsi les changements seront effectués par l’humanité, mais le concept originel viendra de la Hiérarchie, par l’intermédiaire de ces disciples. De cette manière, le libre arbitre des hommes ne sera pas enfreint. Vous verrez que le but sera, non pas la centralisation, mais un maximum de décentralisation et la plus grande participation possible de chacun. C’est la participation qui crée la véritable démocratie. Dans le monde d’aujourd’hui, il n’existe pas de vraie démocratie ; nous avons élu des gouvernements, mais il n’existe pas de véritable participation des individus, si ce n’est pour déposer un bulletin de vote dans une urne. Le but poursuivi en Europe est la centralisation et la création d’un Etat fédéral. Ceci n’est pas conseillé par la Hiérarchie. Le Marché commun reçoit l’approbation de la Hiérarchie, mais pas la création d’un Etat fédéral européen. Maitreya a prédit que, de même que l’Union soviétique s’effondrerait et serait remplacée par une fédération d’Etats souverains (ce qui s’est produit), les Etats-Unis s’orienteraient dans la même direction et que davantage de pouvoir serait donné aux différents Etats, et moins au gouvernement central. En fait, dans notre monde, « small is beautiful » (ce qui est petit est beau), véritablement, et nous devons simplifier notre manière de vivre. La décentralisation, par sa nature même, nous conduira à une forme d’organisation plus humaine, correspondant davantage aux besoins des individus, car seuls les individus savent ce dont ils ont besoin. La plupart des gouvernements accordent très peu d’attention aux besoins réels des gens, mais s’attachent à l’idée qu’ils se font des besoins de la nation, particulièrement en termes de pouvoir et de prestige. Les besoins des individus sont rarement satisfaits, même dans les pays les plus démocratiques, car il n’existe pas de participation. La tendance sera donc à la décentralisation et à la participation.
