Partage international no 76 – décembre 1994
Les Maîtres sont pour la vie ; néanmoins, sur cette question, ils considèrent chaque cas individuellement, et ils estiment souvent, dans les cas de naissance accidentelle d'un enfant non désiré et non aimé, que l'avortement est un moindre mal, pourvu qu'il soit pratiqué à temps : c'est-à-dire, avant la quatrième ou cinquième semaine. Car c'est à ce moment que l'âme « s'empare » de son véhicule et fixe le fil de conscience. L'avortement n'est donc pas conseillé après cette période – sauf, bien entendu, dans le cas où une situation clinique met en danger non seulement la vie du fœtus, mais celle de la mère. Mais la vraie solution, c'est de mettre fin à la pauvreté du tiers monde. Et, dans l'immédiat, d'organiser la distribution de contraceptifs bon marché et accessibles à tous, avec des indications détaillées sur la façon de les utiliser ; ce qui est souvent omis dans les expériences en cours, comme en Inde, par exemple. Il faut donc mettre en place un vaste programme éducatif.
