Q : Ma question intéressera sans doute beaucoup de chrétiens qui croient en la présence de Maitreya dans le monde et cherchent à suivre ses enseignements. Il dit, en effet dans la Mission de Maitreya, tome II : « Je ne suis pas venu pour avoir des dévots […] Chacun devrait continuer à se développer dans le cadre de sa propre tradition religieuse. Le vrai disciple respecte les traditions… » Membre d’une Eglise chrétienne que je pensais plus ouverte que toute autre au retour de l’Instructeur mondial, j’ai été surpris du manque d’intérêt, voire de la tiédeur de l’accueil fait à ce sujet. Les « orthodoxes » rejettent une telle idée, au point que si je continue de la soutenir, ma préparation à la prêtrise s’en trouverait compromise, et même, ma simple appartenance à cette Eglise deviendrait intenable. J’ai très probablement des frères et des sœurs qui, engagés dans des Eglises bien plus orthodoxes que la mienne, se heurtent de façon plus marquée à cet état d’esprit borné. Il semble que tout ce que l’idée du retour du Christ puisse évoquer comme réponse, soit le ridicule, la peur ou la colère.
L’expérience montre donc toute la difficulté, voire l’impossibilité, qu’il y a à « continuer à se développer dans le cadre de sa propre tradition religieuse », du fait de l’incapacité des intégristes totalitaires à accepter Maitreya, l’Instructeur mondial. [1] Que faire, dans une telle situation ? [2] Connaissez-vous une seule Eglise chrétienne, quelle qu’elle soit, suffisamment ouverte à l’idée de sa présence dans le monde pour accepter les changements de pensée et de comportement que cela implique ? [3] Pouvez-vous m’en donner le nom ; ou bien, s’il n’y en a pas, celui de groupes et d’associations qui acceptent ouvertement sa présence dans le monde, ou qui seraient prêts à le faire ? J’aimerais prendre contact avec eux ! Sinon, les lecteurs chrétiens de Partage international pourraient envisager de former une association…
Partage international no 69 – mai 1994
[1] Attendre. [2] Non. [3] Non. La citation de Maitreya ne se réfère pas tant à cette période de préparation qu’aux pratiques des personnes religieuses en général, après le jour de Déclaration. Ce qu’il veut dire, c’est que personne ne devra essayer de se l’« approprier ».
Réponses données par Benjamin Creme