Q : Pourquoi, alors que Maitreya apparaît devant six cents personnes et plus, lors d’un rassemblement religieux – comme à Edimbourg ou York –, la presse n’en parle pas ?

Partage international no 67mars 1994

Les personnes auxquelles il apparaît sont toujours des fondamentalistes, d’une confession ou d’une autre. Bien qu’ayant des dénominations fort différentes, ces groupes ont en commun d’avoir des croyances extrêmement dogmatiques. Maitreya leur apparaît dans le but de les « adoucir », car c’est de la part de tels groupes, à travers le monde, qu’il attend la plus forte réaction d’opposition et de rejet. S’il apparaît en temps qu’Instructeur mondial et qu’ils attendent, selon leur religion spécifique, un Instructeur portant le nom de Christ, de Maitreya Bouddha, de Krishna, d’Imam Mahdi ou de Messie, la rigidité de leur croyance les poussera à le rejeter.

La « création » préalable de points d’eau aux vertus curatives, est de prime importance. En effet, lorsque Maitreya a énergétisé de l’eau, il trouve, en temps opportun – cela peut durer plusieurs semaines –, un groupe de fondamentalistes dans une ville située à proximité du point d’eau, et il leur apparaît. Maitreya leur parle dans leur propre langue, et de nombreuses guérisons se produisent à cette occasion. Il ne déclare pas : « Je suis Maitreya », ou : « Je suis le Christ », ou encore : « Je suis l’Imam Mahdi ». Il apparaît, venu de nulle part, sous une forme que les personnes présentes peuvent reconnaître, comme il le fit, le 11 juin 1988 à Nairobi, au Kenya – nous possédons des photographies de cette apparition.

Maitreya laisse aux groupes la responsabilité de le reconnaître – ou non – dans la forme-pensée selon laquelle il leur est apparu. Certains diront : « Prenez garde, ce pourrait être l’antéchrist. Avant que n’apparaisse le Christ, l’antéchrist doit venir. » Alors, ils n’en parlent pas, et s’ils n’en parlent pas, les médias n’en font pas davantage. Il est arrivé que des représentants de la presse religieuse aient assisté à l’événement, mais ils n’ont rien écrit à ce sujet. Pour quelle raison ? Je pense qu’ils « ne savent que faire » de cette information : c’est un sujet trop « brûlant ». Soit qu’ils croient que c’est le Christ, ou bien l’antéchrist, soit qu’ils restent perplexes car Maitreya n’a pas dit qui il était. Environ 80 % des témoins croient avoir fait l’expérience du Christ, ou du Mahdi, ou du Messie. Ils en sont amplement satisfaits et attendent simplement que quelque chose de plus se produise, en relation avec cet événement. Cela doit susciter chez eux des prises de conscience de quelque chose, même s’ils n’en parlent pas, sauf entre eux. Lorsque finalement ils verront Maitreya à la télévision, ils s’exclameront : « C’est celui qui nous est apparu. Il est peut-être très bien, après tout ; ce n’est peut-être pas l’antéchrist. »

L’apparition de Maitreya à Nairobi a été relatée et photographiée parce que le rédacteur de l’édition en swahili du Kenya Times était présent et a rédigé un article. Différents médias se sont emparés de l’histoire, et le monde s’est interrogé pendant deux jours. Généralement parlant, les médias sont à l’image du commun des mortels : ils font preuve d’un profond scepticisme ; professionnellement, ils sont non seulement sceptiques mais également cyniques à l’extrême.

Réponses données par Benjamin Creme