Partage international no 56 – avril 1993
Oui, tout à fait. Tous les Maîtres répondent à la prière. C’est de cette façon que toute prière trouve une réponse. Non par des êtres assis quelque part dans le ciel. Cela n’existe pas. Le ciel est un état d’Être et le royaume des cieux est le royaume des âmes. Les Maîtres sont pleinement éveillés, ils ne dorment jamais et ils entendent toutes les prières. Leur réponse dépend de la force de l’invocation et de la quantité de matière émotionnelle ou mentale qui l’accompagne. Plus la substance est d’ordre mental et élevé, plus grand sera l’impact sur le mental des Maîtres, car ils agissent sur le plan mental et non pas au niveau émotionnel. Sur le plan astral, il existe de nombreux êtres qui répondent aux prières de type astral. Mais les Maîtres ne répondent qu’à partir des plans mental et supra-mental, et des plans spirituels ou plans de l’âme. Ainsi, plus notre invocation à travers la prière sera élevée, mieux ce sera. Mais plus important que cela encore est le karma. La loi du karma contrôle l’action des Maîtres eux-mêmes, et leur réponse à la prière. Les Maîtres ont donné au monde certaines invocations, comme prières. Maitreya lui-même a donné une prière mondiale pour le nouvel âge, afin d’éveiller en nous le sens de notre divinité, en tant que « créateur de l’univers » pour nous unir et nous identifier à Dieu. Voici cette prière : « Je suis le créateur de l’univers. Je suis le père et la mère de l’univers. Tout est venu de moi. Tout retournera à moi. Le mental, l’esprit et le corps sont mes temples, afin que le Soi réalise en eux mon Être suprême et mon devenir. » Dans le nouvel âge, l’humanité reconnaîtra progressivement son identité avec le Soi ou Dieu. Elle prendra peu à peu conscience que Dieu se trouve, non seulement « là-haut », mais qu’il est aussi immanent dans chaque aspect de la création ; qu’il n’y a aucune séparation entre Dieu, la nature et l’humanité, que tout est corrélé. Bien sûr, beaucoup de prières trouvent une réponse, mais celle-ci n’est souvent pas reconnue comme telle. Cela peut aussi bien être une stimulation, qu’une opportunité qui n’avait pas été envisagée, plutôt que la réponse attendue au besoin ressenti.
