Q : Au sujet du service, le Maître déclare que s'il existe un désir de résultat, la motivation est alors erronée. Pour certaines circonstances, je peux le comprendre. Si vous essayez de guérir un malade, il est possible qu'en fait, ce ne soit pas dans son intérêt de bien se porter à ce moment-là. Si vous donnez à quelqu'un une information qu'il n'est pas en mesure d'accepter, cela n'a pas d'incidence ; cette personne devra progresser à son propre rythme. Mais assurément, si je donne du pain à un enfant affamé, c'est parce que je désire qu'il en résulte la cessation de la famine et de la souffrance. Il y a là quelque chose que je dois avoir mal compris. Pouvez-vous m'éclairer ?

Partage international no 50octobre 1992

Il est question d'agir avec détachement, et non pas de ne pas agir du tout. Il s'agit de nourrir l'enfant affamé parce que c'est la chose qui s'impose, et non pas pour ce qui pourrait en résulter pour vous-même en retour. Il ne s'agit pas tant de désirer ou de ne pas désirer un résultat, que d'être détaché de ce résultat. Il faut faire ce qui doit être fait, parce que cela doit être fait, que vous y réussissiez ou non.

Réponses données par Benjamin Creme