Partage international no 44 – avril 1992
Rudolf Steiner était un initié du deuxième degré. Il fut d’abord membre de la Société théosophique, puis s’en sépara et créa l’Anthroposophie. Personnellement, je me trouve en désaccord avec une grande partie de son enseignement, particulièrement en ce qui concerne la réapparition du Christ. Mais j’admire sa méthode d’éducation. Je pense qu’elle est profonde, et pour le temps présent, probablement la mieux « adaptée » aux besoins de l’enfant.
Pour l’avenir, la voie consiste à comprendre que nous sommes chacun une âme en incarnation. Nous ne sommes pas cette personnalité, qui n’est que le véhicule, sur le plan physique, d’une grande entité spirituelle – notre propre âme, un reflet du Divin, de l’Absolu – qui est parfaite.
L’âme en incarnation poursuit son perfectionnement jusqu’à pouvoir imprégner son véhicule de ses propres qualités et de sa propre nature.
Lorsqu’on considérera l’enfant en tant qu’âme, on pourra adapter l’éducation à chaque individu, de manière précise. Pour le moment, d’une manière théorique et idéaliste, c’est ce qu’essaient de faire les écoles Steiner. Cela ne veut pas dire qu’elles y parviennent, mais ce sont les seules écoles qui s’y essaient. Parmi toutes les expériences éducatives qui se développent aujourd’hui dans le monde – et elles sont nombreuses – c’est probablement la méthode qui se rapproche le plus de l’idéal. Je n’ai aucun doute sur le fait que les écoles Steiner répondront à l’avènement des Maîtres et à l’impulsion que ceux-ci donneront à l’éducation à tous les niveaux, et qu’elles affineront et élargiront leurs méthodes.
