Q : Nous sommes inondés d’enseignements « nouvel âge » donnés sous la forme de livres, de cassettes, d’ateliers, etc., qui nous donnent une pléthore de conseils sur tout ce dont nous devons nous prémunir : les radiations émises par les prises de courant sont dangereuses ; il faut se méfier des lignes de force telluriques ; si l’on n’a pas de cristaux, il nous manque quelque chose ; il ne faut pas boire l’eau du robinet ; il faut faire remplacer ses plombages s’ils contiennent du mercure – et ainsi de suite. Tandis que certains de ces conseils sont sans doute fondés, il semble qu’on découvre sans cesse de nouveaux « dangers » et qu’il faille constamment s’en protéger par différentes techniques, par des rituels, des cristaux, des régimes spéciaux, etc. Tout cela prend énormément de temps, et coûte très cher. On peut se laisser submerger par cette avalanche de conseils, et se fermer ainsi aux besoins des autres et à la nécessité de servir l’humanité, en particulier le tiers monde. Comment trouver un équilibre entre la réponse à nos besoins apparents et le service de l’humanité, et apprendre à discerner le vrai du faux dans tout ceci ?

Partage international no 33mai 1991

Je suis tout à fait d'accord qu'on porte trop d'attention aux aspects négatifs de la technologie et de la vie contemporaine. Il est certain qu'il y a des dangers, mais je crois qu'on les amplifie pour la plupart. Face à ce problème, je crois qu'il faut faire preuve de bon sens et s'efforcer de répondre aux vrais besoins, sans trop se préoccuper des dangers physiques, réels ou imaginaires.

Réponses données par Benjamin Creme