Partage international no 19 – mars 1990
Le suicide et l’euthanasie sont deux actes différents, et il faut savoir qu’ils n’ont pas les mêmes conséquences karmiques. Dans des cas d’extrême souffrance, lors de ce qui apparaît d’évidence comme une maladie en phase terminale (encore que personne ne puisse affirmer en toute certitude qu’une maladie soit arrivée en phase terminale), l’euthanasie peut être considérée comme un geste de miséricorde, et les médecins, aujourd’hui, rendent fréquemment – et discrètement – ce « service » à leurs patients. Néanmoins, d’un point de vue ésotérique, ce geste consiste tout de même à interrompre la vie, et les risques d’un usage abusif d’un tel acte sont tels qu’il n’est pas à recommander.
D’un point de vue ésotérique, la principale objection tant au suicide qu’à l’euthanasie, est que ces actes se substituent au dessein de l’âme. C’est l’âme qui, pour se mettre au service du Plan divin, s’incarne, et c’est l’âme qui décide de mettre fin à l’incarnation. La douleur et la souffrance, ainsi que la plupart des maladies, résultent de la friction produite sur les plans physiques (astral et mental compris) par l’inaptitude de l’âme à exprimer sa nature et son but de manière efficace, sans engendrer de résistance, par l’intermédiaire de la personnalité qui est son reflet. La douleur, la souffrance et la maladie ont donc une raison d’être, et représentent « le revers de la médaille » de la perfection de l’âme. Le suicide n’est vraiment d’aucune utilité, puisque la personne en question reviendra au même point, c’est-à-dire à la même nécessité de remplir le dessein de l’âme dans une incarnation ultérieure. Le suicide n’est pas ce terrible péché contre la vie, comme l’ont prétendu les générations précédentes, mais il représente une ingérence majeure dans les plans de l’âme, et comporte donc des conséquences karmiques en raison du retard apporté à l’évolution de l’âme.
