Q : Un article sur Saï Baba, paru dans le Sunday Correspondent du 10 décembre 1989, semblait attirer l'attention sur les « tours de passe-passe », tels que la matérialisation de vibuthi, de bagues, ou de babioles offertes au public. Le portrait journalistique qui s'en dégageait semblait être celui d'un « cirque Saï Baba ». Quel est le but réel de ces cadeaux ? N'y a-t-il pas le risque que la croyance des individus ne devienne dépendante de ces « tours » invraisemblables ? Pourquoi cette « preuve » est-elle nécessaire ?

Partage international no 19mars 1990

Je crois qu'il convient tout d'abord de comprendre que Saï Baba n'accomplit pas ces « tours », tels que les matérialisations, dans le but de fournir une « preuve » de quoi que ce soit. Il ne cherche pas à prouver mais à susciter l'intérêt. Il a déclaré qu'il créait ces babioles et les distribuait aux gens (ceux-ci les réclament et les vénèrent) afin que ces personnes désirent ce qu'il souhaite leur donner, à savoir un sens de Dieu, de leur propre divinité, et non de la sienne. Il ne cherche pas à en appeler à la croyance des individus, mais à leur faire prendre conscience de leur divinité. Aussi n'existe-t-il aucun risque de dépendance vis-à-vis de ces matérialisations. Que ceci puisse souffrir exception n'est pas le fait de Saï Baba, mais des personnes concernées.

Réponses données par Benjamin Creme