Partage international no 20 – avril 1990
Sans vouloir vous contredire, je ne pense pas que le capitalisme, ni le communisme, soient responsables de famines et de guerres. C'est le système totalitaire, économique et politique, qui est responsable. Ce n'est pas le communisme, mais le totalitarisme, qui s'est effondré à l'Est. Le mal véritable réside dans l'imposition, à la majorité, d'un idéal communiste interprété de manière rigide par un groupe relativement restreint, et non dans l'idéal lui-même. Le capitalisme a réussi à conserver pouvoir et influence parce qu'il n'était pas rigide. Comme l'a souligné si justement le professeur Galbraith, en devenant moins capitaliste au sens pur, il a su s'adapter aux nouveaux besoins du monde. Selon Maitreya, le capitalisme et le communisme, représentés symboliquement par l'unification des deux Allemagnes, se fondront en un socialisme démocratique qui deviendra la norme à l'échelle mondiale.
