Q : Pourriez-vous commenter les récentes déclarations des médias à propos de la datation au carbone 14 du suaire de Turin, suggérant qu’il s’agit d’un faux ?

Partage international no 2octobre 1988

Un rapport, censé provenir du groupe d’Oxford (l’un des trois groupes enquêtant sur l’origine du suaire), fut publié récemment dans la presse britannique. Ce rapport prétendait qu’une « fuite », en provenance d’Oxford, révélait l’existence de preuves permettant d’affirmer que le suaire était un faux, datant du 13e siècle. L’Association Britannique pour le Suaire de Turin a publié le communiqué suivant :
« Une grande confusion s’est développée dans l’esprit du public à la suite d’articles publiés récemment, déclarant que le Suaire est d’origine médiévale. Les premiers articles défendant cette thèse furent publiés aux États-Unis au début du mois de juin. Ils affirmaient que le laboratoire d’Oxford avait examiné le Suaire au carbone 14 et l’avait estimé dater du Moyen-âge. En Grande-Bretagne, l’échotier Kenneth Rose écrivait dans le Sunday Telegraph du 3 juillet : « ‘On me rapporte des bruits affirmant que l’étoffe de lin est d’origine médiévale », sans préciser toutefois à partir de quel laboratoire cette nouvelle était supposé avoir filtré. En fait, le Professeur Hall et le Dr Robert Hedges, dans une lettre adressée au journal The Times, publiée le 9 juillet, confirmèrent que le laboratoire d’Oxford n’avait même pas commencé le prétraitement des échantillons du Suaire au moment où ces articles furent écrits. Ce laboratoire ne commença la série principale d’examens dans l’accélérateur à particules qu’à partir du 25 juillet, ainsi qu’il fut rapporté de bonne source dans le journal télévisé de la chaîne ITN, le 26 juillet. Bien que le laboratoire de l’Arizona ait déjà produit ses résultats au mois de mai et les ait alors déposés au British Museum, son directeur, le Professeur Paul Damon, lorsqu’on lui signala ces articles mentionnant une origine médiévale, les déclara être du journalisme « de bas étage » et insista pour qu’on ne leur accorde « aucune crédibilité ».
Les trois équipes enquêteuses – dans les laboratoires de datation au carbone radioactif de l’Université d’Arizona, de l’Université d’Oxford et de l’Institut Fédéral de technologie de Zürich – s’étaient préalablement mis d’accord pour ne divulguer leurs résultats (obtenus grâce à la datation au carbone de fragments du suaire) que de façon conjointe. Ils ont, semble-t-il, strictement respecté ce protocole. La conséquence en est que personne ne connaît encore leurs conclusions. Mon Maître m’informe que les techniques actuelles de datation au carbone laissent une marge d’erreur de 800 ans à 2 000 ans, et ne sont donc utiles que pour la datation approximative d’objets très anciens. Quelles que soient les dates proposées pour la datation du suaire par ces laboratoires, elles ne pourront pas être considérées comme vraiment fiables. Il se peut d’ailleurs qu’ils trouvent trois dates différentes.
Quant à l’hypothèse d’un suaire datant du 13e siècle, elle est manifestement impossible. Toutes les analyses informatiques de la silhouette présente sur le suaire ont montré qu’elle était à 100 % anatomiquement exacte. L’hypothèse d’un dessin exécuté à la main semble donc hautement improbable. L’élément le plus concluant prouvant qu’il ne s’agit pas d’un faux est le suivant : cette silhouette est une photographie, ce qui était tout à fait inconnu au 13e  siècle. De plus, il s’agit d’un « négatif photographique », ce qu’aucun « faussaire » n’aurait pu concevoir à cette époque-là. Ce n’est que lorsque le suaire fut photographié à la fin du 19e siècle qu’on réalisa qu’il s’agissait d’un négatif produit par un processus d’ionisation connu et utilisé aujourd’hui pour la première fois dans l’histoire. L’énergie utilisée afin de provoquer ce phénomène « d’ionisation »  fut transmise au suaire par l’entrée de Maitreya dans le corps décédé de Jésus reposant dans le tombeau. Rien d’autre n’aurait jamais pu produire ce résultat.

Réponses données par Benjamin Creme