Partage international no 254 – octobre 2009
« Comment mettre fin au régime de la loi du marché et à un capitalisme financier effréné, dépourvus de toute modération et de toute morale, dans le but de protéger les économies et le niveau de vie de nos concitoyens ? »
« Durant la période post-guerre froide, a déclaré Yukio Hatoyama, nouveau premier ministre japonais, dans un article publié dans le New York Times, le Japon a été continuellement chahuté par les vents du fondamentalisme économique conduit par les Etats-Unis appelé généralement mondialisation.
Dans la poursuite dogmatique du capitalisme, les gens sont traités non comme un but mais comme un moyen et dans la théorie du marché, les individus ne représentent qu’un coût. Cela provoque une perte de la dignité humaine. La mondialisation a progressé sans tenir compte des valeurs non économiques, ni des données de l’environnement, ni de la diminution des ressources mondiales.
Nous devons revenir à l’idée de fraternité – comme dans la devise française « Liberté, Egalité, Fraternité », en vue de modérer le risque inhérent à la notion de liberté. En vertu du principe de fraternité, il faut éviter toute politique susceptible de mettre à la merci de la mondialisation des activités touchant à la vie et à sa sécurité – comme, l’agriculture, l’écologie et la médecine.
Notre responsabilité de dirigeants est de recentrer notre attention sur ces valeurs non économiques qui ont été laissées de côté par l’avancée de la mondialisation. Nous devons œuvrer à des politiques qui régénèrent les liens entre les personnes, qui tiennent mieux compte de l’environnement et de la nature, qui reconstruisent les systèmes de santé et de bien-être, qui fournissent une meilleure éducation et un meilleur enseignement pour les enfants, et qui permettent de réduire les inégalités sociales. »
A propos des relations internationales, M. Hatoyama a déclaré : « Nous cherchons à édifier de nouvelles structures pour la coopération internationale.
Nous devons en conséquence dépasser le nationalisme excessif et nous lancer sur la voie d’une coopération et d’une sécurité basées sur des règles économiques équitables. »
M. Hatoyama conclut son article en citant le comte Richard Nikolaus de Coudenhove-Kalergi, fondateur du premier mouvement populaire en faveur d’une Europe unie : « Toutes les grandes idées historiques sont issues d’un rêve utopique et ont fini par devenir réalité. Qu’une idée reste une utopie ou devienne réalité dépend du nombre de gens qui croient en elle et dans leur capacité à la réaliser. »
Japon
Sources : The New York Times, E.-U.
Thématiques : politique
Rubrique : La voix de la raison (« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! »
Source : Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012)
