Un message codé

Partage international no 117mai 1998

Cher Monsieur,

Les lettres décrivant des rencontres avec Maitreya font partie de ce que j’apprécie le plus dans Partage international. Cependant, j’ai l’impression que les expériences de ce type doivent souvent impliquer d’autres êtres spirituels comme des dévas, d’autres Maîtres et même des êtres humains inspirés de façon temporaire ou adombrés d’une manière ou d’une autre. Par exemple, il y a quelque temps, je me trouvais dans un café en train de commander une boisson au bar lorsqu’un homme se dirigea vers moi et dit avec un accent allemand, comme s’il s’agissait d’une blague : « La vie, où nous conduis-tu ? » Cette expression me sembla terriblement familière mais, en fait, je ne me souvenais pas de l’avoir jamais entendue auparavant. J’ai essayé de répondre en disant quelque chose comme : « Peut-être le découvrirons-nous demain. » Mais l’homme, qui était accompagné d’une dame (tous deux ayant l’apparence de touristes européens) me répondit de façon humoristique : « Inch’allah » comme s’il voulait dire : « Longue vie à vous ! » Il me donna l’impression d’être un intellectuel allemand en vacances qui avait étudié la culture islamique et savait qu’« Inch’allah » signifie « Si Dieu le veut » en arabe. Quelques minutes plus tard cependant, en s’apprêtant à sortir, il s’arrêta à ma table et dit : « Je vous dis au revoir, monsieur, et je réponds à la question : la vie nous conduit à Dieu. » Cette fois-ci, il semblait extrêmement sérieux et en même temps, sa compagne observait depuis la porte comme pour s’assurer que j’avais bien reçu le message. J’ai essayé de répondre en lui demandant s’il était Allemand mais il acquiesça simplement, comme s’il était déçu par cette question. J’ai alors commencé à lui parler de mon voyage en Allemagne lorsque j’avais été rendre visite à Mère Meera (qui, comme M. Creme, est également une artiste) mais il se contenta de répéter la même chose : « La vie nous conduit à Dieu », et il sortit avec la femme qui l’accompagnait.

En y repensant par la suite, cette histoire me sembla curieuse. En effet, quelle sorte de personnes s’adressent ainsi à des inconnus, en particulier lorsqu’elles sont en vacances à l’étranger ? Le fait qu’il décline toute discussion ultérieure (contrairement à l’attitude de la plupart de ceux qui se livrent au prosélytisme religieux) était également inhabituel. Toutefois, ce qu’il dit était, dans un certain sens, tout-à-fait approprié, car il résuma très bien des pensées bien plus complexes que j’avais vainement essayé auparavant de mettre par écrit.

Ainsi, il n’y a pas de doute pour moi que cette personne était profondément religieuse et d’une certaine façon inspirée pour transmettre ce message. C’est pourquoi je suis certain que ce n’est pas seulement la présence de Maitreya dans le monde mais également le passage de l’humanité à un stade d’évolution plus élevé qui font que ces événements deviennent de plus en plus communs et que Maitreya n’y est pas toujours directement impliqué.

R. P., Southampton, NY, USA.

[Le Maître de Benjamin Creme indique que ce « touriste » était pourtant Maitreya et que sa « compagne » était le Maître Jésus. Benjamin Creme conteste les opinions exprimées dans cette lettre. Nous ne publions que des courriers relatant des expériences avec Maitreya ou avec d'autres Maîtres. Les dévas n'entrent pas du tout en contact avec les hommes de cette façon. De telles expériences se déroulent invariablement avec des Maîtres de Sagesse sous une forme ou une autre.]


Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)