Partage international no 117 – mai 1998
Cher Monsieur,
J’ai lu, dans le courrier des lecteurs de Partage international, des témoignages d’expériences personnelles avec Maitreya et des descriptions de son apparence physique qui m’ont soudain rappelé ce qui m’est arrivé il y a dix ans, en 1988.
Je rentrais chez moi un après-midi, fatiguée, chargée de plusieurs livres et accompagnée de mon fils âgé de quatre ans. Nous nous engagions dans un couloir souterrain, très long et bondé, pour prendre le train. Mon fils, exténué, ne voulait plus marcher. Ne pouvant le porter puisque j’étais chargée je m’efforçais de l’encourager. Lorsqu’il vit la longueur du couloir, il se mit à courir dans la direction opposée. Plus j’insistais, plus il refusait de marcher et plus il se fâchait. Il finit par se mettre à pleurer et moi par me sentir très énervée. Ne sachant plus que faire, je demandai de l’aide à Dieu. A ce moment, un homme, grand, brun et séduisant apparut au milieu de la foule. Il portait des vêtements occidentaux blancs et tranchait parmi les autres passants. Il nous regarda, s’approcha et prit mon fils dans ses bras. Ce dernier cessa aussitôt de pleurer et sembla très heureux de se faire porter par cet étranger. J’étais extrêmement surprise car il me semblait incroyable que, d’un seul coup, mes difficultés aient été résolues et qu’un homme aussi rayonnant nous vienne en aide. Je lui demandai d’où il venait et il répondit avec un accent étranger qu’il était indo-pakistanais. Je lui dis que je trouvais très étrange que, parmi tous ces Espagnols, ce soit justement un immigrant qui vienne à mon secours et qu’il était encore plus étrange que mon fils ait si soudainement changé d’humeur et que ses pleurs aient cédé la place à la joie.
Il répondit que cela était sans importance, qu’il s’occupait beaucoup des enfants et prenait soin de ses frères cadets.
Cela éveilla ma curiosité et j’aurais voulu en savoir plus, mais les circonstances ne s’y prêtaient guère. Je pensai que j’avais beaucoup de chance. Cet immigrant m’intriguait beaucoup, simple mais élégant avec ses habits d’un blanc immaculé qui contrastaient avec sa peau sombre et son expression aimable.
Il nous accompagna jusqu’à notre quai puis nous quitta. Ma mauvaise humeur et celle de mon fils s’étaient complètement dissipées. Nous nous sentions heureux. Je me demandais qui pouvait bien être cet homme radieux, si différent des autres, qui voyageait dans le métro et semblait tel un messager divin. A l’époque je ne savais rien sur Maitreya et comme je ne trouvais aucune réponse à mes questions, je finis par oublier cet incident jusqu’à aujourd’hui, où j’ai reconnu cet homme comme étant Maitreya.
Je pense vraiment que c’était Maitreya, mais j’aimerais que vous me confirmiez si cette intuition est juste ou non. J’ai demandé à mon fils, qui a maintenant treize ans, s’il se souvenait de cet événement, et il se souvient en effet d’un homme brun, grand, vêtu de blanc.
Je dois dire que depuis que j’ai commencé la méditation de transmission, mes relations avec ma famille sont meilleures. Je pense aujourd’hui qu’il m’a appris que l’amour est le meilleur moyen d’affronter la rébellion et je me sens mieux à même d’agir avec calme, sans m’énerver, malgré les difficultés que présente l’éducation d’un adolescent.
Je suis très reconnaissante d’avoir pu me remémorer cette événement. A présent, tout prend un sens et devient pour moi source d’inspiration, parce qu’il a été mes bras et ma force alors que j’avais besoin de lui et parce qu’il a été si compréhensif et plein de tendresse lorsque j’étais aveugle. J’estime que puisque mon enfant a eu la même chance, il mérite lui aussi d’être traité avec tendresse.
Je pense également que je dois lui rendre son amour et être à sa disposition pour tout ce qu’il pourrait me demander.
P. G., Barcelone, Espagne
[Le Maître de Benjamin Creme confirme que cet homme était Maitreya.]
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)
