Diminution des conflits entre gouvernements et guérillas

Partage international no 13septembre 1989

« Le conflit entre les gouvernements et les forces de la guérilla va commencer à régresser à travers le monde. Les acteurs vont rejoindre la table des négociations. Portez en particulier votre attention sur ce qui va se passer au Soudan, en Ethiopie et au Nicaragua », déclaration publiée dans Partage International de Novembre 1988.

En Angola — A la mi-juin, le président de l'Angola, M. Dos Santos, a déclaré catégoriquement qu'il ne prendrait jamais place à la table des négociations avec le chef de la guérilla, M. Jones Savimbi. Quatre jours plus tard, l'Angola et l'organisation UNITA de Savimbi se mettaient d'accord sur un cessez-le-feu, et Messieurs Dos Santos et Savimbi se serraient la main en public à « la plus grande stupéfaction du monde »“, comme l'ont mentionné les journaux.
Si le traité aboutit à un accord définitif de paix, dont de nombreux points restent encore à discuter, cela mettra fin en Angola à 30 ans de guerre. Un combat qui a coûté des milliers de vies et qui a commencé par le désir de l'Angola d'acquérir son indépendance à l'égard du Portugal. Lorsque ce dernier se retira, l'Angola connut alors une guerre civile encouragée par les différentes puissances mondiales et l'Afrique du sud. L'an dernier, ces différents pays en vinrent à un accord. Comme l'UNITA n'était pas conviée aux pourparlers, cela n'offrit pas réellement l'occasion de mettre un terme à la guerre entre les troupes gouvernementales et les soldats des Etats-Unis dirigés par Savimbi. C'est grâce aux efforts en particulier du président du Zaïre, M. Mobutu, que la paix se dessine en Angola.

Au Mozambique — Changeant de politique, le président du Mozambique, M. Joaquin Chissano, a annoncé sa volonté d'établir un traité de paix avec les forces rebelles dans son pays or, pas plus tard qu'en décembre dernier, le même M. Chissano déclarait publiquement qu'il ne voulait pas parler aux rebelles.

Au Soudan — Les nouveaux dirigeants militaires qui lors d'un coup d'état au début du mois de juillet se sont emparés du pouvoir ont déclaré que leur tâche principale était de négocier la paix avec le mouvement de guérilla dans le sud du pays. Le protagoniste du coup d'état, M. Al Beshir, a indiqué lors d'une interview radiodiffusée que la négociation et le dialogue étaient les solutions les plus logiques à la conclusion de la guerre qui avait commencé en 1982.

En Ethiopie — Pour la première fois en presque 30 ans, on envisage la paix en Ethiopie. Après un refus, la région rebelle du Tigré a été la première à accepter du gouvernement une proposition de négociation, sans conditions posées au préalable. Une offre de l'ancien président des Etats-Unis, M. Jimmy Carter, de servir de médiateur, a également encouragé le front de libération du peuple érythréen à accepter.

Au Sri Lanka — La plus puissante organisation de guérilleros au Sri Lanka, les Tigres Tamil, a promis de cesser le conflit armé contre le gouvernement. Le 28 juin, les Tigres Tamil et le gouvernement du président Premadasa se sont mis d'accord de manière ferme et définitive sur la fin du conflit. Après 17 ans de combat, la négociation mettra fin à leur opposition.

Au Cambodge — Les membres d'une conférence internationale tenue à Paris, sur le réglement du conflit du Cambodge, ont envoyé une commission d'enquête sur place. Elle a pour rôle d'obtenir des informations qui permettraient d'envisager le retrait imminent des troupes vietnamiennes et un cessez-le-feu entre les combattants. Le ministre des affaires étrangères français a indiqué que la décision d'envoyer des enquêteurs était un « premier grand pas » franchi vers la paix au Cambodge.

Au Surinam — Le gouvernement du Surinam a conclu un traité de paix avec le dirigeant des rebelles, M. Ronnie Brunswyk. Un obstacle dangereux subsiste dans le pays car l'armée a rejeté ce traité.

En Colombie — Des accords de paix ont été conclus avec succès entre le gouvernement colombien et l'organisation des rebelles M-19, après plusieurs mois de négociations. Le dirigeant du M-19 a promis de rappeler ses troupes dans les 6 mois qui viennen. Pour sa part, le gouvernement a accepté qu'un certain nombre de mesures sociales soient présentées au parlement. A la suite de cet événement, une seconde organisation de guérilla, la FARC, a proposé au gouvernement d'entamer des négociations en vue d'un arrêt des combats.

Au Nicaragua — Les Présidents de cinq pays d'Amérique Centrale ont conclu un accord pour apporter une solution à la guerre civile qui sévit au Nicaragua.

Angola
Thématiques : politique
Rubrique : Faits et prévisions (Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.)