Partage international no 107 – juillet 1997
« L’appel intérieur de la liberté […] fera retentir sans cesse son écho jusqu’à ce que s’effondrent les derniers bastions de la tyrannie… » (le Maître de Benjamin Creme, PI, juillet 1992)
A la surprise générale, les Iraniens ont élu comme président un modéré, l’ancien ministre de la culture Mohammed Khatami, par une majorité de 69 % des suffrages. La victoire de M. Khatami a créé un véritable choc au sein du clergé intégriste qui dirigeait l’Iran depuis le renversement du Shah en 1979. M. Khatami ne devrait pas apporter de changements radicaux à la politique extérieure de l’Iran, et il a pris les plus grandes précautions afin de ne pas offenser les conservateurs iraniens. Mais son opinion sur les jeunes, les femmes et le rôle de la religion diffère sensiblement du point de vue des fondamentalistes. Il ne voit par exemple aucune objection à ce que des femmes détiennent des postes d’influence au gouvernement, et il pourrait être le premier président à nommer une femme dans son cabinet.Juste après sa victoire, M. Khatami a indiqué que tout réchauffement des relations avec l’Occident dépendrait du changement d’attitude de Washington à l’égard de l’Iran. Même si sa position n’est pas jugée des plus bienveillantes, elle ne reflète sûrement pas l’intransigeance du chef religieux suprême iranien, l’Ayatollah Ali Khamenei. Les experts politiques voient dans cette élection un tournant dans l’histoire de la révolution iranienne.


