Donner une chance à l’amour

Partage international no 196décembre 2004

Cher Monsieur,

Le mardi 2 novembre 2004, dans la soirée, je me rendis à une méditation de transmission à Richmond, dans le Surrey. J’étais arrivée à la gare de Richmond un peu en avance. Au moment où je sortais de chez un marchand de journaux, une jeune femme, âgée de seize à dix-huit ans, se dirigea vers moi et me demanda si je pouvais lui donner un peu d’argent pour acheter un ticket afin de pouvoir passer la nuit dans un foyer. Elle était petite et portait une veste de cuir noir et elle avait une croix dorée autour du cou.

Elle me sembla vulnérable et également très effrayée. Je posai le bras sur son épaule et lui demandai ce qui lui était arrivé. Elle me dit qu’elle était sans logis et ne pouvait supporter de passer une autre nuit dehors. Je sortis mon porte-monnaie et lui donnai un peu d’argent, mais je sentis que je devais m’enquérir davantage de sa situation.

Je lui demandai si elle connaissait le Vineyard Project à Richmond, qui fait beaucoup pour aider les sans-logis et où j’avais eu l’occasion de faire un travail bénévole. Elle me dit qu’elle y était allée mais qu’ils ne pouvaient pas l’aider. Je ne savais trop quoi penser car les jeunes qui sont réellement en difficulté sont toujours aidés. S’agissait-il d’une question d’alcool ou de drogue ? Il y avait sûrement une raison. Peut-être lui avaient-ils indiqué un foyer où elle avait peur de se rendre ? Je ne voyais pas le moindre signe indiquant qu’elle avait bu ou qu’elle s’était droguée.

Elle commença à se montrer très agitée et elle me dit qu’elle avait très, très peur. « Qu’est-ce qui vous fait si peur ? Quelqu’un est-il en train de vous suivre ? », demandai-je en jetant un coup d’œil alentour pour voir si des hommes ne la suivaient pas. « Non, non », dit-elle. Je me souvins alors qu’il y avait un foyer pour sans-abri à environ cinq minutes de la gare et je lui proposai de nous y rendre afin de voir si on pouvait l’aider. Elle me répondit qu’elle y était déjà allée et qu’ils ne pouvaient rien pour elle. Je lui proposai alors d’entrer avec elle et de demander moi-même de l’aide en sa faveur, ce qu’elle accepta. La femme qui se trouvait à l’accueil dit qu’on ne pouvait la prendre sans une fiche de recommandation émanant d’un centre situé à Twickenham et fermé jusqu’au lendemain. Où pouvait-elle aller dans ce cas, demandais-je. « Il n’y a rien que nous puissions faire, je regrette mais telle est la situation, il y a des gens sans abri », répondit la femme.

Lorsque nous sortîmes, la jeune femme était très bouleversée. J’ouvris mon porte-monnaie et je constatai qu’il ne me restait que quelques pièces que je lui remis. Elle me demanda alors si je voulais bien rester avec elle et l’aider à mendier un peu d’argent. Je me souvins que j’avais une carte de crédit et nous nous dirigeâmes vers un distributeur pour retirer l’argent qui lui permettrait d’acheter un ticket pour pouvoir dormir dans un autre foyer à Londres.

La jeune femme manifesta une grande joie, elle était très soulagée et elle me prit dans ses bras. J’avais ressenti une grande affinité à son égard lors de nos allées et venues dans le quartier de la gare. Elle m’avait demandé si je fréquentais l’église. Je lui avais alors répondu que la seule chose qui comptait, c’était l’amour.

Cette jeune femme effrayée avait-elle simplement besoin d’argent pour pouvoir dormir dans un foyer – ou y avait-il quelque chose d’autre derrière tout cela ?

A. H., Londres, G.-B.

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la « jeune fille » était Maitreya. L'incident était un test.]

Royaume Uni
Date des faits : 2 novembre 2004
Thématiques : signes et miracles, spiritualité
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)