Les yeux les plus bleus, les plus vifs et les plus brillants qu’on puisse imaginer

Partage international no 86octobre 1995

Cher Monsieur,

Cela faisait plusieurs semaines que je me sentais plutôt déprimée, ayant vécu plu sieurs déceptions en amitié et dans la vie en général, et je m’étais isolée des autres autant que possible. Si bien que j’avais décidé de continuer à vivre comme une automate, tout en ayant par ailleurs très envie de pouvoir parler à quelqu’un. Tout particulièrement à quelqu’un qui n’émettrait pas de jugements sur ce que je devrais être.

Le lundi 21 novembre 1994, je me suis rendue dans un supermarché du quartier de Muswell Hill, à Londres, alors qu’à l’origine je n’avais aucune intention d’y aller. Après avoir fait des courses, je suis entrée dans le salon de thé du quartier vers 18 h 15.

Mon attention fut immédiatement attirée par un homme qui était assis près de l’entrée et en partie caché par un paravent. Alors que je le regardais, il se tourna vers moi et me sourit. Je me suis surprise à penser : si jamais quelqu’un devait interpréter le rôle de Dieu au cinéma ou au théâtre, ce serait cet homme-là. C’était extraordinaire de voir combien il semblait à la fois ordinaire et pourtant si exceptionnel et unique. Il avait de beaux cheveux blancs ondulés, dégagés de son visage, descendant jusque sur les épaules. Il portait la barbe et la moustache. Sa peau paraissait translucide presque lumineuse. Je m’efforçais de ne plus y penser, en me disant qu’il s’agissait de quelqu’un qui essayait de se donner l’apparence d’un saint ou de Jésus. Puis, je me dis, qu’en réalité, nous sommes tous Dieu !

Je me suis assise de l’autre côté de la pièce, diagonalement opposée à lui, et j’ai continué à le regarder discrètement. Cet homme n’avait rien devant lui, ni thé, ni café, et il n’avait aucun paquet ; il était juste assis là, regardant autour de lui. Il portait une chemise bleu-vert, ainsi qu’une veste de style scandinave. Il était difficile de lui donner un âge et une nationalité, mais s’il fallait absolument lui attribuer un âge, il paraissait avoir environ 38 à 40 ans.

Il y avait très peu de monde dans le salon de thé, si ce n’est une femme qui but rapidement son thé, puis se leva pour quitter les lieux. J’ai pensé : « N’a-t-elle pas conscience qu’il y a quelqu’un de spécial dans cette pièce ? » Un millier d’autres pensées m’ont traversé l’esprit et comme je n’osais espérer que c’était peut-être Maitreya, je me suis demandé s’il s’agissait d’un Maître.

Vers 18 h 45, je me suis levée pour partir et j’ai dû marcher dans sa direction, osant à peine le regarder. Mais comme je m’approchais de lui, je n’ai pu m’en empêcher. Il a alors tourné la tête vers moi d’un mouvement très lent, comme le fait Benjamin Creme lorsqu’il est adombré par Maitreya. Je l’ai regardé droit dans les yeux : les yeux les plus bleus, les plus vifs et les plus brillants que l’on puisse imaginer. Il n’avait pas une ride. Le sourire qu’il m’adressa ne fut pas un large sourire mais un sourire qui venait du plus profond de lui-même. Ce fut le sourire le plus merveilleux, le plus chargé d’amour que l’on ne m’ait jamais donné dans la vie.

Depuis cette expérience, les choses s’améliorent un peu chaque jour. Je reprends un peu plus courage, et bien que n’étant pas encore débarrassée de toutes mes angoisses, j’ai moins peur, je me redécouvre et me maîtrise davantage. Cet événement me revient constamment à l’esprit. Je ne peux l’oublier ; non pas que je le souhaite d’ailleurs. Pouvez-vous, s’il vous plaît, confirmer s’il s’agissait ou non de Maitreya ?

D. B., Londres, Grande-Bretagne

[Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que cet homme était Maitreya.]

Lieu : Londres, Royaume Uni
Date des faits : 21 novembre 1994
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)