Parler librement

Partage international no 171novembre 2002

Cher Monsieur,

Au début de l’année 1997, j’attendais le tram sous un abri, lorsque je remarquai un homme qui se tenait à ma gauche. Il était vêtu normalement, d’un pantalon et d’une veste légère. Il était grand, il avait les cheveux châtains et un sac en plastique à la main. Il se tourna vers moi et commença à faire des commentaires désobligeants sur la jupe d’une fillette qui passait. Je ne me souviens pas exactement de ses mots, mais il dit quelque chose comme : « Elle se croit à Pâques. » Il est courant ici que les fillettes portent des jupes de couleurs vives à Pâques. Je répondis : « Mais elle doit sûrement trouver sa jupe très bien. »

Il ne fut pas satisfait de ma réponse et il commença à se plaindre des gens et de la société en général. Je me dis qu’il avait peut-être perdu son travail et qu’il était un peu amer. Je lui répondis que je voyais les choses différemment, que ce n’était pas si simple, mais au contraire bien plus compliqué qu’il pensait.

Pendant qu’il me parlait, j’avais remarqué un homme d’âge moyen qui nous observait. Il était petit et portait une veste bleu foncé. Le tram arriva et je laissai l’homme qui se plaignait. Celui qui nous avait observé se trouvait maintenant près de moi et il me dit : « C’est une bonne chose de dire ce que l’on pense. » Je fus un peu surprise et je répondis quelque chose comme : « C’est nécessaire. »

J’avançai et je m’assis, heureuse comme une enfant qui vient d’être encouragée. Au bout d’un moment, l’homme vint s’asseoir en face de moi et me parla de nouveau de l’homme qui se plaignait : « C’est une bonne chose que vous l’ayez laissé exprimer ce qu’il pensait. » J’étais toujours un peu embarrassée, les gens n’ayant généralement pas l’habitude de faire de tels commentaires. Lorsque je me levai pour quitter le tram, je posai la main gauche sur son épaule droite et je répondis : « Je fais de mon mieux. » Je descendis du tram et je suis restée longtemps intriguée par cette expérience.

S’agissait-il de Maitreya, du Maître Jésus, ou des deux ?

I. B., Suède

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que les deux hommes étaient des Maîtres, le premier un Maître suédois, le second un Maître russe.]

Suède
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)