Partage international no 191 – juillet 2004
Cher Monsieur,
Le 15 novembre 2003, au Dawn Center, à Osaka (Japon), nous avons projeté une vidéo de la conférence donnée par Benjamin Creme à Tokyo. J’attendais à la sortie d’une station de métro voisine en tenant une affiche afin de guider les gens.
De nombreux passants regardaient l’affiche. Une femme d’une soixantaine d’années s’arrêta et vint vers moi dès que nos regards se rencontrèrent. Elle portait une robe noire à la mode, brodée de perles. En regardant la photo de Benjamin Creme sur l’affiche, elle me demanda : « De quel genre de rencontre s’agit-il ? Allez-vous projeter une vidéo de la conférence de cet homme ? Sera-t-il lui-même présent ? Est-ce que cela concerne la paix ? » Je lui donnai un prospectus et quelques explications et elle écouta comme si elle connaissait bien le sujet. Ensuite elle regarda sa montre en disant : « Le Dawn Center est dans cette direction ? Je dois déjeuner avec un ami, je viendrai si je peux. » Elle s’exprimait avec tant d’allant qu’après son départ je me sentis réconfortée.
Une heure plus tard, je vis un homme d’environ soixante-cinq ans, vêtu d’une chemise et d’un pantalon noirs, et les cheveux attachés dans le dos. Il allait et venait avec ostentation comme s’il cherchait quelque chose. Lorsqu’il me vit il demanda : « Est-ce bien la direction du Dawn Center ? J’ai reçu ceci par courrier. » Surprise d’apprendre que cet homme un peu bizarre allait venir à notre réunion, je regardai le prospectus qu’il me montrait. C’était une assez mauvaise copie en noir et blanc du prospectus annonçant les quatre rencontres vidéo prévues pour le mois de novembre. Il ajouta : « Je viens de loin. » Je décidai de marcher avec lui. Lorsque nous arrivâmes à l’escalier il déclara d’un air las : « Je suis toujours à la maison, je ne sors pas beaucoup et je ne suis pas un bon marcheur. » Cependant, il commença à monter les escaliers deux marches à la fois, d’une manière rythmée, et il paraissait quelqu’un de totalement différent. Il semblait en quelque sorte se trouver dans une dimension différente. En haut de l’escalier je lui demandai s’il avait une montre. Il me montra sa montre en disant : « Il est juste l’heure, n’est-ce pas ? » Lorsque nous commençâmes à marcher il me demanda soudain : « Combien de mètres pouvez-vous parcourir en une minute ? »
Il monta l’escalier suivant en me précédant, toujours deux marches à la fois, sans donner l’impression de respirer plus fort. Etrangement, en haut de l’escalier il se trouvait toujours à une marche seulement au-dessus de moi, alors qu’il montait les marches à toute vitesse ! J’avais l’impression que l’escalier sur lequel il se trouvait était dans un monde différent, tandis que celui sur lequel je me trouvais était réel et que les deux escaliers se manifestaient simultanément en parallèle. Il me regardait d’un air calme comme pour dire : « Vous voyez que vous pouvez me suivre. » Mais il transpirait abondamment.
« Je viens de loin », me dit-il à nouveau. Il m’expliqua qu’il venait de la préfecture de Gunma (à environ 800 km d’Osaka) et qu’il était arrivé à 7 h 30 par le train de Shinkansen (le train le plus rapide du Japon). Je lui demandai s’il avait prévu de rentrer le jour même. « Si quelqu’un m’invite, je pourrai rester ici et bavarder. Sinon, je rentrerai chez moi aujourd’hui. Aucune adresse du lieu de rencontre ne figurait sur le prospectus et je ne savais pas où aller. Ce serait mieux d’indiquer l’adresse. Sans adresse, les gens ne savent pas où la rencontre a lieu. » Il dit qu’il avait dépensé 17 000 yens (environ 170 euros), pour l’aller en train.
Lorsque nous arrivâmes au centre je lui dis : « Aujourd’hui, Michiko Ishikawa se joindra à nous, il serait bien que vous lui posiez beaucoup de questions ». Il me répondit : « Je n’aime pas poser des questions, car cela laisse des traces. Si j’indique mes questions par écrit, elles pourront être conservées, n’est-ce pas ? C’est le problème. » Je lui répondis que nous pouvions poser nos questions oralement. Pendant l’entracte, l’homme posa des questions aux membres qui se trouvaient autour du bureau de réception. « La télépathie est-elle similaire à l’électricité, » et : « Depuis combien de temps les membres de ce groupe pratiquent-ils la méditation de transmission ? »
Lorsque la session de questions-réponses commença, au début personne ne leva la main. L’homme posa alors des questions sur la Grande Invocation – comment la prononcer, à quelle rapidité, et s’il existe un enregistrement. Il déclara qu’à chaque fois qu’il se trouvait dans un environnement spirituel tel que celui-ci, il ressentait une sensation électrique allant de la plante des pieds jusqu’au cœur.
Après la séance l’homme posa d’autres questions à Michiko Ishikawa. Puis il vint vers moi et me montra le dessus de sa main en disant : « Je me demande si vous pourriez ressentir l’énergie ici. » (Auparavant il avait parlé d’électricité sous la plante des pieds). Je me sentis obligée de poser ma main gauche sur la sienne et fus surprise de la taille de l’articulation de son index au moins deux fois supérieure à la normale. « Sentez-vous cette énergie », demanda-t-il. Je répondis rapidement que je n’étais pas très sensible aux énergies et je le remerciai d’être venu de si loin.
Après la rencontre, nous avons parlé entre nous de cet homme. J’ai pensé que c’était peut-être Maitreya. Pourriez-vous me dire si j’ai vu juste ?
M. U., Shiga-ken, Japon
[Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que « l'homme étrange » était Maitreya, et indiqué que la « femme à la station de métro » était le Maître Jésus.]
Japon
Date des faits : 15 mars 2003
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)
