Le bonheur de donner

Partage international no 169septembre 2002

Cher Monsieur,

Pendant l’automne de 1996, je quittai mon bureau en hâte et me précipitai vers la grande surface la plus proche pour y acheter de quoi dîner. Peu attentive à tout ce qui m’entourait, je n’avais qu’une idée en tête, rentrer chez moi et me détendre après une dure journée. Soudain, alors que j’avais rassemblé presque tout ce que je voulais acheter, je remarquai à côté de moi un homme âgé à l’air modeste qui regardait une boîte de biscuits. Je ne sais pas au juste ce qui attira mon attention. Etait-ce la tristesse qui se lisait dans son regard, ou la manière dont il renonça à mettre les cookies dans son panier ? A ce moment-là, prenant conscience qu’un homme était dans le besoin, j’éprouvai la nécessité de faire quelque chose. Je lui souris gentiment. Il me rendit mon sourire en disant : « C’est tout simplement qu’ils sont trop chers ! » Comme j’hésitai un peu, il se détourna et s’éloigna. Soudain, j’entendis en moi une voix claire m’encourager : « Surmonte ta gêne et aide-le ! » Je me ressaisis et suivis le vieux monsieur. « Excusez-moi, monsieur, m’entendis-je lui dire, seriez-vous froissé si je vous offrais ces biscuits ? » – « Je suis sensible à votre aide, répondit-il, mais si cela ne vous fais rien, je préférerais une boîte de jambon. C’est moins cher et ma faim sera mieux satisfaite qu’avec des douceurs. » J’acceptai et mis le jambon en boîte dans mon panier. Il me remercia et sourit de nouveau. Et je ne pus vraiment pas m’empêcher de lui demander : « Avez-vous un endroit où loger ? » – « Ne vous faites pas de souci, répliqua t-il. C’est juste ma retraite qui est trop juste, sinon, tout va bien. »

J’éprouvai une telle compassion et un désir si spontané d’apporter un peu de joie dans sa vie, au moins ce soir-là. Je lui dis que j’avais oublié un achat et que nous nous retrouverions à la sortie, je retournai au rayon biscuits, choisis ceux qui étaient « trop chers » et me précipitai vers la caisse. Je retrouvai le vieux monsieur et lui remis le petit sac de papier. Quand il aperçut les biscuits, ses yeux se remplirent de larmes : « Vous êtes trop généreuse, mademoiselle, Merci. Je n’oublierai pas votre bonté. » Je le quittai en lui souhaitant une bonne soirée.

Je garde le souvenir de l’agréable sensation de chaleur qui se répandit dans toute ma poitrine et que je ressentis en cette soirée particulière. Et curieusement, cette sensation continua de vivre en moi, orientant ma vie dans une sorte de nouvelle direction. Qui était ce vieux monsieur ?

S. B., Ljubliana, Slovénie

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le «vieux monsieur» était Maitreya.]

Slovénie
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)