Réponse de Benjamin Creme à l’article de Raj Patel
Partage international no 261 – mai 2010
Le 12 avril 2010, a été publié dans The Guardian, G.-B., un article écrit par Raj Patel, écrivain et économiste, intitulé : « Nous n’avons pas besoin d’un messie (et de toutes façons ce n’est pas moi) ». A la suite de la déclaration faite par Benjamin Creme le 14 janvier 2010 selon laquelle Maitreya avait donné sa première interview, les spéculations sont allées bon train sur YouTube et Raj Patel a été à tort identifié comme étant Maitreya, par des personnes n’ayant aucun lien avec Share International. Des journaux et des émissions de télévision du monde entier ont repris cette histoire. Voici la version écrite de la réponse de Benjamin Creme.
Je voudrais faire quelques mises au point en réponse à l’article de Raj Patel du 12 avril 2010, concernant Maitreya, Share International et moi-même. Ni moi, ni ceux qui sont impliqués avec moi dans Share International, n’avons quelque chose à voir avec le fait que le Dr Patel a été désigné comme étant Maitreya. Tout ceci est le résultat de coïncidences et de circonstances qui dépassent notre contrôle. Je regrette les inconvénients que tout ceci a causés.
J’adhère de tout cœur au souci de Raj Patel concernant la pauvreté qui règne dans le monde et à son souhait d’une société plus juste, et je me fais l’avocat de ces idées depuis trente-cinq ans.
Raj Patel semble penser que je suggère la présence d’une figure « messianique » qui viendrait offrir une société idéale à un monde reconnaissant et ne faisant rien par lui-même. Rien ne saurait être plus éloigné de la vérité. Maitreya lui-même s’efforce de clarifier sa position, selon laquelle chaque pierre et chaque brique de la nouvelle civilisation doivent être mises en place par l’humanité elle-même. Nous jouissons du libre arbitre, que Maitreya considère comme sacro-saint et qui ne sera jamais enfreint.
A mon avis, M. Patel laisse de côté une dimension immense et irremplaçable. Pourquoi au cours des siècles des êtres comme Confucius, Krishna, le Bouddha, Jésus et Mahomet sont-ils venus au sein de l’humanité ? A maintes reprises la doctrine d’un Instructeur mondial s’est manifestée ‑ un Instructeur est venu aider l’humanité en temps de crise.
Il ne s’agit pas d’un conte de fée mystique, mais d’une part essentielle de l’histoire du monde. Le rôle d’Instructeur mondial est maintenant tenu par Maitreya, le précédent était le Bouddha. C’est une fonction dans la Hiérarchie spirituelle des Maîtres qui reviennent progressivement dans le monde de tous les jours où ils ont autrefois vécu en tant qu’hommes. La présence de Maitreya maintenant est, avant tout, motivée par l’appel à l’aide de l’humanité, à la fois conscient et inconscient.
Je ne parle pas de religion. Maitreya ne vient pas en tant qu’instructeur religieux, mais en tant qu’instructeur spirituel au sens le plus large du terme. Au sujet de la religion, Maitreya a déclaré : « La religion est comme une échelle, elle peut vous aider à monter sur le toit, mais une fois que vous êtes sur le toit, vous n’avez plus besoin de l’échelle, vous pouvez la donner à quelqu’un d’autre. » Maitreya parle en réalité de la liberté : la liberté pour chacun d’entre nous d’être soi-même, vraiment et totalement, et il est venu pour montrer à l’humanité comment atteindre cette liberté en sortant de l’endoctrinement et du conditionnement.
Le monde s’éveille déjà et devient plus conscient grâce aux idées et aux énergies libérées par l’homme dont M. Patel pense que nous n’avons pas besoin.
Pour le moment encore incognito, Maitreya s’est déjà adressé à des millions de personnes via la télévision américaine et ses idées et ses énergies inspirent à bon nombre d’entre elles un nouvel espoir et la résolution de changer leur monde pour le meilleur.
Je ne suis pas quelqu’un qui a l’habitude de faire des paris, mais je ne serais pas surpris que Raj Patel soit parmi les premiers à répondre aux enseignements de Maitreya.
B. Creme, Londres, le 13 avril 2010
Thématiques :
Rubrique : Brève ()
