Partage international no 281 – février 2012
L’année 2011 a marqué un tournant à de nombreux égards – comme cela apparaît ailleurs dans ce numéro – et il est intéressant d’examiner comment les articles du Maître de Benjamin Creme pour Partage international ont illustré cela.
Paradoxalement, le Maître a affirmé – dans une communication personnelle – que 2011, bien qu’excessivement difficile pour beaucoup, avait été « la meilleure année » pour le Plan de la Hiérarchie. Emaillée de terribles catastrophes naturelles, cette année fut marquée par une crise économique gigantesque qui est loin d’être terminée, même pour ceux qui ont toujours vécu dans l’opulence. Mais ce fut aussi l’année où la voix des peuples du monde entier se fit entendre haut et fort, impulsant de façon décisive le Printemps arabe, lors duquel des millions de personnes, surmontant leurs peurs, jusqu’à celle de la mort, réclamèrent l’abolition de la loi despotique qu’elles avaient subie pendant des décennies. A cet appel ont succédé en écho les mouvements de protestation contre l’avidité capitaliste qui se répandirent dans tout l’Occident.
Dans le numéro de juillet/août de Partage international, le Maître dit : « Lorsqu’on écrira l’histoire de cette époque sans pareille, les hommes se rendront compte pour la première fois peut-être du rôle majeur, primordial, qu’y auront joué les événements du Moyen-Orient » [La voie de l’unité]. Et en septembre, il affirme que cette période fut « sans équivalent dans l’histoire du monde. Elle est le théâtre de changements considérables, qui dépassent l’entendement humain et transformeront la vie telle que nous la connaissons, en profondeur et pour toujours. » [Vers l’unité]
Tout au long de cette année, dans les réflexions du Maître, n’a cessé de résonner cet élan vers le changement croissant – mais par l’évolution, non la révolution. Comme toujours, ses articles conjuguent une vision vaste et abstraite avec des observations plus précises et pratiques sur les événements mondiaux. Quand on passe en revue les articles de l’année, les thèmes qui ressortent avec le plus de force, mais toujours de manière intégrée, sont : unité et unicité, voix du peuple et promesse d’une nouvelle ère d’espérance.
L’unité
Le Maître reprend l’un des thèmes fondamentaux de l’enseignement ésotérique de Maitreya : l’unité et l’interdépendance essentielles de l’humanité, tant au niveau sociopolitique sur la planète que, à un niveau plus vaste, sur tous les plans du cosmos. Dès le début de l’année, il fait le lien entre cette conception inclusive de l’unité et, dans un premier temps, les événements politiques mondiaux : « L’humanité est une en conscience, et continue d’évoluer comme un tout indivisible » [La fraternité essentielle de l’homme, janvier/février] ; puis, plus tard, la santé de la planète Terre : « Nous devons apprendre à vivre en harmonie avec la planète elle-même, pour connaître entre nous un avenir d’harmonie. » Selon le Maître : « Maitreya appelle tous les hommes et femmes du monde à se voir comme il les voit lui-même : essentiellement divins, fils et filles de la divinité même » [La responsabilité de l’homme, avril]. Comme toujours, le Maître insiste sur le fait que le partage est la clé qui conduira les hommes à une nouvelle compréhension de l’unité, avec ces mots : « Détruisant à jamais les barrières artificielles qu’ils ont érigées pour tenir leurs frères à distance, ils prendront enfin conscience qu’ils ne font qu’un avec eux » [La fraternité essentielle de l’homme, janvier/février].
La voix du peuple
En 2011, les protestations dans le monde ont commencé à exprimer l’unité et l’unicité fondamentales de l’humanité. A propos du soulèvement égyptien né sur la place Tahrir au Caire et qui a eu un retentissement mondial, le Maître affirme que le peuple égyptien « a pris conscience de son unité et de sa puissance » « Chaque jour, pendant dix-huit jours, Maitreya a passé de longues heures au Caire, principalement sur cette place » encourageant les manifestants : « Le Grand Seigneur encourageait les gens, les guidait et les bénissait pour leur ardeur et leur retenue, et un profond sentiment d’amour et d’unité emplissait le cœur et l’esprit de tous » [La voix du peuple se fait entendre, mars].
Dès le mois de juin, il constata que la puissance grandissante de la voix des peuples unis de par le monde inspire espoir et optimisme pour l’avenir : « Ainsi la voix des peuples se fera-t-elle entendre toujours plus clairement et plus vigoureusement » , réclamant une « nouvelle société qui tiendra pour sacré le droit de tous les hommes à l’autodétermination, leur droit démocratique à jouer un rôle dans la société et à en façonner l’avenir, leur droit à un niveau de vie acceptable, à la santé et à l’éducation. Avant tout, les hommes réclameront le droit de vivre en paix » [La voie de l’avenir]. Le Maître ne fait pas directement référence aux mouvements de protestation et d’occupation en Occident, mais en novembre il parle sur un ton plutôt différent de la cupidité débridée qui fait souffrir tant d’individus et promet que là aussi : « Partout frémit le vent du changement, et les peuples l’appellent à voix haute » [Les promesses de Maitreya].
Un nouvel espoir
L’unité politique, notamment parmi les jeunes, « car l’avenir est en sûreté dans leur cœur », suscitera l’arrivée « des temps nouveaux, d’une ère de paix, de justice et de partage, une ère de liberté et d’amour » [La voie de l’ère nouvelle, mai]. L’espoir de l’avènement d’une ère nouvelle se renforce avec la réponse de la « confrontation des opposés » engendrée par l’action mystérieuse de l’énergie d’amour qui est « l’Epée de clivage » [L’Epée de clivage en action, octobre]. Maitreya nous promet une nouvelle ère, une ère pour la jeunesse et la fin de la peur : « Les vieux schémas ont fait leur temps, et sont désormais inopérants » [Les promesses de Maitreya, novembre]. Il insiste sur le rôle capital de la jeunesse dans l’apparition du monde nouveau : « Ce sont les jeunes qui montrent la voie, et l’avenir leur appartient » [L’Epée de clivage en action, octobre]. « Maitreya nous promet que ce monde nouveau ne tardera pas à voir le jour » [Les promesses de Maitreya, novembre].
Le dernier article du Maître en 2011 se termine sur une note d’optimisme tranquille et néanmoins joyeux : « Le douloureux sentiment de vide qui prévaut aujourd’hui cédera la place à un nouvel espoir : les hommes auront la satisfaction de savoir le monde enfin sur la bonne voie…La longue traversée du désert qu’ont connue les hommes les a préparés pour les temps plus simples et plus heureux qui les attendent » [Le Héraut du renouveau, décembre].Nous attendons 2012 avec impatience.
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Rubrique : Divers ()
